Dossier d’œuvre architecture IA13006283 | Réalisé par
Corvisier Christian (Rédacteur)
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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  • enquête thématique régionale, architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ligne fortifiée dite ouvrages défensifs du Südwall
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
  • Commune Bouches-du-Rhône
  • Précisions oeuvre située en partie sur la commune Marseille ; oeuvre située en partie sur la commune Port-Saint-Louis-du-Rhône ; oeuvre située en partie sur la commune Martigues ; oeuvre située en partie sur la commune Cassis ; oeuvre située en partie sur la commune La Ciotat

Historique, typologie générale et Description

            L'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, complété par une seconde convention d'armistice franco-italienne signée le 24 juin, actant la fin des combats le 25 juin, fixa la partition du territoire français en deux zones, séparées par une ligne de démarcation.  La zone occupée par les allemands couvrait la moitié nord de la France et une large zone sud-ouest suivant le littoral atlantique jusqu'à la frontière espagnole, la zone non occupée dite zone libre couvrant le reste du territoire, dont la totalité du littoral méditerranéen, de la frontière italienne1 à la frontière espagnole. La partie Est de ce littoral, du Rhône à Cannes, fut placée sous le contrôle de la commission italienne d'armistice, la partie ouest, du Rhône à la frontière espagnole, étant contrôlée par la commission allemande d'armistice. Ces armistices débouchèrent sur la fondation du nouveau gouvernement de la France dit de Vichy, issu du vote des pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain par l'assemblée nationale le 10 juillet 1940.

            La fortification des côtes françaises de l'Atlantique par les Allemands commença au début de l’été 1941 à l’occasion de la préparation de l’invasion de la Grande-Bretagne, l’opération « Seelöwe » (« Lion de mer »). Le rôle des différentes composantes des forces allemandes, Wehrmacht, Kriegsmarine et Luftwaffe, avait été fixé par la Directive de Guerre n° 16 du Führer du 16 juillet 1940. La défense des côtes était confiée à la Kriegsmarine et sa conception, ainsi que sa réalisation, à l’Organisation Todt (fondée en 1938, organisation de génie Civil et militaire dirigée par Fritz Todt, ingénieur des ponts et chaussées, ministre de l'armement et des munitions en 1940). La Kriegsmarine ne possédant pas suffisamment de pièces d'artillerie et de personnels pour réaliser tout le programme, l’armée de terre, la Heer, vint l’appuyer avec ses propres matériels et unités. En 1941, pour le littoral atlantique, fut posé le principe que la marine dirigerait le tir contre les cibles navales, tandis que la Heer dirigerait le tir de toutes les défenses côtières contre un ennemi ayant débarqué.

            La conception planifiée du « Mur de l’Atlantique » (Atlantikwall) déployé du Cap Nord de la Norvège à Hendaye, sur 4400 km linéaires, dont 2100 km de littoral français de la frontière belge à Hendaye, est formulée dans la Directive de Guerre n° 40 du Führer du 23 mars 1942 qui fixe les principes d’établissement des défenses (zones prioritaires), leur organisation et leur chaîne de commandement.

            Le 12 novembre 1942, dans le cadre de l'opération Anton II, les troupes allemandes ayant franchi la ligne de démarcation de la zone non occupée, prirent le contrôle de Marseille et de l'ensemble de la côte méditerranéenne, entre la frontière espagnole et la baie de La Ciotat, dépossédant de ce contrôle la commission italienne d'armistice. Entre le 21 novembre et courant décembre, des unités de la Kriegsmarine de la côte atlantique furent détachées pour prendre possession des batteries de côte françaises jusque là en zone libre et en principe laissées depuis l'armistice sous l'autorité de la Marine française. Il s'agissait des régiments d'artillerie de Marine (M.A.A. : Marine-Artillerie-Abteilung)  682, parti de Belle-Ile en Mer et 685, parti de l'île d'Yeu.

            Dans le secteur littoral des Bouches-du-Rhône, une série de batteries de DCA (antiaériennes) françaises mises en service en 1939 avaient été désarmées à la suite des conventions d'armistice l'été 1940, à la différence des batteries de côte de la Marine, alors réparties en cinq catégories : armées au complet guerre (notamment celles refondées à neuf ou réorganisées dans les décennies 1920-1930), armées sans permanence, armées en complément, armées en réserve et désarmées. Certaines batteries, à savoir celles de Caveaux dans l'île de Pomègues et de la Couronne à Martigues, étaient classées Guerre pour leur artillerie lourde (138mm), et en réserve pour leur section éclairante (75mm). Les batteries de côte qui étaient classées en réserve en juin 1942 avaient été désarmées, par concession à la commission italienne d'armistice, qui demandait la cession d'armes, voire un désarmement général des batteries de côte de Marine de la zone libre dans son secteur de contrôle. Lors de l'opération Anton II en novembre 1942, les batteries de côtes françaises encore armées étaient celles de Caveaux (complet guerre) de La Couronne (complément), du Fort Napoléon au Cap Croisette, de Niolon-Bas, de Corbière, du Château d'If (classées en réserve).

            En janvier 1943, en remplacement de la Marine-Artillerie-Abteilung 68 déplacée temporairement depuis la côte atlantique, furent créées les régiments d'artillerie de Marine M.A.A. 610 et 611, exclusivement dévolus à la défense du littoral méditerranéen, le 610 pour le secteur à l'ouest du Rhône, le 611 occupant les batteries françaises situées entre Port de Bouc et Marseille Est (soit jusqu'à la batterie dite Fort Napoléon au Cap Croisette).

            Au printemps 1943, l'ensemble du secteur côtier de la frontière espagnole à La Ciotat était supervisé par le corps d'armée Artillerie kommandeur 2 (Arko. 2).

            L’Organisation Todt ne s’implanta fermement qu’en juillet 1943 à Toulon et Marseille, pour la mise en œuvre du Südwall (Mur de la Méditerranée) et de ses nouveaux ouvrages, soit par renforcement et perfectionnement des batteries en place, positions françaises préexistantes prises en charge et en partie réarmées par l'occupant, soit par la construction de batteries neuves ex nihilo. Avant cette date, dès le printemps 1943, l'Organisation Todt avait concentré son effort sur la construction, à la demande de la Kriegsmarine, de l'unique  base de sous-marins du Südwall dite « Martha », de type U-Boote bunker, sur le port de Marseille, au Cap Janet. L'Organisation avait l'expérience antérieure de la réalisation d'autres U-Boote bunkers dans cinq ports du littoral français de l'Atlantikwall. En dépit de son lancement relativement précoce, ce chantier très considérable par l'ampleur et la monumentalité de l'ouvrage en béton à réaliser, n'était pas achevé en aout 1944 et ne fut donc jamais mis en service.  Les grands travaux de fortification normative des batteries du Südwall ne furent entrepris qu’à partir de septembre 1943, alors que l’armée allemande occupait l’ensemble du littoral méditerranéen de la France.

            En novembre 1943, la compétence de la Marine-Artillerie-Abteilung 611 sur les batteries de côtes fut redistribuée et scindée en deux, par la constitution d'un nouveau groupe, la Marine-Artillerie-Abteilung 625 (État-major à Port de Bouc), qui prit en charge six batteries de côte du secteur ouest, dont quatre entre Port de Bouc et Martigues (et deux autres dans le Gard, entre Grau-du-Roi et les Saintes-Maries). La M.A.A. 611 conserva sa compétence sur la partie la plus importante des batteries d'artillerie de Marine, sur l'ensemble du secteur de Marseille, depuis Niolon-Bas jusqu'au Fort Napoléon du Cap Croisette, soit une dizaine de batteries, secteur étendu jusqu'à La Ciotat, où fut crée fin 1943 une unique batterie supplémentaire de la Kriegsmarine.

            Pour le Südwall comme pour l'Atlantikwall, la compétence sur l'organisation, l'armement et le service des batteries de côte n'était pas exclusivement assurée par la Kriegsmarine, mais partagée dans une large mesure avec l’armée de terre, la Heer,  qui intervint dans un second temps avec son personnel et son artillerie pour prendre sa part dans l'effort de défense littorale, après que la Kriegsmarine ait pris en charge toutes les batteries françaises préexistantes non déclassée à l'entrée de la guerre, armées ou désarmées.

            Ainsi, on observe que les batteries Südwall de la Kriegsmarine  (M.K.B:  Marine Küstenbatterie), étaient en grande majorité implantées dans des batteries françaises réoccupées, certaines d'origine ancienne et à histoire longue, quelques autres créées ou refondées dans les décennies 1920-1930. Entre le Rhône et La Ciotat, les batteries de Marine alors créées ex nihilo par l'occupant, exclusivement sur les marges ouest et Est (faiblement défendues antérieurement2), se limitent à deux dans le secteur de Martigues (Espanet et Cavalas), et une à La Ciotat (Beaumette), sur un total de quinze Marine Küstenbatterie.

            En revanche, les batteries Südwall de la Heer (H.K.B : Heer Küstenbatterie) réparties sur le même linéaire littoral aussi pour la défense contre la flotte ennemie (et non pour la défense terrestre), soit treize batteries de côte, sont des créations neuves, pour l'essentiel occupant des sites non antérieurement fortifiés, trois d'entre elles seulement étant implantées à l'emplacement ou à proximité de batteries françaises anciennement déclassées (Montredon, l'Escalette, l'Ile Verte), sans réhabilitation même partielle des ouvrages abandonnés, à une exception près (tour modèle de l'île Verte).

            Le service et l'armement des batteries confiées à l'armée de terre fut assuré d'abord en 1943 par le 920° régiment d’Artillerie Côtière de la Heer (Heeres-Küsten-Artillerie-Regiment : H.K.A.R. 920), renommé en décembre 1943 H.K.A.R. 1290, puis -compte tenu de l'ampleur de la tâche- renforcé et divisé en 1944 entre H.K.A.R. 1290 (secteur ouest de Port-Saint-Louis à Martigues) et H.K.A.R. 1291 (secteur Est, Marseille Ouest et Est + Cassis / La Ciotat).

            Les batteries du Südwall, toutes justifiées par leur artillerie de défense des côtes contre la flotte adverse et les tentatives de débarquement, étaient classées implicitement en trois catégories, batterie d'artillerie lourde (minoritaires) pour canons de calibres 24, 22 ou 21 cm, batteries moyennes, pour canons de calibres 17cm, 15,5cm, 13,8cm, 12 et 12,2 cm, et batteries légères, pour canons de calibres 10,5cm, 7,5cm ou 6,5cm.

            Les batteries comportaient aussi un armement pour la défense rapprochée des voies d'accès terrestres, soit des pièces d'artillerie (antichar) de calibres 7,5cm Pak 40, 6,5cm, 5cm, voire 76,2mm. Enfin, nombre de ces batteries étaient dotées d'un armement antiaérien (Flak) plus ou moins important, constitué de pièces légères de 2cm, 3,7cm ou 7,5cm, constituant dans certain cas une batterie dans la batterie (Cavalas). L'équipement incluait aussi des projecteurs. Deux batteries légères de la Kriegsmarine  assez mineures du secteur central marseillais, dans les îles du Frioul (Banc et Croix), avaient un statut de batteries mixtes pour la défense antiaérienne et contre but flottant (Halbbatteries), armées de pièces du même calibre 7,5cm, partie artillerie de marine, partie antiaérienne.

            Plusieurs  batteries antiaériennes, relevant de la compétence de la Luftwaffe avaient été construites indépendamment des batteries de côte, et étaient généralement objets d'aménagements plus sommaires limités à des cuves béton pour les pièces de Flak. Certaines de ces batteries étaient toutefois plus lourdes, comme celle du Cap Janet, créée ex nihilo sur le port de Marseille, ou celle du Cap d'Endoume, établie dans une batterie de côte française du XIXe siècle non réutilisée par la Kriegsmarine ou par la Heer, l'une comme l'autre armées de 6 pièces de Flak de 8,8cm. Les batteries allemandes de Flak ne réoccupèrent généralement pas les batteries de D.C.A. françaises de construction récente (fin années 1930), désarmées et abandonnées suite à l'armistice de 1940 (telle la batterie de Septèmes-les-Vallons).

            Outre les batteries proprement dites, l'armature côtière du Südwall comportait des points d'appui ou ouvrages secondaires intermédiaires avec une artillerie de défense rapprochée limitée et des positions de tir individuelles d'infanterie pour mitrailleuses, également présentes en grand nombre en périphéries des batteries. Ces ouvrages secondaires relevaient de la compétence de la Heer.

            Au nombre des ouvrages annexes établis par la Kriegsmarine au service de défense côtière comptent les équipements des stations de détection radar, au nombre de quatre entre Martigues et La Ciotat, dont deux comportant des aménagements complémentaires plus importants (Cap Couronne, Montrose). La Luftwaffe avait également établi une station radar sur la côte à peu de distance à l'Est de celle du Cap Couronne, à la pointe des Tamaris.

Principes typologique des ouvrages des batteries allemandes et normes Regelbau.

            Les batteries de côte méditerranéennes  remises aux normes dans les années 1920-1930 et prises en charge par l'occupant à partit de la fin de 1942 disposaient toutes leur pièces d'artillerie de Marine à ciel ouvert, dans des cuves ou plates-formes circulaires en béton généralement équipées d'abris-soutes, et elles comportaient un poste de direction de tir de conception plus ou moins élaborée, dans le meilleur des cas formant un bloc à étages en béton avec revêtement de camouflage (batterie de La Couronne), sans qu'une typologie stricte normative ait été fixée préalablement pour la forme de ces équipements.

            La réalisation des batteries et ouvrages de l'Atlantikwall et du Südwall, sous la maîtrise d'œuvre de l'Organisation Todt et de son personnel qualifié placé sur les différents sites, recruta une abondante main d'œuvre (dizaines de milliers d'hommes) volontaire ou non, réquisitionnée localement ou procurée par des prisonniers de guerre, avec ponctuellement le concours d'entreprises locales. Cette immense tâche d'aménagement et de construction à conduire dans de très courts délais se conforma pour l'essentiel à une typologie normative prédéfinie comportant une déclinaison de très nombreux modèles-type d'ouvrages en béton armé standardisés.

            Dans un premier temps, en 1943, la reprise des batteries françaises les plus récentes remploya les aménagements et l'armement en place sans remettre en cause leur conception, et certaines batteries neuves furent réalisées selon les mêmes principes, notamment s'agissant de la mise en place des pièces d'artillerie à ciel ouvert dans des cuves.

            Pour autant, dès cette première phase, les normes constructives (plans, coupes, etc.) des différents ouvrages constitutifs des batteries, avaient été prédéfinies et déjà appliquées au mur de l'Atlantique, sous l'appellation Regelbauten (règle de construction) dans des catalogues de plans et coupes produisant dimensions et cubage des matériaux des ouvrages en béton monoblocs, casemates ou postes de direction de tir. [Plan et vue en perspective d'un modèle-type de casemate Regelbau 624.], 1944.[Plan et vue en perspective d'un modèle-type de casemate Regelbau 624.], 1944.

Ces catalogues proposaient une déclinaison complexe et profuse de modèles-types par catégories d'ouvrages : principalement, les casemates destinées à abriter les pièces d'artillerie de différents calibres, soit pour la défense côtière, soit pour la défense rapprochée terrestre (casemates de flanquement), les leitstand soit : postes de direction de tir, les casemates-abri passives pour loger les garnisons ou servir de magasins à munitions, les Ringstand : abris actifs individuels d'infanterie en béton, dits usuellement tobrouks, adaptés à des mitrailleuses, mais aussi pour certains à un mortier ou une pièces anti-char. Les cuves des pièces d'artillerie à ciel ouvert, souvent flanquées d'abris-soutes ou les petits aménagements sommaires que sont les abri-soutes enterrés, d'une mise en œuvre technique plus simple, ne sont pas inclus dans les catalogues de plans-type Regelbau.

            Sur la base des modèles-type, la standardisation permettait d'anticiper sur l'approvisionnement et les coûts, les modèles-type Regelbau étant, dans leur diversité, de différente force en terme d'épaisseur des murs d'enveloppe et dalles de couvrement en béton, selon qu'il s'agissait d'ouvrages permanents, ayant 3,50m ou 2m d'épaisseur, ou semi-permanents, catégorie dite Verstärkt feldmäßig (abrégé ou acronyme : Vf), avec une épaisseur de 80 à 100 cm. Cette dernière catégorie Vf, conçue en 1942, peu résistante à l'artillerie adverse, ne fut pratiquement pas diffusée sur le Südwall autrement qu'appliquée aux Ringstand ou Tobrouks, étant adaptée à leurs petites dimensions.     

            La dénomination des modèles type normatifs Regelbau est exprimée par un numéro de série à trois chiffres, la déclinaison la plus nombreuse et la mieux représentée dans le Südwall étant la série 600, comptant neuf dizaines de modèles de casemates et de postes de direction de tir. Quelques autres modèles-type représentés, peu nombreux, ont des numéros de série 100 ou 200. Le numéro à trois chiffres peut être, sur les documents, notamment sur les planches de plans-type, précédé du préfixe M, indiquant des ouvrages plus spécialement dévolus aux Marine Küstenbatterie, mais cette précision ne signifie pas que le modèle-type ne peut être également construit dans une batterie de côte prise en charge par la Heer. De même, pour les casemates de flanquement armées de pièces de défense rapprochée terrestre, anti-char, on peut trouver le préfixe H (Heer), ces pièces ne faisant pas partie de l'artillerie de marine. Le préfixe L (Luftwaffe) peut être employé, par exemple pour des casemates-abri liées spécifiquement à une batterie antiaérienne. D'autre part, dans la littérature spécialisée, le numéro de série à trois chiffres peut être associé au préfixe R, qui signifie simplement Regelbau. On trouve sur certaines planches de plans-type de Ringstand ou Tobrouks le préfixe Vf désignant les ouvrages de faible épaisseur ou encore le terme plus vague de Bauform (abrégé: Bf), alternative à Regelbau.

            La réalisation des leitstand et casemates des batteries de côte du Südwall a été pour l'essentiel conforme aux modèles-type, même si l'on constate de discrètes modifications ou infidélités de détail dans l'organisation interne de certains de ces ouvrages. Les variables ponctuelles d'exécution les plus courantes sont des finitions d'aspect extérieur et ne changent rien aux formes du modèle-type : liées à la volonté de brouiller ces formes et, par contrecoup masquer l'identité des ouvrages aux yeux d'un ennemi en mer, elles consistèrent à ensevelir les faces latérales des blocs dans des remblais rapportés (ce qui était prévu dans les planches de plans-types des catalogues), ou de revêtir leur parement extérieur en béton banché d'un camouflage maçonné plus ou moins important. il pouvait s'agir de rocaillage par incrustation de pierraille, de réseaux de faux joints de ciment plus ou moins aléatoire, ou encore de voiles de ciment modelé sur grillage imitant les formes d'un rocher, ou enfin de simuler une façade de maison peinte en trompe l'œil, parfois en  ajoutant un toit en tuile.

Batterie de La Couronne. Casemate de flanquement ouest, type Regelbau 680.Batterie de La Couronne. Casemate de flanquement ouest, type Regelbau 680.Batterie basse de l'Escalette, 2e casemate de flanquement R 612, façade active, camouflée par un remblai latéral et l'enduit ciment rocaillé.Batterie basse de l'Escalette, 2e casemate de flanquement R 612, façade active, camouflée par un remblai latéral et l'enduit ciment rocaillé.

Batterie de Fenouil, quartier de l'Estaque, Marseille. [Vue de la casemate n° 4 prise depuis le boulevard Fenouil], 1960.Batterie de Fenouil, quartier de l'Estaque, Marseille. [Vue de la casemate n° 4 prise depuis le boulevard Fenouil], 1960.

Ces principes de camouflage avait déjà été mis en œuvre par les français dans certaines de leurs batteries dans les années 1930, comme dans le cas du poste direction de tir de la batterie de La Couronne, maquillé en faux rocher par le peintre de la Marine Pierre Gatier, principe repris par les allemands pour les postes de direction de tir de leurs batteries de la Redonne et du Rove, le camouflage faux rocher de cette dernière s'étendant aux casemates, largement creusées en caverne dans le roc naturel.

Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne, 1946.Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne, 1946.

Batterie du Rove. Vue extérieure sud-est du poste de direction de tir.Batterie du Rove. Vue extérieure sud-est du poste de direction de tir.Batterie du Rove. Façades et embrasures des 4e, 3e, 2e et 1ere casemates en semi-caverne.Batterie du Rove. Façades et embrasures des 4e, 3e, 2e et 1ere casemates en semi-caverne.

Les maquillages peints en trompe l'œil avec ou sans toit étaient présents aux leitstand  des batteries de Fenouil et de Montredon, et aux casemates-abris du canal de Port-Saint-Louis.

[Deux vues, aérienne oblique et au sol, de casemates semi-camouflées (Regelbau 616 et 621) de la batterie nord du canal Saint-Louis], 1946.[Deux vues, aérienne oblique et au sol, de casemates semi-camouflées (Regelbau 616 et 621) de la batterie nord du canal Saint-Louis], 1946.

            Il existe aussi quelques ouvrages, casemates ou postes de direction de tir, dont les formes sont, au cas par cas, hors des modèles-types Regelbau destinés au constructions en série. Ces cas particuliers appartiennent à une catégorie parallèle dite Sonderbau (S) ou Sonderkonstruktion  (SK), soit : construction spéciale. Cette catégorie est représentée dans le secteur côtier du Südwall allant du Rhône à La Ciotat, par les postes de direction de tir très verticaux des Heer küstenbatterie du Mazet, du Rove3 et de l'île Verte, ainsi que par les casemates semi-caverne de la batterie du Rove. Bien que non destinés à une réalisation en série, les Sonderbau ont pu faire l'objet de planches de plans (avec un numéro précédé du préfixe S) pour certains modèles, dont des Turmleitstand, postes de direction de tir en forme de tour, donc d'un type comparable à celui de la batterie du Mazet.

Port-Saint-Louis-du-Rhône. Batterie du Mazet, poste de direction de tir turriforme, côté sud-est.Port-Saint-Louis-du-Rhône. Batterie du Mazet, poste de direction de tir turriforme, côté sud-est.

[Plan et coupe d'un modèle-type de poste de direction de tir Sonderbau S448.], 1944.[Plan et coupe d'un modèle-type de poste de direction de tir Sonderbau S448.], 1944.

            D'autres ouvrages en marge des normes et modèles-type Regelbauten, représentés dans le Südwall de façon anachronique et rare, sont des réalisations conformes à des modèles issus d'une typologie provisoire antérieure dite Behelfsbau (construction provisoire), définie en février 1942, avec des numéro de série à deux ou trois chiffres associé au préfixe Bh.

[Plans et coupes d'un poste de direction de tir type Bh19], 1942.[Plans et coupes d'un poste de direction de tir type Bh19], 1942.

C'est le cas du poste de direction de tir de la batterie de Cavalas (Bh19), construit l'été 1943, et des cuves de la batterie antiaérienne incluse dans cette Marine Küstenbatterie, ainsi que du premier poste de direction de tir (Bh19) et des cuves d'artillerie de marine de la batterie de l'Espanet (type Bh47a), réalisés dès mars 1943. D'autres cuves du même type (Bh47a) furent réalisées l'été 1943 à partir de cuves françaises existantes dans la batterie du Pharo, ou créées à neuf dans celle de Beaumette. Dans quelques batteries, des postes de direction de tir sommaires et sous-dimensionnés, sont également en marge des modèles-type des catalogues Regelbau : il s'agit de leitstand auxiliaires d'un poste de direction de tir principal (français préexistant), ou construits provisoirement en attente d'un leitstand normatif (batteries de la Couronne, de Saint-Pierre, de Beaumette).

               Le principe consistant à sécuriser les pièces d'artillerie des batteries de côte en les plaçant sous des casemates aux normes Regelbau n'est ni précoce ni systématique sur le Südwall, la nécessité plus ou moins impérieuse de ce principe étant conditionnée au cas par cas par la position stratégique des batteries et par la plus ou moins grande exposition de leurs pièces aux frappes des bombardements alliés.

            S'agissant des batteries françaises occupées activement par la Kriegsmarine dès janvier 1943, la conservation des ouvrages récents et des  pièces restées en place (comme à La Couronne), ou la simple adaptation des plates-formes et cuves  à des pièces renouvelées, ne justifia pas la construction de casemates et de leitstand issus des modèles-type Regelbau avant le printemps 1944, ce qui vaut aussi pour les rares batteries neuves de la même Kriegsmarine (Espanet, Cavalas, Beaumette) d'abord équipées de plates-formes ou cuves. Dans les batteries légères et jugées moins exposées (Fort de Bouc, château d'If, Banc, Croix) on ne construisit pas de casemates pour abriter les pièces ; dans d'autres, une seule fut construite (La Couronne, fort Napoléon), non pour abriter les pièces en place dans les cuves, mais pour une nouvelle pièce. Enfin, dans d'autres cas, la décision trop tardive entraîna l'inachèvement d'une partie ou de toutes les casemates (Caveaux, Cavalas) ou du leitstand (Le Pharo, Caveaux, Beaumette) projetées selon des modèles-type Regelbau. Le cas d'inachèvement le plus spectaculaire est celui des quatre énormes ouvrages de béton casematés (type S542) porteurs des tourelles de canons de 24cm de la batterie du fort Ratonneau, la plus lourde de tout le secteur.

            Parmi les autres batteries ayant vu l'aboutissement de la construction de leurs casemates et leitstand normatifs avant l'été 1944, on notera deux cas particuliers : d'une part un modèle monobloc de casemate abri (type M158) intégrant une cuve préexistante en 6 exemplaires à la batterie Brégantine (Mangue), d'autre part, l'association d'une plate-forme à ciel ouvert à chacune des quatre casemates actives neuves (Regelbau 669) de la batterie basse de l'Escalette, permettant d'abriter ou de sortir les pièces à volonté. 

            Dans le cas des batteries de côtes occupées par la Heer, presque toutes créées à neuf ex nihilo, souvent pas avant l'hiver 1943-1944, le choix de placer les pièces en cuves ou plate-forme, et non sous casemates, est minoritaire, limité à la batterie légère du canal de Port-Saint-Louis, aux batteries moyennes de Saint- Pierre et de l'île Verte et à la batterie lourde de la Redonne. Dans toutes les autres ont été construites des casemates actives, et dans certaines des casemates-abris. Toutes les batteries de la Heer du secteur ont été pourvues d'un leitstand le plus souvent normatif, ou Sonderbau (Le Mazet, La Redonne, Le Rove, l'île Verte), à l'exception de celle du canal de Pont-Saint-Louis4. Cependant, au sein des batteries neuves de la Heer, celle de Saint-Pierre, plus ou moins inachevée, se distingue par le caractère atypique et non normatif de l'ensemble de ses aménagements, excluant tout ouvrage casematé et employant beaucoup la pierre, maçonnée ou sèche, mise en œuvre qui caractérise aussi à la même époque la Marine Küstenbatterie de Cavallas.

            Les casemates de flanquement normatives pour la défense rapprochée terrestre, conformes aux modèles-types Regelbau (surtout le H612, surreprésenté) ont été aussi bien construites dans des batteries de la Kriegsmarine et de la Heer que dans les ouvrages secondaires intermédiaires relevant de la Heer.

Le débarquement allié de Provence (Opération Dragoon) à partir du 15 août 1944, et la Bataille de Marseille, du 21 au 28 août, mirent fin à l'occupation allemande des batteries de côte du Südwall, entraînant l'abandon de travaux de construction de casemates alors en cours, dont la dynamique avait été perturbée par les bombardements alliés et entravée par l'insuffisance de la fourniture des matériaux et la manque d'ouvriers spécialisés. L'évacuation de nombreuses batteries par les unités de la Kriegsmarine et de la Heer qui les occupaient s'accompagna de sabordage des pièces d'artillerie, entraînant dans quelques cas la ruine de casemates, voire de leitstand par explosion, en sorte que la part des dommages et destructions sur certains sites (batterie de l'île Verte) entre l'impact des bombardements alliés et le sabordage est parfois difficile à préciser.

Nomenclature et liste des batteries de côte

            En plus du toponyme, repris de l'usage local, parfois de façon aléatoire5, les batteries de côte et points d'appui défensifs du Südwall  étaient désignés6 par une double nomenclature individuelle lettrée et numérotée, qui a évolué sur leur courte période d'activité 1943-1944. La première nomenclature désigne les points d'appui défensifs proprement dits, définis selon deux catégories hiérarchisées, les Stützpunkt (abrégé : Stp ), points d'appui principaux, et les Widerstandsnest (abrégé : Wn), points d'appui d'importance secondaire ou nids de résistance. La seconde catégorie peut désigner aussi bien des batteries que des ouvrages secondaires de défense rapprochée ou des ouvrages annexes participant à l'ensemble, la première catégorie étant réservée aux batteries. Pour autant, certaines batteries de la catégorie Wn ont pu être reclassées en 1944 dans la catégorie Stp. Si les quelques batteries d'artillerie lourdes sont exclusivement dans la catégorie Stp, s'agissant des batteries d'artillerie de force moyenne ou légère, on ne constate pas de corrélation nette entre le classement dans une catégorie et le calibre plus ou moins lourd de son artillerie de défense côtière, ou encore le nombre de pièces. C'est la position stratégique de la batterie au sein du dispositif du Südwall qui semble prévaloir sur la force de son artillerie, en terme de classement individuel.

            D'autre part, pour le secteur de Martigues, on observe qu'à l'exception de la Marine Küstenbatterie lourde de Cavalas, les six autres batteries, de Marine ou de la Heer, moyennes ou légères, demeurent toutes dans la catégorie Wn, le groupement de certaines d'entre elles constituant un Stützpunkt. Cette nomenclature Stp ou Wn suivie d'un numéro à  trois chiffres, intercale dans certaines listes ou descriptifs, entre ces acronymes et le chiffre, un autre acronyme précisant le sous-secteur défini : Rhl pour le secteur de Martigues et Port-Saint-Louis, Mar pour Marseille nord et centre, Mal pour Marseille sud-est à La Ciotat. Citons pour exemples : Wn Rhl 068 : batterie de l'Espanet, Stp Mar 189 : batterie Brégantine (Mangue), Stp Mal 183 : batterie basse de l'Escalette.

            La seconde nomenclature individuelle alphanumérique attribuée aux batteries de côte du Südwall est liée au groupe ou régiment d'artillerie côtière qui en avait la charge. Elle comporte l'acronyme désignant le corps d'armée du régiment ou unité, Marine ou Terre, soit M.A.A. pour Marine-Artillerie-Abteilung , H.K.A.R. pour Heeres-Küsten-Artillerie-Regiment  ; cet acronyme est suivi du numéro du régiment en charge d'une série de batteries, et précédé pour chaque batterie du numéro individuel que lui a attribué le régiment qui l'occupe. Cette nomenclature fut sujette à fluctuation entre fin 1942 et 1944, du fait des redistributions des batteries à de nouveaux régiments. A titre d'exemple, la batterie de l'Espanet à Martigues fut d'abord la 1ere batterie du Marine-Artillerie-Abteilung 611 (codée 2. /M.A.A. 611) puis la 4e du Marine-Artillerie-Abteilung 625 (4. / M.A.A. 625 ).

            Nous proposons ci-dessous une liste semi-descriptive des batteries de côte du Südwall du département des Bouches-du-Rhône, en partant de Port-Saint-Louis du Rhône jusqu'à La Ciotat. Cette liste distinguant trois grands secteurs et répartissant explicitement dans chacun d'eux les batteries entre celles de la Kriegsmarine et celles de la Heer, donne leur toponyme et leur double nomenclature allemande (en tenant compte des changements entre 1943 et 1944). Elle y ajoute la force de la batterie, son artillerie de côte et quelques indication succinctes sur la nature et le type de ces ouvrages. Elle ne détaille pas l'armement annexe. Il ne s'agit en effet que d'une liste en principe exhaustive, qui inclut les ouvrages secondaires intermédiaires conservés et les batteries ou ouvrages aujourd'hui entièrement ou presque entièrement détruits (l'Auguette, La Redonne, Falaise, Beaumette).

            La majorité des batteries de côte allemandes de cette liste, et tout particulièrement celles implantées dans ou à côté d'une batterie française, donc dans lesquelles la phase Südwall, d'une durée de seulement deux ans, s'inscrit à la fin d'une longue histoire, fait l'objet d'un dossier individuel monographique auquel on se reportera pour plus de précision.            

Certaines autres, et la plupart des ouvrages secondaires, dont subsistent dans l'état actuel des éléments plus ou moins importants, n'ont pas été traitées en dossier individuel pour plusieurs raisons. L'une de ces raisons tient à l'état de conservation ou d'intégrité souvent très limité de ce qui en reste, ou sa difficulté d'accès (dans parcelle privée non autorisée). A cet aspect peut s'ajouter un critère sélectif d'intérêt spécifique mineur au sein du corpus, du fait de la présence exclusive dans l'état actuel d'une batterie (ex: Montredon) d'ouvrages normatifs (casemates) de la période 1943-1944, illustrant un modèle-type largement représenté dans d'autres batteries objet d'un dossier individuel. S'agissant du caractère répétitif des ouvrages constitutifs des batteries, engendré par le principe de standardisation, on notera que si aucune batterie n'est en tous points identique à une autre, ne serait-ce que du fait de leur intégration à la topographie spécifique de chaque site, certaines batteries créées à neuf pouvaient être semblables dans leur armement et dans le choix des ouvrages-types Regelbau appropriés, ce qui est le cas de deux batteries du secteur de Martigues, assez rapprochées l'une de l'autre, la batterie de l'Auguette (aujourd'hui détruite) et celle de Laveron (en majeure partie conservée dans un enclos interdit d'accès).

            On trouvera des éléments descriptifs sur les batteries ou ouvrages non traités individuellement, mais en partie photographiés dans le cadre de l'enquête d'inventaire, dans un chapitre à suivre du présent dossier précisant et illustrant les typologies.

            La liste ci-dessous intègre au nombre des ouvrages secondaires les postes station radar dont restent des infrastructures (Cap Couronne, Tamaris, Montrose), mais n'inclut pas les batteries antiaériennes allemandes non annexées aux batteries de côte. Ces batteries de Flak autonomes relativement proches du littoral ont été à peu près complètement détruites après la guerre, notamment sous la pression de la croissance urbaine, y compris celle du Port Frioul et celle qui réoccupait l'ancienne batterie de marine française de la pointe d'Endoume en partie conservée aujourd'hui, à l'exception des réaménagements pour la batterie de Flak. Cependant, plusieurs autres batteries de Flak avaient été construites en arrière, loin du littoral, plus déconnectées du programme de la défense côtière, notamment dans les secteurs d'Istres, de Lançon et de Salon-de-Provence. La plupart ont disparu, mais certaines ont laissé des vestiges encore en place, celles dites de Rassuen, de la Loyne et de Campagnolles. Non pré-repérées, ces batteries n'ont pu être intégrées à la présente enquête d'inventaire, et leurs vestiges actuels sont modestes et typologiquement répétitifs.

            Réalisation monumentale avortée de la Kriegsmarine, unique en sa catégorie sur le Südwall, la base de sous-marins de Marseille dite « Bunker Martha », conservée mais peu accessible dans l'usage actuel de son bâti, fait l'objet d'un dossier individuel. Elle ne figure pas dans la liste ci-dessous, consacrée aux batteries de côte et à leurs ouvrages secondaires intermédiaires.

Liste des batteries de côte du Südwall et des ouvrages secondaires7.

 Secteur de Port-Saint-Louis, Port de Bouc et Martigues, codé Rhl

Batteries de la Kriegsmarine  (MKB:  Marine Küstenbatterie)

    • Martigues. Batterie du fort de Bouc dite fort Vauban : Wn Rhl 035 (1. /M.A.A. 611, puis 3. / M.A.A. 625) légère : 4 pièces de 7,5cm françaises en cuves
    • Martigues. Batterie de l'Espanet : Wn Rhl 068 (2. /M.A.A. 611, puis 4. / M.A.A. 625 ) moyenne : 6 pièces de 13,8 cm d'abord en cuves Bh47a (mars 1943) puis sous casemate Regelbau 270 (printemps 1944), leitstand Bh19 (mars 1943), puis leitstand Regelbau 178 (décembre 1943), casemates flanquement R680, casemates-abris R 621 et R 656.
    • Martigues. Batterie de Cavalas : Stp Rhl 049 ( ? M.A.A. 611, puis 5. / M.A.A. 625 )  lourde : 5 pièces de 21cm + batterie de Flak  en cuves à  abris  ; leitstand SK ou Bh19, 6 cuves de Flak Bh212,4 Bh212,  5 casemates Regelbau 683 amorcées pour les pièces de 21cm et non réalisées (été 1944)
    • Martigues. Batterie de la Couronne : Wn Rhl 052 (3. /M.A.A. 611, puis 6. / M.A.A. 625 ) moyenne : 4 pièces de 13,8 cm françaises. pièces laissées en cuves, leitstand français, leitstand auxiliaire, 2 casemates flanquement Regelbau 680, 1 pièce de 6, 5cm sous casemate Regelbau 671.

Batteries de la Heer (armée de terre) (HKB : Heer küstenbatterie)

    • Port-Saint-Louis-du-Rhône. Batterie du Mazet : Wn Rhl 008 (8. / H.K.A.R. 1290) moyenne : quatre pièces de 12,2cm K390 (r) sous casemates Regelbau ; leitstand SK (Sonderkonstruktion) ou S (sonderbau) : construction spéciale)
    • Port-Saint-Louis-du-Rhône. Batterie nord ou du canal Saint-Louis Wn Rhl 03-04 (9. / H.K.A.R. 1290) légère : quatre pièces de 10,5cm K331 (f) casemates-abri passives à tobrouk Regelbau 621 et casemate de flanquement Regelbau 612,  pas de leitstand
    • Martigues. Batterie de l'Auguette Wn Rhl 040 (7. / H.K.A.R. 920, puis 10./H.K.A.R.1290) légère : 4 pièces de 10,5 cm K331 (f) sous casemate du type H 671 leitstand Regelbau 636 ; deux canons de 7,5 cm FK249 (j) sous casemate de flanquement du type H 612,  détruite
    • Martigues. Batterie de Laveron Wn Rhl 042 (9. / H.K.A.R. 920, puis 11./H.K.A.R.1290)  légère : 4 pièces de 10,5 cm K331 (f) sous casemate du type H 671, dirigées depuis un leitstand du type Regelbau 636, recouvert d’incrustations de pierres pour en réduire la visibilité. La défense rapprochée de la position était assurée, l’un au nord, l’autre au sud, par deux canons de 7,5 cm FK249 (j) sous casemate du type H 612, ainsi que par plusieurs tobrouks et un réseau de tranchées (cinq mitrailleuses leMG et deux mortiers Gr.W). Sa défense antiaérienne était assurée par deux pièces de 2 cm Flak 38, deux pièces de 2 cm Flak 30 et un projecteur de 60 cm. destruction de la casemate H 671 nord, puis disparition de l’ensemble des ouvrages de défense secondaires

Ouvrages secondaires

    • Martigues. Position de Lavera (îlot de Bouc) Wn Rhl 036   casemate de flanquement 680 pour un canon pak plus petit qu'un 7,5 cm + abri
    • Martigues. Position des Laurons : Wn Rhl 044   casemate de flanquement à double embrasure H 612/SK; tobrouks, tranchées
    • Martigues. Position de la plaine de Bonnieu : Wn Rhl 044 une casemate de flanquement Regelbau H 612 (millésime 06-1944),  un poste de guet, 6 tobrouks Vf58, 1 Vf67 pour mortier et 9 abris
    • Martigues. Ouvrage inachevé des Bastides au nord de La Couronne  : (11. / H.K.A.R. 920) non codé, jamais armé
    • Martigues. Station radar du Cap Couronne Wn 051 avec casemate-abri usine de groupe électrogène Regelbau V 206, unique sur le Südwall (détruite en 2006)
    • Martigues. Station radar de la Pointe des Tamaris  (Luftwaffe)
    • Martigues. Batterie de Saint-Pierre (Arnette) Wn Rhl 048 (11. / H.K.A.R. 920, puis 12./H.K.A.R.1290) moyenne : trois pièces de 17 cm K 18 L/50 en cuve, pas de casemates; leitstand sommaire hors normes regelbau nombreux abris enterrés non casematés

 Secteur de Marseille, d'ouest en Est, 3 sous-groupes, Nord, milieu : les îles du Frioul+Pharo, et sud, codés Mar et Mal

Batteries de la Kriegsmarine

    • Le Rove. Batterie basse de NiolonWn 18b puis Stp Mar 09 (4./ M.A.A. 611 puis 1. /M.A.A. 611) moyenne : 4 pièces de 12cm françaises en cuves (1924) puis construction au printemps-été 1944 de 4 casemates Regelbau 272,armées de pièces de 9cm flak utilisées en artillerie de marine, Leitstand Regelbau 262
    • Marseille. Batterie de Corbière : Stp Mar 19 puis  Stp Mar 17  (4./ M.A.A. 611 puis 2./M.A.A 611) ) légère : 3 pièces de 7,5cm françaises en cuves (1929), puis construction au printemps 1944 de 4 casemates Regelbau 671,armées de pièces de 9cm flak utilisées en artillerie de marine, avec Leitstand Regelbau 262
    • Marseille. Batterie du Pharo : Stp Mar 62,  (5./MA.A. 611 puis 3./M.A.A 611) légère : 4 pièces de 6,5cm d'abord dans cuves françaises de 1879 reformatées l'été 1943 selon le type Bh47a, puis mises sous casemates Regelbau 671 au printemps 1944.Leitstand Regelbau ? inachevé et petit leitstand provisoire.
    • Marseille. Batterie du Château d'If : Wn 050e puis Stp Mar 50 (8./MA.A. 611 puis 4./M.A.A 611) légère : 3 pièces de 7,5cm dont 2 françaises (1914)et une de 1943 en cuves + 3 pièces de Flak de 2cm
    • Marseille. Batterie de Banc : Stp Mar 195 (8./MA.A. 611 puis 5./M.A.A 611) halbatterie légère : 4 pièces de 7,5cm françaises +2 pièce de 7,5 Flak  plates-formes, pas de casemates
    • Marseille. Batterie Brégantine (Mangue) : Wn 050a puis Wn 189, puis  Stp Mar 189 ( 7./M.A.A 611 ) moyenne : 6 pièces de 15,5cm   Dans cuves à casemate abri M158, Leitstand M162a
    • Marseille. Batterie de Caveaux : Wn 050b puis Stp Mar 190 (8./ M.A.A 611) moyenne : 4 pièces de 13,8cm françaises   2 casemates Regelbau 272 réalisées sur 4 prévues ; leitstand Regelbau 162a projeté non réalisé
    • Marseille. Batterie du fort Ratonneau : Stp Mar 195a ( 9./M.A.A 611) Seule batterie MKB lourde, projetée pour 4 pièces de 24cm, grandes casemates-abri portant tourelle blindée Regelbau S 542, commencées et laissées inabouties en 1944, batterie non mise en service
    • Marseille. Batterie du Cap de Croix : Wn 196-197( ?./ M.A.A 611) halbatterie légère : 2 pièces de 7,5cm  en cuves, pas de casemates
    • Marseille. Batterie du fort Napoléon : Wn 091g  puis Stp Mar 184 (1./ M.A.A 685, puis 6./M.A.A 611) moyenne : 4 pièces de 13,8cm françaises en cuves (construites en 1930)+ poste de direction de tir  une seule casemate Regelbau, du modèle-type 671 (début 1944)pour un canon de 6,5cm

Batteries de la Heer

    • Marseille. Batterie de la Redonne : Stp Mar 03 ( 12. / H.K.A.R. 920 puis 1./H.K.A.R 1291 ) Batterie lourde de 2, puis 4 pièces de 22 cm k 532 (f) de 22km de portée en cuves circulaires béton flanquées de niches à munitions ; leitstand de type SK à deux niveaux avec camouflage en voile ciment (construits hiver 1943-1944). Presque entièrement détruite et incluse dans des parcelles privées.
    • Le Rove. Batterie du Rove : Stp Mar 11  (14. / H.K.A.R. 920 puis 2./H.K.A.R 1291 ) moyenne : 4 pièces de 12,2cm sous casemates semi caverne et leitstand SK (Sonderkonstruktion ou sonderbau : construction spéciale), casemate de flanquement Regelbau 612 (construits printemps 1944)
    • Marseille. Batterie de Fenouil ou de l'Estaque : Stp Mar 26 (8. / H.K.A.R. 920 puis 3./H.K.A.R 1291 ) légère : 4 pièces de 10,5cm  + Flak  pièces dans 4 casemates Regelbau 671, leitstand Regelbau 636a construits au printemps 1944
    • Marseille. Batterie de Montredon : Stp Mal 179 (18. / H.K.A.R. 920 puis 4./H.K.A.R 1291 ) légère : 4 pièces de 10,5cm  4 casemates Regelbau 671 desservies à la gorge par des tranchées, leitstand Regelbau 636 construit en 1944 en rognant le corps de garde type 1846 de l'ancienne batterie française, casemate de flanquement Regelbau 612 (leitstand détruit, casemates conservées remaniées)
    • Marseille. Batterie basse de l'Escalette : Stp Mal 183 (10. / H.K.A.R. 920 puis 5./H.K.A.R 1291 ) moyenne : 4 pièces de 12,2cm sur plates-formes et sous casemates Regelbau 669 combinées, leitstand Regelbau 636a; 2 casemates de flanquement Regelbau 612 (achevés printemps 1944)

Ouvrages secondaires

    • Marseille. Position de Falaise (quartier de l'Estaque) : Stp Mar 21 (...H.K.A.R 1291)légère : 1 pièce de 10,5cm, 1 de 8,8cm (ou 6,5cm), 2 pièces antichar, les premières sous (2) casemates de flanquement Regelbau 612, 2 autres casemates plus petites + tobrouk couvert . (Ensemble recouvert par l'urbanisation, reste une casemate 612 sous un immeuble et un tobrouk)
    • Marseille. Station radar du Montrose dans la batterie XIXe + mur antichar, tobrouks.

 Secteur de La Ciotat, codé Mal

Batterie de la Kriegsmarine

    • La Ciotat. Batterie Beaumette (Plaines Marines): Wn 061  Stp Mal 056 (10./M.A.A. 611) moyenne : 3 pièces de 13 cm C/1940 MPL(f) d'abord en cuves Bh 47a (1943), puis mises sous casemates type Regelbau 671 Leitstand sommaire (provisoire)type SK, Leitstand M262 commencé en 1944 inachevé. Largement détruite, excepté le leitstand provisoire.

Batteries de la Heer

    • La Ciotat. Batterie de l'île Verte : Stp Mal 44 H ( 6./H.K.A.R 1291 ) moyenne : quatre pièces de 12,2 cm K 390/1(r)sur plates-formes bétonnées 2 canons de soutien de 7,5 cm et deux pièces antiaériennes de  3,7 cm Flak,  Leitstand type SK,
    • St Cyr-sur-Mer, département du Var. Batterie du Cap Saint-Louis : Stp Mal 64 H (15. / H.K.A.R. 920 puis 7./H.K.A.R 1291 ) légère : 4 pièces de 10,5 cm K331 (f)

Ouvrages secondaires

    • Cassis. Position de Cacao/ Port Pin : 2 pièces de 7,5cm en cuve, tobrouks
    • Cassis. Position de la pointe des Lombards : 2 pièces de 5cm K.W.K  dans 2 casemates de flanquement du type Regelbau 667 et tobrouks

 

 Typologie détaillée des ouvrages Regelbau constitutifs des batteries de côte

            La liste ci-dessus signale, batterie par batterie, les modèles-type Regelbau de casemates et de postes de direction de tir représentés dans la frange littorale du Südwall comprise entre Port-Saint-Louis-du-Rhône et La Ciotat.

            Un descriptif de ces différents ouvrages, en principe conformes aux modèles-type, est présent au cas par cas dans les dossiers individuel des batteries, avec illustrations.

            Pour pallier aux lacunes descriptives liées au cas des batteries du Südwall détruites ou en partie conservées mais ne faisant pas l'objet d'un dossier individuel pour les raisons évoquées ci-dessus, il convient de revenir succinctement ici sur les caractéristiques typologiques des différents modèles-types, en les illustrant par les planches de plans-types théoriques allemandes contemporaines des travaux de l'Atlantikwall et du Südwall. On indiquera à l'occasion la plus ou moins grande fréquence de tel ou tel modèle-type, réalisé plus ou moins conformément, dans les batteries du secteur côtier considéré. Ces planches de plans sont intéressantes à comparer avec celles relevées sur le terrain en 1946 pour participer de l'illustration du rapport de l'officier de Marine français Yves Marie Fernand Pinczon du Sel, donnant l'état des lieux après guerre du Mur de l’Atlantique et du Südwall8. Les planches de plans et coupes du rapport Pinczon du Sel, complétées de planches de photographies (aériennes ou au sol) ne concernent qu'une partie limitée des ouvrages allemands concernés (casemates, postes de direction de tir, abris), et ne les identifient pas selon la nomenclature Regelbau (ignorée à l'époque par l'auteur du rapport). En dépit de quelques imprécisions -certaines planches renvoient à plusieurs batteries pourvues du même ouvrage normatif sans mentionner sur laquelle a été prit le relevé- ces relevés de 1946 permettent de juger dans une certaine mesure de la conformité au modèle-type. De même, les photographies du même rapport donnent des compléments d'information sur l'état des ouvrages dans l'immédiate après-guerre, notamment sur les artifices de camouflage ayant disparu depuis, et sur ceux d'entre ces ouvrages qui sont aujourd'hui détruits. On produira à l'occasion de l'évocation descriptive des modèles-types, dans le développement ci-dessous, des photographies anciennes et actuelles des ouvrages conservés dans certaines batteries qui ne font pas l'objet d'un dossier individuel.

            S'agissant des casemates actives d'artillerie de Marine, il ressort de la revue des ouvrages réalisés que le modèle-type le plus largement représenté dans les batteries du secteur littoral9 (5 en charge de la kriegsmarine, 4 en charge de la Heer) est une casemate de taille moyenne, codée Regelbau 671, correspondant en principe, d'après le légendage des planches de modèles-type à un cubage de béton de 300 m3. Elle se caractérise par son embrasure large  à ébrasements latéraux à ressauts permettant une amplitude de tir en rotation de 120°, dans une façade en angle rentrant avec visière en porte-à-faux au-dessus de l'embrasure. On la trouve armée de pièces de calibres divers, toutes de force moyenne : 6,5 cm (batterie de la Couronne, batteries du Pharo, du Fort Napoléon), 7,5 cm (batterie de Corbière, batterie de Montredon), 10,5cm (batteries de l'Auguette, de Laveron, de Fenouil),  13cm (batterie de Beaumette). Les plans donnés dans le rapport français de 1946 (pour Corbière, Fenouil et Montredon), imparfaitement exprimés graphiquement10, témoignent de la relative conformité au modèle, avec quelques adaptations. L'état des lieux des casemates toujours en place aujourd'hui, dans les batteries de Laveron, de La Couronne, de Corbière, de Fenouil, du Pharo, de Montredon et du Fort Napoléon confirment la conformité au modèle-type. Celles de la batterie de Montredon présentent le même principe d'enduit de camouflage en ciment modelé que celles des batteries de Fenouil, du Pharo et du Fort Napoléon, à la différence de celles des batteries de Laveron et de La Couronne, laissées en béton brut apparent.

[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 671], 1944.[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 671], 1944. [Plans et coupes des casemates (Regelbau 671) des batteries de Corbière, de Fenouil et de Montredon],1946. [Plans et coupes des casemates (Regelbau 671) des batteries de Corbière, de Fenouil et de Montredon],1946.[Vue d'une casemate  (Regelbau 671) de la batterie de Laveron], 1946.[Vue d'une casemate (Regelbau 671) de la batterie de Laveron], 1946.Batterie de Montredon, façade active d'une des quatre casemates Regelbau 671 avec camouflage.Batterie de Montredon, façade active d'une des quatre casemates Regelbau 671 avec camouflage.Batterie de Montredon, vue latérale d'une des quatre casemates Regelbau 671 avec camouflage.Batterie de Montredon, vue latérale d'une des quatre casemates Regelbau 671 avec camouflage.

            La casemate type Regelbau 272, deux fois plus grande, et plus complexe dans sa partition interne (cubage de béton estimé de 740 m3)  que la 671, mais comparable en aspect de façade et ouverture d'embrasure, est présente dans deux batteries de la kriegsmarine, celle de Niolon-Bas (4 casemates, pièces de 9 cm) et celle de Caveaux (2 casemates sur 4 projetées, pièces de 13,8 cm). Les relevés de 1946 montrent d'importantes différences d'une batterie à l'autre dans la conformité au modèle-type, s'agissant notamment de l'épaisseur murale.

[Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau M272], 1944.[Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau M272], 1944.[Plans et coupes des casemates (Regelbau 272) des batteries de Niolon-Bas et de Caveaux],1946.[Plans et coupes des casemates (Regelbau 272) des batteries de Niolon-Bas et de Caveaux],1946.

            La casemate type Regelbau 669, un peu plus petite, moins consommatrice de béton (495 m3)  et plus simple dans les formes de sa façade active à embrasure simple n'offrant une amplitude de tir que de 60°, est représentée dans deux batteries de la Heer, pour canons de 12,2cm, celle du Mazet (4 casemates, pièces de 12,2cm 3 sur 4 détruites) et la batterie basse de l'Escalette (4 casemates).

[Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 669], 1942.[Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 669], 1942.

            La casemate type Regelbau 270, beaucoup plus imposante, allongée et complexe que les précédentes, avec façade active de formes comparable à celle des 271 et 272, avec saillant flanquant ou caponnière crénelé sur son mur de gorge et tobrouk intégré, n'était représentée, en six exemplaires, qu'à la batterie kriegsmarine de l'Espanet (Martigues) abritant des pièces de 13,8cm. Ces casemates de l'Espanet ont aujourd'hui disparu avec la partie principale de la batterie.

[Plan et coupe d'une casemate Regelbau M270].[Plan et coupe d'une casemate Regelbau M270].Plan et coupe d'une casemate M272 de la batterie de l'Espanet, 1946.Plan et coupe d'une casemate M272 de la batterie de l'Espanet, 1946.

            La casemate type Regelbau 683,  très massive (cubage de béton estimé de 2000 m3), est  celle qui avait été tardivement choisie en 1944 pour mettre à l'abri les cinq pièces à longue portée de 21 cm de la batterie lourde de kriegsmarine de Cavallas. Toutefois, la réalisation de ces six casemates en est restée au stade des excavations.

[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 683], 1944.[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 683], 1944.

            Les quatre casemates de la batterie de la Heer du Rove sont hors normes, du fait de leur structure en semi-caverne ; elles appartiennent par défaut à la série Sonderbau (S, SK)

            Le modèle rare de casemate à cuve Regelbau 158, assez complexe dans l'organisation interne symétrique de la casemate proprement dite, avec accès en escalier et sas à défense interne (créneau) et abri à munition encadré de  deux réduits en couloir, est celui réalisé en six exemplaires à la batterie de Caveaux , pour pièces de 15,8cm, en intégrant des cuves construites en premier lieu.

[Plan et coupe d'une casemate à cuve Regelbau M158], 1992.[Plan et coupe d'une casemate à cuve Regelbau M158], 1992.

            De structure comparable au modèle précédent, mais à une échelle de monumentalité beaucoup plus grande (cubage de béton estimé de 4500 m3), adapté à l'artillerie lourde dans tourelle blindée pivotante, le modèle de casemate hors normes S 542 est celui dont la construction avait été lancée en quatre exemplaires pour recevoir les pièces de 24cm de la batterie du fort de Ratonneau, et qui sont restées dans un état largement inachevé.

[Plan d'une casemate à tourelle Regelbau S542].[Plan d'une casemate à tourelle Regelbau S542].

            Les postes de direction de tir ou leitstand réalisés pour diriger les pièces sous casemates des batteries de côte qui viennent d'être mentionnées, sont à peu près aussi diversifiés dans le choix des modèles-type Regelbau.

            Le modèle de leitstand le plus représenté dans les batteries de côte Südwall du département des Bouches-du-Rhône, est le Regelbau 636 et 636a (le second étant une variante peu différente du premier). Assez imposant (cubage de béton estimé de 900 à 1250 m3), il superpose deux niveaux : à l'étage une salle de télémétrie carrée à fenêtre panoramique continue, et au niveau 1 deux pièces casematées, une pour les transmissions, une pour le logement du personnel, encadrant symétriquement la salle de calcul centrale. Son mur de gorge comporte un saillant-caponnière flanquant à créneau pour défendre la porte, qui est suivie d'un couloir en chicane anti-gaz. Ce modèle-type a été réalisé exclusivement dans cinq batteries prises en charge par la Heer. Il s'agit de celles de l'Auguette (aujourd'hui détruite), de Laveron (accès interdit), de Fenouil, de Montredon et de l'Escalette-Bas. La comparaison des plans-type avec les relevés de 1946 des leitstand de Fenouil et de l'Escalette-Bas montrent une plus grande analogie de ceux-ci avec le modèle-type 636a, sans conformité absolue, le celui de l'Escalette-Bas intégrant un tobrouk absent des modèles-type. Des différences sont également sensibles dans l'épaisseur des dalles de couvrement. La conformité au modèle est difficilement vérifiable dans trois les autres cas, faute de relevé, deux ayant disparu. L'un de ces deux derniers, le leitstand de la batterie de Montredon, qui avait été construit sur le corps de garde type 1846 d'une batterie française déclassée, est documenté par des photographies anciennes, l'une montrant son état en 1944, avec traitement rocaillé du parement en béton, l'autre prise en 1946, montrant un état secondaire de camouflage très différent, déjà un peu dégradé, imitant une façade de maison. Un camouflage rocaillé a été conservé sur le leitstand de la batterie de Laveron, aujourd'hui en mauvais état.

Montage comparatif de trois planches de plans, coupes et vue en perspective des modèles-types de poste de direction de tir Regelbau 636 et 636a.Montage comparatif de trois planches de plans, coupes et vue en perspective des modèles-types de poste de direction de tir Regelbau 636 et 636a.[Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 636 et 636a) des batteries de L'Escalette-Bas et de Fenouil], 1946.[Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 636 et 636a) des batteries de L'Escalette-Bas et de Fenouil], 1946.Montage photographique juxtaposant une vue de la batterie 1846 de Montredon et une photographie de 1944 montrant le poste de direction de tir en construction au-dessus du corps de garde.Montage photographique juxtaposant une vue de la batterie 1846 de Montredon et une photographie de 1944 montrant le poste de direction de tir en construction au-dessus du corps de garde.Marseille - Batterie de Montredon. Le poste de direction de tir camouflé, 1946. Le poste de direction de tir est un modèle type 636.Marseille - Batterie de Montredon. Le poste de direction de tir camouflé, 1946. Le poste de direction de tir est un modèle type 636.Batterie de Laveron, détail de la façade active du poste de direction de tir Regelbau 636.Batterie de Laveron, détail de la façade active du poste de direction de tir Regelbau 636.

            Le leitstand Regelbau 262a, aussi à deux niveaux avec au second une salle de télémétrie carrée à fenêtre panoramique continue, est de dimensions plus réduites que celles du R 636, avec organisation interne plus simple (pas de logement de personnel intégré), de formes extérieures plus anguleuses, avec mur de gorge plat non flanqué. Il a été choisi pour trois batteries, toutes en charge de la kriegsmarine : celles de Niolon-Bas, de Corbières, très voisines, et celle de Beaumette, où sa construction est restée inachevée. Le relevé français de 1946, prit à Corbières et mentionnant Niolon-Bas, témoigne de la conformité au modèle-type, représenté dans plusieurs batteries du mur de l'Atlantique (Longues, Vasouy, etc), mais indique l'adjonction hors œuvre du mur de gorge d'un local annexe enterré.

Longues-s/Mer [Calvados]. Poste de direction de tir Type M 262a. [Plans et coupe du modèle-type].Longues-s/Mer [Calvados]. Poste de direction de tir Type M 262a. [Plans et coupe du modèle-type].[Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 262a) des batteries de Corbière et de Niolon-Bas], 1946.[Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 262a) des batteries de Corbière et de Niolon-Bas], 1946.

            Le leitstand Regelbau 178 n'est représenté que par un exemplaire unique sur l'ensemble du Südwall, à la batterie de l'Espanet, relevant de la kriegsmarine. C'est un imposant ouvrage à trois niveaux, de dimensions comparables, au premier niveau, à celles des Regelbau 636/636a, mais plus développé en longueur du fait du poste de veille en tête du premier niveau (optionnel sur le plan-type), et en hauteur, d'où un cubage de béton estimé deux fois supérieur (2100 m3). Son organisation interne est différente de celle des 636/636a, avec salle principale en T, et locaux annexes à la gorge. Il comporte aussi une entrée en chicane et à la gorge un saillant caponnière à créneau flanquant la porte. Le relevé français de 1946 montre la conformité au modèle-type du leitstand de l'Espanet, dont l'état actuel est amputé de ses deux étages.

[Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M178], 1944.[Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M178], 1944.[Plans et coupe du poste de direction de tir (Regelbau 178) de la batterie de l'Espanet], 1946.[Plans et coupe du poste de direction de tir (Regelbau 178) de la batterie de l'Espanet], 1946.

            Le leitstand Regelbau 162a, n'est lui aussi représenté que par un exemplaire unique sur le Südwall, à la batterie Brégantine (Mangue), faute de réalisation d'un autre projeté à la batterie de Caveaux, ces deux batteries relevant, comme toutes celles des îles du Frioul, de la kriegsmarine. Le modèle-type, à deux niveaux (cubage de béton estimé de 1000 m3), présente quelques analogies de forme extérieures avec le Regelbau 262a, dans des dimensions un peu plus grandes et une organisation plus complexe comportant, au niveau 1, des locaux annexes de chaque côté de la salle centrale de calcul, le mur de gorge étant rallongé en saillant latéral pour intégrer un tobrouk et pourvu d'un saillant-caponnière avec créneau flanquant la porte. La comparaison du modèle-type avec le leitstand de la batterie Brégantine d'après le relevé français de 1946 montre des différences assez importantes, mais limitées au front de gorge : à Brégantine, le passage longeant le mur de gorge pour desservir la porte du bloc, celle du tobrouk, et butant sur le saillant-caponnière n'est pas à ciel ouvert mais couvert et casematé, incorporé dans une extension doublant le mur de gorge, avec mur épais traversé par un passage-escalier et incorporant un local annexe.

[Plan et coupes du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M162a], 1944.[Plan et coupes du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M162a], 1944.[Plan et coupe du Poste de direction de tir (Regelbau 162a) de la batterie allemande Brégantine (Mangue)], 1946.[Plan et coupe du Poste de direction de tir (Regelbau 162a) de la batterie allemande Brégantine (Mangue)], 1946.

            Les autres leitstand de batteries de côte du secteur entre Port-Saint-Louis et La Ciotat sont hors des normes Regelbau, et ont déjà été évoqués à ce titre ci-dessus.

Deux d'entre eux, relevant de la kriegsmarine, étaient du modèle provisoire Bh19, l'un à la batterie de l'Espanet, construit d'abord puis remplacé (à un autre emplacement) par le Regelbau 178, n'existe plus, le seul conservé du Südwall étant de ce fait celui de la batterie de Calavas.

            Les quatre derniers leitstand  hors normes du secteur, dans les batteries du Mazet, de la Redonne, du Rove et de l'île Verte, toutes relevant de la Heer, sont de la catégorie Sonderbau alias Sonderkonstruktion (S/SK). Tous différents, ces postes de direction de tir se caractérisent par une structuration plus nettement verticale qu'horizontale, poussée à l'extrême dans le cas de celui du Mazet, formant une tour élancée partant d'un niveau 1 casematé plus large. Le leitstand de la batterie de la Redonne, complètement disparu, ressemblait toutefois à celui de La Batterie du Rove, comme le montrent les relevés et la photographie qui en ont été prises dans le cadre du rapport français de 1946. La photographie témoigne en outre du soin qui avait été apporté au camouflage de l'ouvrage, avec remblais de cailloux périphérique et voile de ciment modelé sur grillage.

[Plan, coupe et vue du poste de direction de tir (Sonderbau) camouflé de la batterie de la Redonne], 1946.[Plan, coupe et vue du poste de direction de tir (Sonderbau) camouflé de la batterie de la Redonne], 1946.

            Outre les casemates affectées à l'artillerie de la batterie de défense côtière proprement dite, d'autres casemates actives dites "de flanquement" appliquant les modèles-type Regelbau ont été construites dans certaines batteries ou dans des ouvrages secondaires intermédiaires, pour abriter des pièces de portée et calibre moindre, servant une défense rapprochée terrestre. La présence ou l'absence de cette catégorie de casemates est liée à la position topographique de la batterie. Celles qui sont isolées, au sens propre (îles du Frioul, île Verte) ou au sens d'un éloignement des voies de communication terrestres, n'en sont pas pourvues. Dans les autres batteries, les casemates de flanquement sont justifiées par la nécessité de sécuriser les approches en présence d'une voie de communication facilement praticable par les blindés automobiles ou chars à tourelle. Aussi, si la majorité de la mise en place de ces casemates relevait de la Heer et concernait des batteries ou ouvrages secondaires pris en charge par ce corps d'armée, deux batteries de côte tenues par la kriegsmarine en étaient pourvues, du fait de leur facilité d'accès.

            Les modèles-type de ces casemates de flanquement diffèrent assez peu, en plan et en échelle, des casemates d'artillerie côtière dites moyennes, du type Regelbau 669. Elles ne s'en distinguent guère que par la présence récurrente du mur de flanquement à arase arrondie et  rampante implanté obliquement à l'angle d'un seul côté de leur étroite façade active et de son embrasure, ce mur ayant pour fonction de défiler ladite embrasure des tirs ennemis potentiels venus de la mer.

            Le modèle-type de casemate de flanquement le plus largement présent dans le secteur considéré du Südwall est le Regelbau 612, mis en place en un ou deux exemplaires dans les batteries du Canal Saint-Louis, de l'Auguette (détruite), du Rove, de Montredon, de l'Escalette bas, toutes prises en charge par la Heer, et dans les ouvrages ou positions secondaires intermédiaires (sans artillerie de côte) des Laurons, de La Plaine de Bonnieu et, sauf erreur, de Falaise. Cette casemate était adaptée aux canons antichar (Pak) de 5cm, 5,7cm, 7,5 cm et 7,62cm. La comparaison du plan du modèle-type avec celui du relevé 1946, que sa légende annonce commun à trois ou quatre de ces site (Canal Saint-Louis, Montredon, Escalette, Bonnieu11, montre la conformité des réalisations au modèle. On note que la planche de relevé française de 1946 ne porte le mur de flanquement oblique qu'en pointillé, comme s'il n'était pas présent dans certaines des casemates réalisées, défaut que l'on ne constate dans aucune de celles des sites concernés. Celle de la position de la Plaine de Bonnieu, conforme au modèle-type, est bien conservée aujourd'hui avec ses faces latérales enterrées par apport de remblais (avec mur de soutènement à gauche de la façade), sa façade active, mur de flanquement (à droite)12 compris, étant revêtue d'un enduit de finition ciment rustiqué et modelé à faux joints ruban imitant un appareil polygonal en pierre (difficilement explicable par une intention de camouflage). La dalle de sol en béton coulée devant la façade de cette casemate porte la date tracée en creux 23 juin 1944. Celle de la position des Laurons, conservée en mauvais état, avec des restes d'enduit de camouflage ciment, doit être considérée comme un compromis entre l'application du modèle-type Regelbau 612 et un modèle sonderkonstruktion (SK) du fait de la présence d'une seconde embrasure ménagée dans sa face latérale gauche.

[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 612], 1944.[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 612], 1944.[Plan et coupe d'une des casemates de flanquement (Regelbau 612) des batteries de Montredon, de l'Escalette-Bas et de la position de Bonnieu],1946.[Plan et coupe d'une des casemates de flanquement (Regelbau 612) des batteries de Montredon, de l'Escalette-Bas et de la position de Bonnieu],1946.Position défensive de la plaine de Bonnieu, façade active de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.Position défensive de la plaine de Bonnieu, façade active de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.Position défensive de la plaine de Bonnieu, mur de gorge de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.Position défensive de la plaine de Bonnieu, mur de gorge de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.Position défensive de la plaine de Bonnieu, intérieur de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.Position défensive de la plaine de Bonnieu, intérieur de la casemate de flanquement Regelbau (H) 612.[Vue de la casemate de flanquement (Regelbau 612 modifiée) de la position des Laurons],1946.[Vue de la casemate de flanquement (Regelbau 612 modifiée) de la position des Laurons],1946.Position défensive des Laurons, casemate de flanquement H 612 modifiée (SK) à double embrasure.Position défensive des Laurons, casemate de flanquement H 612 modifiée (SK) à double embrasure.

D'autres planches de plans rétrospectifs  illustrant ce modèle-type de casemate 612, et aussi le modèle-type Regelbau 680, en donnent deux variantes, l'une avec et l'autre sans mur de flanquement. Il semble à cet égard qu'une des casemates de la position ou point d'appui de Falaise à l'Estaque, telle que relevée en 1946 dans le rapport Pinczon du Sel, corresponde à un variante soit de la Regelbau 612, soit de la 680 sans mur de flanquement mais avec surépaissisement des murs latéraux, qui, sur la position de Falaise, n'étaient pas enterrés.

[Plans et coupes d'une casemate de flanquement type Regelbau 680.][Plans et coupes d'une casemate de flanquement type Regelbau 680.][Plan et coupe d'une casemate (Regelbau 612 ou 680 modifiée ?) de la position de Falaise à l'Estaque],1946.[Plan et coupe d'une casemate (Regelbau 612 ou 680 modifiée ?) de la position de Falaise à l'Estaque],1946.

            La casemate de flanquement type Regelbau 680, diffère assez peu au demeurant de la 612 dans le modèle-type, essentiellement par des dimensions un peu plus réduites en profondeur, et un cubage de béton estimé un peu moindre (340 m3 au lieu de 385m3). La planche du catalogue de référence allemand la signale comme en principe destinée à accueillir une pièce de 7,5cm Pak 40. Elle est présente à la position de Lavera (îlot de Bouc), à la batterie de l'Espanet (où elle était armée d'une pièce de 5cm Pak 38), et à la batterie de La Couronne (deux casemates, d'abord armées de pièces de 7,5cmF.K. sur roues, remplacées par des pièces de 7,6cm). Le relevé français de 1946 concerne les deux casemates de La Couronne. Celle de Lavera, photographiée en 1946 avec sa tranchée d'accès rectiligne cimentée dans l'axe de sa gorge et les importants remblais de pierraille massés sur ses faces latérales et aux bords de la tranchée pour les masquer, est bien conservée aujourd'hui. Sa façade et son mur de flanquement (à gauche) sont en béton brut de décoffrage, sa face latérale droite reste masquée de remblais en partie maçonnés, mais sa face latérale gauche a été complètement déblayée.

[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 680], 1944.[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 680], 1944.[Plans et coupe d'une casemate de flanquement (Regelbau 680) de la batterie de La Couronne], 1946.[Plans et coupe d'une casemate de flanquement (Regelbau 680) de la batterie de La Couronne], 1946.[Vue aérienne de la casemate de flanquement (Regelbau 680) de la position de Lavera], 1946.[Vue aérienne de la casemate de flanquement (Regelbau 680) de la position de Lavera], 1946.Position défensive de Lavera, façade active de la casemate de flanquement Regelbau 680Position défensive de Lavera, façade active de la casemate de flanquement Regelbau 680Position défensive de Lavera, face latérale démasquée et mur de gorge de la casemate de flanquement Regelbau 680Position défensive de Lavera, face latérale démasquée et mur de gorge de la casemate de flanquement Regelbau 680

            Le dernier modèle-type de casemate de flanquement représenté dans le secteur, le Regelbau 667, n'est présent en deux exemplaires sur un unique site de position ou ouvrage secondaire à La Ciotat, en contrebas de l'ancienne batterie française déclassée de la Pointe des Lombards. C'est une casemate nettement plus petite et plus cubique dans ses formes que les Regelbau 612 et 680. Le légendage des planches la concernant dans les catalogues de référence allemands des modèles-type la qualifie de petit ouvrage, consommant en principe un cubage de béton réduit (90 à 165m3) et adapté à un canon de 5cm KWK.

[Plan et coupes du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 667], 1942.[Plan et coupes du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 667], 1942.

            Les modèles-type Regelbau représentés dans le secteur concerné du Südwall incluent des casemates-abri passives ou semi-défensives, autrement dit intégrant une capacité de défense active rapprochée autre qu'un simple créneau défendant leur porte d'entrée.

            Deux seulement des batteries de côte du secteur, et exclusivement dans la partie extrême ouest (Port-Saint-Louis-du-Rhône, Martigues) sont équipées d'exemplaires de ce type de casemates-abri normatives, à savoir la batterie du canal de Port-Saint-Louis-du-Rhône pourvue de quatre casemates-abri Regelbau 621 et la batterie de l'Espanet, d'une casemate-abri du même modèle et d'une autre du modèle-type Regelbau 656. A ces deux cas s'ajoutait, dans la station radar du Cap Couronne, une casemate-abri usine (passive) de groupe électrogène Regelbau V 206 ( V = Versorgung, soit : d'approvisionnement, soutien) unique sur le Südwall, qui a été détruite en 2006.

            Les modèles type de casemates-abri Regelbau 621 et 656 présentent les mêmes caractéristiques. Ces casemates sont réservées à l'abri dortoir de troupe, dans un volume interne d'un seul tenant aveugle de plan rectangulaire. L'accès de cette salle se fait en chicane par un deux portes symétriques en escalier ménagées dans le mur de gorge, défendues par un créneau de défense interne, et desservant un sas anti-gaz central dans l'épaisseur du mur. Ces deux modèles-type comportent en outre un tobrouk intégré dans un saillant latéral élargissant le mur de gorge, avec porte dans ce même mur. La différence entre les deux modèles-type tels que figurés sur les planches de plans des catalogues tiennent seulement à leurs dimensions, le Regelbau 621 étant un peu plus petit et moins large (cubage de béton estimé de 485 m3)  que le Regelbau 656 (cubage de béton estimé de 570 m3, capacité d'hébergement de 15 hommes).

Montage de deux planches de plans et vues en perspective des modèles-types de casemate abri Regelbau 621 et 656.Montage de deux planches de plans et vues en perspective des modèles-types de casemate abri Regelbau 621 et 656.

            Les ouvrages aux normes Regelbau sont encore représentées dans l'agglomération marseillaise par quelques autres casemates plus ou moins bien conservées ou accessibles, décontextualisées dans l'état actuel, autrement dit non explicitement associées à un équipement logistique au service duquel elles auraient été mises en place. C'est le cas notamment de deux casemates remaniées qui semblent conformes au modèle-type Regelbau 623 ou 624 , ces derniers modèles apparentés à une compromis fonctionnel entre casemate-abri de troupe et casemate de flanquement. Leur abri est accessible par une entrée en chicane, une caponnière à créneau faisant saillie sur le mur de gorge pour défendre la porte, desservie depuis l'abri, une chambre de tir pour  mitrailleuse MG s'ouvre par un créneau dans la face active du bloc en retour d'angle droit du mur de gorge. L'angle à gauche de cette face comporte un mur de flanquement oblique, et l'angle gauche accueille un tobrouk intégré dans la masse murale, en sorte que ces modèles-type de casemate intègrent deux postes de défense rapprochée. La première des deux casemates représentatives de ces modèles-type 623 ou 624 est implantée à une extrémité de la digue du large du port de Marseille, surmontée depuis 1979 par la vigie nord du port, l'autre subsiste près du parc de la Calade, chemin de La Madrague. Aucune des deux ne comporte de mur de flanquement.

[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate abri défensive Regelbau 623], 1944.[Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate abri défensive Regelbau 623], 1944.Marseille ville, casemate abri défensive (Regelbau 623 ou 624) de La Calade, côté entrée avec caponnière.Marseille ville, casemate abri défensive (Regelbau 623 ou 624) de La Calade, côté entrée avec caponnière.

            Une casemate d'une catégorie différente, masquée extérieurement par un bâtiment du lycée Saint-Charles à Marseille, construit au-dessus, mais très bien conservée intérieurement, est conforme au modèle-type Regelbau (L)423A. Il s'agit d'une casemate-abri passive, en principe à l'usage de la Luftwaffe, et à vocation prioritaire d'abri à munitions destinées à l'artillerie antiaérienne légère, mais dont une partie des locaux de stockage munition pouvaient aussi servir d'abri dortoir de troupe (16 hommes). Ce modèle spécifique de casemate dont on ne connait pas d'autre exemple dans le secteur des Bouches-du-Rhône, s'apparente dans ses formes aux modèles de casemates-abri de troupes Regelbau 622 et 63813, notamment par  son système d'entrée à deux portes symétriques en escalier, avec créneau de défense interne, desservant un sas anti-gaz, pour accéder à trois salles de munitions aveugles. En principe, le modèle-type Regelbau (L)423A  intègre aussi un tobrouk dans un saillant latéral du mur de gorge. Cet aménagement n'est plus vérifiable dans la casemate du lycée Saint Charles, dont l'état actuel présente l'intérêt d'avoir conservé la totalité de ses aménagements mobiliers internes en métal non vandalisés : doublage du plafond, portes blindées, volets coulissants des créneaux de défense interne, tuyaux et vannes de ventilation.

[Plan-type d'une casemate-abri passive Regelbau (L) 423a]. 1 : entrée, 2 : sas anti gaz ; 5 : dépôts de munition.[Plan-type d'une casemate-abri passive Regelbau (L) 423a]. 1 : entrée, 2 : sas anti gaz ; 5 : dépôts de munition.Marseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, mur de gorgeMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, mur de gorge

Marseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, détail porte gauche à escalierMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, détail porte gauche à escalierMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur sas anti-gazMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur sas anti-gazMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, porte entre salle arrière et 1ere salleMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, porte entre salle arrière et 1ere salleMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, détail créneau de défense interne d'une des 2 portesMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, détail créneau de défense interne d'une des 2 portesMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, 1ere salleMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, 1ere salleMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, une des deux salles arrièreMarseille ville, casemate abri (type regelbau L423A) du lycée Saint-Charles, intérieur, une des deux salles arrière

Autres ouvrages du Südwall hors batteries, défense rapprochée terrestre ou ouvrages passifs.

            On observe sur le secteur des Bouches-du-Rhône dans la période de mise en place du Südwall, une multiplication, voire une atomisation en ordre apparemment dispersé, de petits équipements défensifs individuels, en particulier -déjà évoqués- les Tobrouks ou Ringstand, pour mitrailleuses et pour certains pièces antichar ou mortiers, qui ne sont nullement cantonnés aux abords des batteries14. La profusion de ces petits aménagements d'infanterie normatifs répondant à une typologie fixe, au même titre que les casemates d'artillerie des batteries, n'est pas cartographiée, et difficilement quantifiable. Le modèle-type le plus usuel et le plus largement répandu est le Vf 58, sous ses deux déclinaisons (c et d), petit tobrouk (cubage de béton: 11 m³ ) en principe complètement enterré,  à entrée latérale en escalier, la principale différence entre les deux sous-modèles étant le plan intérieur du poste de combat, octogonal ou circulaire. Ces tobrouks peuvent être modifiés, par l’ajout par exemple, d’une dalle de couvrement en visière, ou par l'adaptation à une arme différente de la mitrailleuse MG, soit une arme antiaérienne ou un mortier léger de 5cm.

            Une variante de ce modèle adaptée dès sa conception à une tourelle de char pivotante (Panzerstellung), très légèrement plus lourde (cubage de béton: 16 m³), nommée Vf 67 ou Bauform 231-241 est présente sur le Südwall, mais en nombre limité.

Parmi les autres modèles de tobrouks construits et représentés dans le territoire considéré, par un nombre limité mais mal évalué d'exemplaires, on note le modèle Vf 65a ou bauform 221, plus important et plus complexe en plan (du fait d'un plus grand développement des soutes-abri) conçu pour un canon antichar de 5cm pivotant sur un axe central.

Montage comparatif de deux planches de plans, coupes et vue en perspective des modèles-types de Tobrouk (ringstand) Vf58c et vf58d.Montage comparatif de deux planches de plans, coupes et vue en perspective des modèles-types de Tobrouk (ringstand) Vf58c et vf58d.[Plan et coupe du modèle-type de Tobrouk (ringstand) Vf67 issue d'un catalogue de modèles-types], c. 1942.[Plan et coupe du modèle-type de Tobrouk (ringstand) Vf67 issue d'un catalogue de modèles-types], c. 1942.Plan-type d'un Tobrouk type Vf 65a pour canon antichar de 5cm.Plan-type d'un Tobrouk type Vf 65a pour canon antichar de 5cm.

            Sur certains sites indirectement liés ou non liés aux batteries de côte, les tobrouks sont les principaux aménagements caractéristiques conservés dans l'état actuel, comme dans le cas de la station radar de la pointe des Tamaris, où l'on trouve au abords du socle en béton hexagonal d'un des deux radars Wuzburg deux tobrouks dont un f 58, et probable Vf67.

Station radar de la Pointe des Tamaris, tobrouk (Vf58) et socle d'un des deux radars WuzburgStation radar de la Pointe des Tamaris, tobrouk (Vf58) et socle d'un des deux radars WuzburgStation radar de la Pointe des Tamaris, tobrouk (Vf67 ?) Station radar de la Pointe des Tamaris, tobrouk (Vf67 ?)

            En termes de programme défensif spécifique  plus ou moins planifié, on retiendra clairement une catégorie d'ouvrages ou points d'appui  légers de défense terrestre s'appuyant sur des tobrouks, à savoir celle des barrages routiers intégrés au Südwall, qualifiés en français de Verrous, dont l'économie comporte en principe des abris béton légers hors normes regelbau et des murs de barrage antichar. Ces verrous routiers font l'objet d'un dossier d'inventaire individuel les appréhendant dans leur ensemble (constituant un sous-dossier du présent dossier : IA13006247).

            Enfin, au nombre des ouvrages passifs réalisés pendant l'occupation allemande, on doit considérer les souterrains creusés en caverne à Marseille en différents points, inégalement achevés, certains laissés à l'état de galeries brutes de déroquetage, d'autres intégralement en en majeure partie enduits en ciment, avec aménagements de second œuvre. Ces différents souterrains, inégaux en développement et complexité, sont dans l'état actuel interdits d'accès et pour la plupart ont leurs issues condamnées par murage. Ceux d'entre ces souterrains qui étaient destinés à servir de refuge de personnel (avec tous les équipements nécessaires: citerne, installation voire de postes de commandement de repli, sont composés de linéaires de galeries de communication, certaines plongeantes en escalier  desservant des salles souvent situées sur le tracé du linéaire, formée par un élargissement d'un segment de galerie. Tel est le cas notamment du souterrain refuge creusé en 1943 sous un versant de la colline portant l'ancien fort de Notre Dame de La Garde (basilique) et le quartier militaire français associé dit Fort Villars, alors utilisé par l'occupant, ou encore du souterrain refuge dit de Saint Loup dans le quartier de Marseille (10e arr.) portant ce toponyme et celui de Saint-Tronc, qui a conservé, en médiocre état, tous ses aménagements de second œuvre (portes blindées, gaines de chauffages et de ventilation, équipement électrique). Ce type d'organisation interne et de mise en œuvre des galeries et salles diffère peu de celle des galeries de distribution en caverne de la batterie de côte allemande du Rove, à cette différence que dans le cas du Rove, il s'agissait de desservir un ouvrage défensif actif. Dans le cas des souterrains refuge, les seuls organes de défense active sont des créneaux de défense interne ou très rapprochée, desservis de l'intérieur a proximité de certaines portes et issues.

            D'autres souterrains, comme celui creusé en partie dans le socle rocheux du fort Saint Nicolas pour s'ouvrir au niveau du port de carénage sur la rue Saint Maurice, étaient destinées au stockage notamment de munitions, d'où une structure disposant des galeries-salles latérales perpendiculaires en cul-de-sac desservies par la galerie de distribution.

[Fort Notre-Dame de La Garde. Plan du souterrain allemand de 1943], 1968.[Fort Notre-Dame de La Garde. Plan du souterrain allemand de 1943], 1968.[Plan du souterrain allemand de Saint-Loup], sd.[Plan du souterrain allemand de Saint-Loup], sd.Soute à munitions. Gare du Vieux Port. [Plan sommaire du souterrain du port de carénage / fort Saint-Nicolas à Marseille], 1946.Soute à munitions. Gare du Vieux Port. [Plan sommaire du souterrain du port de carénage / fort Saint-Nicolas à Marseille], 1946.

            L'un des plus important et des plus achevés des souterrains refuge allemands de Marseille, et peut-être le mieux conservé, est celui dit de Consolat, sous l'éminence rocheuse qui surplombe de cap Janet au sud et le bassin Mirabeau de l'avant-port Nord à l'ouest. Ce souterrain de 600 m de développement, comportant sept issues à l'extrémité de galeries secondaires présente dans le second œuvre de certaines salles en galerie une particularité locale, à savoir, le revêtement de la voûte en berceau par un assemblage de "fusées", pièces de céramique aux qualités isolantes, en forme de bouteilles emboitées, fabriquées dans les usines de tuiles du 16e arrondissement de Marseille. Ce souterrain comporte aussi à l'une de ses entrées un poste de défense à trois créneaux, mis en oeuvre en pierre, destiné à la défense rapprochée des abords.

[Plan du souterrain du Consolat]. Photographie aérienne verticale avec dessin en surcharge.[Plan du souterrain du Consolat]. Photographie aérienne verticale avec dessin en surcharge.Marseille, souterrain refuge du Consolat, galerie-issue en escalierMarseille, souterrain refuge du Consolat, galerie-issue en escalierMarseille, souterrain refuge du Consolat, galerie de distribution.Marseille, souterrain refuge du Consolat, galerie de distribution.Marseille, souterrain refuge du Consolat, galerie de disttribution débouchant dans une salle perpendiculaire.Marseille, souterrain refuge du Consolat, galerie de disttribution débouchant dans une salle perpendiculaire.

Marseille, souterrain refuge du Consolat, citerne.Marseille, souterrain refuge du Consolat, citerne.

Marseille, souterrain refuge du Consolat, salle longitudinale de la branche principale, avec voûte revêtue de "fusées" céramiques. Marseille, souterrain refuge du Consolat, salle longitudinale de la branche principale, avec voûte revêtue de "fusées" céramiques.

Marseille, souterrain refuge du Consolat, extérieur, poste de défense rapprochée crénelée d'une issue.Marseille, souterrain refuge du Consolat, extérieur, poste de défense rapprochée crénelée d'une issue.      

1Menton et ses environs exceptés, occupés par l'Italie depuis l'armistice.2Toutes les batteries de côte françaises anciennes du secteur de Cassis et La Ciotat étaient déclassées depuis la fin du XIXe siècle.3Celui, disparu, de la batterie de la Redonne, était aussi du type SK.4Les tirs de cette batterie pouvaient-ils être dirigés depuis le leitstand en forme de tour de la batterie voisine du Mazet, relevant du même régiment de la Heer ?5La batterie dite  de Saint-Pierre à Martigues, crée à neuf par l'occupant qui l'a ainsi nommée, est implantée sur le lieu-dit Arnette, et la batterie installée dans et aux abords de la batterie française de Mangue (sur l'île de Ratonneau) est nommée Brégantine par l'occupant.6Comme ceux du Mur de l'Atlantique7Aussi complète et renseignée que possible, cette liste ne peut prétendre à l'exhaustivité, s'agissant des ouvrages secondaires.8 Rapport Pinczon du Sel sur les installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949, Service Historique de la Défense, Vincennes, Marine, MV 2 DOC 7bis et MV 2 DOC 9, t. 1.9Dans le présent exposé typologique/descriptif par type de casemate ou de poste de direction de tir, en cas de mention factuelle de plusieurs batteries à la suite, nous maintenons autant que possible  le principe d'un ordre de mention d'ouest en est (de Port-Saint-Louis à La Ciotat) sur le secteur côtier du département des Bouches-du-Rhône.10Les planches de plans les qualifient improprement de "grande casemate"; il s'agit de casemates moyennes, comparées aux autres modèles-types représentés et relevés sur le Südwall.11La légende nomme un site "Napoléon", qui ne peut correspondre au Fort Napoléon du Cap Croisette, dépourvu de casemate de flanquement, il pourrait s'agir de Port Saint-Louis, dont les batteries ont pu être désignées marginalement sous ce même nom de Napoléon (surtout la batterie du Mazet). Quand au toponyme Carro dans la même légende, il désigne la position de la Plaine de Bonnieu.12La droite et la gauche sont indiquées de point de vue de l'embrasure, non vu de l'extérieur.13Elles-mêmes apparentées aux Regelbau 621 et 656 ci-dessus évoquées, qui s'en différencient par ce qu'elles n'ont pas de cloisonnement interne, mais une salle unique.14Voir à ce sujet : Alain Chazette, Bernard Paich, Alain Destouches, Emmanuel Boulard, Tobrouks Typologie, Histoire et Fortification, Vertou, 2009;  Jean Cotrez, Les tobrouks, Histomag'44, no 69,‎ janvier-février 2011, p. 59-63.

Lorsque l'armistice franco-allemand du 22 juin 1940, complété par une seconde convention d'armistice franco-italienne signée le 24 juin, fixa la partition du territoire français en deux zones, séparées par une ligne de démarcation, la totalité du littoral méditerranéen, de la frontière italienne à la frontière espagnole se trouvait en zone libre, à la différence du littoral atlantique, intégralement en zone occupée. La fortification des côtes françaises de l'Atlantique par les Allemands (Atlantikwall ou Mur de l'Atlantique) commença au début de l’été 1941, et fut planifiée en mars 1942 sous la responsabilité de la Kriegsmarine et sous la maîtrise d'œuvre de l’Organisation Todt (organisation de génie Civil et militaire dirigée par Fritz Todt, ministre allemand de l'armement et des munitions en 1940).

L'occupation de batteries de côte françaises non déclassées du littoral méditerranéen par la Kriegsmarine fut organisée en décembre 1942, à la suite de de l'opération Anton II, par laquelle les troupes allemandes franchirent la ligne de démarcation et prirent le contrôle de Marseille et de l'ensemble de la côte méditerranéenne, entre la frontière espagnole et la baie de La Ciotat, dépossédant de ce contrôle la commission italienne d'armistice. Cette prise en charge des batteries, d'abord assurée par des régiments d'artillerie de Marine allemands (Marine-Artillerie-Abteilung : M.A.A.) déplacés du littoral atlantique, passa dès janvier 1943 à des régiments exclusivement constitué pour la défense du littoral méditerranéen, le M.A.A. 611 occupant les batteries françaises situées entre Port de Bouc et Marseille Est (soit jusqu'à la batterie dite Fort Napoléon au Cap Croisette). En novembre 1943, la compétence du M.A.A. 611 sur les batteries de côtes fut redistribuée et scindée en deux, par la constitution d'un nouveau groupe, M.A.A. 625. L’Organisation Todt ne s’implanta fermement qu’en juillet 1943 à Toulon et Marseille, pour la mise en œuvre du Südwall (Mur de la Méditerrannée) et de ses nouveaux ouvrages, d'une part pour le renforcement et perfectionnement des batteries en place, positions françaises préexistantes prises en charge et en partie réarmées par l'occupant, d'autre part en construisant des batteries neuves ex nihilo. Avant cette date, dès le printemps 1943, l'Organisation Todt avait concentré son effort sur la construction de l'unique base de sous-marins du Südwall dite « Martha », de type U-Boote bunker, sur le port de Marseille, au Cap Janet. Pour le Südwall comme pour l'Atlantikwall, la compétence sur l'organisation, l'armement et le service des batteries de côte n'était pas exclusivement assurée par la Kriegsmarine, mais partagée dans une large mesure avec l’armée de terre, la Heer, qui intervint dans un second temps avec son personnel et son artillerie pour prendre sa part dans l'effort de défense littorale. Les batteries Südwall de la Kriegsmarine  (M.K.B:  Marine Küstenbatterie), étaient en grande majorité implantées dans des batteries françaises réoccupées, certaines d'origine ancienne et à histoire longue, d'autres créées ou refondées dans les décennies 1920-1930 (sur seize batteries, celles créées ex nihilo se limitent à deux dans le secteur de Martigues et une à La Ciotat). Les batteries Südwall de la Heer (H.K.B : Heer Küstenbatterie) réparties sur le même linéaire littoral aussi pour la défense contre la flotte ennemie (et non pour la défense terrestre), soit treize batteries de côte, sont en revanche des création neuves, pour l'essentiel occupant des sites non antérieurement fortifiés. Les batteries étaient classées en deux catégorie hiérachisées, les Stützpunkt (abrégé : Stp ), points d'appui principaux, et les Widerstandsnest (abrégé : Wn), nids de résistance. Plusieurs batteries de côte intégraient une composante de défense antiaérienne (Flak), et quelques batteries spécifiques à cette défense avaient été aménagées indépendamment par la Luftwaffe donnant lieu à des infrastructures plus légères. Au nombre des ouvrages annexes au service de défense côtière établis par la Kriegsmarine comptent les stations de détection radar, au nombre de quatre entre Martigues et La Ciotat.

En 1943, la reprise des batteries françaises les plus récentes remploya les aménagements et l'armement en place sans remettre en cause leur conception, et certaines batteries neuves furent réalisées selon les mêmes principes notamment s'agissant de la mise en place des pièces d'artillerie à ciel ouvert dans des cuves. Pour autant, dès cette première phase, les normes constructives (plans, coupes, etc.) des différents ouvrages constitutifs des batteries avaient été prédéfinies et déjà appliquées au mur de l'Atlantique, sous l'appellation Regelbauten (règle de construction) dans des catalogues de plans et coupes produisant dimensions et cubage des matériaux des ouvrages en béton monoblocs, casemates actives, postes de direction de tir ou casemates-abri. Ces ouvrages Regelbau furent mis en œuvre progressivement dans un nombre important de batteries entre l'été 1943 et l'été 1944, jusqu'au débarquement allié de Provence (Opération Dragoon) à partir du 15 août 1944, et la Bataille de Marseille, du 21 au 28 août, qui mirent fin à l'occupation allemande des batteries de côte du Südwall, entraînant l'abandon de travaux de construction alors en cours, d'où l'état plus ou moins inachevé de divers ouvrages.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1943, daté par source
    • 1944, daté par source

L'architecture militaire en béton armé des batteries de côte du Südwall et des positions secondaires se caractérise essentiellement par l'adoption des modèles-type Regelbauten, en marge desquels certaines réalisations illustrent des typologies provisoires (Behelfsbau, codée Bh), notamment pour les cuves portant les canons à ciel ouvert. Il existe aussi des ouvrages hors normes, notamment des postes de direction de tir (leitsand) appartenant à une catégorie parallèle dite Sonderbau (S) ou Sonderkonstruktion  (SK), soit : construction spéciale.

Deux batteries neuves du secteur de Martigues demeurent atypiques par l'absence d'ouvrages casematés, cumulée à l'emploi de pierre maçonnée ou sèche dans une partie importante de leur bâti. Les ouvrages monobloc en béton représentés dans les batteries ou, marginalement sur des positions secondaires, sont principalement les casemates destinées à abriter les pièces d'artillerie de différents calibres, soit pour la défense côtière, soit pour la défense rapprochée terrestre (casemates de flanquement), les postes de direction de tir (leitstand ), réservés aux batteries proprement dites, les casemates-abri passives pour loger les garnisons ou servir de magasins à munitions, les Ringstand ou tobrouks : abris actifs individuels d'infanterie en béton, adaptés à des mitrailleuses, mais aussi pour certains à un mortier ou une pièce anti-char. La standardisation permettait d'anticiper sur l'approvisionnement et les coûts, les modèles-type Regelbau étant, dans leur diversité, de différente force en terme d'épaisseur des murs d'enveloppe et dalles de couvrement en béton, selon qu'il s'agissait d'ouvrages permanents, ayant 3,50m ou 2m d'épaisseur, ou semi-permanents, avec une épaisseur de 80 à 100 cm. Cette dernière catégorie dite Vf, conçue en 1942, peu résistante à l'artillerie adverse, ne fut pratiquement pas diffusée sur le Südwall autrement qu'appliquée aux tobrouks, réalisés en grand nombre. Au sein des modèles types normatifs Regelbau exprimés par un numéro de série à trois chiffres, la déclinaison la plus nombreuse et la mieux représentée dans le Südwall était la série 600, la 200 étant aussi présente. Le principe du camouflage, par rocaillage, enduit de ciment modelé ,voile de ciment sur grillage imitant le rocher, ou maquillage simulant une maison, étaient ou restent présents sur le secteur de Martigues, Marseille et La Ciotat. Les casemates actives d'artillerie de Marine correspondent aux modèles-types Regelbau 671 (majoritaire), 669, 683, 272, 270. Ces casemates sont de taille variable, avec façade à embrasure, simple ou formant un angle rentrant. Le modèle de poste de direction de tir le plus représenté (5 exemplaires) dans les batteries de côte Südwall du même secteur, est le Regelbau 636 / 636a , à deux niveaux, pouvant intégrer un tobrouk dans son mur de gorge, qui comporte un saillant caponnière pour la défense rapprochée de la porte. Aussi présents sont le modèle Regelbau 262a, plus simple dans ses formes (2 exemplaires sur 3 commencés), et (par un exemplaire unique chacun) les Regelbau 162a et 178, ce dernier plus imposant à 3 niveaux.  Six autres leitstand de batteries de côte du secteur (2 ont disparu), dont un en forme de tour, sont dans les catégories hors normes SK ou Bh. Les casemates de flanquement (caractérisées par le mur de flanquement oblique défilant leur façade des tirs venus du large) sont représentées dans certaines batteries et sur des positions intermédiaires par les modèles-type Regelbau 612, 680 et 667. D'autres batteries n'ont qu'un leitstand provisoire non normatif, petit et sommaire. Les casemates abri de personnel passives (Regelbau 621 et 656 ) ne sont présentes que dans deux batteries. Les ouvrages aux normes Regelbau sont encore représentées dans l'agglomération marseillaise par quelques autres casemates plus ou moins bien conservées ou accessibles, casemate abri à munition Regelbau (L)423A, ou casemates de conception intermédiaire entre casemate-abri de troupe et casemate de flanquement (Regelbau 623). Un programme défensif spécifique  hors défense côtière est représenté par les barrages routiers intégrés qualifiés en français de Verrous, points d'appui  légers de défense terrestre s'appuyant sur des tobrouks. Enfin, au nombre des ouvrages passifs réalisés pendant l'occupation allemande, on doit considérer les souterrains creusés en caverne à Marseille en différents points, inégalement achevés, souterrains refuge ou souterrains de stockage.

  • Murs
    • béton béton armé
  • Typologies
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée (incertitude)
    propriété de la commune (incertitude)
    propriété du département (incertitude), Les ouvrages sont pour l'essentiel sur des terrains et parcelles privées. Certains éléments, implantés en bordure immédiate de routes départementales ou vicinales, relèvent probablement de la compétence du Département ou des communes.
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections

  • [Plan et vue en perspective d'un modèle-type de casemate Regelbau 624.] / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 35.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 671]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 82.

  • [Plans et coupes des casemates (Regelbau 671) des batteries de Corbière, de Fenouil et de Montredon]. / Tirages, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 179 et 180.

  • [Batterie de Fenouil. Casemate n°4, état des lieux]./ Photographie,1960. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 52 W 124.

  • [Vue d'une casemate (Regelbau 671) de la batterie de Laveron]./ Photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 144/VIII).

  • [Plan et coupe d'une casemate Regelbau M270]. / Dessin de Rudi Rolf. Dans :" Der Atlantikwall, perlenschnur aus Stahlbeton". / Rudi Rolf. Berlin, 1983.

  • [Plan et coupe d'une casemate (Regelbau M270) de la batterie de l'Espanet]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 160.

  •  [Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau M272]. / Tirage, 1944. Dans : "Règlement relatif aux constructions standard de la Kriegsmarine, décembre 1944. Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RM 6/503.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : <https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 115.

  • [Plans et coupes des casemates (Regelbau M272) des batteries de Niolon-Bas et de Caveaux]. / Tirages, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 163 et 178.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate Regelbau 683]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 94.

  • [Plan et coupe d'une casemate à cuve Regelbau M158]. / Dessin de Bernard Paich, 1992. Dans "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 111.

  • [Plan d'une casemate à tourelle Regelbau S542]. / Dessin de Bernard Paich. Dans : "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 122.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau 636a]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 47. 

  • [Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 636 et 636a) des batteries de L'Escalette-Bas et de Fenouil]. / Tirages, 1946, Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 13 et 14.

    Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 13 et 14
  • [Vue du poste de direction de tir en construction au-dessus du corps de garde 1846 de la batterie de Montredon]. / Photographie, 1944. Disponible en ligne :<https://www.flickr.com/photos/29606028@N05/albums/72157648559976954/with/16384885367>

  • Marseille - Batterie de Montredon. Le poste de direction de tir camouflé. / Photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. n°29).

  • Longues-s/Mer [Calvados]. Poste de direction de tir Type M 262a. [Plans et coupe du modèle-type]. / Dessin de Bernard Paich.  [en ligne sur D. Day Overlord]. Accès Internet : <URL : https://www.dday-overlord.com/en/d-day/atlantic-wall/typology>

  • [Plans et coupes des postes de direction de tir (Regelbau 262a) des batteries de Corbière et de Niolon-Bas]. / Tirages, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 10.

  • [Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M178]. / Tirage, 1944. Dans : "Règlement relatif aux constructions standard de la Kriegsmarine, décembre 1944. Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RM 6/503.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : <https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 243.

  • [Plans et coupe du poste de direction de tir (Regelbau 178) de la batterie de l'Espanet]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 008.

  • [Plan et coupes du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau M162a] / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 174a Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 15.

  • [Plan et coupe du Poste de direction de tir (Regelbau 162a) de la batterie allemande Brégantine (Mangue)]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 012.

  • [Plan, coupe et vue du poste de direction de tir (Sonderbau) camouflé de la batterie de la Redonne]. / Tirage et photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 009 et DOC7bis (photo pl. 122/VIII).

  • [Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne]. / Photographies, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 140/VIII).

  • [Plans et coupes d'un poste de direction de tir type Bh19]. / Dessin, 1942. Dans : "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 78.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 612]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 23.

  • [Plan et coupe d'une des casemates de flanquement (Regelbau 612) des batteries de Montredon, de l'Escalette-Bas et de la position de Bonnieu]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 212.

  • [Vue de la casemate de flanquement (Regelbau 612 modifiée) de la position des Laurons]. / Photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 143/VIII).

  • [Deux vues, aérienne oblique et au sol, de casemates semi-camouflées (Regelbau 616 et 621) de la batterie nord du canal Saint-Louis]. / Photographies,1946, Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos n° 557 et 559).

  • [Plans et coupes d'une casemate de flanquement type Regelbau 680]. / Dessin de Patrick Fleuridas. Dans : "Constructions normalisées Regelbauten 600-699 - 700-704." / Patrick Fleuridas, Karel Herbots, Dirk Peeters. Autoédition, 2008.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 680]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 91.

  • [Plan et coupe d'une casemate (Regelbau 612 ou 680 modifiée ?) de la position de Falaise à l'Estaque]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 214.

  • [Plans et coupe d'une casemate de flanquement (Regelbau 680) de la batterie de La Couronne]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 206.

  • [Vue aérienne de la casemate de flanquement (Regelbau 680) de la position de Lavera]. / Photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 148/VIII).

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 667]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 78.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate abri Regelbau 621]. / Tirages, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 32.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate abri défensive Regelbau 623]. / Tirage, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 34.

  • [Plan, coupe et vue en perspective du modèle-type de Tobrouk (ringstand) Vf58c]. / Tirage, [vers 1942]. [en ligne sur landmarkscout]. Accès internet : URL : https://www.landmarkscout.com/regelbau-58c-m-g-ringstand-fur-2-mann-german-machinegun-tobruk-near-the-museum-and-pz-w-717/

  • [Plan et coupe du modèle-type de Tobrouk (ringstand) Vf67 issue d'un catalogue de modèles-types]. / Tirages, c. 1942. [en ligne sur gyges.dk.] Accès internet : <URL : https://www.gyges.dk/ringstande%20227.htm>.

  • [Plan-type d'un Tobrouk type Vf 65a pour canon antichar de 5cm]. / Dessin d'Alain Chazette. Dans : "Tobrouks typologie - Atlantikwall - Südwall". / Alain Chazette, Paris : Histoire et fortification, 2009.

  • [Plan-type d'une casemate-abri passive Regelbau (L) 423a]. / Dessin, [en ligne sur Regelbau.dk]. Accès Internet : <URL : https://www.regelbau.dk/regelbau_allemodeller.asp>

  • [Fort Notre-Dame de La Garde. Plan du souterrain allemand de 1943]. / Relevé, par le Service Technique de la ville de Marseille, 1968. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : non coté.

  • Soute à munitions. Gare du Vieux Port. [Plan sommaire du souterrain du port de carénage / fort Saint-Nicolas à Marseille]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 955.

  • CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009.

  • FLEURIDAS, Patrick , HERBOTS, Karel, Peeters, Dirk. Constructions normalisées 600-699, 700-704, Regelbauten. Autoédition, 2008, 184 p.

Documents d'archives

  • Rapport Pinczon du Sel ou Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine MV 2 Doc 7 et 9.

Bibliographie

  • CHAZETTE, Alain, PAICH, Bernard, DESTOUCHES, Alain, BOULARD, Emmanuel, Tobrouks. Typologie. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009.

  • COTREZ, Jean. Les tobrouks. Dans : Histomag'44, n° 69,‎ janvier-février 2011, p. 59-63.

  • ROLF, Rudi. Der Atlantikwall, perlenschnur aus Stahlbeton. Berlin 1983.

Documents figurés

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 624]. / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 58.

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 671]. / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 234.

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 669]. / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 227.

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate Regelbau 683.] / Tirage, 1942. Dans : « Dossier de référence pour la construction de fortifications permanentes 1936-1945. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/105.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 94.

  • [Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau 636.] / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 106.

  • [Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbau 636a.] / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 287.

  • [Plan et coupe d'un modèle-type de poste de direction de tir Sonderbau S448]. / Tirage, 1944. Dans : "Règlement relatif aux constructions standard de la Kriegsmarine, décembre 1944. Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RM 6/503.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : <https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 251.

  • [Plan et coupe du modèle-type de poste de direction de tir Regelbauten 612.] / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 245.

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 680] / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 264.

  • [Plan et coupes du modèle-type de casemate de flanquement Regelbau 667]. / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 196.

  • [Plan et vue en perspective du modèle-type de casemate abri Regelbau 656]. / Tirages, 1944. Dans : "Spécifications types pour l’enquête sur les fortifications permanentes en béton armé, établies par le personnel de construction des fortifications du commandant naval aux Pays-Bas, 1944". Institut néerlandais d'études militaires, Amsterdam : dossier 575 - 176 Bureau du renseignement / Fortifications allemandes. [en ligne sur Archieven.nl]. Accès internet : <URL : https://www.archieven.nl/mi/2231/?mivast=2231&mizig=210&miadt=2231&miview=inv2&milang=nl&mizk_alle=regelbauten&micode=575> vue 66.

  • [Plan et coupe du modèle-type de casemate abri défensive Regelbau 623]. / Tirage, 1942. Dans : « Règlement relatif aux projets de construction standard de l'armée à compter de l'automne 1942. » Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126.

    [en ligne sur invenio Bundesarchiv]. Accès Internet : <URL : https://invenio.bundesarchiv.de/invenio/main.xhtml> vue 56.

    Bundesarchiv Militärarchiv, Fribourg-en-Brisgau : BArch RH 11-III/126
  • [Plan et coupes du modèle-type de Tobrouk (ringstand) 202, ancien Vf58d]. / Tirages, [vers 1942]. [en ligne sur gyges.dk.] Accès internet : <URL : https://www.gyges.dk/ringstande%20202.htm>

  • [Plan du souterrain allemand de Saint-Loup]. / Relevé géométral parcellaire, par le Service Technique de la ville de Marseille, sd. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : non coté.

  • [Plan du souterrain du Consolat]. / Photographie aérienne verticale avec dessin en surcharge, par Jinhyeok Hur et B. Descalles. [en ligne sur Südwall Superforum]. Accès Internet : <URL : https://sudwall.superforum.fr/t347-mar-090-lycee-nord-consolat-pres-cap-janet-marseille-13?highlight=consolat>

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Corvisier Christian
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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