L’Inventaire général étudie tous les objets d’un territoire « de la petite cuillère à la cathédrale ».

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Nous vous souhaitons de belles découvertes.

Focus sur

La villégiature à MentonHyères et Sainte-Maxime (Le Var), La villa Kérylos et son mobilier (Beaulieu - Alpes-Maritimes)

Le patrimoine industriel de GrasseLa ligne des Chemins de Fer de Provence  (Le Train des Pignes)

Le Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var  (Alpes-de-Haute-Provence)

Le patrimoine portuaire en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et les ponts du Rhône  (Bouches-du-Rhône et Vaucluse)

L'Estaque  et  Port-Saint-Louis-du-Rhône   (Bouches-du-Rhône)

Le patrimoine militaire des Hautes-Alpes

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Vue d'ensemble de la chasuble de dos.

Le jardin d'agrément de L'Impérial a initialement été aménagé au moment de la construction de l'hôtel de voyageurs entre 1911 et 1913. Il a été réalisé à l'emplacement d'anciens vergers, probablement plantés d'agrumes, de vignes ou d'oliviers, dont il ne reste apparemment aucun vestige. Le jardin a certainement été repris et complété après les guerres de 1914-1918 et de 1939-1945.

En tout état de cause, la plupart des grands arbres actuellement présents dans le jardin ont probablement été plantés au cours de la première moitié du 20e siècle. Parmi ceux-ci, on peut citer le banian (il s'agit ici d'un ficus macrophylla), originaire d'Australie, et les araucarias (araucaria excelsa dit aussi araucaria heterophylla), originaires de l'île de Norfolk (localisée à l'Est de l'Australie), dont ceux de la parcelle 163, aujourd'hui détachée du jardin, mais toujours partie intégrante de la composition paysagère. Parmi les autres végétaux remarquables, il faut noter de nombreux palmiers des Canaries (phoenix canariensis), dont la haute verticale des stipes permet de structurer le jardin, en apportant une certaine dynamique au cadre.

Les allées du jardin suivent un parcourt ascendant, depuis l'entrée de jardin, au niveau de la mer, jusqu'à l'aire d'accueil de l'hôtel, aménagée à quelques mètres d'altitude. Pour préserver l'intimité des occupants, le jardin n'est pas ouvert sur l'extérieur et ne bénéficie pas de véritable points de vue, malgré la proximité immédiate de la Méditerranée, visible uniquement depuis les portails de l'entrée de jardin et depuis les fenêtres de l'hôtel. Les arbres, les groupes d'arbres et les massifs, ont ainsi été savamment disposés pour créer une atmosphère propice à la promenade en toute discrétion.

Le jardin étant localisé au pied des collines, il bénéficie d'une source d'eau provenant des reliefs qui dominent le Val de Gorbio. Cet apport en eau permet une irrigation en toute saison, essentielle au maintient de la grande pelouse qui constitue le principal découvert du jardin et forme un étonnant contraste avec le foisonnement fleuris des massifs d'espèces exotiques, dont la composition varie en fonction des saisons et des années.

Parmi les végétaux utilisés, on peut mentionner de nombreux cycas du Japon (cycas revoluta), dont certains spécimens anciens, des massifs d'eupatoires du Mexique (euparorium ianthinum, nommée aussi euparorium sordidum ou bartlettina sordida) ainsi que des cultivars (dits aussi hybrides ou variétés horticoles) de différentes espèces : graminées variées, anthémis, iris...

Le jardin d'agrément de L'Impérial est tout à fait exceptionnel par son caractère verdoyant au sein de la ville. Avec sa grande pelouse impeccablement entretenue et ses massifs soigneusement composés, il rend compte, encore aujourd'hui, de la splendeur des jardins des palaces de la Belle Epoque.

Grande pelouse. Vue des abords de l'allée piétonne et du grand banian.