• inventaire topographique, Inventaire du parc naturel régional des Baronnies provençales
maison seigneuriale dite maison du Liotier
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional des Baronnies provençales - Serres
  • Commune Rosans
  • Adresse rue des Aires , rue du Four
  • Cadastre 1839 F1 255  ; 1984 F1 261  ; 2020 000F 261
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    seigneurial
  • Appellations
    maison du Liotier
  • Parties constituantes non étudiées
    étable, séchoir

I. Commentaire historique

I.1. Le Moyen Age

L'origine de cette maison remonte peut-être au Moyen Age. Elle est adossée sur son côté est à une tour-donjon dite Tour du Four, réputée dater de la seconde moitié du 13e siècle (voir dossier IA05001552). Le parement extérieur de cette tour, est visible en plusieurs endroits à l'intérieur de la maison – ses bossages ont été soigneusement bûchés. L'épaisseur de cette maçonnerie a été mise à profit pour y aménager des placards-niche, au rez-de-chaussée et au premier étage. A l'étage de soubassement, la base fortement talutée de cette tour a été profondément rognée et décaissée pour recevoir la voûte du couvrement.

Vue d'ensemble prise du sud-ouest.Vue d'ensemble prise du sud-ouest. Rez-de-chaussée surélevé, mur est. Départ supérieur du parement taluté de la Tour du Four.Rez-de-chaussée surélevé, mur est. Départ supérieur du parement taluté de la Tour du Four. Etage de comble, séchoir. Mur est, ancrage des pannes dans le mur de la tour mitoyenne.Etage de comble, séchoir. Mur est, ancrage des pannes dans le mur de la tour mitoyenne.

L'alignement de sa façade sud de la maison correspond au tracé de l'ancienne enceinte fortifiée de la fin du 14e siècle (voir dossier IA05001550). Le passage couvert de la maison a été percé plus tard à travers cette muraille. Au 15e siècle, ce quartier du bourg de Rosans est appelé « la Tournelle » ou « les Tournelles » (voir dossier IA05001555).

Localisation de la maison dans le contexte de l'enceinte fortifiée, d'après le cadastre de 1839 (section F1). Echelle d'origine 1/1 000e.Localisation de la maison dans le contexte de l'enceinte fortifiée, d'après le cadastre de 1839 (section F1). Echelle d'origine 1/1 000e. Passage couvert, vue de volume prise du nord.Passage couvert, vue de volume prise du nord.

I.2. Le 16e siècle

La maison a été largement remaniée dans le courant du 16e siècle, période à laquelle se rattachent les encadrements de plusieurs baies : porte en hauteur et baie à demi-croisée de la façade nord, porte murée sous le passage couvert. Le bâtiment actuel correspond à la fusion de deux constructions, est et ouest. La partie ouest, située sur le passage couvert, correspond à une habitation originellement indépendante qui était accessible par une porte en hauteur (murée), située au deuxième niveau de la façade nord. En dessous de cette porte, un grand arc de décharge marque la largeur originelle de ce passage couvert qui formait auparavant un biais, plus tard rétréci du côté est.

Plusieurs ouvertures murées, sous le passage couvert et à l'intérieur de l'étage de soubassement, témoignent de réaménagements divers. Sur la façade nord, on note la trace d'une surélévation d'un demi-niveau qui a pu entraîner la disparition d'un toit à longs pans originel au profit de l'actuel toit à pan unique. La fusion des deux constructions originelles n'a pas entraîné d'harmonisation du niveau des sols intérieurs, le décalage étant compensé par quelques marches installées dans l'épaisseur de l'ancien mur mitoyen.

Dans le cadastre de 1570 (AD05 3 E 6468, f° 227), la maison est mentionnée comme un « chasal » – c'est à dire une maison d'habitation avec son emplacement foncier – appartenant à François Sistaron. Au sud, elle s'appuie sur l'enceinte fortifiée appelée « lou barry », à l'est elle est adossée à la tour du seigneur de l'Espine. Au nord et à l'ouest, elle est bordée par la rue publique. A cette époque, le pied extérieur de l'enceinte est occupé par des jardins et des aires à battre. Ce secteur demeure appelé « la Tournelle ».

Elévation ouest, sous le passage couvert.Elévation ouest, sous le passage couvert. Elévation nord, deuxième niveau. Ancienne porte du logis à encadrement chanfreiné (murée).Elévation nord, deuxième niveau. Ancienne porte du logis à encadrement chanfreiné (murée). Elévation nord, deuxième niveau. Baie à demi-croisée chanfreinée.Elévation nord, deuxième niveau. Baie à demi-croisée chanfreinée.

I.3. La première moitié du 17e siècle

En avril 1609 (AD05 1 E 2082, f° 128 r°), Pierre Liotier achète un jardin « assis ors ledit lieu appelé entre les deux tournelles », installé au pied du « barry de la ville » et bordé par d'autres jardins et par des « yeres » de battage. Cet homme (dont le patronyme se rencontre aussi sous la forme Leotyer, Leautier ou Liautier) est décrit en décembre 1609 (AD26 2 E 1248, f° 320) comme étant un marchand originaire de Chabottonnes, dans le Champsaur. Depuis le 14 avril 1607 (AD05 1 E 2080, f° 62 r°), il est le principal châtelain du seigneur de Rosans, Jean-Antoine d'Yze.

On peut penser que Pierre Liotier fait l'acquisition de la maison à cette même époque, mais la trace de cet achat n'a pas été retrouvée dans les archives. En revanche, il est certain que vingt ans plus tard, cette maison est vendue par ses filles au nouveau seigneur de Rosans, François d'Yze. La transaction est datée du 27 septembre 1628 (AD05 1 E 1998, f° 135 v°) : « Marguerite Izabeau et Suzanne Leotiere filhes et heritieres ab intestat de feu sieur Pierre Leotier vivant chastellain dudit Rozans » vendent une « maison jardin regalles grange et estable estant le tout joinct ensamble ». L'inventaire des lieux précise que la « cave » de la maison renferme « trois tonneaux liés de courbes tenantz environ trante cinq charges vin » et que le jardin est mitoyen de la maison. En revanche, la « grange et estable » est « scituée hors lenclos dudit lieu de Rozans », c'est à dire à l'extérieur du bourg intra muros. Cette dépendance agricole, bâtie non loin de la maison sur l'actuelle place des Aires, correspond manifestement à un très grand bâtiment agricole (voir dossier IA05001608).

I.4. La seconde moitié du 17e siècle

L'ensemble bâti qui appartenait à l'ancien châtelain va conserver son patronyme pendant plusieurs siècles, faisant disparaître l'ancienne appellation « la Tournelle ». C'est déjà le cas dans un acte d'arrentement de septembre 1652 (AD05 1 E 2022, f° 56), quand la dépendance agricole est appelée « grange de Leotier ».

Dans le cadastre de 1699 (AD05 3 E 6470, f° 62 v°, 74, 86 v°, 105 v°, 110 v°), c'est tout le quartier avoisinant cette maison qui s'appelle « le Liotier », plusieurs parcelles voisines étant dénommées « voute de Liotier », « here de Liotier » (aire à battre) ou « crote de Liotier » (cave ou cavité voûtée). Quant à la maison, elle y est décrite comme « maison, here [aire], regailles [passage], grange, écurie » (AD05 3 E 6470, f° 232 v°). Il s'agit donc encore d'un ensemble agricole complet : maison, basse-cour, jardin, grande aire à battre seigneuriale. Elle fait alors partie des biens nobles de François d'Yze, sans que l'on sache à quelle occasion cette propriété a été anoblie.

Plan du quartier du Liotier, d'après les données du cadastre de 1699.Plan du quartier du Liotier, d'après les données du cadastre de 1699.

I.5. Le 18e siècle

En 1703 (Archives communales de Rosans), l'inventaire des biens du défunt seigneur François d'Yze décrit cet ensemble foncier comme « une maison here regailles jardin grange et escuirie tout joint ensemble appellé de Leautier [...] confrontant le tout du levant lad(ite) tour ruynée [et] les murs dudict lieu [...] le tout en médiocre état ».

En juillet 1728 (AD05 1 E 5718, f° 13 v°), le seigneur Jacques d'Yze signe un bail emphytéotique pour une portion de terrain située entre la « maison de Liotier » et la « grange de Liotier ». En avril 1742 (AD05 1 E 5737), le même seigneur vend à Antoine Gresse, chirurgien à Rosans, la dépendance agricole et une partie de son aire à battre au « cartier appellé l’here de Liotier » (voir dossier IA05001608). En septembre 1747, il alberge à Jacques Tournasse, maître potier de terre originaire de Dieulefit, la « maison de Liotier » avec son aire à battre et un autre bâtiment adjacent, où le potier doit installer « un four pour une potterie de terre » (AD05 1 E 5742).

C'est vraisemblablement dans les années 1750-1760 que la maison du Liotier est vendue à un ou à plusieurs particuliers. En juin 1766 (AD05 1 E 5753, f° 122), Joseph Rolland, ménager à Rosans, vend au négociant Jean-Baptiste Bonnet « un coin de chambre et le dessus » qui est retranché « de la maison que ledit Rolland avoit acquis de Monsieur de Rozans ». Près d'un demi-siècle plus tard, en janvier 1808 (AD05 1 E 5769, n° 1), un acte rappelle que Jean-Pierre Bonnet, alors propriétaire d'une partie de maison à « l'Haire de Liotier » possède également une portion de l'ancienne aire à battre seigneuriale qu'il a acquit auprès du seigneur le 18 août 1767.

L'aspect actuel de la façade sud de la maison est le résultat d'importants remaniements et repercements réalisés à la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle. Ces travaux ont complètement gommé la structure de la fortification médiévale et ont partiellement supprimé le talutement à la base de la tour-donjon. Il faut rattacher à cette époque l'actuelle organisation des niveaux intérieurs, notamment la voûte de l'étage de soubassement, mais aussi l'ajout d'une terrasse contre la façade sud.

Elévation sud, deuxième et troisième niveaux.Elévation sud, deuxième et troisième niveaux. Elévation nord, premier niveau. Porte du logis, linteau chanfreiné délardé.Elévation nord, premier niveau. Porte du logis, linteau chanfreiné délardé.

I.5. Le 19e siècle

Sur le plan cadastral de 1839 (AD05 3 P 1239), le passage couvert n'est pas dessiné. Mais il existe déjà et aucun des nombreux passages couverts n'est matérialisé sur ce plan. Hormis ce détail, la parcelle possède la même emprise qu'actuellement : le dessin montre clairement la présence de l'escalier extérieur de la maison voisine, adossé au sud de la terrasse.

Les documents cadastraux (AD05 3 P 1240, 1241) mentionnent la parcelle comme une « maison » de 56 mètres carrés d'emprise au sol (terrasse incluse), comptant quatre ouvertures et étant imposée dans la quatrième catégorie fiscale (sur huit). Elle appartient alors à Jean-François Hardy et à ses héritiers, qui ne possèdent par d'autres biens au bourg de Rosans mais disposent de quelques terrains à la Rebière.

Cette famille conserve cette maison tout au long du 19e siècle. C'est seulement en 1892 qu'elle passe à Marie Pontailler, née Bez et demeurant à Avignon, puis dès 1895 à Paul Roux, époux Faure, demeurant à Rosans puis à Furmeyer. Ce dernier va augmenter ses propriétés dans le voisinage immédiat en 1907 acquérant la maison accolée au sud de la tour talutée (parcelle 1839 F1 249) et un bâtiment agricole tout proche adossé à l'extérieur de l'enceinte fortifiée (1839 F1 292) côté ouest. Toutefois, ces deux derniers bâtiments sont séparés dès 1913 en passant à Martial Tardieu et seule la maison reste à Paul Roux.

La menuiserie de la porte du logis, le sol de la cuisine, divers placards et autres détails d'aménagements intérieurs ne paraissent pas antérieurs à la seconde moitié du 19e siècle. Il est probable que des réfections – au moins partielles – aient été réalisées lors du changement de propriétaire qui a eu lieu dans les années 1890.

Plan de masse, d'après le cadastre de 1839 (section F1). Echelle d'origine 1/1 000e.Plan de masse, d'après le cadastre de 1839 (section F1). Echelle d'origine 1/1 000e. Plan de masse, d'après le cadastre de 2021 (section 000F). Echelle d'origine 1/500e.Plan de masse, d'après le cadastre de 2021 (section 000F). Echelle d'origine 1/500e.

II. Description architecturale

Cette maison est située au cœur du bourg intra muros, au carrefour de la rue du Four et de la rue des Aires, cette dernière prolongée au sud par le passage couvert intégré à la maison.

Accolée à l'est sur la tour médiévale à bossage dite Tour du Four et reprenant sur sa façade sud le tracé de l'enceinte fortifiée (voir chapitre I.1.), la construction comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, un étage carré et un étage de comble. Ces trois derniers étages se développent aussi sur le passage des Aires, couvert par une voûte en berceau.

Vue d'ensemble prise du sud.Vue d'ensemble prise du sud. Elévation nord.Elévation nord.

II.1. Fonctions et aménagements intérieurs

II.1.1. Etage de soubassement

L'accès à l'étage de soubassement se fait côté sud, en passant sous la grande terrasse maçonnée qui prolonge le rez-de-chaussée. Cet étage de soubassement est quant à lui occupé par une étable (ancien cellier ?) couvert par une voûte en berceau segmentaire coffré. Une pénétration aménagée à l'angle nord-ouest laisse supposer l'existence passée d'une porte à cette endroit. Le sol est couvert par des grandes dalles de grès, provenant peut-être de la tour voisine.

Le dessous de cette terrasse est occupé par plusieurs réduits séparés par un couloir, couverts par une voûte en berceau et une voûte d'arêtes.

Plan schématique du bâtiment : étage de soubassement.Plan schématique du bâtiment : étage de soubassement. Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise du sud.Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise du sud.

II.1.2. Rez-de-chaussée surélevé

Le rez-de-chaussée surélevé est accessible de plain-pied depuis la rue du Four, grâce à une haute porte piétonne qui s'ouvre sur un vestibule d'où part un escalier droit qui mène à l'étage. Flanqué d'un petit réduit, cet escalier est partiellement maçonné mais possède des dessus de marches en bois.

Du côté sud de ce vestibule, une porte donne accès à la cuisine, où s'ouvre la porte-fenêtre donnant sur la terrasse. La cheminée se trouvait sur le mur ouest, associée à une pile d'évier (aujourd'hui émaillée) installée à l'angle sud-ouest. Des placards sont aménagés dans les murs sud et est. Une pièce en alcôve se développe à l'angle nord-est. Dans ces pièces, le sol est en carreaux de terre cuite, les murs sont enduits et le plafond est en planches sur solives.

Plan schématique du bâtiment : rez-de-chaussée surélevé.Plan schématique du bâtiment : rez-de-chaussée surélevé. Rez-de-chaussée surélevé, vestibule. Vue de volume prise du sud.Rez-de-chaussée surélevé, vestibule. Vue de volume prise du sud. Rez-de-chaussée surélevé, cuisine. Mur sud, placard.Rez-de-chaussée surélevé, cuisine. Mur sud, placard. Rez-de-chaussée surélevé, cuisine. Sol en carreaux de terre cuite.Rez-de-chaussée surélevé, cuisine. Sol en carreaux de terre cuite.

II.1.3. Premier étage

L'étage, occupé par des chambres, est accessible par l'escalier intérieur qui débouche dans la chambre qui se trouve au-dessus du passage couvert. Là, le sol est plus bas qu'ailleurs et quelques marches en pierre de taille donnent accès à la partie orientale, partagée en deux pièces. Installé contre le mur nord, un petit escalier raide et tournant mène à l'étage de comble. Les marches sont maçonnées au mortier sur un solin en planches, les nez-de-marches sont en bois.

Escalier menant à l'étage.Escalier menant à l'étage. Etage, petit escalier menant à l'étage de comble.Etage, petit escalier menant à l'étage de comble.

II.1.4. Etage de comble

Au-dessus du passage couvert, l'étage de comble était peut-être anciennement occupé par une chambre, ensuite transformée en grenier. La partie orientale de la maison, d'une hauteur sous rampant moins élevée, est réservée au séchoir.

II.2. Matériaux et mise en œuvre

L'ensemble du bâtiment est construit en maçonnerie de moellons calcaires et de grès, sans chaînes d'angles. Si la façade sud a été récemment rejointoyée, la façade nord reste brute de maçonnerie. Tous les encadrements sont en pierre de taille de grès, layée, avec un linteau droit monolithe. Ceux datant de l’Epoque moderne sont chanfreinés. Le linteau de la porte du logis paraît avoir été délardé a posteriori. Sur les deux niveaux supérieurs de la façade sud, les encadrements sont feuillurés. La porte du logis dispose d'une menuiserie à panneaux moulurés, avec un heurtoir en fer forgé. Elle est surmontée d'un tympan vitré en bois. Les fenêtres sont équipées de contrevents à cadre.

La charpente est à pannes sur arbalétriers et le toit à un pan est couvert en plaques ondulées de fibro-ciment supportant des tuiles creuses. Côté sud, l'avant-toit est constitué de deux rangs de génoise peints en blanc.

Elévation nord, premier niveau. Porte du logis.Elévation nord, premier niveau. Porte du logis. Elévation nord, premier niveau. Porte du logis, détail de la menuiserie.Elévation nord, premier niveau. Porte du logis, détail de la menuiserie. Elévation nord, deuxième niveau. Petite baie chanfreinée.Elévation nord, deuxième niveau. Petite baie chanfreinée. Elévation sud, troisième niveau. Fenêtre équipée de contrevents à cadre.Elévation sud, troisième niveau. Fenêtre équipée de contrevents à cadre.

Une treille de vigne court sur une structure métallique installée au-dessus de la terrasse.

Treille de vigne.Treille de vigne.

Cette maison est appuyée sur la tour médiévale dite Tour du Four (voir dossier IA05001552) et est alignée dans l'axe de la courtine nord-ouest de la fortification d'agglomération du bourg (voir dossier IA05001550).

Son origine remonte peut-être au Moyen Age, avec d'importants remaniements au 16e siècle. Elle devient propriété seigneuriale en 1628, peut-être associée à la maison mitoyenne à l'ouest.

Cédée à un particulier dans les années 1750-1760, son état actuel n'est pas antérieur à la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle, période d'un profond remaniement du bâtiment. D'autres réaménagements secondaire datent de la fin du 19e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : Moyen Age , (incertitude)
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : limite 18e siècle 19e siècle
    • Secondaire : 2e moitié 19e siècle

Cette maison comprend un étage de soubassement occupé par une ancienne étable et couvert par une voûte en berceau segmentaire, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré à usage de logis, un étage de comble servant de séchoir. Les deux étages sont desservis par un escalier intérieur tournant, en maçonnerie. Une terrasse sur voûte d’arêtes est appuyée sur la façade sud. Le bâtiment est construit en maçonnerie de moellons de grès et calcaires. Le toit est à un pan.

Une terrasse est adossée à la façade sud, bâtie sur un ensemble de plusieurs réduits couverts par une voûte en berceau et une voûte d'arêtes. Un passage couvert par une voûte en berceau plein-cintre est aménagé au niveau de l'étage de soubassement.

  • Murs
    • grès moellon enduit
    • calcaire moellon
  • Toits
    ciment amiante en couverture, tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
    • voûte en berceau segmentaire
    • voûte en berceau plein-cintre
  • Couvertures
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant en maçonnerie
  • Typologies
    A3a : maison avec parties agricoles en parties basses et hautes
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • [Cadastre par confronts de la communauté de Rosans.] Nom du notaire inconnu, 1570. [registre relié, incomplet : f° 138 à 319.] Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 E 6468.

    F° 227.
  • [Arrentement par Jean-Antoine d'Yze, coseigneur de Rosans, au marchand Pierre Liotier pour toute la seigneurie haute, moyenne et basse.] Dans les minutes de maître Jean II GIVOUDAN, notaire à Rosans (1583-1629), 1607. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 2080.

    F° 62 r°.
  • [Achat par Pierre Liotier, rentier et chatelain de Rosans, d'un jardin situé "entre les deux tournelles".] Dans les minutes de maître Jean II GIVOUDAN, notaire à Rosans (1583-1629), 1609. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 2082.

    F° 128 r°.
  • Achept de la place et jurisdiction de Rozans pour noble Jehan Anthoyne Dize dict Daurelle seigneur de Rozans, gouverneur pour le roy au chateau d’Eysilles et vallee d’Oulx. Dans les minutes de maître Creycent ARIEY, notaire à Sainte-Jalle (1582-1652), 1609. Archives départementales de la Drôme, Valence : 2 E 1248.

    F° 320.
  • [Achat de la maison de Pierre Liotier par le seigneur de Rosans.] Dans les minutes de maître François GIVOUDAN, notaire à Rosans (1621-1669), 1628. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 1998.

    F° 135 v°.
  • [Arrentement de la "grange de Leotier".] Dans les minutes de maître François GIVOUDAN, notaire à Rosans (1621-1669), 1652. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 2022.

    F° 56.
  • Cadastre general des batimens fondz et proprietes de tous les habitans et possedans biens au lieu et terrain de presant lieu de Rosans. Experts jurés en 1698-1699 : Antoine Perrin, châtelain de Sahune et Jean-André Bonnet, de Bellegarde. Procédure de révision en 1702, experts jurés : Antoine Bérenger et Guillen Armand. Révision de la valeur cadastrale des biens en avril-mai 1755 (apparaît en marge, anonyme). [registre relié, 243 f° ; supplément de 1702, 10 f°.] Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 E 6470.

    F° 62 v°, 74, 86 v°, 105 v°, 110 v°, 232 v°.
  • Invantaire sommaire et domestique de tous les biens et esfets de noble François Dize seigneur dudict Rozans. Dans les minutes de maître Laurent BONNEMANT, notaire à Valence (1666-1713), 1703. Archives communales de Rosans, Hautes-Alpes : non coté.

    F° 227 à 243.
  • [Bail emphytéotique du "plassage devant l’Aire de Liotier".] Dans les minutes de maître Joseph GIVOUDAN, notaire à Rosans, 1728. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 5718

    F° 13 v°.
  • [Vente d'une "escuirie, grenier à foin, basse cour et regalle" à "l’here de Liotier".] Dans les minutes de maître Joseph GIVOUDAN, notaire à Rosans, 1742. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 5737

  • [Albergement par le seigneur Jacques d'Yze de la maison du Liotier et d'un « moulin a vernis » à Jacques Tournasse, « maître potier de terre ».] Dans les minutes de maître Joseph GIVOUDAN, notaire à Rosans, 1747. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 5742.

  • [Vente d’un "coin de chambre" anciennement propriété du seigneur.] Dans les minutes de maître Joseph BEGOU, notaire à Rosans, 1766. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 5753.

    F° 122.
  • [Vente d’une écurie voûtée à l"Haire de Leautier".] Dans les minutes de maître MONTLAHUC François Louis, notaire à Rosans, 1808. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 1 E 5769.

    N° 1.
  • Etat des sections cadastrales de la commune de Rosans, 1840. [registre papier]. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1240.

    Section F1.
  • Matrices cadastrales de la commune de Rosans, 1839-1911. [registre papier] Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1241 à 3 P 1243.

    F° 223, 1839 ; f° 917, 1892, 1895 ; f° 1043, 1913.
  • Matrices cadastrales des propriétés bâties de la commune de Rosans, 1882-1911. [registre papier] Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1244.

    F° 122, 1882, 1892, 1895.

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Rosans. / Dessin, encre et lavis par Truchy, géomètre, 1839. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1239.

    Section F1.
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2020
(c) Parc naturel régional des Baronnies provençales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général