Dossier d’œuvre architecture IA13006278 | Réalisé par
Corvisier Christian (Rédacteur)
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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  • enquête thématique régionale, architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Batterie de côte du Südwall dite d'Arnette ou de Saint-Pierre
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
  • Commune Martigues
  • Lieu-dit Carro
  • Adresse
  • Cadastre 2026 PK 39
  • Dénominations
    batterie
  • Précision dénomination
    batterie de côte du Südwall
  • Appellations
    batterie d'Arnette, batterie de Saint-Pierre
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

I- Historique, topographie et typologie générale

            La construction de cette batterie de côte de l’armée de terre allemande (Heer), dans le cadre du Südwall, est assez mal documentée, et son identification est compliquée par le toponyme de Saint-Pierre qui lui est associé. Cette batterie implantée à 1km à l'ouest de La Couronne, moins de 500m au nord-ouest du hameau littoral de Carro et à 300m à l'est de la partie de côte dite anse d'Arnette, occupe en son point septentrional l'emplacement de l'ancienne carrière et de l'ancien sémaphore d'Arnette, culminant à 20m d'altitude au dessus de la mer. Le toponyme de Saint-Pierre fait a priori référence au hameau de Saint-Pierre-les-Martigues, pourtant distant de près de 4km au nord, mais il semble que ce toponyme ait aussi été attaché à l'ancien sémaphore d'Arnette, ce qui justifierait l'appellation. Au sud de cette batterie allemande de 1943, à environ 300m, plus près de Carro, avait été aménagée en 1938 une éphémère batterie française de DCA (défense contre avions) non documentée, non  réutilisée par les allemands, armée de quatre pièces de 75mm, qui semble correspondre au premier emplacement de la 184e batterie de DCA française, réimplantée dès 1939  au lieu-dit Les Ventrons, 5km plus au nord.

            Quoiqu'il en soit, la batterie Saint-Pierre ou d'Arnette était une des trois batteries côtières neuves à longue portée de l'armée de terre allemande (avec celles de l'Auguette et de Laveron) programmées dans le secteur littoral de Martigues au printemps 1943, sous la responsabilité du deuxième bataillon du 920ème  Régiment d’artillerie côtière de la Heer (H.K.A.R.), aux compétences plus larges, et dont le PC était à Port-de-Bouc. D'abord codée 11. / H.K.A.R. 920 (11e batterie du 920e régiment), armée de trois canons Krupp de 17 cm K 18 L/50  d’une portée de 28 km,  la batterie Saint Pierre fut prise en charge fin 1943 par le deuxième bataillon du 1290ème régiment d'artillerie de la Heer, dont elle était la 12ème batterie, codée 12./ H.K.A.R. 920 Saint Pierre, servie par 61 soldats encadrés par 3 officiers et 21 sous-officiers. Le point d'appui proprement dit (de la catégorie Wiederstandnest : nid de résistance ou point d'appui léger) était alors numéroté  Wn 048. La portée utile de son artillerie, placée dans trois cuves en béton flanquées d'abris enterrés, dépassait de 10 km celle des quatre canons de 138mm de la proche batterie de Marine française de La Couronne, réoccupée sans changement dès la fin 1942 par un régiment d'artillerie de Marine allemand.       

La défense rapprochée de la batterie aurait été assurée par deux canons de 7,5 cm FK16 nA, un canon antichar (Pak), de petits postes de défense individuels MG pour mitrailleuse, et la défense antiaérienne s'appuyait sur deux canons de 2 cm Flak 30 et un canon de 2 cm Flak 38, l'équipement comportant en outre un projecteur de 150 cm1. Le poste de direction de tir (leitstand), fut implanté à l'arrière des trois cuves de la batterie de canons de 17cm, à proximité immédiate de l'ancienne carrière et proche de l'ancien sémaphore en ruines. Il fut construit à l'économie sur un seul niveau, à l'échelle modeste d'un poste de direction de tir auxiliaire, hors des modèles-type en béton armé plus imposants de la typologie Regelbauten, adoptés dans la plupart des autres batteries de côte du Südwall, de l'armée de terre ou de la Marine (dont celles, proches, vers l'ouest, de Lavéron et de l'Auguette et de l'Espanet) . Ce constat porte à s'interroger sur le caractère potentiellement provisoire de ce poste de direction de tir, qui aurait été destiné à être remplacé par un autre, conforme à la typologie Regelbauten, comme ce fut le cas à la batterie de l'Espanet.

            Faute de sources d'archives (pas de plan connu), on ignore l'évolution de la construction et des équipements de la batterie Saint Pierre, comportant plusieurs abris-soutes enterrés et quelques bâtiments non enterrés d'inégale importance, témoignant de sa mise en service et de son occupation. La date du 21 mai 1944 gravée sur le ciment de finition d'un abri prouve le caractère tardif de certains aménagements.

            Une couverture photographique aérienne verticale partielle de l'IGN rapprochées datées du 26 avril 1947 montre l'état des lieux de la majeure partie de batterie dans l'immédiat après-guerre.

[Vue aérienne verticale de la batterie d'Arnette à Martigues], 1947. Détail.[Vue aérienne verticale de la batterie d'Arnette à Martigues], 1947. Détail.

On y observe l'absence de restes d'affûts de canons dans les trois cuves, ce qui s'explique par le démontage et l'évacuation des pièces d'artillerie. On observe aussi des éléments posant question : le nombre très important d'abris ou abris-soutes enterrés isolés en différents points à l'arrière des trois cuves de la batterie (indépendamment de ceux liés à ces cuves), l'aspect neuf mais dépourvu de toit, probablement inachevé, du bâtiment militaire principal  dans le secteur nord-est de la batterie, et la présence de nombreuses excavations de plan rectangulaire témoignant de structures bâties projetées, amorcées au stade préalable, et finalement non réalisés. La plupart de ces excavations dont l'objet n'est pas identifié sont à l'échelle des abris-soutes enterrés, aucune ne semble correspondre à un projet de construction de casemates de la typologie Regelbauten qui, selon un scénario développé dans d'autres batteries, notamment celle de l'Espanet, furent ordonnées pour mettre à l'abri les canons initialement placés dans des cuves.

            Ces dispositions particulières, liées aux lacunes de l'information historique, suggèrent pour cette batterie la possibilité d'un programme atypique, multipliant les abris-soutes sans augmenter l'artillerie, et l'hypothèse d'un abandon de la batterie antérieur aux bombardements alliés de juillet 1944, dans un état d'aménagement inachevé.

            La lecture des dispositions d'ensemble de la batterie est complétée, à défaut d'un plan, par une photographie aérienne verticale de l'IGN datée du 4 avril 1952, qui couvre l'ensemble du site (à la différence de celles de 1947), y compris le secteur du poste de direction de tir, ce qui permet de dénombrer dix excavations rectangulaires et douze abris-soutes enterrés du même type à deux escaliers opposés. On y repère aussi en avant de la 1ere cuve des canons de 17cm, trois probables cuves sommaires pour les canons antiaériens, groupées et reliées par des tranchées.

[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues, quartier de Carro], 1952. Détail : la batterie d'Arnette avec surcharges lettrées de repérage des ouvrages.[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues, quartier de Carro], 1952. Détail : la batterie d'Arnette avec surcharges lettrées de repérage des ouvrages.

II- Description

            Les anciens aménagements de la batterie allemande d'Arnette dite Saint Pierre sont conservés à l'abandon dans leur ensemble sur un site de garrigue étendu, non loti, dont la végétation, qui était devenue progressivement couvrante après la guerre, a été éclaircie à la suite d'un incendie en 2017. 

            Les trois cuves pour canons Krupp de 17 cm de la batterie proprement dite (C1-C2-C3 sur la vue verticale de repérage IGN 1952), disposées en triangle de grand axe est-ouest au sud de l'ensemble, espacées l'une de l'autre d'environ 80m, sont d'un modèle identique normatif, à la géométrie stricte. Elles sont bien conservées dans l'état actuel, la cuve n°2 seule étant en partie encombrée par un amoncellement de débris de béton armé provenant de la démolition d'un ouvrage voisin. Entièrement construites en béton armé lissé en surface, sur plan circulaire, les trois cuves se composent d'une plate-forme de 13m de diamètre bordée d'un mur haut de 1,40m  enterré à l'extérieur dans un remblai.  

cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm cuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm cuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm

Profilé vers l'intérieur avec un léger fruit, ce mur est traversé vers le nord par le passage d'entrée de la cuve, large de 3m, formant une courte tranchée dans le remblai, et percé, dans l'axe médian est-ouest du plan circulaire, de deux portes opposées de gabarit piéton assez étroit,  descendant en escalier dans un abri-soute enterré. Deux autres portes semblables, avec escalier, sont ménagés symétriquement de part et d'autre du mur du passage d'entrée (celles de la cuve n°3 fermées d'une grille métallique), desservant aussi deux abris souterrains encadrant ledit passage.

cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm ; passage d'entrée et portes d'accès aux abris enterrés, niche muralecuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm ; passage d'entrée et portes d'accès aux abris enterrés, niche murale

cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm, passage d'entrée, niche murale et portes d'accès aux abris enterrés, 4 plots d'appui de l'affit du canon au centre de la plate-formecuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm, passage d'entrée, niche murale et portes d'accès aux abris enterrés, 4 plots d'appui de l'affit du canon au centre de la plate-forme

cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm,  couloir-escalier desservant un abri enterré latéral à la cuvecuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm, couloir-escalier desservant un abri enterré latéral à la cuve

cuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm,  entrée des 2 couloirs-escalier d'abris enterré de part et d'autre du passage d'entréecuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm, entrée des 2 couloirs-escalier d'abris enterré de part et d'autre du passage d'entréecuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm,  couloir-escalier d'un des 2 abris enterrés de part et d'autre du passage d'entréecuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, couloir-escalier d'un des 2 abris enterrés de part et d'autre du passage d'entréecuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm,  couloir-escalier d'un des 2 abris enterrés de part et d'autre du passage d'entréecuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm, couloir-escalier d'un des 2 abris enterrés de part et d'autre du passage d'entrée

Chaque cuve est donc munie de quatre abris souterrains aveugles, ceux encadrant la cuve proprement dite pourvus d'une issue secondaire verticale en puits carré avec échelle de fer scellée. Les abris, partie pour le personnel, partie soutes, sont entièrement réalisé en béton banché (parois, dalle de couvrement, mur de refend) le sol étant en ciment lissé. L'escalier d'accès à ces abris, en partie couvert d'une dalle rampante, et le couloir d'accès qui le prolonge, desservant une niche murale au passage, présentent les mêmes caractéristiques de mise en œuvre que l'abri.

cuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm, débouché de l'issue verticale secondaire en puits d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuvecuve n° 2 pour canon Krupp de 17 cm, débouché de l'issue verticale secondaire en puits d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuve

cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuve, entrée de l'issue verticale secondaire en puits cuve n° 3 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuve, entrée de l'issue verticale secondaire en puits

 cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuve.cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur d'un des 2 abris enterrés latéraux à la cuve.cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur du couloir vestibule d'un des 2 abris enterrés latéraux au passage d'entrée de la cuvecuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur du couloir vestibule d'un des 2 abris enterrés latéraux au passage d'entrée de la cuve

Le mur cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, intérieur du couloir vestibule d'un des 2 abris enterrés latéraux au passage d'entrée de la cuve circulaire est percé en outre de deux à trois niches à munitions, dont la répartition et l'emplacement varie d'une cuve à l'autre. La plate-forme comporte au centre quatre trous de scellement disposés en carré, pour des plots en fonte de fer, dont deux restent en place dans la cuve n°1, destinés au calage du châssis qui portait l'affût pivotant du canon. En périphérie de ces quatre points de calage fixe, une série de tiges filetées dépassant de la dalle et formant un cercle d'un diamètre de 8,70m semblent avoir été destinées à la fixation d'un rail circulaire continu qui guidait l'extrémité de la flèche ou crosse pour la rotation de l'affût du canon.

cuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, plate-forme avec au centre 4 plots d'appui de l'affut du canon et tiges filetées en cercle autourcuve n° 1 pour canon Krupp de 17 cm, plate-forme avec au centre 4 plots d'appui de l'affut du canon et tiges filetées en cercle autour

            Les douze abri-soutes enterrés indépendants des cuves (as sur la vue verticale de repérage) sont disposés pour la plupart à proximité et de part et d'autre de celles-ci, sur le même alignement ou plus au nord, formant un réseau serré, plus dense dans le secteur est/nord-est des cuves n°2 et n°3. Ils sont tous proches soit des deux branches principales du chemin d'axe nord-sud qui dessert l'ensemble de la batterie, soit des branches secondaires qui en partent au sud-est et sud-ouest pour donner accès aux cuves n°1 et n°3.  Ces abri-soutes sont tous du même modèle, avec quelques différences dans la dimension des abris. En faible saillie du terrain naturel, ils sont recouverts d'un apport de remblai composé principalement de pierre brutes locales en dôme aplati masquant le béton, généralement conservé, déblayé dans quelques cas. L'accès de ces abris présente des caractéristiques invariables, très comparables à celles de l'accès des abris des cuves, mais en diffèrent par le fait qu'il n'est pas en cul-de-sac mais comporte deux volées d'escalier opposées symétriques desservant chacune un bout du couloir qui dessert la porte de l'abri et, en vis -à-vis de celle-ci, deux niches murales dans la paroi opposée.

abri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 3, entrée d'une des deux volées d'escalier d'accèsabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 3, entrée d'une des deux volées d'escalier d'accèsabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 3, entrée d'une de la 2e volée d'escalier d'accèsabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 3, entrée d'une de la 2e volée d'escalier d'accès

abri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 2, double volée d'escalier d'accès et vestibule, vus du hautabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 2, double volée d'escalier d'accès et vestibule, vus du hautabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 2, double volée d'escalier d'accès et vestibule, vus du basabri-soute enterré indépendant d'une cuve, à proximité de la cuve 2, double volée d'escalier d'accès et vestibule, vus du bas

abri-soute enterré indépendant d'une cuve, intérieur, porte vers le vestibuleabri-soute enterré indépendant d'une cuve, intérieur, porte vers le vestibule

Les abris proprement dit ne se différencient pas de ceux associés au cuves, et leurs parois brutes de décoffrage ne présentent pas de traces d'aménagements mobiliers. Un graffiti figuré italien tracé sur une paroi d'un d'eux figure un personnage (soldat?) surmonté du motif symbolique des insignes des compagnies d'artillerie et rappelle la date du 5 janvier 1944, ce qui est difficile a interpréter2.

abri-soute enterré indépendant d'une cuve, intérieur, détail de graffiti figuré daté 1944abri-soute enterré indépendant d'une cuve, intérieur, détail de graffiti figuré daté 1944

            La branche principale du chemin passant au sud entre les cuves n° 1 et n°2 aboutit au nord / nord-ouest, à 200m de distance, à un chemin perpendiculaire bordant un sous-ensemble des aménagements de la batterie installé autour de l'ancienne carrière d'Arnette. Le premier bâtiment de ce secteur, au bout du chemin nord-sud, est le petit poste de direction de tir (pdt), à un seul niveau non enterré, hors modèles normatifs, évoquant a priori davantage un corps de garde. Son état actuel délabré porte trace de remaniements liés à une réutilisation après guerre à d'autres usages (abri pastoral?) Il se compose d'un corps principal de plan rectangulaire tendant au carré, plus large que long, percé sur ses faces latérales de fenêtres et d'une porte, d'une parte à l'arrière, et prolongé en tête, séparé par un mur de refend, du poste d'observation et de commande proprement dit, de plan à cinq pans peu saillant, avec  fenêtre panoramique horizontale (en grande partie murée après guerre). Les murs sont construits en moellons irréguliers d'extraction locale, sommairement dressés, liés et jointoyés au ciment. Une dalle de béton armé d'un seul tenant, grossièrement mise en œuvre en incorporant de la caillasse et des galets couvre l'ensemble, formant linteau aux baies du corps central (trois fenêtres du côté gauche, une porte murée et une fenêtre du côté droit), qui est recoupé intérieurement en trois pièces inégales par des cloisons. Le porte-à-faux de la dalle sur la fenêtre panoramique était sans doute soutenu de potelets aux angles, aujourd'hui masqués par les murages postérieurs en brique creuse et ciment. L'armature ou charpente de poutrelles et solives de fer portant la sous-face de la dalle est laissée apparente à l'intérieur, dans l'état actuel très dégradé et corrodé, dépourvu d'un habillage ou coffrage de plafond en plancher de bois qui devait exister dans l'état ancien.

Poste de direction de tir, façade latérale gauchePoste de direction de tir, façade latérale gauchePoste de direction de tir, front à pans avec fenêtre panoramiquePoste de direction de tir, front à pans avec fenêtre panoramiquePoste de direction de tir, intérieur de la salle cloisonnée à l'arrière du poste de commande. Dalle de couvrement portée pas des poutrelles et solives métalliquesPoste de direction de tir, intérieur de la salle cloisonnée à l'arrière du poste de commande. Dalle de couvrement portée pas des poutrelles et solives métalliquesPoste de direction de tir, intérieur du poste de commande, avec fenêtre panoramique murée et poutrelles métalliquePoste de direction de tir, intérieur du poste de commande, avec fenêtre panoramique murée et poutrelles métallique

            Aux abords immédiats nord du poste de direction de tir et en léger contrebas s'élèvent d'une part un petit bâtiment en ruines de construction traditionnelle à un seul niveau, en blocage de moellons bruts liée au mortier, avec enduit ciment, jadis couvert d'un toit en appentis, et d'autre part un abri blindé semi-enterré. Le bâtiment, évoquant un logement de gardien de batterie, divisé en deux pièces, une façade au nord percée d'une porte et de deux fenêtres donnant sur une cour encaissée bordée sur le côté gauche d'un lavoir en ciment.

Abords du poste de direction de tir : petit bâtiment logeable avec lavoir et entrée d'un abri semi-enterréAbords du poste de direction de tir : petit bâtiment logeable avec lavoir et entrée d'un abri semi-enterré

L'abri contigu, niché dans une excavation taillée dans le substrat rocheux, est d'un modèle très différent de celui des abris-soutes complètement enterrés du secteur sud-est du site, évoquant un  blockhaus rectangulaire allongé construit pour l'essentiel en blocage de moellons bruts jointoyés au ciment, enterré sur un seul grand côté. Son accès, par le petit côté nord-est est assuré par un escalier descendant à ciel ouvert bordé de murs. L'abri, longiligne, aux parois enduites au ciment est couvert d'une voûte en berceau segmentaire en maçonnerie de béton, enduite au ciment à l'extérieur, portée à l'intérieur sur une charpente métallique formée d'arceaux successifs recoupés par une panne faitière.

abri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, extérieur, du côté de l'entréeabri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, extérieur, du côté de l'entréeabri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, intérieur sous charpente métallique, du côté de l'entréeabri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, intérieur sous charpente métallique, du côté de l'entréeabri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, intérieur de la salle sous charpente métalliqueabri semi-enterré en pierre et béton près du poste de direction de tir, intérieur de la salle sous charpente métallique

            A environ 80m au nord de cet ensemble bâti groupé autour du poste de direction de tir, sur le point haut du site subsistent les vestiges (s) du bâtiment de l'ancien sémaphore d'Arnette (murs d'un corps de maison et base d'une tour carrée), déjà abandonné dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le bâtiment principal, ruiné dès avant guerre, ne fut pas réutilisé pour la batterie allemande, ce dont atteste la mise en œuvre traditionnelle des murs subsistants, sans emploi de béton.

Au nord du site de la batterie, vestiges du bâtiment de l'ancien sémaphore d'Arnette Au nord du site de la batterie, vestiges du bâtiment de l'ancien sémaphore d'Arnette

            A mi-distance entre l'ancien sémaphore et le bâtiment au lavoir s'élève un autre bâtiment à peu près semblable à ce dernier dans sa forme dont les deux tiers du volume, formant un carré en plan, avec porte et fenêtre en façade et enduit ciment sur murs en blocage, sont couverts d'une dalle de béton en appentis. La travée actuellement découverte et ruinée formant le tiers restant, à gauche de la façade, mise en œuvre en parpaings de ciment, n'apparaît pas sur la photo aérienne de 1952, et a donc été construite après cette date, dans un but de réutilisation du bâti.

bâtiment logeable au nord du site, entre le poste de direction de tir et l'ancien sémaphorebâtiment logeable au nord du site, entre le poste de direction de tir et l'ancien sémaphore

            A 30m à l'ouest du poste de direction de tir, l'ancienne carrière d'Arnette présente un front de taille encaissé à ressauts, l'un des renfoncements angulaires y étant aménagé en abri, probablement un dortoir de personnel, bien qu'aveugle et d'assez médiocres dimensions. La porte de l'abri de la carrière (ac) est l'unique baie dans la façade bâtie en moellons jointoyée au ciment. L'enduit ciment habillant son linteau, formé par la tranche de la dalle de couvrement de l'abri, est incrusté de quelques coquillages et porte la date gravée 1944.5.21. La mise en œuvre de cet abri, assez médiocre, est semblable à celle du poste de direction de tir. A l'intérieur, les murs sont enduits au ciment et la sous-face de la dalle repose sur une armature métallique : poutre délestée par un pilier et portant des solives, le tout en acier. Sur les solives est encore en place une partie du plancher de bois formant plafond et qui servit de coffrage aux maçonneries de la dalle de béton coulée par-dessus.

abri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnetteabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnetteabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, porte d'entréeabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, porte d'entréeabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, date (1944) au-dessus de la porte d'entréeabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, date (1944) au-dessus de la porte d'entréeabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, intérieur, plafond sous la dalle de couvrement en solives métalliques et planches de coffrageabri de troupe dans l'ancienne carrière d'Arnette, intérieur, plafond sous la dalle de couvrement en solives métalliques et planches de coffrage

            Un peu plus à l'ouest et à l'extrémité nord-ouest du site de la batterie et de la branche gauche du chemin de desserte, subsistent trois aménagements hétéroclites contigus. Le plus à l'ouest est une plate-forme de tir ou cuve formée d'une dalle de sol béton circulaire légèrement bombée avec trou de scellement central pour un pivot, bordée sur plan carré d'un mur d'appui bas, discontinu, en blocage. Il s'agissait apparemment d'une cuve pour un canon antichar (Pak) qui contrôlait cette extrémité du site facilement accessible.

 plate-forme ou cuve pour canon antichar plate-forme ou cuve pour canon antichar

Immédiatement à côté subsiste un petit abri en pierre et  béton semi-enterré surnommé "abri-tortue" du fait de ses formes extérieures arrondies tant pour sa couverture ou dalle bombée en dôme allongé que pour son étroite façade d'entrée dont la porte est précédée d'un escalier descendant entre deux murs rampants, anciennement occultée d'une plaque ou vantail de métal. L'intérieur, aveugle aux parois enduites au ciment, est couvert par le système déjà observé dans l'abri de la carrière, de solives en acier portant plancher bois de coffrage en sous-face de la dalle de couvrement.

abri en béton semi-enterré dit abri-tortue, dalle bombéeabri en béton semi-enterré dit abri-tortue, dalle bombéeabri en béton semi-enterré dit abri-tortue, porte et façade d'entréeabri en béton semi-enterré dit abri-tortue, porte et façade d'entréeabri en béton semi-enterré dit abri-tortue, intérieur, plafond en métal et bois de coffrageabri en béton semi-enterré dit abri-tortue, intérieur, plafond en métal et bois de coffrage

Le troisième aménagement est un poste de combat individuel de plan carré en pierres sèche. D'autres petits postes de combat individuels de même forme carrée, en maçonnerie de pierre traditionnelle, mais liée au ciment, sont présents sur le site, dont un, poste MG pour mitrailleuse, plus complexe, plus haut et mieux construit, en forme de guérite avec mur de gorge doublé pour imposer une entrée en chicane, et mur de tête percé d'un créneau.

poste de tir MG pour mitrailleuse, en pierreposte de tir MG pour mitrailleuse, en pierre

            Deux petits bâtiments carrés non enterrés subsistent en position isolée, au nord du site de la batterie, à mi-distance à l'est du poste de direction de tir et à l'ouest du quartier nord-est des aménagements, auquel aboutit la branche principale droite du chemin de desserte nord-sud.

            L'élément architectural majeur, sinon unique, de ce quartier nord-est est le bâtiment principal (bp) inachevé de la batterie, probablement un pavillon d'officiers. Il se compose d'un important corps de maison de plan rectangulaire (environ 7m / 12m) en simple rez-de-chaussée, construit en pierre, blocage de moellons bruts et chaînes d'angles en pierre de taille de récupération, le tout lié au ciment, conçu pour être couvert en appentis sans charpente, probablement par une dalle qui semble n'avoir jamais été mise en place, à en juger par l'aspect net des arases des murs sur la photographie aérienne de 1947. La façade d'entrée, sur le grand côté ouest en bas de l'appentis, comporte d'un avant-corps vestibule de moindre largeur, percé d'une porte centrée encadrée symétriquement de deux fenêtres, et qui devait être couvert par le prolongement de la dalle en appentis du corps principal. L'intérieur de celui-ci, enduit au ciment, était couvert d'un plafond sur solives de bois (mises en place) est divisé en trois travées par deux murs de refend, dont un garde trace d'aménagements mobiliers fixe ruinés, en brique creuse (évier et paillasse?) Le mur du grand côté opposé (Est) du corps principal, plus haut, puisque sous le faîte de l'appentis, présente la même disposition que la façade de l'avant-corps ouest, avec une porte centrale encadrée symétriquement de deux fenêtres, mais ces trois baies sont ménagées dans un segment médian occupant les 3/4  du mur, bâti en retrait de nu et d'épaisseur, et présentant au-dessus des baies et jusqu'au ras du faîte l'antiforme d'un toit à deux versants semi-renfoncée dans l'épaisseur murale.

Quartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); façade d'entréeQuartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); façade d'entréeQuartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); intérieurQuartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); intérieurQuartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); façade postérieure avec antiforme d'une aile perpendiculaire non montéeQuartier nord-est de la batterie, bâtiment inachevé (pavillon d'officiers?); façade postérieure avec antiforme d'une aile perpendiculaire non montée

Cette disposition étrange correspond à l'extrémité semi-engagée dans le mur postérieur du corps de maison d'une longue aile de grand axe perpendiculaire (est-ouest) dont seules les fondations avaient été construites en 1944, et qui aurait été couvert d'un toit à deux versants sur pannes de bois. Cette aile avortée atteignait une longueur de 26m pour une largeur de 8m. L'ensemble est parfaitement lisible en plan sur la photographie aérienne verticale de 1947. Faute d'éléments documentaires, on peut identifier cette aile projetée et commencée à un casernement, soit un dortoir pour les 61 soldats de la garnison de la batterie. La non réalisation d'un tel équipement soulève la question des solutions de logement alternatives mises en place, par exemple par répartition dans les nombreux abris-soutes construits sur le site, les officiers et sous-officiers pouvant être logés chez l'habitant dans la localité la plus proche.

1[1] Frédéric Saffroy, Historique (1888-1945) de la défense des côtes à Martigues (compte-rendu d'une mission d'identification et d'historique des vestiges militaires), Ville de Martigues, décembre 2007, p. 56.2La présence à cette date d'un artilleur italien dans une batterie allemande du Südwall est invraisemblable. sauf captivité. Le mot ricordo suggère qu'il  peut  s'agir d'une évocation rétrospective dessinée après  guerre.

La batterie d'Arnette ou de Saint-Pierre, implantée près de l'ancien sémaphore et de l'ancienne carrière d' Arnette, 300m à l'est de la partie de côte dite anse d'Arnette et 300m au nord d'une éphémère batterie française de DCA aménagée en 1938, est une batterie de côte de l’armée de terre allemande (Heer), mal documentée, créée dans le cadre du Südwall en 1943. Elle était la 12ème batterie du 920e  Régiment d’artillerie côtière de la Heer, point d'appui léger ou nid de résistance (Wn : Wiederstandnest) codée Wn 048  12./ H.K.A.R. 920 Saint Pierre, armée de trois canons Krupp de 17 cm K 18 L/50  d’une portée de 28 km, placés en cuves. La défense rapprochée de la batterie aurait été assurée par deux canons de 7,5 cm FK16 nA, un canon antichar (Pak), de petits postes de défense individuels MG pour mitrailleuse, et la défense antiaérienne s'appuyait sur deux canons de 2 cm Flak 30 et un canon de 2 cm Flak 38, l'équipement comportant en outre un projecteur de 150 cm. Le poste de direction de tir (leitstand), implanté à l'arrière des trois cuves de la batterie de canons de 17cm, sommaire et non conforme à la typologie Regelbauten semble avoir été conçu comme provisoire. L'absence d'ouvrages casematés de cette typologie, et le nombre important d'abris et abri-soutes enterrés, ainsi que d'excavations pour des ouvrages non réalisés suggèrent la possibilité d'un programme atypique, et l'hypothèse d'un abandon de la batterie antérieur aux bombardements alliés de juillet 1944, dans un état d'aménagement inachevé.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 20e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1944, porte la date

Les anciens aménagements de la batterie allemande d'Arnette dite Saint Pierre sont conservés à l'abandon dans leur ensemble sur un site de garrigue étendu, non loti, dont la végétation qui était devenue progressivement couvrante après la guerre, a été éclaircie à la suite d'un incendie en 2017.  Les trois cuves en béton pour canons Krupp de 17 cm, disposées en triangle de grand axe est-ouest au sud de l'ensemble, espacées l'une de l'autre d'environ 80m, sont d'un modèle identique normatif, à la géométrie stricte. La cuve proprement dite, circulaire, d'un diamètre intérieur de 13m, donne accès à 4 abris en béton enterrés disposés symétriquement, deux de part et d'autre de la cuve, deux autres de part et d'autre de son passage d'entrée. Douze abri-soutes enterrés indépendants des cuves sont disposés pour la plupart à proximité et de part et d'autre de celles-ci, sur le même alignement ou plus au nord, formant un réseau serré, plus dense dans le secteur est/nord-est. Ils ne se différencient de ceux attenants aux cuves que par leur couloir d'accès, comportant deux volées d'escalier descendant opposées symétriques, et non une seule volée.

A nord du site, autour de l'ancienne carrière d'Arnette et à peu de distance au sud des ruines de l'ancien sémaphore, sont groupés plusieurs bâtiments divers. L'un d'eux est le petit poste de direction de tir à un seul niveau non enterré, hors modèles normatifs. De plan carré prolongé en tête par une saillie à 5 pans qui abritait le poste d'observation, il est construit en moellons irréguliers d'extraction locale liés au ciment est couvert d'une dalle de béton armé rudimentaire portant à faux au-dessus de la fenêtre panoramique (murée) du poste d'observation. Aux abords immédiats du poste de direction de tir s'élèvent d'une part un petit bâtiment en ruines à un seul niveau, en blocage de moellons, jadis couvert d'un toit en appentis, et d'autre part un abri blindé semi-enterré, de plan allongé, aux murs de pierre et dalle de couvrement bombée en béton portée sur une charpente apparente en berceau segmentaire formée d'arceaux métalliques. 30m à l'ouest du poste de direction de tir, l'ancienne carrière d'Arnette présente un front de taille encaissé à ressauts, l'un des renfoncements angulaires y étant aménagé en abri de personnel, aveugle et d'assez médiocres dimensions. Au-dessus de la porte l'enduit ciment porte la date gravée 1944.5.21. A l'intérieur, les murs sont enduits au ciment et la sous-face de la dalle repose sur une armature métallique : poutre pilier et solives reliées par les restes d'un plancher de bois formant plafond qui servit de coffrage aux maçonneries de la dalle de béton coulée par-dessus. A l'extrémité nord-ouest du site de la batterie une plate-forme de tir en béton bordée sur plan carré d'un mur d'appui bas, discontinu, qui était destinée à un canon antichar, voisine avec un "abri-tortue" semi-enterré en pierre et béton aux formes extérieures arrondies, dont la dalle de couvrement bombée en dôme allongé, portée à l'intérieur par un plafond plat composée de solives métalliques et de planches de coffrage bois.

Au nord-est du site, le bâtiment plus important de la batterie, qui semble avoir été dévolu à un pavillon d'officiers en simple rez-de-chaussée, organisé sur un plan symétrique, parait n'avoir jamais été couvert de son toit en appentis. Sur sa face postérieure devait s'articuler une longue aile rectiligne d'axe perpendiculaire, probablement destinée au casernement, dont seule la dalle de sol a été réalisée. L'élévation projetée de cette aile, avec toit à deux versants, est exprimée en creux dans le mur du bâtiment auquel elle devait s'articuler. L'état de ces bâtiments crédite l'hypothèse d'un abandon prématuré des aménagements au service de la batterie.

  • Murs
    • béton béton armé
    • calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    béton en couverture
  • Couvrements
    • dalle de béton
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit
  • État de conservation
    désaffecté, mauvais état
  • Techniques
  • Statut de la propriété
    propriété privée, plusieurs propriétés privées
  • Protections

  • Historique (1888-1945) de la défense des côtes à Martigues (compte-rendu d'une mission d'identification et d'historique des vestiges militaires), par Frédéric Saffroy, décembre 2007. Archives communales, Martigues : non coté.

  • [Vue aérienne verticale de la batterie d'Arnette à Martigues]. / Photographie, 26 avril 1947. Institut Géographique National, Saint-Mandé.

    <https://remonterletemps.ign.fr/telecharger/?lon=5.034673&lat=43.337010&z=14.3&layer=pva&year=1946&orientation=vertical&mission=3145-0191>

  • [Vue aérienne verticale de Martigues, quartier de Carro]. / Photographie, 4 avril 1952. Institut Géographique National, Saint-Mandé. <https://remonterletemps.ign.fr/telecharger/?lon=5.034532&lat=43.336553&z=14&layer=pva&year=1951&mission=3145-0211>

Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Corvisier Christian
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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