Dossier d’œuvre architecture IA06003565 | Réalisé par
Aliotti Jean-Marc (Rédacteur)
Aliotti Jean-Marc

Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Thuin-Chaudron Véronique (Rédacteur)
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
avenue dit boulevard de Cimiez
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Cimiez
  • Adresse boulevard de Cimiez
  • Cadastre 2017 HB  ; 2017 LM  ; 2017 LR  ; 2017 LE

Le boulevard de Cimiez est l'artère principale du lotissement opéré sur la colline par deux sociétés : la Société Foncière Lyonnaise (S.F.L) et la Société Immobilière et de Construction de Nice (S.I.C.N.) dans laquelle des Niçois sont impliqués pour un tiers. La première est liée au Crédit Lyonnais d'Henri Germain, qui réside au sommet de la colline dans la villa Orangini. Le point d'aboutissement du boulevard est le site archéologique de la ville antique de Cemenelum jusqu'à ce que l'Hôtel Excelsior Régina soit édifié en 1896. Les constructions qui bordent le boulevard sont, comme dans le reste du lotissement, soumises à un cahier des charges. Ainsi, par exemple, les constructions le long du boulevard doivent se faire à sept mètres de recul. Les activités commerciales y sont interdites. Ces servitudes seront ensuite allégées. La partie sud du boulevard et sa jonction avec le reste de la voirie municipale est assurée par la ville qui pour cela doit effectuer un emprunt.

Durant l’hiver 1882-1883, l’éclairage au gaz est installé. Le boulevard est bordé de platanes. L'opération n'est pas un succès immédiat du fait de la crise économique consécutive au krach de l'Union Générale. La construction de l'hôtel Riviera Palace redonne une impulsion aux constructions le long du boulevard et en particulier à celle de grands hôtels et palaces. En 1895, la voie est desservie par un tramway utilisant des accumulateurs électriques. Charles Albert Sénéchal est à l'initiative de la Compagnie anonyme du tramway de Nice à Cimiez qui achète le matériel du chemin de fer électrique présenté à l'Exposition de Lyon. Le Lyonnais Georges Averly, qui possède une villa à Cimiez,  est l’ingénieur-constructeur tandis que Jules Weitz est chargé des travaux d’installation. La venue de la reine d'Angleterre Victoria dès 1895 a un impact. La municipalité y améliore l'éclairage pour agrémenter son séjour largement médiatisé par la presse internationale.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1882, daté par source

Le boulevard, d'un tracé très varié, établit la liaison entre la colline de Cimiez et le quartier en contrebas de Carabacel.

La première partie nord, sinueuse et en légère pente, est d'un linéaire assez court bordé de murs de soutènement et de jardins avec clôtures. Elle débouche sur les anciennes arènes.

La partie médiane, d'un long linéaire, est très structurante dans le paysage. Rectiligne et en pente, elle est plantée d'un alignement de platanes et s'organise sur deux doubles voies. Les accotements sont bordés d'une bande de stationnement latéral de part et d'autre. Cette section se caractérise aussi par un recul bâti systématique et la présence de clôtures abritant des jardins, des courettes et des accès. L'ambiance se caractérise par conséquent par une grande homogénéité et l'effet de végétalisation est omniprésent. Les typologies de bâtis sont aussi très variés, contenant maisons, immeubles ou grande propriété abritant des jardins derrière des murs ou des clôtures. Elle présente au sommet la perspective majeure sur les trois plans successifs du groupe sculpté, du jardin et du monumental hôtel Excelsior Regina Palace, dont la façade sert de fond de scène.

La partie septentrionale respecte les mêmes caractéristiques mais s'identifie par ses lacets, réalisés pour contourner le relief et suivre les lignes de niveaux, enjamber les voies du chemin de fer (aujourd'hui doublé par un axe autoroutier), de sorte que des hauts murs de soutènement sont construits pour soutenir les terres en amont et canaliser les voitures. L'alignement de platanes est toujours là pour signifier la qualité de la voie et une certaine hiérarchie dans la ville, mais parfois que d'un seul côté. L’extrémité sud rejoint l'avenue Désambrois et devient plus urbaine et moins résidentielle.

  • Mesures
    • : 2 000 m (longueur)
    • : 20 m (largeur)
  • Statut de la propriété
    propriété publique
  • Éléments remarquables
    jardin, clôture, élévation

Bibliographie

  • THUIN-CHAUDRON, Véronique. Cimiez au XIXe siècle : le phénix qui renaît de ses cendres : les transformations d'une campagne niçoise en un pôle du tourisme international. Dans : Nice Historique, juillet-décembre 2016, p. 148-177.

Date(s) d'enquête : 2017; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Aliotti Jean-Marc
Aliotti Jean-Marc

Architecte du patrimoine. Prestataire extérieur pour l'opération de repérage du patrimoine de la villégiature de Menton en 2013-2014, de Beausoleil (06) et de Roquebrune-Cap Martin (06) en 2016 et 2017, de Nice en 2017.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Thuin-Chaudron Véronique
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers