Dossier d’œuvre architecture IA13006280 | Réalisé par
Corvisier Christian (Rédacteur)
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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  • enquête thématique régionale, architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Batterie de côte de la Couronne
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
  • Commune Martigues
  • Lieu-dit la Couronne
  • Adresse
  • Cadastre 2026 PB  ; 2026 PN
  • Dénominations
    batterie
  • Précision dénomination
    batterie de côte
  • Appellations
    batterie de la Couronne
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

I- Historique, topographie et typologie générale

            Le site de La Couronne fut choisi peu avant 1933 par la Marine française pour l'implantation d'une nouvelle batterie de côte répondant aux normes alors en vigueur. Elle était conçue pour un armement de quatre pièces de 138mm  modèle 1910 sur affût à berceau modèle 1919-25, en cuves béton armé  modèle 1925,  implantées pour assurer des tirs d'une portée de 18km vers le sud. Son équipement était le même que celui  qui venait d'être mis en œuvre en 1928 et 1930 dans la batterie de Caveaux, sur l'île de Pomègues, et dans celle dite du Fort Napoléon, sur le Cap Croisette, à l'Est de Marseille.  La batterie neuve de la Couronne dite du Cap Couronne se différenciait de ces deux dernières et des autres batteries de Marine française du secteur de Marseille de la même génération, armées de pièces d'autres calibres, parce qu'elle était la seule à construire ex nihilo sur un site vierge, toutes les autres occupant le site d'une batterie ancienne (XIXe siècle ou avant). Sa construction fut proposée le 9 juin 1933 dans le nouveau programme d'armement du littoral en artillerie, remédiant à  l'absence  d'artillerie principale moderne sur l'aile ouest de la côte. Approuvé par le ministre de la Marine le 13 juin, le programme comportait trois batteries projetées dans le secteur de Fos-Martigues présentées en  première urgence :  une batterie de quatre pièces de 75mm dans le fort de Bouc, une batterie de quatre pièces de 100mm du Port Saint Louis du Rhône, et  la batterie de quatre pièces de  138mm du Cap Couronne.  Les travaux de construction de cette dernière étaient achevés à la fin de l'année 1934 : le poste de direction de tir était en cours de construction en avril, son voile de camouflage en ciment modelé sur grillage, conçu par le peintre de la marine Pierre Gatier était achevé en décembre ; les quatre pièces de 138mm  furent installées en juillet 1934 dans leurs cuves de béton armé, également revêtues d'un camouflage conçu par Gatier, constitué d'un parapluie métallique découpé pour simuler des ramures végétales. Les premiers tirs d'essais de la batterie ne furent réalisés qu'en avril-mai 19351 Implantées dans un axe est-ouest sur une amplitude d'environ 200m et plus ou moins désalignées, les quatre pièces en cuves étaient reliées aux abords  immédiats du poste de direction de tir, situé 250m en arrière, par quatre voies de chemin de fer Decauville rectilignes convergentes, qui facilitaient leur approvisionnement en munitions. Des bâtiments annexes (logement de personnel, locaux de travail, magasins) et des abris étaient implantées sur la droite (ouest) du poste de direction de tir, en partie dans des  excavation d'anciennes carrières à ciel ouvert. Deux projecteurs de repère d'entrée de port (REP) étaient installés dans deux tourelles abri  lanterne en ciment au point haut du site, à l'arrière du poste de direction de tir. Les dispositions générales de la batterie sont lisibles sur une photographie aérienne verticale de l'IGN datée du 30 août 1935. Une batterie de semonce légère fut mise en place a la suite plus au sud, sur le Cap Couronne proprement dit, près du sémaphore.

[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues, anse de la Couronne vieille et Cap Couronne], 1935. Détail : la batterie de la Couronne.[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues, anse de la Couronne vieille et Cap Couronne], 1935. Détail : la batterie de la Couronne.

            En décembre 1942, la batterie française de 138mm fut réutilisée par l'occupant allemand  sans changement, en utilisant le même système télémétrique, soit, dans le poste de direction de tir, un appareil S.O.M. C Mle 1926 dans tourelle métallique et un P.C. 30. Prise en charge par le régiment d'artillerie de Marine (Marine-Artillerie-Abteilung)  682, avec un effectif d'un officier, cinq sous-officiers et 32 marins, elle passa en janvier 1943, au régiment 611, avec nom de code 3./ M.A.A. 611 (3e batterie de la Marine-Artillerie-Abteilung  611 ). L'armement fut complété pour la défense antiaérienne d'abord en mars 1943 d'un premier canon de 2cm Flak C/30, puis, en septembre d'un second canon, d'un autre de 2cm Flak 29 Oerlikon. L'effectif était alors passé à 146 marins, la batterie prenant de l'importance et nécessitant de nouveaux équipements. Elle passa en  novembre 1943 à la compétence d'un nouveau régiment d'artillerie de Marine dissocié du  611, le Marine-Artillerie-Abteilung  625, en charge de six  batteries, dont elle était la 6ème, d'où son nom de code 6./ M.A.A. 6252. Le service des canons de 138mm en cures à cette époque est documenté par plusieurs photographies.

[Trois vues de détail des pièces d'artillerie de 138mm en cuves camouflées de la batterie de la Couronne],1944.[Trois vues de détail des pièces d'artillerie de 138mm en cuves camouflées de la batterie de la Couronne],1944.

Furent alors construites pour la défense rapprochée deux casemates de flanquement du modèle-type Regelbau 680, avec rocaillage de surface à but de camouflage, l'une à l'ouest du poste de direction de tir, l'autre à l'est des positions de batterie de 138mm, d'abord armées de  canons de 7,5 cm F.K. sur roues, remplacés en janvier 1944 par des pièces de 7,62 cm F.K. 39 (r). Une troisième casemate, du modèle-type Regelbau 671, fut construite à l'extrémité sud du site de la batterie, et armée d'un canon de 6,5cm K.M. 02 /Mle 1902 de marine sur pivot. Un petit poste de direction de tir (leitstand) annexe fut construit à l'arrière des deux pièces médianes de la batterie de 138mm. Une pièce de 2cm Flak 38 fut ajoutée en mai 1944 aux trois autres canons antiaériens. Défendue en outre  par trois  autres pièces de 4,7 cm SKM/1902 montées sur plates-formes à soutes, au nord, au sud et à l'ouest pour  battre tous les accès du site, la batterie, classée dans la catégorie Wiederstandnest  (nid de résistance ou point d'appui léger) était alors désignée sous le nom de code  Wn 052. L'effectif subit des fluctuations : 126 marins en novembre 1943 et 106 en juillet 1944,  encadrés par trois officiers et dix neuf sous-officiers, en capacité de servir diverses positions de tir légères pour mitrailleuses réparties sur le site, ainsi que trois Ringstande Vf58c (tobrouks). Les infrastructures passives préexistantes avaient été complétées de cinq abris de personnel, huit  soutes à munitions disséminés sur le site et, au nord, par des bâtiments de vie, réfectoire, cuisine, infirmerie, magasin à vivres, central téléphonique. L'ensemble des aménagements, ceux réalisés, ceux encore en construction et certains en projet, sont exprimés sur un largeplan allemand de la batterie de la Couronne daté du 11 mai 19443.

[Plan général de réaménagement de la batterie de La Couronne],1944.[Plan général de réaménagement de la batterie de La Couronne],1944.

Les voies ferrées Decauville qui desservaient les pièces de la batterie française de 138mm n'y sont pas exprimées, et semblent avoir été supprimées par les allemands, ce que confirmerait une photographie aérienne verticale de l'IGN donnant l'état des lieux après la guerre, en 1952, et permettant de repérer les différents ouvrages et bâtiments en partie ruinés par un bombardement allié du 13 août 1943 et par un sabordage fait par l'occupant avant sa retraite.

[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues : Couronne Vieille, Cap Couronne, anse du Verdon], 1952. Surcharge en couleur permettant de repérer les différents ouvrages et bâtiments en partie ruinés par un bombardement allié du 13 août 1943 et par un sabordage fait par l'occupant avant sa retraite.[Vue aérienne verticale de la commune de Martigues : Couronne Vieille, Cap Couronne, anse du Verdon], 1952. Surcharge en couleur permettant de repérer les différents ouvrages et bâtiments en partie ruinés par un bombardement allié du 13 août 1943 et par un sabordage fait par l'occupant avant sa retraite.

            L'état des cuves de 138mm  en 1946, ainsi que celui du poste de direction de tir français et des casemates de flanquement allemandes  Regelbau 680 , est documenté par des photographies et deux planches de plans de détail illustrant le rapport d’un officier français sur le mur de l’Atlantique et le Südwall.4

[Vue aérienne oblique des cuves n°2-3-4 sabordées de la batterie de la Couronne],1946. [Vue aérienne oblique des cuves n°2-3-4 sabordées de la batterie de la Couronne],1946. [Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne],1946.[Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne],1946.[Plans et coupe du poste de direction de tir de la batterie de La Couronne],1946.[Plans et coupe du poste de direction de tir de la batterie de La Couronne],1946. [Plans et coupe d'une casemate de flanquement de la batterie de La Couronne],1946. [Plans et coupe d'une casemate de flanquement de la batterie de La Couronne],1946.

            Les anciens ouvrages et aménagements abandonnés  de la batterie ont subi plusieurs phases de destruction partielle, en dernier lieu le remblaiement d'une des cuves des canons de 138 et la démolition des trois autres en 2004-20055. Les trois casemates allemandes et le poste de direction de tir ont survécu, ce dernier sans son habillage de camouflage.

            Outre la batterie de Marine allemande 6./ M.A.A. 625 de la Couronne avait pour dépendance, plus au sud ouest, sur le cap occupé par le sémaphore, une station radar composée de deux radars, un antiaérien (FuMO 214), un anti-navires (FuMO 2), accompagnés d'une casemate-abri type V206 pour le Poste de commandement. Ces aménagements ont aujourd'hui disparu, en dernier lieu la casemate-abri (qui était un exemplaire unique dans le Südwall), démolie en 2009. A proximité, toujours sur le cap ou Pointe Riche, près du sémaphore, une position de défense légère codée RHL 051 était équipée d'une  mitrailleuse, un mortier, un projecteur et un canon antichar de 5cm. Il n'en reste que des vestiges insignifiants.

            Enfin, à 1200m au nord-est de la batterie de la Couronne, au nord de la voie de chemin de fer et du hameau des Bastides, à l'est du hameau des Plaines, subsistent les infrastructures inachevées d'une batterie allemande non documentée et non recensée dans les sources, probablement commencée tardivement (1944) pour un armement de trois pièces d'artillerie dont seules les dalles béton de soubassement, sur lesquelles auraient dû s'élever des casemates avec tirs plein sud, ont été réalisées, accompagnées, plus à l'est, de trois ringstands. Ces casemates projetées auraient pu avoir été destinées à abriter trois des quatre  pièces de 138mm de la batterie de La Couronne, compatibles avec le  modèle-type Regelbau 272.

II- Description

De la batterie de Marine française et allemande de La Couronne subsistent la majeure partie des ouvrages et une partie des bâtiment,  dans un état de ruine plus ou moins avancé et vandalisé, disséminés sur un site chaotique largement couvert de bois taillis et loti en périphérie, qui laisse peu de co-visibilité d'un point à l'autre.

            Les quatre cuves en béton armé de la batterie française de 138mm sont la partie la plus sinistrée : il n'en reste que les vestiges remblayés de la quatrième (extrême Est), permettant à peine de reconnaître le plan circulaire de la cuve de la pièce proprement dite, remplie de terre, avec, à la gorge le couloir rectiligne souterrain de distribution à deux issues opposées en escalier, couvert de dalles de ciment armé.

[Plan-type d'une cuve française pour canon de 138mm de marine].[Plan-type d'une cuve française pour canon de 138mm de marine].Restes de la quatrième cuve de la batterie française de 138mm : couloir souterrain de distribution à la gorgeRestes de la quatrième cuve de la batterie française de 138mm : couloir souterrain de distribution à la gorge

Une quarantaine de mètres à l'arrière de cette cuve Est subsistent les ruines d'un abri de personnel à niveau unique jadis couvert en appentis, construit en moellons liés au ciment, à l'intérieur d'une ancienne excavation de carrière, et en partie engagé dans le front de taille. Ce petit bâtiment  communiquait apparemment (d'après le plan de 1944) avec un magasin à munition qui semble avoir été ménagé en caverne.

Abri adossé à une excavation de carrière, près  la quatrième cuve de la batterie française de 138mm Abri adossé à une excavation de carrière, près la quatrième cuve de la batterie française de 138mm

            A même distance à l'arrière des deux cuves intermédiaires détruites, le poste de direction de tir (leitstand) auxiliaire construit par les allemands est bien conservé. C'est un petit ouvrage semi-enterré en béton monobloc à niveau unique, de plan rectangulaire allongé rétréci en tête par deux pans coupés, ne correspond pas à un modèle-type répertorié. L'accès se fait à la gorge par un escalier extérieur descendant de quelques marches à la porte d'entrée, l' intérieur ne contient que deux salles en enfilade, la première correspondant à la salle de calcul, la seconde au poste d'observation, en tête, avec sa fenêtre panoramique sur trois côtés sous dalle de couvrement. assez haute entre appui et couvrement à l'origine, cette fenêtre est recoupée (d'origine ?) de trois piliers délestant le porte-à-faux de la dalle, et rétrécie en hauteur par un rehaussement de l'appui en maçonnerie maigre de ciment.

Poste de direction de tir auxiliaire allemandPoste de direction de tir auxiliaire allemand

            Environ 250m en arrière des cuves de 138mm, le poste de direction de tir principal, de construction française (1934), est conservé pour l'essentiel dans sa structure monobloc en béton armé, mais dégradé et vandalisé . De plan de base rectangulaire allongé dans l'axe nord-sud, de dimensions assez peu imposantes (16,10m X 6,60m hors œuvre), il reste complet de ses trois niveaux de longueur dégressive, tous larges de 3m dans œuvre : poste central et sas d'entrée à la gorge au niveau 1, poste de veille au niveau 2 et poste d'observation et de télémétrie au niveau 3, avec fenêtre panoramique en tête dans un front en hémicycle. A la différence des postes de direction de tir allemands, le retrait de volume d'un étage sur l'autre se fait côté gorge, et le front de l'ouvrage était enterré sur les deux premiers niveaux, le niveau 3 seulement comportant un poste d'observation avec fenêtre panoramique. 

Poste de direction de tir principal français, côté gorge, sas d'entrée au niveau 1 et superposition en retrait des niveaux 2 et 3Poste de direction de tir principal français, côté gorge, sas d'entrée au niveau 1 et superposition en retrait des niveaux 2 et 3

Poste de direction de tir principal français, front en hémicycle du niveau 3 avec fenêtre panoramique, sur infrastructure jadis enterrée Poste de direction de tir principal français, front en hémicycle du niveau 3 avec fenêtre panoramique, sur infrastructure jadis enterrée

Ont disparu la tourelle cylindrique métallique du télémètre qui s'élevait à l'arrière du poste d'observation et la partie postérieure de la dalle de couvrement de ce poste, en béton armé sur poutrelles  IPN, seule la partie de tête épaisse de plan en arc de cercle couvrant la fenêtre panoramique restant en place. A disparu aussi le voile de camouflage complexe conçu par Pierre Gatier pour revêtir non seulement le bâti béton du poste  mais aussi  les remblais de terre et cailloux qui avaient été massés autour pour le masquer, en tête et sur les faces latérales, formant une motte tronconique qui prétendait simuler une petite butte rocheuse. Dans l'état d'origine, le remblai montait jusqu'à l'appui de la fenêtre panoramique, mais sa dégradation actuelle démasque les formes géométriques simples en béton lissé du front de tête. Il reste toutefois quelques vestiges disloqués du voile de camouflage en ciment modelé armé de tiges de fer principales tordues pour donner les formes, et doublé d'un réseau de fin filet métallique à maille serrée.

Poste de direction de tir principal français, côté droit, avec la butte artificielle aujourd'hui dégradée qui l'enveloppaitPoste de direction de tir principal français, côté droit, avec la butte artificielle aujourd'hui dégradée qui l'enveloppaitPoste de direction de tir principal français, détail d'un vestige du voile de camouflage en ciment modelé qui revêtait le bloc et la butte artificiellePoste de direction de tir principal français, détail d'un vestige du voile de camouflage en ciment modelé qui revêtait le bloc et la butte artificielle

A l'arrière et sur la droite du poste de direction de tir, une ancienne excavation de carrière est aménagée, avec un chemin d'accès passant sous un ponceau en béton, pour desservir un abri de personnel à niveau unique construit en moellons et ciment dans cette excavation, en appui contre les fronts de taille.

Excavations de carrière avec abri et ponceau, près du poste de direction de tir principal françaisExcavations de carrière avec abri et ponceau, près du poste de direction de tir principal français

Plus au nord, dans le quartier de la batterie qui réunissait les hébergements et les bâtiments de service, est conservé un bâtiment de logement de personnel, lui aussi à niveau unique et défilé par son implantation encaissée dans une autre ancienne excavation de carrière. Plus important que les abris simples, il présente une mise en œuvre variée : béton armé et parement en ciment lissé pour sa dalle de couvrement et sa face dégagée aveugle sur laquelle fait saillie le vestibule d'entrée en avant-corps, et parement en ciment rocaillé avec moellons et gros gravier pour la façade arrière percée de petits jours munis de volets de fer, l'aspect rustique du mur évoquant une construction traditionnelle.

Abri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, face en béton avec porte en saillantAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, face en béton avec porte en saillantAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, façade arrière revêtue de ciment rocailléAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, façade arrière revêtue de ciment rocaillé

Les locaux intérieurs, chambrées et petites pièces de service annexes, sont entièrement en béton banché apparent, le dessous de la dalle en ciment lissé, et conservent des fers plats en surface des parois et restes d'aménagements pour le mobilier mural disparu. 

Abri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, intérieur, pièce annexeAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, intérieur, pièce annexeAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, intérieur, restes d'aménagements mobiliersAbri de logement de personnel dans une excavation de carrière du secteur nord, intérieur, restes d'aménagements mobiliers

A l'extrême nord des anciens aménagements de la batterie, les deux tourelles-abri circulaires en ciment armé avec fenêtres qui abritaient les projecteurs des repères d'entrée de port, à la manière d'un petit fanal, ont été explosées, mais leurs débris renversés restent reconnaissables par leur forme caractéristique.

Vestige explosé d'une des deux tourelles de projecteur de repère d'entrée de port, au nord du siteVestige explosé d'une des deux tourelles de projecteur de repère d'entrée de port, au nord du site

            Les ouvrages les plus robustes et les mieux conservés dans l'état actuel sont les trois casemates actives de la batterie allemande, construites fin 1943 ou début 1944.

            Les deux casemates de flanquement sont conformes au modèle-type Regelbau 680, (aussi présent à la batterie de l'Espanet)  soit un bloc de béton armé à peu près cubique de 9,20m de large sur 8,80m de long, avec deux angles abattus en tête, élargi à l'arrière par deux contreforts latéraux symétriques de plan en trapèze saillant de 1,50m, et comportant à l’angle à droite de l’embrasure, un mur de flanquement d’axe oblique qui assurait le défilement du canon contre les coups venus de la mer. L'organisation intérieure est limitée à la salle de tir, couverte de  poutrelles et plaques d'acier habillant la dalle béton et à deux niches à munition symétriquement disposées à l'arrière de part et d'autre à la suite de l'entrée ménagé à la gorge, de gabarit large pour faciliter l'entrée ou l'évacuation du canon. L'entrée proprement dite forme un sas plus large que le passage entre les niches à munitions. Le parement extérieur en ciment sur béton banché des deux casemates est incrusté d'un réseau de pierres brutes de gabarit moyen formant rocaillage rustique  de camouflage. La casemate située à l'ouest du poste de direction de tir, donnant sur la voie publique, est entièrement dégagée du terrain et rocaillée sur toutes ses faces; son embrasure reste ouverte, sans sa menuiserie métallique, mais garnie d'une grille installée à une date inconnue après la guerre; sa porte, rétrécie dans son gabarit après guerre par deux  murs latéraux en parpaings percés d'un jour ovale, est aujourd'hui complètement murée. Porte et embrasure sont soulignées  au-dessus du linteau d'acier d'un solin en pente (pour un toit parapluie en tôle disparu ?).

Casemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, façade active à embrasure et mur de flanquement et face gauche, parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, façade active à embrasure et mur de flanquement et face gauche, parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, mur de flanquement oblique et face gauche, parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, mur de flanquement oblique et face gauche, parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, mur de gorge élargi avec porte centrée (murée), parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, mur de gorge élargi avec porte centrée (murée), parement rocailléCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, intérieur vu de la position de tir, porte d'entrée murée au fondCasemate de flanquement ouest, type Regelbau 680, intérieur vu de la position de tir, porte d'entrée murée au fond

            La seconde casemate, à l'est / nord-est  des cuves de 138mm, présente les mêmes caractéristiques, pour l'organisation interne et pour les volumes extérieurs, à cette différence que ses deux faces latérales droite et gauche, y compris la face extérieure du mur de flanquement oblique, sont masquées et enterrées sous des remblais profilés en talus montant  jusqu'à hauteur du dessus du bloc, conformément aux préconisations données pour le modèle-type. Le rocaillage ne s'étend pas au mur de gorge, dégagé mais dérobé aux vues. Sur le côté gauche du bloc (soit à droite de la façade active à embrasure), un mur de coupure oblique faisant pendant au mur de flanquement, moins épais et bâti en moellons, soutient la coupe du remblai; son arase pendante est rocaillée comme le reste du bloc.

Casemate de flanquement Est, type Regelbau 680, façade active à embrasure et mur de flanquement. Faces latérales enterrées sous remblai Casemate de flanquement Est, type Regelbau 680, façade active à embrasure et mur de flanquement. Faces latérales enterrées sous remblai Casemate de flanquement Est, type Regelbau 680, intérieur vu de l'entrée, embrasure au fondCasemate de flanquement Est, type Regelbau 680, intérieur vu de l'entrée, embrasure au fondCasemate de flanquement Est, type Regelbau 680, intérieur vu de la position de tir, porte d'entrée au fondCasemate de flanquement Est, type Regelbau 680, intérieur vu de la position de tir, porte d'entrée au fondCasemate de flanquement Est, type Regelbau 680, mur de gorge avec porte d'entrée rétrécie,mur de soutènement des remblais latérauxCasemate de flanquement Est, type Regelbau 680, mur de gorge avec porte d'entrée rétrécie,mur de soutènement des remblais latéraux

Dans l'état actuel, les remaniements d'après guerre sont comparables à ceux apporté à la casemate ouest : l'embrasure est refermée de la même grille, le gabarit de la porte dans le mur de gorge est réduit à une porte piétonne latérale avec grille par l'adjonction un mur de remplage en parpaings percé d'un petit jour. L'analogie de ces modifications fait supposer une transgression d'usage commune aux deux casemates après la guerre.

            La casemate allemande implantée à l'extrême  sud / sud-est du site de la batterie, face à la mer et plus proche du littoral, est conforme au modèle-type Regelbau 671, semblable à celle ajoutée à la même époque à la batterie française dite Fort Napoléon au Cap Croisette, aux quatre ajoutées de la batterie du Pharo, et aux quatre de la batterie neuve de Fenouil, à Marseille. Elle ne se différencie de ces exemples que par le fait qu'aucun enduit de camouflage n'a été appliqué sur ses volumes extérieurs entièrement dégagés du terrain. Le proportions et l'échelle de cette casemate diffèrent peu de celles des casemates de flanquement Regelbau 680, présentant aussi un mur de gorge élargi par deux contreforts latéraux,  comparable aussi  la partition intérieure avec deux niches à munitions symétriques de part et d'autre de l'entrée à l'arrière de la salle de tir . Très différente en revanche est la façade active, arrondie aux angles, formant deux pans réunis en angle rentrant constituant l'embrasure, la partie centrale étant  réservée à l'ouverture de tir, large et partant du sol intérieur, couverte d'une large visière à trois pans saillant sur un encorbellement de trois ressauts de même plan et encadrée de deux ébrasements à trois ressauts propres à faire ricocher les projectiles adverses.

Casemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, mur de gorge élargi de deux contreforts latérauxCasemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, mur de gorge élargi de deux contreforts latérauxCasemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, façade active en angle rentrant, embrasure sous visièreCasemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, façade active en angle rentrant, embrasure sous visièreCasemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, intérieur de la chambre de tir avec sous-sellette du canon et embrasure, vue de l'entrée du blocCasemate au sud/sud-Est du site, type Regelbau 671, intérieur de la chambre de tir avec sous-sellette du canon et embrasure, vue de l'entrée du bloc

La base de l’embrasure centrale est bordée par un mur d'appui épais ou genouillère, de plan à trois pans a l'extérieur (ou il est masqué par un glacis maçonné), en arc de cercle à l'intérieur.  De l'affût pivotant du canon de 6,5cm Mle 1902 ne restent aujourd'hui que les tiges filetées de fixation en couronne de la sous-sellette en béton.

            Sur le site subsistent en outre trois tobrouks du modèle ordinaire type Vf58, semi enterrés, dont un bien conservé, avec un dégagement latéral bordé de pierre sèche avec escalier extérieur donnant accès à sa porte ménagée sur son flanc gauche. 

Tobrouk type Vf 58 semi-enterréTobrouk type Vf 58 semi-enterré

            Le site distinct de la batterie inachevée des Plaines ou des Bastides, à 1200m de distante au nord-est de la batterie de la Couronne, présente encore ses trois plates-formes de béton armé semblables, avec l'emplacement du canon dont témoigne la rainure en arc de cercle destiner à guider la rotation de la crosse de l'affût, et des fers à béton sciés destinés à des piliers pour le coulage d'une élévation de casemate non réalisée. 

Site des Plaines ou de La Bastide. Batterie inachevée : une des trois plates-formes destinées à porter une casemate non réalisée.Site des Plaines ou de La Bastide. Batterie inachevée : une des trois plates-formes destinées à porter une casemate non réalisée.

1Jean-Jacques MOULINS, "La batterie d'artillerie secondaire de Couronne", 39/45 Magazine, n°203 (juillet-août 2003), p. 66-75.  2Alain Chazette, Pierre Gimenez, Südwall : batteries côtières de Marine. Port-Vendres-Sète-Fos-Marseille-Toulon,  Vertou, 2009, p 81-84.3Bundesarchiv-Militärarchiv de Koblenz. Publié par Alain Chazette, Pierre Gimenez, Op. Cit, p. 82.4Rapport Pinczon du Sel sur les installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949, Vincennes SHD, Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 140/VIII, n° 503  à 505); et MV 2 DOC 9, catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France, t. 1, pl. de plans 030 et 206.5Aménagement d'un camping.

Le site de La Couronne fut choisi peu avant 1933 par la Marine française pour l'implantation d'une nouvelle batterie de côte puissamment armée de quatre pièces de 138mm modèle 1910 sur affût à berceau modèle 1919-25, en cuves modèle 1925,  implantées pour assurer des tirs d'une portée de 18km vers le sud. Seule de sa catégorie dans le secteur de Marseille-Fos alors créée ex nihilo, et non sur le site d'une batterie ancienne, elle remédiait à l'absence d'artillerie principale moderne sur l'aile ouest de la côte. Les travaux de construction des gros ouvrages en béton armé étaient achevés à la fin de l'année 1934 : les quatre cuves, armées en juillet, et le poste de direction de tir, furent garnis de voiles de camouflage conçus par le peintre de la marine Pierre Gatier, celui du PDT en ciment modelé sur grillage imitant le rocher, celui des cuves constitué d'un parapluie métallique découpé pour simuler des ramures végétales. Les quatre pièces en cuves étaient reliées aux abords  immédiats du poste de direction de tir, situé 250m en arrière, par quatre voies de chemin de fer Decauville, qui facilitaient leur approvisionnement en munitions. Des bâtiments annexes (logement de personnel, locaux de travail, magasins) et des abris étaient implantées sur la droite (ouest) du poste de direction de tir, en partie dans des excavations d'anciennes carrières à ciel ouvert. Deux projecteurs de repère d'entrée de port (REP) étaient installés dans deux tourelles abri  lanterne en ciment au point haut du site, à l'arrière du poste de direction de tir.

            En décembre 1942, la batterie française de 138mm fut réutilisée par l'occupant allemand  sans changement, prise en charge en janvier 1943 par le 611ème régiment d'artillerie de la marine allemande (Kriegsmarine), puis passa en novembre au 625ème, dont d'où le nom de code 6./ M.A.A. 625 (6e batterie de la Marine-Artillerie-Abteilung  625). Classée dans la catégorie Wiederstandnest  (nid de résistance ou point d'appui léger) elle était codée Wn 052. Furent alors construites pour la défense rapprochée deux casemates de flanquement du modèle-type Regelbau 680, avec rocaillage de surface à but de camouflage, armées de  canons de 7,5 cm, l'une à l'ouest du poste de direction de tir, l'autre à l'est des positions de batterie de 138mm. Une troisième casemate, du modèle-type Regelbau 671, fut construite à l'extrémité sud du site de la batterie, et armée d'un canon de 6,5cm K.M. 02 /Mle 1902 de marine sur pivot.

L'armement fut complété pour la défense antiaérienne de trois canons de 2cm Flak. L'effectif était en juillet 1944 de 106 marins,  encadrés par trois officiers et dix neuf sous-officiers, en capacité de servir diverses positions de tir légères pour mitrailleuses réparties sur le site, ainsi que trois Ringstande Vf58c (tobrouks). Les infrastructures passives préexistantes avaient été complétées de cinq abris de personnel, huit  soutes à munitions disséminés sur le site et, au nord, par des bâtiments de vie, réfectoire, cuisine, infirmerie, magasin à vivres, central téléphonique. Cet ensemble fut touché par un bombardement allié du 13 août 1943 et l'artillerie sabordée par l'occupant avant sa retraite.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1934, daté par source
    • 1944, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Gatier Pierre
      Gatier Pierre

      Peintre, expose au Salon des artistes français de 1903 à 1907. Nommé peintre de la Marine en 1907. Réalise alors réalise alors des vues de Toulon et de son environnement. Travaille en 1931 au camouflage des ouvrages côtiers de la Marine, notamment à l'île de Porquerolles. Il participe à l'Exposition universelle de 1937 à Paris où il décore le palais de l'Air.

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De la batterie de Marine française et allemande de La Couronne subsistent la majeure partie des ouvrages et une partie des bâtiments, dans un état de ruine plus ou moins avancé et vandalisé, disséminés sur un site chaotique largement couvert de bois taillis et loti en périphérie. Des quatre cuves en béton armé de la batterie française de 138mm ne restent que les vestiges remblayés de la quatrième (extrême Est), permettant à peine de reconnaître le plan circulaire de la cuve proprement dite, avec, à la gorge, le couloir rectiligne souterrain de distribution à deux issues opposées en escalier. Une quarantaine de mètres à l'arrière des cuves subsistent les ruines d'un abri de personnel niché  à l'intérieur d'une ancienne excavation de carrière, et un petit poste de direction de tir (leitstand) auxiliaire construit par les allemands, en béton et à un seul niveau. Situé 250m en arrière des cuves, le poste de poste de direction de tir principal, de construction française (1934), conserve, dans un état dégradé et vandalisé, sa structure monobloc en béton armé, à trois niveaux de longueur dégressive en tête (poste central et sas d'entrée au niveau 1, poste de veille au niveau 2 et poste d'observation et de télémétrie au niveau 3, avec fenêtre panoramique en tête dans un front en hémicycle, dalle de couvrement en partie détruite). Il ne reste plus que de rares vestiges du voile de camouflage complexe conçu par Pierre Gatier qui revêtait le bâti aujourd'hui mis à nu, et  aussi  les remblais de terre et cailloux qui avaient été massés autour pour le masquer, formant une motte tronconique simulant une petite butte rocheuse. Au abords nord du poste de direction de tir, deux autres abris de personnel couverts d'une dalle béton sont nichés contre les fronts de taille d'anciennes excavations de carrières, le plus proche bâti en moellons liés au ciment, l'autre en béton brut avec sur la façade arrière un habillage de ciment rocaillé d'aspect rustique évoquant une construction traditionnelle. A l'extrême nord des anciens aménagements de la batterie, subsistent les débris renversés des deux tourelles-abri circulaires en ciment armé qui abritaient les projecteurs d'entrée de port.

Les ouvrages les plus robustes et les mieux conservés dans l'état actuel sont les trois casemates actives de la batterie allemande, construites fin 1943 ou début 1944. Les deux casemates de flanquement sont conformes au modèle-type Regelbau 680, caractérisées notamment par leur mur de flanquement oblique sur le côté gauche de la façade active à embrasure. Le parement extérieur de la première des deux casemates, entièrement dégagé du terrain, est incrusté d'un réseau de pierres brutes formant rocaillage rustique  de camouflage, également présent sur la seconde casemate, limité aux parties apparentes, celle-ci ayant été enterrée sur ses faces latérales par un apport de remblai, conformément aux préconisations associées aux modèles-type. La troisième casemate allemande, implantée à l'extrême sud / sud-est du site de la batterie, face à la mer et plus proche du littoral, est conforme au modèle-type Regelbau 671. Sa façade active, arrondie aux angles,  forme deux pans réunis en angle rentrant constituant l'embrasure, la partie centrale couverte d'une large visière à trois pans saillant sur un encorbellement de trois ressauts de même plan et encadrée de deux ébrasements à trois ressauts propres à faire ricocher les projectiles adverses. Les parements sont laissés en béton brut, sans rocaillage. Sur le site subsistent en outre trois tobrouks semi enterrés.

  • Murs
    • béton béton armé rocaille
  • Toits
    béton en couverture
  • Couvrements
    • dalle de béton
  • Couvertures
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit
  • État de conservation
    désaffecté, mauvais état
  • Techniques
  • Statut de la propriété
    propriété privée, plusieurs propriétés privées
  • Protections

  • Historique (1888-1945) de la défense des côtes à Martigues (compte-rendu d'une mission d'identification et d'historique des vestiges militaires), par Frédéric Saffroy, décembre 2007. Archives communales, Martigues : non coté.

  • [Vue aérienne verticale de Martigues, anse de la Couronne vieille et Cap Couronne]. / Photographie, 30 août 1935. Institut Géographique National, Saint-Mandé.

    <https://remonterletemps.ign.fr/telecharger/?lon=5.073897&lat=43.341877&z=13&layer=pva&year=1935&mission=3044-0381>

  • [Trois vues de détail des pièces d'artillerie de 138mm en cuves camouflées de la batterie de la Couronne]. / Photographies ECPAD, 1944. Dans : "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 83.

  • [Plan général de réaménagement de la batterie de La Couronne]. / Tirage, 17 mai 1944. Bundesarchiv-Militärarchiv, Koblenz. Dans : "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 82.

  • [Vue aérienne verticale de Martigues, Couronne Vieille, Cap Couronne, anse du Verdon]. / Photographie, 4 avril 1952. Institut Géographique National, Saint-Mandé.

    <https://remonterletemps.ign.fr/telecharger/?lon=5.061015&lat=43.339945&z=13.4&layer=pva&year=1951&mission=3145-0211>

  • [Vue aérienne oblique des cuves n°2-3-4 sabordées de la batterie de la Couronne]./ Photographie, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 140/VIII).

  • [Vues du poste de direction de tir et d'une casemate de flanquement sabordés de la batterie de la Couronne]. / Photographies, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes: Marine, MV 2 DOC 7bis (photos pl. 140/VIII).

  • [Plans et coupe du poste de direction de tir de la batterie de La Couronne]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 030.

  • [Plans et coupe d'une casemate de flanquement (Regelbau 680) de la batterie de La Couronne]. / Tirage, 1946. Dans : "Catalogue général des constructions allemandes sur les côtes de France. Livres VIII et IX : installations de défense de la côte méditerranéenne de la frontière italienne au Rhône, 1946-1949." / Yves Marie Fernand Pinczon du Sel. Service Historique de la Défense, Vincennes : Marine, MV 2 DOC 9, t. 1, pl. 206.

  • [Plan-type d'une cuve française pour canon de 138mm de marine]. / Dessin de J. Laurent. Dans : "Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon". / CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009, p. 83.

  • CHAZETTE, Alain, GIMENEZ, Pierre. Südwall, batteries côtières de marine, Port-Vendres, Sète, Fos, Marseille, Toulon. Vertou : Editions Histoire & fortifications, 2009.

  • MOULINS, Jean-Jacques. La batterie d'artillerie secondaire de Couronne. Dans : 39/45 Magazine, n°203 (juillet-août 2003), p. 66-75.

Date(s) d'enquête : 2026; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Corvisier Christian
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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