Note préliminaire : l'étude de la fortification du bourg de Rosans s’est appuyée sur l'observation et la description des éléments visibles des différentes enceintes, croisées avec la lecture de documents d'archives nombreux et variés, à commencer par les cadastres de 1570 (AD05 3 E 6468), 1699 (AD05 3 E 6470) et le cadastre de 1839 (AD05 3 P 1239, 1240).
I. Le bourg castral de Rosans et ses deux premières enceintes : 11e siècle - 13e siècle
En 988, la première mention connue de Rosans concerne une donation en faveur de l'abbaye de Cluny qui cite l'église Saint-Arey et un prieuré dit « villa Rosanis » (A. Playoust et C. Mora, 1989). Un petit bourg castral se fixe probablement dès le 10e siècle autour de l'église Saint-Arey, sans doute doté d'un premier enclos fortifié. Il s'installe sur une échine de grès dur supportée par une alternance de couches marno-gréseuses. Ce mamelon rocheux a pu fournir une partie des matériaux pour les premiers édifices maçonnés. Au 12e siècle, « une fortification ou castellum » est citée lorsque le prieuré de Rosans est rattaché à celui de Saint-André (M.-P. Estienne, N. Nicolas, 1999).
Le bourg de Rosans, vue aérienne prise du nord-est.
État hypothétique de la fortification au 11e siècle. Vue du sud-ouest.
L'église Saint-Arey, vue d'ensemble prise du nord.
Outre cette église (voir dossier IA05001764), plusieurs bâtiments seigneuriaux se sont installés à l'époque médiévale sur cette éminence naturelle ou à sa périphérie immédiate, formant un quartier qui est encore appelé « Sime de Ville » ou « Sime dou Canton » en 1570.
Deux tours-donjons sont ainsi édifiées durant la seconde moitié du 13e siècle (M.-P. Estienne, N. Nicolas, 1999) à la limite sud de cet enclos castral (voir dossier IA05001551 et IA05001552). Ancrées sur la rupture de pente naturelle de l'échine sommitale et caractérisées par leur parement appareillé à bossages, leur présence découle du régime de coseigneurie qui caractérise Rosans à l'époque médiévale. En décembre 1378, l'un des coseigneurs de Rosans, Guillaume de Morges, se réserve par transaction avec les descendants de la famille de Rosans « la tour qui est auprès de la sienne » ainsi que « la connaissance des délits commis en temps de foire et l’hommage » (J. Roman, 1887-1890). Ces deux tours, restées dans la famille des Morges, sont acquises avec leur coseigneurie par Jean-Antoine d’Yze en décembre 1609 (AD26 2 E 1248).
D'autre part, c'est sur le point culminant du rocher qu'est adossé l'un des deux anciens fours seigneuriaux, aujourd'hui intégré dans un bâtiment agricole, et qui appartenait dans les années 1560-1570 à Guy Diez, seigneur du Pègue et coseigneur de Rosans (AD05 1 E 1986 ; AD05 1 E 2052). Après l'achat des deux coseigneuries par Jean-Antoine d'Yze en 1600 et 1609 (AD05 J 1787 ; AD05 2 E 1248), il demeura le seul four banal du bourg (voir dossier IA05001605).
Il est probable qu'une extension de l'enceinte fortifiée soit édifiée en même temps que les deux tours-donjons. En 1243 (E. Bégou, 2016), un acte indique que les murailles de la ville se rejoignent au niveau d'une maison-forte de deux étages, mention qui pourrait désigner la Tour du Four – amenant à reculer de quelques décennies sa construction – mais qui pourrait aussi correspondre à un bâtiment plus ancien, peut-être situé à l'emplacement du château.
Englobant l'agglomération embryonnaire installée au pied de l'enclos castral, cette deuxième fortification était limitée côté est par la Petite Rue, côté sud par la rue du Barry alors que, côtés ouest et nord, elle suivait vraisemblablement la ligne de la fortification actuelle. La Petite Rue et la rue du Barry, qui circulaient alors au pied extérieur de la fortification, correspondent à deux importants itinéraires muletiers qui se rejoignent ici. Le premier est un axe nord-sud reliant Dauphiné et Provence, le second raccorde d'ouest en est la vallée du Rhône à celles du Buëch et de la Durance (voir dossier IA05001555).
État hypothétique de la fortification à la limite des 13e et 14e siècles. Vue du sud-ouest.
La tour-donjon dite Tour Carrée, état en 1982.
II. Fin du 14e siècle : construction de la troisième enceinte
La troisième enceinte fortifiée est édifiée dans le contexte troublé de la guerre de Cent Ans, durant les dernière décennies du 14e siècle. Elle répond aux ordres du gouverneur du Dauphiné qui « impose la mise en défense des villes et des châteaux du sud de sa province, dès 1368 » (M.-P. Estienne, N. Nicolas, 1999). Manifestement réalisée dans les années 1370-1380, elle est mentionnée en 1392 comme le « barri neuf » par opposition au « barry antique » – ancienne muraille de la deuxième enceinte – et un « portail neuf » est signalé quelques années plus tard, en 1401 et en 1406 (AD05 1 E 9756).
État hypothétique de la fortification à la fin du 14e siècle. Vue du sud-ouest.
Vue d'ensemble prise de l'est, en rouge le tracé de la fortification.
Courtine sud. Vue aérienne de situation prise du sud.
Devant protéger l'intégralité de l'agglomération existante, qui est en cours d'expansion, la nouvelle fortification englobe les anciens faubourgs qui existaient en contrebas de la Petite Rue et de la rue du Barry, en intégrant ces deux axes dans l'enceinte du bourg.
Le tracé de la fortification n'évoluera plus par la suite, limitant encore aujourd'hui le bourg intra muros dans un ovale orienté nord-sud, bordé à l'est par la Grande Rue, au sud et à l'ouest par la rue du Temple et au nord par la place de la Fontaine. Cette forme simple et classique est toutefois oblitérée côté ouest par un coin rentrant, aujourd'hui appelé place des Aires, probable glacis défensif aménagé au pied de la Tour du Four. L'enceinte disposait de trois portes fortifiées, au nord, au sud-ouest et au sud-est – cette dernière ayant disparu – points d'entrée et de sortie obligés, complétés ultérieurement par quatre autres passages : deux à l'est et deux à l'ouest.
Localisation des différents éléments de la fortification, observés ou mentionnés dans les archives.
Vue aérienne d'ensemble prise du nord-ouest. Trait rouge : enceinte. Zones rouges : château, tours-donjons et tours rondes.
La maçonnerie du 14e siècle présente un parement en petits moellons équarris et assez régulièrement assisés, complétés très ponctuellement par un appareillage vertical. L'épaisseur, comprise entre 1,20 et 1,70 mètre, est à peu près régulière sur toute la hauteur de la muraille.
Un chemin de ronde supérieur est conservé sur la courtine sud. Sur la courtine sud-ouest, l'actuel « passage du Tunnel » correspond à un chemin de ronde inférieur donnant accès aux jours de tir (meurtrières). Ce cheminement est également attesté sur les autres courtines par des ouvertures murées qui permettaient de communiquer entre les différentes caves des maisons adossées à l'intérieur de l'enceinte. Une lice extérieure existait au pied de la muraille. Cet espace libre, à vocation défensive, est appelé « régailles de la ville » dans le cadastre de 1570. Peu à peu occupée par des jardins ou par des adjonctions bâties, cette lice subsiste aujourd'hui au pied de la courtine est (Grande Rue) et de la courtine sud (impasse du Menuisier).
Des maisons sont adossées au mur d'enceinte dès le début du 15e siècle. Ainsi, en 1418, une autorisation est donnée pour ouvrir une fenêtre dans la muraille afin d'éclairer un bâtiment ruiné qui doit être reconstruit, mais à la condition de ferrer l'ouverture pour éviter tout danger (AD05 1 E 9757). Avec la multiplication des constructions qui y sont adossées, la muraille se retrouve peu à peu percée de multiples ouvertures. Dans le cadastre de 1570, le mur d'enceinte, appelé « lou barry », sert de confront pour une grosse trentaine de maisons – chiffre peut-être sous-estimé car ce document est malheureusement incomplet. Dans le cadastre de 1699, il est appelé « barry », « barry du lieu », « murs du lieu » ou « murailles de la ville » et une cinquantaine de bâtiments y sont adossés.
A la fin du 18e siècle, les habitants sont toujours tenus de demander l'autorisation seigneuriale pour percer la muraille de l'enceinte. C'est par exemple le cas en août 1787 (AD05 1 E 5764) quand le seigneur Claude-Arthus d'Yze donne la permission à une habitante de « lui laisser ouvrir une porte au plus bas étage de [sa] maison (…) sur le rempart ou barry du dit lieu de Rozans du coté du midy » à condition que cette ouverte soit surmontée par « un arc ou rascasse qui soutienne le dit rempart de façon qu’il n’y arrive aucun inconvénient qui puisse préjudicier aux droits que le dit seigneur a sur les remparts ».
Au niveau de la courtine orientale, le long de la Grande Rue, les diverses reconstructions de maisons réalisées entre la seconde moitié du 19e siècle et le début du 20e siècle ont entraîné par endroits la destruction totale ou partielle de la maçonnerie médiévale. Cependant, le tracé de l'enceinte dirige toujours l'alignement des façades.
Vue zénithale du bourg de Rosans (nord en haut).
Plan des enceintes successives du bourg de Rosans.
III. Les courtines et points forts de la troisième enceinte
L'analyse historique de cette troisième fortification s’appuie tant sur la documentation tirée des archives que sur l'identification et l'observation in situ de ses vestiges. Cette analyse croisée permet de mieux en saisir les formes et les contours. A travers la description historique et architecturale de chacun des éléments fortifiés composant l'enceinte du bourg, le propos suit une progression topographique, partant du château et suivant le sens des aiguilles d'une montre : nord, est, sud, ouest.
III.1. Courtine nord
Placée face au chemin reliant le Diois et le Dauphiné à la Provence, cette courtine est la plus vulnérable du système défensif puisqu'elle donne sur un espace relativement plat. Elle concentre trois points forts rapprochés : la tour carrée qui est à l'origine du château actuel, la porte fortifiée nord et la maison du corps de garde. Un fossé était très probablement creusé au pied extérieur de cet ensemble fortifié.
Le bourg de Rosans et le château, vue aérienne prise du nord-est.
La partie nord du bourg et la place de la Fontaine. Vue aérienne prise de l'est.
Courtine nord. Porte fortifiée et château, vue d'ensemble prise du nord-est.
III.2. Tour nord
Sans doute contemporaine de l'édification de l'enceinte à la fin du 14e siècle, l'emprise de cette tour de plan approximativement carrée se détache clairement sur la façade nord du château – les autres bâtiments étant des ajouts postérieurs. Sa hauteur était peut-être légèrement supérieure à celle conservée aujourd'hui. Son parement de petits moellons équarris et assisés est associé à des chaînes d'angle en gros moellons harpés et sa base a été ultérieurement renforcée par l'ajout d'un contrefort taluté. Les ouvertures d'origine (meurtrières ?) ont disparu au profit des percements du 17e siècle puis du 18e siècle mais leurs embrasures ont pu servir de base à ces nouvelles baies.
Cette tour était probablement le siège de la coseigneurie des Rosans, puis des Alauson, celle des autres coseigneurs principaux – les Morges – étant située dans les tours-donjons bossagées. En février 1445, un acte de vente est passé dans la « tour du domaine », « in turri dicti domini », appartenant à Antoine d'Alauson (AD05 1 E 9758).
Courtine nord. Façade nord du château, en rouge l'emprise de la tour du 14e siècle.
Courtine nord. Façade nord de la tour du 14e siècle.
Nota : pour une étude détaillée du château de Rosans, voir dossier IA05001554.
III.3. Porte fortifiée nord
Placée entre le château et la maison du corps de garde, cette porte contrôle l'axe de circulation nord-sud en desservant directement la Petite Rue et l'ancien quartier castral, avec l'église Saint-Arey et les deux tours-donjons. Au vu de sa situation primordiale, un ouvrage défensif existait sans doute à cet emplacement dès la première fortification des 11e-12e siècles. Toutefois, la construction actuelle, aujourd'hui amputée de sa partie supérieure, est le résultat d'une reconstruction totale réalisée au tout début du 17e siècle.
Porte fortifiée nord. Vue d'ensemble prise du nord.
En octobre 1602 (AD05 1 E 2075), le seigneur Jean-Antoine d'Yze commande au maître maçon rosanais Pierre Joubert une première tranche de travaux à la « posterle du chateau » où il faut « au lieu d'ycelle y en f(aire) une au(tre) porte de tailhe ». Ce réaménagement implique la reconstruction d'une partie de la « murailhe […] de cousté du chemin du portal » et l'édification d'un contrefort taluté en pierre de taille, ouvrage décrit comme « une arreste de pie(rre) de tailhe d'anviron dix ou douze cantons en forme d'ancque au pyé de l'areste du ch(ate)au de cousté de levant » qui conforte toujours la base du pignon oriental du château. En outre, un « ung eschallyer de pie(rre) de tailhe » doit être installé entre la porte fortifiée et le château dont le logis se développe alors uniquement dans les étages, complété par un trottoir (« trepadeu ») en grandes dalles (« bard taillé »). Ces travaux sont réputés être terminés le 02 août 1603.
Quatre ans plus tard, en avril 1607 (AD05 1 E 2080), le même maçon est chargé de construire « au dessus de la posterle dud(it) ch(ate)au […] des consolles de pie(rre) de tailhe […] en forme de murtryere ou barbecane » ou « guilh de lampe ». Cet aménagement correspond aux mâchicoulis sur consoles, ou bretèche, dont subsistent aujourd'hui les arrachements sur la face nord de la porte. Le maçon est tenu de tailler les pierres, « aller coupper et arraser la tailhe y necessere », et de faire le mortier en allant « queyrir la chaux a la grange du s(ieu)r ». Il faut indiquer ici qu'en 1604, une « posterle de la basse-cour » avait déjà été fortifiée selon les mêmes principes et dispositions (AD05 1 E 2077) ; située entre le château et sa dépendance agricole, elle a été remplacée dans le courant du 18e siècle par une aile de bâtiment. Ainsi refait à neuf, l'ouvrage est désigné en 1699 comme étant la « Porte du lieu ».
La porte fortifiée présente une ouverture avec un encadrement en arc brisé – reprenant vraisemblablement la forme de l'ouverture du 14e siècle – réalisé en pierre de taille de grès layée à large chanfrein. Les embrasures comportent une saignée dans laquelle coulissait une herse ; il n'y a pas de trous de barre visibles. Au-dessus subsistent les vestiges de consoles en pierre de taille, destinées à soutenir les arcades d'une bretèche maçonnée dont on distingue les arrachements. L'ouverture de la porte est prolongée vers l'intérieur du bourg par un passage d'environ quatre mètres de long couvert en berceau. L'ensemble est aujourd'hui couvert par un toit à un pan.
Porte fortifiée nord. Partie supérieure : vestiges des consoles de la bretèche maçonnée.
Porte fortifiée nord. Embrasure ouest, avec la rainure de la herse.
III.4. Maison du corps de garde
Mitoyenne à l'est de la porte nord, cette maison, qui ne semble pas antérieure au début du 17e siècle, fait la liaison entre les courtines nord et est.
Par un acte de mai 1610 (AD05 J 1787), le seigneur Jean-Antoine d'Yze et le prieur de Rosans Jacques du Faure échangent des terrains et des bâtiments, le premier recevant notamment « ung chasailh ou plassage de maison assis dans led(it) lieu a la Cime de la Ville du cousté de la Font touchant le barry de la ville a la biz ». Cette description coïncide tout à fait avec l'emplacement de cette maison. On peut supposer que, suite à cet échange foncier, le bâtiment est reconstruit dans le courant des années 1610. Cette hypothèse est soutenue par la configuration de la porte installée dans l'angle sud-ouest sous une trompe en pierre de taille de grès, dispositif assez fréquent au début du 17e siècle. Ce bâtiment est désigné comme la « maison du corps de garde » en 1699.
La maison a été accolée contre la muraille de l'enceinte préexistante ; sa coupe visible à l'angle sud-est montre une épaisseur de maçonnerie de 1,30 à 1,40 mètre. La tradition orale prétend qu'un passage souterrain existait entre la Grande Rue et la porte nord, qui pourrait correspondre à un chemin de ronde inférieur, dispositif que l'on retrouve dans d'autres tronçons de la fortification.
Maison du corps de garde. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.
Maison du corps de garde. Angle sud-ouest, porte sous une trompe en pierre de taille.
Maison du corps de garde. Vue d'ensemble prise du sud-est, en rouge l'emprise de la maçonnerie de muraille de l'enceinte.
III.5. Courtine orientale et passages couverts
Le long de la Grande Rue, la fortification maçonnée est conservée dans une dizaine de maisons, où elle correspond au premier niveau de la façade orientale et plus exceptionnellement à une partie du deuxième niveau (du nord au sud : parcelles 2019 F1 723, 228, 227, 226, 224, 220, 218, 214, 213, 208). L'épaisseur de la maçonnerie varie entre 1,20 et 1,40 mètre. Dans quelques maisons, des ouvertures murées (largeur : 1,40 à 2 mètres ; hauteur : environ 2 mètres) installées au pied intérieur de l'enceinte témoignent de l'existence passée d'un chemin de ronde inférieur qui permettait d'accéder aux jours de tir ou meurtrières (voir dossiers IA05001528, IA05001530, IA05001531 et IA05001532). Ailleurs, si l'alignement des façades respecte toujours l'axe de l'enceinte, les diverses campagnes de reconstructions menées dans les années 1850-1920 ont entraîné la disparition de la muraille médiévale.
Courtine est. Alignement des façades orientales des maisons, le long de la Grande rue. Vue prise du nord.
Courtine est. Maçonnerie de l'enceinte fortifiée, percée par une porte de cellier et par le passage couvert du Portallet.
Deux passages couverts ont été pratiqués a posteriori dans la courtine orientale, peut-être dès le 15e siècle. Le plus haut, aujourd'hui appelé « passage du Passet » permet de circuler entre la Grande Rue et la placette intra muros située au pied du château et de la porte nord. Aménagé en degrés et partiellement couvert par une voûte en berceau, il facilitait la communication entre le bourg et le quartier de bâtiments agricoles extra muros appelé « les Estables » en 1570.
Situé plus bas sur la Grande Rue, l'autre passage couvert est aménagé en chicane sous les maisons. Ses larges degrés d'escaliers sont couverts par un plancher sur solives. L'ouverture murée du chemin de ronde inférieur est bien visible dans le mur nord de ce passage. Appelé « le Portallet » en 1570 et de 1699, il permet la circulation entre la Petite Rue – alors appelée « rue Coynelle » ou « rue Coinelle » – et un quartier de jardins extra muros.
Courtine est. Passage couvert du Passet, vue de volume prise de l'est.
Courtine est. Passage couvert du Portallet, mur nord. Ouverture murée du chemin de ronde inférieur.
III.6. Porte sud-est
Cette porte, qui n'existe plus, était installée tout à fait en bas de la Petite Rue et commandait l'entrée méridionale du bourg sur l'axe de communication nord-sud. Elle avait déjà disparu sur le plan cadastral de 1839 et l'on ignore tout de cet ouvrage défensif pourtant majeur.
D'après les confronts indiqués dans le cadastre de 1699, une maison était bâtie au-dessus de la Petite Rue, probablement accolée sur la face intra muros de cette porte.
Reconstitution schématique des parcelles de la parties basse de la rue Coynelle, d'après les données du cadastre de 1699.
Emplacement de la porte fortifiée sud-est, au départ inférieur de la Petite rue, vue d'ensemble prise du sud.
III.7. Courtine sud
La partie occidentale de la courtine sud conserve le mur d'enceinte sur pratiquement toute son élévation, soit une dizaine de mètres de hauteur. L'épaisseur de la maçonnerie varie de 1,40 à 1,70 mètre à la base, alors qu'au dernier niveau, sous le chemin de ronde, elle est de 1,30 à 1,60 mètre. Le parement extérieur était a priori aveugle à l'origine, les fenêtres actuelles étant des percements et repercements réalisés entre le 16e siècle et le 20e siècle.
Courtine sud. Vue aérienne d'ensemble prise du sud.
Courtine sud. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.
Courtine sud. Partie supérieure.
D'anciennes ouvertures murées visibles dans les caves adossées à la muraille permettaient la circulation entre maisons mitoyennes, vestiges du chemin de ronde inférieur (voir dossiers IA05001543 et IA05001580). Ce tronçon est le seul, sur la totalité de l'enceinte, où est conservé un chemin de ronde supérieur aménagé au sommet du mur. Protégé par un mur-parapet placé en légère saillie du parement grâce à un petit encorbellement d'une dizaine de centimètres, le cheminement s'y faisait sur l'épaisseur restante de la maçonnerie.
Courtine sud. Parapet du chemin de ronde.
Courtine sud. Coupe de la partie supérieure : en rouge, maçonnerie médiévale ; en beige, reprise de maçonnerie.
Courtine sud. Chemin de ronde au dernier étage d'un bâtiment accolé à l'enceinte.
Une lice courait au pied extérieur de cette courtine, glacis défensif laissé libre de constructions mentionné en 1699 comme étant un « plassage appartenant à la communauté appelé le Barry ». Cette lice existe toujours sur le plan du cadastre de 1839 mais, depuis, sa partie orientale a été bâtie et elle est désormais réduite à l'actuelle impasse du Menuisier.
III.8. Porte sud-ouest
Installée à l'arrivée du chemin est-ouest venant du Nyonsais et de Verclause, cette porte donne accès intra muros à la rue du Barry. Correspondant peut-être au « portail neuf » mentionné en 1401 et 1406 (AD05 1 E 9756), elle est désignée au 17e siècle comme la « Porte Basse du dit lieu » dans des actes de vente notariés concernant des bâtiments proches du « plassage appellé lhospital » (AD05 1 E 2001, 2014, 2041).
Son ouverture, tout à fait caractéristique de la fin du 14e siècle, dispose d'un couvrement en arc plein-cintre légèrement brisé réalisé en claveaux extradossés de pierre de taille de grès. Elle est surmontée d'un bâtiment qui semble avoir été une sorte de châtelet, équipé d'une « meurtrière en croix pattée » contemporaine de la porte (M.-P. Estienne, N. Nicolas, 1999) – le reste de l'édifice ayant été très remanié au moins depuis le 17e siècle.
Aujourd'hui condamnée et remplacée par une large brèche pratiquée dans la muraille au débouché des rues du Barry et du Tricot – disposition déjà présente sur le plan cadastral de 1839 – la porte est quelque peu perchée par rapport au niveau de la rue du Temple. Elle dominait peut-être à l'origine un affleurement rocheux qui a pu être décaissé lors d'aménagements de voirie ultérieurs.
Porte fortifiée sud-ouest. Vue d'ensemble prise du sud.
Porte fortifiée sud-ouest. Vue d'ensemble prise de l'ouest.
III.9. Courtine occidentale – partie sud
Sur ce tronçon, qui rejoint la porte sud-ouest à la tour ouest, seul subsiste le niveau inférieur du mur d'enceinte ; il était conservé sur plus de hauteur dans les années 1980. La maçonnerie, épaisse d'environ 1,60 mètre, est percée de deux archères à embrasure très ébrasée et couvrement en dalles de grès. Ces jours de tir étaient desservis par le chemin de ronde inférieur, ici intégralement conservé et aujourd'hui appelé « passage du Tunnel », dont la largeur varie de 1,50 (côté sud) à 2 mètres (côté nord). Il est couvert par trois sections successives de voûtes en berceau (plein-cintre dans la partie sud, segmentaire au nord).
Courtine ouest, partie sud. Passage couvert du Tunnel, vue de volume prise du sud.
Courtine ouest, partie sud. Passage couvert du Tunnel, mur ouest. Meurtrière.
Courtine ouest, partie sud. Passage couvert du Tunnel, vue de volume prise du nord.
III.10. Tour ouest
Cet ouvrage défendait l'angle sud-est du glacis défensif qui se développait au pied de la tour dite Tour du Four (voir chapitre III.13.). Le plan demi-circulaire ou en fer à cheval de cet ouvrage pose la question d'une construction originelle de type « tour ouverte à la gorge ».
Remaniée à la fin du 20e siècle, elle est flanquée au nord par une porte non fortifiée (voir chapitre suivant). Côté sud, on observe que la maçonnerie de la courtine longeant le passage du Tunnel semble collée contre celle de la tour, laissant penser que la tour est plus ancienne et qu'il s'agit peut-être d'une tour d'angle de la deuxième enceinte (13e siècle). Il faut souligner que cette tour, et son intégration à l'enceinte, est très comparable à la tour ouest de la fortification du village de Saint-André-de-Rosans.
Tour ouest. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.
Tour ouest. Vue d'ensemble prise de l'ouest.
Tour ouest de l'enceinte villageoise de Saint-André-de-Rosans. Vue prise en 1980.
III.11. Portail ouest
Accolée au nord de la tour ouest et située au débouché de la rue Ismaël-Triolaire, cette ouverture, qui se limite à un simple percement de la muraille (épaisseur de la maçonnerie : 1,50 mètre) avec reprise des piédroits et couvrement en bois. Probablement pas antérieure au début de l’Epoque moderne, elle est appelée « Porte du village » dans le cadastre de 1699.
III.12. Courtine occidentale – partie centrale
Sur la partie sud de ce tronçon, qui relie le portail ouest et la tour-donjon dite Tour du Four, le mur d'enceinte est conservé sur 6 à 8 mètres de hauteur, avec une épaisseur à la base de 1,50 à 1,60 mètre. En revanche, l'extrémité nord qui venait s'appuyer sur la Tour du Four a été rasée, mais l'alignement des maisons conserve l'axe d'implantation. Le chemin de ronde inférieur qui longeait le pied intérieur de la muraille se repère sur le plan cadastral de 1839, intégré à l'intérieur des bâtiments (parcelle 1839 F1 244). Aujourd'hui, son accès reste visible dans l'embrasure nord de la porte ouest où l'on remarque une ouverture murée.
Courtine ouest, partie centrale : portail ouest. Ouverture murée du chemin de ronde inférieur.
III.13. Tour-donjon seigneuriale, dite Tour du Four
Aujourd'hui très diminuée, cette imposante tour-donjon est contemporaine de la Tour Carrée. Datées de la seconde moitié du 13e siècle (M.-P. Estienne, N. Nicolas, 1999), elles sont de construction très similaire et partagent notamment un parement en grand appareil à bossages rustiques. Mais, à la différence de la Tour Carré, les faces sud et ouest de la Tour du Four possèdent un soubassement fortement taluté, dispositif aujourd'hui partiellement arraché. Antérieures d'au moins un siècle à l'actuelle enceinte fortifiée, les faces sud et ouest de la Tour du Four ont été utilisées comme point d'appui pour recevoir les courtines bordant un glacis défensif extra muros (voir chapitre suivant).
En décembre 1378, Guillaume de Morges se réserve par transaction avec les descendants de la famille de Rosans « la tour qui est auprès de la sienne » ainsi que « la connaissance des délits commis en temps de foire et l’hommage » (J. Roman, 1887-1890). Ainsi réunies, les deux tours-donjons restent dans la famille des Morges jusqu’à la vente de leur coseigneurie à Jean-Antoine d’Yze en 1609 (AD26 2 E 1248). Après la Révolution, cette tour abrite le four à pain communal – sans aucun lien avec les anciens fours à pains seigneuriaux.
NOTA : pour plus de précision sur cette tour, voir dossier IA05001552.
La tour dite Tour du Four, vue d'ensemble prise du sud-ouest.
Localisation de la Tour du Four dans le contexte de l'enceinte fortifiée, d'après le cadastre de 1839 (section F1). Echelle d'origine 1/1 000e.
III.14. Glacis défensif dit « les Tournelles » ou « la Tournelle », puis « le Liotier », puis « les Aires »
Il s'agit d'un espace libre triangulaire, ouvert à l'ouest et formant un coin rentrant dans le plan ovale du bourg intra muros. Ce glacis défensif se développant au pied de la Tour du Four était défendu par deux tours rondes plus modestes (tour ouest et tour nord-ouest).
III.14.1. La « Tournelle »
La mention de jardins situés « inter duas tornellas » en 1447 (AD05 1 E 9758) ou « entre les deux tournelles » en 1609 (AD05 1 E 2082) fait sans doute référence à ces deux tours rondes. On trouve aussi l'appellation « la Tournelle » en 1565 (AD05 1E 1986) et, dans le cadastre de 1570, le micro-toponyme de « la Tournelle » désigne un quartier bâti intra muros, principalement situé au sud de la tour dite Tour du Four et, en moindre mesure, côté nord ; extra muros, il concerne une dizaine de jardins bordés à l'est par la muraille et sa lice (« régailhes de la ville »). La présence de ces jardins montre que cette esplanade relativement plate, originellement à vocation militaire, était utilisée à des fins agricoles en temps de paix. En 1699, l'espace est toujours occupé par plusieurs jardins, complétés par quelques bâtiments agricoles et cinq aires à battre – dont une grange et une grande aire seigneuriales. En 1686, à défaut de clocher sur l'église Saint-Arey, la cloche de la communauté est installée dans l'une de ces deux tours rondes (E. Bégou, 2016).
Micro-toponymie du bourg de Rosans, d'après le cadastre de 1570.
III.14.2. Le « Liotier »
En 1699, l'appellation « la Tournelle » n'existe plus et ce quartier est désormais appelé « le Liotier », toponyme qui doit être rattaché à la personne de Pierre Liotier (ou Leotyer, ou Liautier). Marchand devenu châtelain et rentier du seigneur Jean Antoine d'Yze en avril 1607 (AD05 1 E 2080), il était le propriétaire d'une maison appuyée à l'ouest de la Tour du Four (voir chapitre suivant). Des micro-toponymes réduits à quelques parcelles donnent des précisions d'ordre architectural (« la Voûte du Liotier », « la Crotte du Liotier » = cave) ou fonctionnelles (« Here de Liotier », « Here du Seigneur » = aire).
Dans le cadastre de 1839, seul subsiste le toponyme « la Crotte », employé pour une unique parcelle. Mais l'appellation des « Haires de Léautier » se retrouve dans de nombreux actes notariés de la première moitié du 19e siècle. Aujourd'hui encore, le passage couvert qui y mène depuis le bourg est appelé « passage des Aires » et la localisation de « l'Aire Lotier » reste connue d'une partie des habitants de Rosans (D. Faure-Vincent, 2019).
Nature des propriétés du bourg de Rosans, d'après le cadastre de 1699.
Micro-toponymie du bourg de Rosans, d'après le cadastre de 1699.
III.15. Courtine occidentale – maison seigneuriale dite Maison du Liotier et passage couvert
Ce court tronçon bordant le côté nord du glacis défensif relie la Tour du Four à la tour d'angle nord-ouest. La maçonnerie de l'enceinte médiévale est bien conservée côté ouest, avec une épaisseur de 1,40 à 1,70 mètre et une élévation préservée sur 5 à 6 mètres de hauteur (voir dossier IA05001566).
Son extrémité orientale est occupée par une maison ayant appartenu à Pierre Liotier au début du 17e siècle, puis aux seigneurs d'Yze entre 1628 et le milieu des années 1760 (voir dossier IA05001560). Cette maison est notamment mentionnée en 1747 (AD05 1 E 5740, cité par D. Faure-Vincent, 2019), lorsque le seigneur Jaques d'Yze alberge au maître potier Jacques Tournasse, originaire de Dieulefit, « la maison de Liotier » avec son aire à battre sur laquelle il souhaite « construire un four pour une potterie de terre ». A la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle, la reconstruction intégrale du bâtiment détruit la muraille médiévale. En revanche, le passage couvert aménagé sous cette maison a été conservé, il est désigné comme « la porte appellée de Liautier » en 1808 (AD05 1 E 5769). On y observe aujourd'hui deux portes murées se faisant face, vestiges du chemin de ronde inférieur.
Plan du quartier du Liotier, d'après les données du cadastre de 1699.
La maison du Liotier et le passage couvert des AIres.
Courtine ouest. Passage couvert des Aires, vue de volume prise du nord-est.
Dans le bâtiment mitoyen à l'ouest de ce passage, une grande cave voûtée s'appuie sur le parement intérieur de la muraille. Son emprise correspond à une ancienne rue, utilisée jusqu'au 16e siècle. La muraille médiévale, ici épaisse d'environ 1,70 mètre, a été percée d'une large porte (aujourd'hui murée) donnant sur la place des Aires. Aux extrémités est et ouest de cette cave, deux ouvertures murées témoignent de la persistance du chemin de ronde inférieur, même après la construction des bâtiments.
Courtine ouest. Vue d'ensemble prise du sud-est.
Courtine ouest. Epaisseur de la maçonnerie de l'enceinte, dans une cave de maison.
Courtine ouest. Elévation de la muraille conservée sur plusieurs mètres.
III.16. Tour nord-ouest
Protégeant l'angle nord-ouest du glacis fortifié, cette tour d'angle de plan pseudo-circulaire ne subsiste plus qu'à l'état de vestiges englobés dans les bâtiments qui lui ont été adossés. Son parement extérieur est en moyen appareil de moellons de grès.
Son diamètre extérieur peut être estimé à 4 ou 5 mètres et l'épaisseur de sa maçonnerie entre 1,20 et 1,50 mètre, avec une fourrure en blocage d'opus incertum. Son élévation est conservée sur environ 5,5 mètres de hauteur dans le bâtiment agricole accolé côté nord (voir dossier IA05001583). Cette tour a manifestement ensuite servi de base pour un bâtiment de plan rectangulaire, peut-être à vocation défensive, qui a été lui-même modifié et transformé en maison d'habitation.
Tour nord-ouest. Vestiges de l'élévation nord, intégrée dans un bâtiment agricole.
Tour nord-ouest. Vestiges de l'élévation nord, intégrée dans un bâtiment agricole.
III.17. Courtine nord-ouest
Très arasé voire disparu, ce tronçon relie la tour nord-ouest au pignon sud du château. Sa maçonnerie est conservée sur seulement 1,50 mètre de haut dans un bâtiment agricole (mitoyen au sud de la porte de ville, voir dossier IA05001584) avec une épaisseur d'environ 1,60 mètre. Ailleurs, elle a été supprimée, notamment du fait de la reconstruction totale d'une ferme en 1866 (voir dossier IA05001607). Sur le pignon sud du château, on observe l'arrachement d'un mur dans l'axe de l'enceinte, mais il est de faible épaisseur.
Courtine nord-ouest. Bâtiment agricole adossé sur l'enceinte fortifiée.
Courtine nord-ouest. La maçonnerie de l'enceinte fortifiée, partiellement conservée dans un bâtiment agricole.
A l’Epoque moderne, des jardins bordent le pied extérieur de cette courtine. Le cadastre de 1570 précise qu'ils sont séparés de la muraille par « les régailles de la Ville ». Dans ce document, mais aussi dans celui de 1699, ce quartier est appelé « le Valla », micro-toponyme qui doit manifestement être rattaché à l'existence de l'étroit passage séparant le pignon sud du château de l'îlot de maisons, décrit en 1699 comme une « petite ruelle appartenant au seigneur recevant l'eau du couvert » et donc destiné à l'évacuation des eaux pluviales.
Courtine nord-ouest. L'axe de l'enceinte fortifiée, vue prise du nord-ouest.
Courtine nord-ouest. L'arrachement de la muraille sur le pignon sud du château.
III.18. Portail nord-ouest
Ouvert à peu près au milieu de la courtine nord-ouest, ce portail fait communiquer le haut du bourg avec la rue du Temple. Ce passage à travers la muraille, qui pourrait avoir été créé dès la fin du 15e siècle ou le début du 16e siècle est attesté en 1570 à travers le micro-toponyme « la Frache », désignant un quartier situé entre l'église Saint-Arey et cette courtine. Ce terme indique un effondrement ou une large saignée pratiquée dans une muraille (F. Mistral, 1979 (1879)). A Taulignan (Drôme), un acte de 1481 indique qu'il faut faire des réparations dans une brèche de la muraille désignée comme « la fracha dou barri de la villa » (J.-C. Rixte, 2019) et, en 1519, d'autres travaux concernent « les couleuvrine et les brèches de murailles (frachiis barriorum) » (A. Lacroix, 1879-1886).
Le cadastre de 1699 atteste de l'existence d'une rue intra muros desservant ce portail. Cette ouverture est monumentalisée au début du 18e siècle avec l'installation d'un encadrement en pierre de taille de grès, en arc plein-cintre, dont la clef est ornée de la date 1727 accompagnée d'une rosace. Cette porte est alors appelée « Porte neuve » ou « Portail neuf » dans des actes du milieu du 18e siècle (D. Faure-Vincent, 2013, 2019). Les piédroits de son encadrement ont été entièrement repris lors des campagnes de reconstruction des bâtiments mitoyens : en 1866 lors de la construction de la ferme mitoyenne au nord (voir dossier IA05001607) ou à la charnière du 19e siècle et du 20e siècle, lors de la reconstruction du bâtiment agricole mitoyen au sud (voir dossier IA05001584).
Portail nord-ouest. Vue d'ensemble prise de l'ouest.
Portail nord-ouest. Clef de l'arc plein-cintre, portant la date gravée 1727 accompagnée d'une rosace.
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