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Hôtels de voyageurs

Dossier IA06003815 réalisé en 2016

Les premières indications sur l'hôtellerie à Menton nous sont données par le docteur Bennet qui nous dit que lors de son arrivée en 1859, il n'y avait que "deux ou trois hôtels modestes, fréquentés surtout par les voyageurs de passage".1 Ce chiffre va très vite croître accompagnant le développement de la station dans les années 1860-1870. On compte en 1884, 39 hôtels et 17 hôtels-pensions. Ce sont souvent de grands hôtels luxueux, puis de véritables palaces à la fin du siècle. A la veille de la guerre, en 1914, les hôtels sont au nombre de 65 complétés par 12 pensions de famille. Après l'interruption due au premier conflit mondial où ils sont presque tous transformés en hôpitaux militaires, la réouverture se fait peu à peu, 52 hôtels de toutes catégories et 21 pensions de famille en 1920, 89 hôtels et 47 pensions en 1930, 84 hôtels et 28 pensions en 1938.2 Après la deuxième guerre, les grands hôtels de luxe ne rouvriront pas et seront transformés en immeubles. En 1962 on compte 73 hôtels homologués dont 4 anciens palaces. Le site de la commune de Menton donne actuellement le chiffre de 25 hôtels (13 trois étoiles, 8 deux étoiles, 3 une étoile et 1 sans étoile).

1. Avant 1880. Pensions et Grands Hôtels

1.1. Historique

Parmi les "deux ou trois hôtels modestes, fréquentés surtout par les voyageurs de passage", Bennet mentionne en 1859 la pension Camous fondée en 1848, qui se trouvait au niveau du 10, avenue Félix-Faure et la pension anglaise à la sortie orientale de la ville, à côté de la chapelle Sainte-Anne. Il semblerait cependant que ces hôtels et pensions aient été plus nombreux, situés le long de la rue Saint-Michel.

Quelques années plus tard, au milieu de la décennie 1860, leur nombre a notablement augmenté. En 1864, Élisée Reclus3cite six hôtels et sur un plan de la ville de Menton4datant des années 1865, figurent 15 hôtels et 7 pensions. Ces établissements sont tous situés le long de la Route Impériale (avenue Félix-Faure ou rue Saint-Michel), en situation urbaine ou sur les entrées ouest, au-delà du Careï, dans le quartier de la Condamine encore très peu construit (Hôtel de Londres), et est (Hôtel de Grande Bretagne, Hôtel de la Paix, maintenant immeuble Casa del Mare, et l'Hôtel des Anglais à présent détruit). Plus éloignés, en allant vers Garavan, on trouve l'Hôtel des Iles britanniques, l'Hôtel d’Écosse qui deviendra le Grand Hôtel, la pension d'Italie et la pension de l'Univers. Sur la baie ouest, l'Hôtel du Pavillon, futur Hôtel Prince de Galles, est situé à proximité du Palais de Carnolès alors converti en casino. Le seul hôtel figurant sur le plan et situé en retrait est le Grand Hôtel du Louvre construit en limite nord-ouest de la ville, au sud de la voie ferrée qui sera mise en service en 1869, dans le quartier Saint-Benoît encore totalement rural mais où s'édifiera la nouvelle ville.

Le Journal de Menton du 22 janvier 1870 nous fournit l'une des premières listes des "étrangers" séjournant en hôtels ainsi que des publicités pour ces établissements. Si le nombre global n'a pas beaucoup augmenté, on voit apparaitre de nouveaux établissements, le Splendid Hôtel, à l'entrée ouest, avenue Carnot, l'Hôtel du Parc, avenue du Careï (avenue de Verdun) et deux hôtels dans le quartier Saint-Benoît-Urbana en train de s'urbaniser, le Beau Séjour (puis Hôtel de Venise) et l'Hôtel d'Orient. Avant la fin des années 1870 viendront se rajouter dans ce quartier l'Hôtel des Ambassadeurs, l'Hôtel des Bains, la pension de Genève, l'Hôtel des Princes (Le Malte), l'Hôtel des Alpes. Le long de la route nationale, sortie ouest avenue Félix-Faure et avenue Carnot, on trouve la pension américaine, la pension suédoise, la pension de la Condamine et l'Hôtel de Russie. Le plan d'alignement ne couvre pas l'avenue Félix-Faure avant la place Saint-Roch, mais on peut supposer que l'Hôtel Westminster qui est cité dans le guide Joanne 1881-1882 existe déjà. A l'est le Bellevue, avenue Laurenti, a été construit entre 1870 et 1875.

1.2. Morphologie

Pensions et "hôtels-immeubles"

Ces établissements, dont certains remontent au début du 19e siècle, étaient essentiellement situés le long de la rue Saint-Michel. Ils ne se distinguent pas des autres immeubles de la rue. Ce sont des édifices modestes, de trois étages sur rez-de-chaussée comme le bâti qui les entoure, sans décor. Par leur nom (Pension Suisse, Hôtel des Étrangers), on peut penser que certains d'entre eux accueillent déjà des villégiateurs. J.H. Bennet signale l'existence en 1859 d'une Pension anglaise à l'extérieur de la ville, à côté de la chapelle Sainte-Anne (avenue Laurenti).

Sur le plan de 1865 est mentionné l'Hôtel de la Méditerranée (27, avenue Félix-Faure). D'aspect soigné, cet édifice construit après 1862 n'est pas différent des immeubles du milieu du 19e siècle. Il présente une façade sur rue de 7 travées de baies sur trois étages au-dessus d'un rez-de-chaussée percé d'arcades. L'accent est mis, par un jeu de bossages en ciment, sur l'entrée décentrée à gauche qui donne accès à un passage couvert. Le décor fait référence à l'architecture classique : frontons triangulaires, corniche. L'importance des balcons de pierre au lourd décor est peut-être ce qui pourrait l'identifier comme hôtel.

Hôtels entre ville et mer

Hôtel de Menton et du Midi.Hôtel de Menton et du Midi.Royal Westminster. Elévation côté ville.Royal Westminster. Elévation côté ville.Quatre hôtels construits entre 1859 et 1880 forment un ensemble : le Grand Hôtel de Menton (Le Vendôme), le Grand Hôtel Victoria (Balmoral), le Regina Palace et le Royal Westminster. Ils présentent tous une élévation très "urbaine" sur la rue Saint-Michel ou l'avenue Victor-Emmanuel (Félix-Faure), axes centraux de la nouvelle ville, là où sont groupés les boutiques et autres services. Ce sont des immeubles de cinq niveaux (quatre pour le Grand Hôtel) formant un alignement de travées régulières de baies en plein cintre, segmentaires ou droites. Les façades sont sobres, peu ornées. Lorsqu'elles le sont cela se limite à des bandeaux, des frontons triangulaires au-dessus des baies, des garde-corps de balcons en ferronnerie, une corniche. Seule l'entrée les différencie d'un simple immeuble.

Mais ce qui inscrit ces hôtels dans le courant de la grande hôtellerie de luxe en train de s'élaborer c'est leur situation. A cette élévation antérieure sur rue correspond à l'arrière une autre façade sur jardin privé, jardin donnant sur la nouvelle promenade du Midi et sur la mer. Il semblerait que dès l'origine, le bâtiment principal ait été complété par des constructions basses sur les jardins accueillant salons ou salle à manger. C'est le cas par exemple du restaurant en balcon sur la promenade du Regina, ou du Grand Hôtel où l'on voit l'aile en retour perpendiculaire sur jardin déjà construite en 1865. Ce développement au sol de volumes bas abritant des espaces de convivialité peut être considéré comme un des critères caractérisant le type "palace" de la période suivante. Les façades sur jardin originelles, aussi sobres et répétitives que celles sur rue, ne sont pas celles que l'on peut voir actuellement. Elles ont en général été refaites et agrémentées d'éléments décoratifs - les tourelles du Regina par exemple - dans les années 1920 afin de soutenir la concurrence avec des établissements plus modernes. Le Royal Westminster a vraisemblablement été doublé par une nouvelle aile au sud en 1902 qui lui donne l'apparence d'un palace.

Au rez-de-chaussée, l'organisation se fait autour d'un couloir traversant laissant sur le côté la réception et un escalier discret et dérobé.

Hôtels-blocs

Hôtel de MalteHôtel de MalteCes hôtels se différencient des catégories précédentes par leur situation, à l'extérieur de la ville ou dans des quartiers en cours d'urbanisation, et par leur composition d'ensemble. Ils ne s'inscrivent pas dans un alignement, même si comme l'Hôtel de Grande-Bretagne ils sont à présent encadrés d'immeubles mitoyens, et constituent des blocs indépendants ce qui permet d'avoir des chambres éclairées sur l'ensemble des côtés. Ils peuvent être précédés d'un jardinet qui les isole de la rue. Les édifices repérés, qu'ils soient détruits ou encore existants sont tous antérieurs à 1865. Ils se situent au bord de la route impériale, sur les entrées est et ouest. Ce sont des volumes parallélépipédiques plus larges que hauts de 6 à 17 travées sur 4 à 5 niveaux, aux façades symétriques.

Certains, comme l'Hôtel de Grande-Bretagne ou l'hôtel de la Paix (résidence Casa del Mare, 11, porte de France) sont plutôt inspirés d'une architecture locale italianisante, au décor simple. Seul un petit fronton triangulaire couronne les travées centrales du premier. L’Hôtel de la Paix a l'allure d'une demeure aristocratique. La façade est ordonnancée, axée sur l'entrée surélevée surmontée d'un balcon. Deux avant-corps saillants de deux travées, aux chaines harpées, encadrent la partie centrale. Les fenêtres sont surmontées de larmiers triangulaires, segmentaires ou droits.

Sur les façades de l'Hôtel du Pavillon (Prince de Galles) et de l'Hôtel de Russie (Bristol), l'accent est mis sur les travées centrales, marquées par des pilastres. Ces façades présentent un décor sculpté néo-18e siècle.

L'Hôtel des Anglais (détruit, il était situé à hauteur du 15, porte de France) présentait un développement en largeur avec 17 travées où dominaient les horizontales des bandeaux entre les étages et des balcons filants. Le décor était simple constitué d'un fronton curviligne au décor sculpté au-dessus des quatre travées centrales. Un muret de couronnement masquait la toiture renforçant le classicisme de son architecture.

L'Hôtel des Ambassadeurs et l'Hôtel des Princes (Le Malte) sont tous deux situés dans la nouvelle ville en train de se construire à l'ouest du Fossan. Ce sont des bâtisses présentant un alignement de travées de fenêtres régulières et dont le seul élément venant rompre la monotonie est le ou les frontons couronnant la travée centrale et les travées latérales.

Hôtels-blocs avec jardins

Architecturalement ces hôtels ne se différencient pas de ceux de la catégorie précédente. Leur spécificité vient du fait qu'ils sont situés dans un jardin d'une étendue plus ou moins vaste. Le jardin est assez réduit au Bellevue. L'hôtel étant construit sur la pente d'une colline qui domine la plage orientale, le jardin est constitué de deux terrasses arborées et ornées de pergolas où grimpent des glycines.

L'Hôtel d’Écosse à Garavan est en fond de jardin. Il développe une élévation ordonnancée constituée d'un corps de bâtiment central de cinq niveaux surmonté d'un fronton triangulaire sculpté, encadré par deux ailes plus basses. Le corps central est rythmé de pilastres au décor sculpté néo 18e siècle. Le Grand Hôtel du Louvre, le Beau Séjour et le Grand Hôtel d'Orient sont dans la ville nouvelle. A côté de caractères propres aux grands hôtels de cette période, lourdeur des volumes et rigidité des façades, toits brisés en ardoise percés de lucarnes, escaliers modestes, ces nouvelles constructions présentent des caractéristiques qui annoncent les palaces de la fin du 19e siècle et du début du 20e. Comme par exemple l'Hôtel du Louvre ou l'Hôtel d'Orient, aménagés au sein de vastes jardins. Ces établissements qui avaient déjà une grande capacité d'accueil seront tous agrandis, dotés de salons et embellis dans les années 1880-1914 afin de pouvoir rivaliser avec les nouveaux établissements de luxe.

Deux hôtels construits à l'écart de la ville, au-delà de la voie de chemin de fer, sur les coteaux des Terres chaudes, pourraient déjà être classés dans la catégorie des palaces. Ils les préfigurent par leur situation à l'écart de la ville et éloignée de la route, et par leur grande capacité d’accueil (150 et 110 chambres). C'est l'Hôtel des Iles britanniques (antérieur à 1866) et l'Hôtel National (1879). Les Iles britanniques n'est déjà plus un hôtel-bloc. Il est constitué de deux ailes formant un angle rentrant qui développent une longue façade de 97 mètres. Ses élévations s'animent d'éléments en saillie, une tour demi-hors-œuvre coiffée d'un dôme polygonal qui dépasse le niveau du toit et une tour belvédère ajourée dans l'angle sud-est. A l'intérieur, la disposition du rez-de-chaussée est celle qui va se généraliser, un ou plusieurs halls d'entrée desservant de part et d'autre deux couloirs, la cage d'escalier face à l'entrée, adossée au mur de fond. Si l'escalier est encore modeste aux Iles britanniques, il prend des allures d'escalier d'apparat au National. Ce dernier bénéficie déjà de salles de convivialité au décor raffiné dont une salle de bal équipée d'une tribune pour les musiciens.

1.3 Hôtels de luxe pour clientèle cosmopolite

Les noms des hôtels évoquant la Grande Bretagne laissent deviner que la clientèle britannique est la plus nombreuse.

La liste des étrangers présents dans les hôtels et les publicités publiées dans le Journal de Menton du 22 janvier 1870 nous indique que l'établissement le plus recherché est alors le Grand Hôtel Victoria (Balmoral). Il est présenté comme un "établissement de premier ordre, avec vue sur la mer, un beau jardin, une situation en plein-midi". C'est le plus ancien des grands hôtels avec ses 200 chambres. Puis viennent le Splendide-Hôtel, l'Hôtel du Midi, l'Hôtel Méditerranée et l'Hôtel des Anglais. Le Splendide-Hôtel (détruit, il était situé avenue Carnot) est ainsi présenté : "Cet hôtel récemment construit est idéalement situé auprès de la gare et de l'église [l'église anglicane]. Il offre à messieurs les étrangers tout le confort qu'on puisse désirer pour rendre le séjour agréable. Vue splendide sur la mer." L'Hôtel du Midi "situé promenade du Midi, a une admirable vue sur la mer. Il propose un restaurant à la carte. On y parle l'anglais, l'allemand et l'italien".

2. 1880-1914. Grands hôtels et palaces

1.1 Historique

Dans les années 1880, la construction d'hôtels connait une forte croissance. Après une interruption au cours de la décennie 1890, les créations reprennent à partir de 1901 avec une forte activité dans les années précédant la Première Guerre mondiale, de 1909 à 1914. L'industrie hôtelière est alors une des plus brillantes et des plus structurées de la Côte d'Azur avec une quarantaine d'hôtel en 1889, offre identique à celle de Monaco-Monte-Carlo (65 à Cannes et 112 à Nice).5 En 1887, Stéphen Liégeard affirme qu'à Menton, "les véritables monuments sont les hôtels."6

MENTON. - Le Winter-Palace, le Riviera-Palace et l'Hôtel Mont Fleuri. [Hôtels sur la colline des Vignasses.]MENTON. - Le Winter-Palace, le Riviera-Palace et l'Hôtel Mont Fleuri. [Hôtels sur la colline des Vignasses.]Quelques hôtels se construisent encore dans la ville nouvelle, l'Hôtel de Turin (rue Saint-Charles) ou l'Hôtel des Colonies (avenue Félix-Faure) et le long des Jardins Biovès, Hôtel Victoria et des Princes, Hôtel Leubner (Majestic), Terminus et Hôtel du Parc. A la Condamine, l'Astoria occupe à partir de 1913 l'angle des avenues Carnot et Édouard VII. Au-delà du Borrigo, l'Alexandra (1883), l'Impérial ou le Carlton participent au développement des quartiers de la Madone et de Pigautier. A l'opposée, sur la baie orientale on note la création du Garavan Palace et du Cecil (actuellement El Paradiso). Un nouveau quartier hôtelier se constitue sur la colline des Vignasses qui fait l'objet d'un lotissement sous l'impulsion de l'architecte Martin Scipion Jeansoulin. Jeansoulin est également l'architecte du premier hôtel construit sur la colline, le Cosmopolitain (Mont Fleuri) en 1883 dont la construction est suivie de celle du Riviera Palace (1898), du Winter Palace (1901) et de l'Albion. Un dernier hôtel Le Lutetia est en cours de construction sur la colline en 1914. Il n'ouvrira jamais et sera transformé en appartements après la guerre. Il en est de même pour L'Atlantic, dans la ville neuve, à l'angle des avenues Boyer et Félix-Faure, dont le permis de construire est déposé en 1914 et qui est encore inachevé en 1925. Il le sera, transformé en immeuble sous le nom de Palais Ausonia.

Ces nouveaux hôtels de luxe, ces palaces, constituent des programmes à même de stimuler la créativité des architectes. Parmi eux, certains ont une envergure nationale comme Gustave Rives ou Joseph-Albert Tournaire. L'Alexandra (1883) est l'une des premières réalisations de Gustave Rives (1858-1926) qui sera architecte en chef des bâtiments civils de la ville de Paris et des Palais nationaux et concepteur de très nombreux immeubles de rapport, bâtiments commerciaux et publics dans la région parisienne. A partir de 1894, il engage une collaboration avec le commerçant et homme d'affaires Georges Dufayel à l'origine de la station balnéaire Le Nice havrais, à Sainte-Adresse (76). Gustave Rives y construit l'immeuble Dufayel (1911), l’Hôtellerie (1913, détruite) et un casino au Havre (1910, détruit). L'Alexandra est la seule réalisation qu'il ait effectuée sur la Côte d'Azur.

Né à Nice, Joseph-Albert Tournaire (1862-1958), Grand Prix de Rome en 1888, mènera une brillante carrière d'architecte en chef de la Ville de Paris nourrie par une formation classique (il avait participé aux fouilles du sanctuaire de Delphes où il avait réalisé de nombreux relevés et reconstitutions graphiques). Il est l'auteur du Winter Palace (1901) mais aussi de la villa Arnaga pour l'écrivain Edmond Rostand à Cambo-les-Bains (64) en1903.

Le grand architecte "local" est Hans-Georg Tersling (1857-1920). Né au Danemark où il est diplômé de l'Académie royale des Beaux-arts, il s'installe à Menton en 1887. Brillant et mondain, il se constitue une clientèle dans la haute société et réalise la plus large partie de ses œuvres sur la Riviera. Tout en signant de nombreuses villas de prestige, il travaille sur des programmes divers liés au développement des stations balnéaires : à Menton église russe et église du Sacré-cœur, casino Kursaal, immeubles. Il réalise peu d'établissements hôteliers mais tous sont d'une grande qualité : Hôtel Métropole de Monte-Carlo (1888), Grand Hôtel de Roquebrune-Cap-Martin (1890), Hôtel Bristol à Beaulieu-sur-mer (1898), Hôtel Impérial à Menton (1911).

Abel Glena (1862-1932) et Alfred-Auguste Marsang (1878-1924) sont associés dans la même agence. Glena est l'auteur du Riviera Palace en 1898 agrandi par Marsang en 1910. Ce dernier donne également les plans de l'Hôtel Leubner (1913) et de l'Astoria (1913).

Architecte né à Menton, revenu s'installer à Nice après un début de carrière parisienne et de nombreux voyages à l'étranger, Adrien Rey (1865-1959) y œuvre comme architecte départemental et architecte des Monuments historiques. Il répond surtout à des commandes publiques, par exemple à Menton la halle (1898) et le musée de Préhistoire régionale (1907). En 1904 il donne les plans du Garavan Palace dont la structure en béton armé est élaboré par l'entreprise Hennebique.

Né (1879) et établi à Menton, Félix Vérola est l'architecte attitré des travaux de maintenance de plusieurs hôtels. Il est l'auteur du Lutetia et de l'Atlantic, tous deux dessinés en 1914.

1.2 Morphologie

Une évolution notable de l'hôtellerie de luxe a lieu autour de 1880 que l'on a qualifiée par le passage du "grand hôtel" au "palace". Cette mutation, qui n'est pas spécifique à Menton, va ici de pair avec la volonté de changer l'image de la station, de passer de celle d'une ville de malades, d'un grand sanatorium, à celle de station de luxe et de loisir. Cette différence se reflète dans le nom des hôtels même. Après l'époque du Grand Hôtel de Menton, du Grand Hôtel du Louvre ou du Grand Hôtel Victoria on passe à l'age du Riviera Palace, du Winter Palace ou du Garavan Palace. On peut alors se demander si au delà de la simple appellation il existe une véritable différence typologique.

Certains traits, morphologiques ou sociologiques, pourraient servir à caractériser les grands établissements de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle. Ils sont induits par les changements de nature de la villégiature. Le nombre croissant des villégiateurs entraine le gigantisme des structures d'accueil. Ce gigantisme est rendu possible par l'usage des nouvelles technologies dont le béton armé et les colonnes métalliques pour toutes les structures porteuses. L'Impérial intègre même le risque sismique dans sa conception. Le passage d'un tourisme climatique se satisfaisant d'un hébergement un peu austère à un tourisme de plaisirs et de luxe, cosmopolite et fortuné entraine une mutation de l'offre. Tout doit être fait pour apporter le maximum de confort, de distractions, d'entre-soi, de rencontres et d'échanges. Les hôtels doivent être de véritables villes où il n'y a plus nécessité de sortir, tout est offert sur place. La concurrence qui règne entre les établissements oblige à être toujours à la pointe des meilleures prestations.

Riviera PalaceRiviera PalaceLes critères permettant de qualifier un établissement de "palace" peuvent alors s'énoncer ainsi :

- Un nombre de chambres ou de suites important pouvant aller au-delà de 250.

- La présence de grands jardins, parfois de véritables parcs paysagers aux tracées différenciés, voies carrossables et chemins piétonniers. Cela est rendu possible par le fait que ces nouveaux hôtels sont construits à l'extérieur de la ville ou en périphérie dans des secteurs qui ne sont pas encore urbanisés. C'est par exemple le cas du Riviera Palace et de l'Impérial construits à l'origine sur des domaines d'une quinzaine d'hectares et qui ont conservé leur jardin d'agrément (environ 1 hectare et demi). Au Riviera, le parc paysager était agrémenté de cascades en rocaille. Ces établissements entretiennent des rapports privilégiés avec le paysage. Ils sont situés sur des positions dominantes, comme la colline des Vignasses, d'où ils voient, la ville, la mer, et sont vus. Ils deviennent des points forts du paysage, des marqueurs.

- Les édifices massés, les blocs, laissent place à des ailes étroites qui se développent en longueur avec parfois une aile en retour : 88 mètres de façade sud pour le Winter Palace, 137 mètres de façade sud et ouest pour le Riviera. La symétrie des volumes et des façades de la période précédente disparait au profit des décrochements, balcons, bow-windows, belvédères. Liégeard7 cite l'hôtel Alexandra "fleuronné de tourelles et clochetons." C'est aussi le cas du Winter-Palace dont les belvédères surmontés de lanternons à toits de tuiles vernissées jaune font office de signal dans le paysage. Au Lutetia, un dôme surmonte le corps en arrondi à l'articulation des deux ailes, dans le même esprit que ceux du Negresco et du Ruhl, à Nice ou du Carlton à Cannes, tous trois construits dans les années 1910-1913.

Riviera Palace. Escalier d'honneur.Riviera Palace. Escalier d'honneur.- La multiplication des espaces d'apparat et de réception. Dès l'entrée, une succession de vestibules et de halls surélevés l'un par rapport en l'autre par des marches, conduit à l'escalier d'honneur qui ne dessert parfois que le premier étage, comme à l'Hôtel d'Orient. De part et d'autre du hall s'ouvre des salons diversifiés, fumoir, salon de lecture, salon des dames, jardin d'hiver etc... Les salles de bal (National, Impérial, Riviera...) sont des éléments nécessaires de la vie mondaine. Escalier et jardin d'hiver peuvent être couvert d'une verrière en coupole comme à l'Hôtel d'Orient ou au Winter Palace. Salons et salles de restaurant sont à présent renvoyés à l'extérieur formant des volumes bas et irréguliers qui participent à l'animation du volume principal. Pour les hôtels de la promenade du Midi, les salles de restaurant sont parfois aménagées au bout du jardin, en balcon sur la mer.

- Le confort. Dans les publicités, les deux éléments mentionnés sont le nombre de salle de bains et les ascenseurs. Le ratio entre le nombre de salles de bains et le nombre de chambres doit être d'environ 1 pour 2. A l'Impérial, on compte 200 salles de bains pour 246 chambres.

- Les courts de tennis.

Les anciens grands hôtels vont pour résister entamer de grands travaux d'agrandissement (on rajoute des étages) et d'embellissement.

En fonction de ces critères les établissements que l'on peut qualifier de "palace" à Menton sont les trois hôtels de la colline des Vignasses. Le Mont Fleuri (1883) propose 100 chambres. Au-delà des éléments de confort habituel, électricité, ascenseur, chauffage central, il est équipé des salles de bains privées et de nombreux salons, salons de lecture, fumoir, bibliothèque, billards. On y organise des concerts et on peut y pratiquer le tennis sur un court dans le jardin. Le Winter Palace (1901) et le Riviera (1898-1910) ont de très grande capacité d'accueil (220 et 250 chambres). Ils disposent de très grands jardins avec courts de tennis et de salons luxueux. Des bals y sont organisés. L'Impérial est le dernier des grands palaces, qui ouvrira à la clientèle, en 1913. Doté aussi d'un grand parc, c'est un hôtel moderne avec 200 salles de bains pour 246 chambres et l'eau courante dans toutes les chambres. Il faut citer aussi l'Alexandra (1883) dont la capacité de 100 chambres sera augmentée par l'ajout d'une aile en retour dans les années 1925-1930. L'Hôtel National (1879, 110 chambres) et le Grand Hôtel du Louvre (vers 1880, 200 chambres) par le luxe des salons qu'ils proposent peuvent être rattachés à cette catégorie.

Seuls, le plans de l'Alexandra et du Winter ont pu être consultés. Ils présentent une organisation qui semble courante dans les grands hôtels de cette période. Le soubassement est occupé par des pièces de service, buanderies, pièces pour le stockage des aliments, caves, cuisines, salle à manger du personnel et des courriers, domestiques personnels qui accompagnent les clients. Au Winter, on y trouve également les chambres et dortoirs du personnel. Au rez-de-chaussée, de part et d'autre du hall d'entrée partent deux couloirs desservant les divers salons, salles à manger et jardin d'hiver, l'administration (au soubassement pour l'Alexandra) et quelques chambres. Aux étages, on retrouve le grand couloir central sur lequel ouvrent des suites au sud, équipées de W.-C. et salles de bains privées et des chambres plus petites au nord sans sanitaires, qui se trouvent sur le palier. Il n'est pas indiqué si ces chambres étaient destinées à la clientèle ou aux domestiques des villégiateurs. A l'Alexandra, le corps de bâtiment est simple en profondeur dans les étages. Les suites ne se trouvent que du côté sud. Le mur nord est longé par le couloir de dégagement. Des dessins parus en 1885 dans La Construction moderne (N°10) montre un lourd décor néo-17e siècle.

1.3 Les villégiateurs

Les hôtels sur la Côte d'Azur ne sont ouverts que pendant la saison d'hiver, c'est à dire du 15 octobre à la fin mai, leur propriétaire exploitant parfois un autre hôtel dans les Alpes pendant l'été.

Le supplément du 10 février 1894 du journal L'Avenir de Menton qui paraissait tous les samedis nous donne la liste des "étrangers" (c'est à dire personnes en villégiature) présents à Menton et leur répartition dans les différents hôtels. Les hôtels qui reçoivent alors le plus de touristes sont le Grand Hôtel du Louvre qui a une clientèle anglaise et allemande et l'Hôtel des Iles britanniques avec une clientèle très majoritairement anglaise complétée par quelques Français. Le Bellevue a aussi une clientèle très majoritairement anglaise avec quelques Français et Américains. L'Hôtel de Paris, détruit il se trouvait entre l'avenue Félix-Faure et la promenade du Soleil, était essentiellement fréquenté par les Français.

Les Anglais sont de très loin les plus nombreux à venir passer leur hiver dans les hôtels de Menton. Les établissements qu'ils fréquentent le plus sont l'Hôtel des Iles britanniques, le Bellevue, le Grand Hôtel du Louvre et le Cosmopolitain, c'est dire les hôtels les plus luxueux à cette date. Ils sont absents des Ambassadeurs et des Palmiers (rue Isola) fréquentés par les Allemands et de l'hôtel Europe et Terminus le long des jardins Biovès, prisé par les Français. Ces derniers sont également majoritaires à l'Hôtel de Paris et à l'Hôtel de Menton et du Midi. Ce sont des hôtels plus modestes ce qui pourrait laisser supposer que la clientèle anglaise est plus fortunée que la clientèle nationale. Mis à part les deux établissement précédemment cités les Allemands fréquentent aussi le Britannia, à Garavan et à égalité avec les Russes, l'Hôtel de Russie et d'Allemagne, à la Condamine.

3. Le 20e siècle

Hôtel BedfordHôtel BedfordHôtel BedfordHôtel BedfordPendant la Première Guerre Mondiale, Menton, comme d'autres villes à forte capacité d'hébergement, va accueillir de nombreux blessés ou malades. En septembre 1914, le Ministère de la guerre enjoint à la ville la création de 600 lits et dès octobre la plupart des hôtels sont mis sous séquestre ou réquisitionnés. Entre 1915 et 1920, 130000 soldats séjourneront à Menton. Parmi eux on note des éléments des troupes de l'empire colonial français qui étaient basées à Fréjus (tirailleurs sénégalais et malgaches). Beaucoup d'entre eux ne guérissent pas et finissent leurs jours à Menton où ils sont enterrés dans les carrés militaires du cimetière du Trabuquet. Les hôtels recommencent progressivement à ouvrir après guerre mais certains hôpitaux perdurent jusqu'en 1920. Six hôtels sont ouverts en janvier 1919 avec une clientèle d'Anglais (60%) et de Français (20%). Les Allemands et les Autrichiens ne sont bien sûr plus là.8

De nouveaux hôtels sont construits pendant les années 1920-1930 : l'Edward's Hôtel (1920), aux Vignasses, la Pension Rigaudi (1926), aux Rigaudi, l'Hôtel des Pins (1929) aux Ciappes, l'Hôtel Bedford (1931) ) la Condamine. Les palaces d'avant guerre sont remis à neuf et parfois notablement agrandis ou transformés. C'est le cas de l'Hôtel d'Orient qui en 1925 est surélevé et entièrement redécoré dans un style orientaliste et de l'Alexandra dont la construction de l'aile occidentale de 1925 à 1930 double pratiquement sa capacité d'accueil. Cela permet à ce dernier d'être dans les années 1930, avec l'Impérial qui fait partie du groupe Ritz-Carlton, l'un des hôtels les plus luxueux de Menton doté d'un tennis, d'un solarium, d'un gymnase. L'Alexandra promeut la culture physique avec des professeurs venus d'un centre écossais. Il s'adapte ainsi aux nouvelles orientations de l'époque qui met en avant la culture du corps et l'héliotropisme.9 Malgré le début d'une saison d'été, Menton reste encore très axée sur l'hiver. La station passe de mode, supplantée par des sites plus modernes comme Juan-les-Pins.

Les hôtels mentonnais connaissent une nouvelle période noire pendant la dernière guerre. Endommagés en juin 1940 pendant les combats entre la France et l'Italie, ils sont ensuite pillés puis occupés par l’administration militaire italienne avant de souffrir des bombardements allemands. Beaucoup ne rouvriront pas après la guerre. La clientèle aristocratique d'hiver a totalement disparu et ils ne correspondent plus aux attentes d'une nouvelle clientèle fortunée qui prend ses quartiers d'été du côté de Cannes ou Monte-Carlo. Dans les années 1950-1960 la demande est plutôt du côté de la classe moyenne française en faveur d'hôtels de 2ème ou 3ème catégorie. Les grands palaces sont transformés en immeubles d'habitation entre 1947 et 1972 ou en maisons de vacances d'organismes sociaux. Ces derniers ont retrouvé leur fonction d'origine avec la disparition de ce type de tourisme social, repris par des groupes hôteliers, Vacances bleues pour le Balmoral et le Westminster, Belambra pour le Grand Hôtel de Menton (Le Vendôme) et Vacanciel pour l'Hôtel de Venise (L'Orangeraie).

1BENNET, James Henry. La Méditerranée.2Annuaires des Alpes-Maritimes des années 1920, 1930 et 1938.3RECLUS, Élisée. Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes maritimes4Plan de la ville de Menton et de ses abords5VOLPI, Jean-Claude. Naissance du tourisme et des palaces.6LIEGEARD, Stephen. La Côte d'Azur.7LIEGEARD, Stephen. La Côte d'Azur.8VOLPI, Jean-Claude. Tourisme et palaces durant la première guerre mondiale à Menton 9The Menton and Monte Carlo news
Aires d'étudesMenton
Dénominationshôtel de voyageurs
AdresseCommune : Menton
Adresse

Les premiers hôtels mentionnés à Menton datent des années 1840 mais le véritable début de l'hôtellerie de villégiature se situe vers 1865. La grande époque de la construction des palaces va de 1880 à la Première Guerre Mondiale. Peu d'hôtels d'importance sont construits dans les années 1920-1930. Les années 1940-1950 marquent la fin de l'hôtellerie de grand luxe.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle
Auteur(s)Auteur : architecte attribution par source
Auteur : architecte attribution par source
Auteur : Tersling Hans-Georg
Tersling Hans-Georg (1857 - 1920)

Architecte né au Danemark, Hans-Georg Tersling est diplômé de l'Académie royale des Beaux-arts du Danemark en 1879. Il s'installe à Menton (06) en 1887 et réalise la plus large partie de ses œuvres sur la Côte d'Azur. Il crée de nombreux palaces et plusieurs villas de prestige. Il est considéré comme l'un des principaux architectes de la Belle Époque sur la Riviera. Il est entre autre l'auteur de la villa Cyrnos (1892) et du Grand Hôtel (1890) de Roquebrune-Cap-Martin, du Château Malet à Cap d'Ail (1894, de l'hôtel Bristol (1898) à Beaulieu-sur-mer, du Palais Masséna (1900) à Nice et à Menton de l'église russe (1892), du casino Kursaal (1909) de l'agrandissement du Palais de Carnolès (vers 1900) et de l'hôtel Impérial (1911).


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architecte attribution par source
Auteur : Glena Abel
Glena Abel (1862 - 1932)

Architecte à Menton. Auteur de l'hôtel Riviera Palace en 1901 et de la villa Mer et Monts en 1905.


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Auteur : Marsang Alfred-Auguste
Marsang Alfred-Auguste (1878 - 1924)

Architecte né en 1878 à Menton. Élève de l'Ecole des Beaux-arts (promotion 1900-1901), il suit l'enseignement de Deglane. Son adresse située rue Guyau, correspond sans doute au palais Gléna qui abrite l'agence de l'architecte mentonnais Abel Glena (1862-1932). Il meurt à Denain en 1924.


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Auteur : Rey Adrien
Rey Adrien (1865 - 1959)

Architecte français né à Menton en 1865. Après une formation à l’école des Arts Décoratifs de Nice, section architecture, il poursuit ses études à l’école des Beaux-Arts de Paris dans les ateliers de Jules André et Victor Laloux. Diplômé en 1891, en même temps que Guillaume Tronchet, il s'associe avec lui entre 1891 et 1899. Ils répondent ensemble à de nombreux concours publics dont celui pour la reconstruction de l'Opéra-Comique à Paris en 1893 (remporté par Louis Bernier), celui du musée des Antiquités égyptiennes du Caire (1895) qui sera remporté par Marcel Dourgnon. Ils figurent parmi les architectes de l’Exposition universelle de Paris de 1900 pour laquelle ils édifient le Palais des forêts, cueillettes et pêches et le Palais de la navigation de commerce. Adrien Rey réalise également de nombreux voyages d'étude en Belgique, Espagne et Italie.

Premier Prix au concours pour un groupe scolaire à Nice en 1906, il s’y installe et fera carrière dans son département d’origine, dont il est nommé architecte en 1909, ainsi qu’architecte des Monuments historiques. C'est aussi dans les années 1900 un architecte privé important de Nice, architecte attitré de la Banque de France et de la Compagnie algérienne. A Nice, il réalise entre autre le séminaire de Cimiez (1898), le Palais Meyerber (1908), et à Menton la halle (1898) et le musée de Préhistoire Régionale (1907). Il édifia le pavillon des Alpes-Maritimes à l’Exposition internationale de Paris en 1937.

Les archives d'Adrien Rey sont déposées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes.

Sources : CROSNIER-LECONTE, Marie-Laure. Concours pour le musée des Antiquités égyptiennes du Caire 1895. La participation française. http://journals.openedition.org/inha/6905#tocto2n3.

Fonds Adrien Rey. https://gtc.hypotheses.org/187.


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architecte attribution par source
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Décompte des œuvresétudiées 38

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan de la ville de Menton et de ses abords / Plan imprimé en noir et rouge par V. Ravillon. Pascal Amarante, éditeur : vers 1865. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 2 O 627.

    Sur ce plan l'église anglicane de l'avenue Carnot, construite en 1867, est mentionnée comme projetée et la rue de la République projetée sur le plan d'alignement de 1867 n'existe pas encore. La voie ferrée mise en service en 1869 est cependant tracée. Le plan doit vraisemblablement dater des environs de 1865.
  • Plan d'alignement de la ville de Menton / Dessin à l'encre par Sylvain Jauffret, 1879. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 01 Fi 0249.

  • Plan de Menton / Plan imprimé sur papier par Jean Josseran, 1913. Archives communales, Menton : 1 Fi 0078.

  • Vue aérienne du quartier des Vignasses avec les hôtels Riviera, Winter, Lutetia et Mont Fleuri. / Tirage photographique sur papier, 1ère moitié 20e siècle. Collection particulière.

  • Quand Menton recevait l'Europe. 1861/2011 / Affiche d'exposition sur papier, auteur inconnu, 2011. Collection particulière.

    Affiche d'exposition reproduisant plusieurs étiquettes publicitaires d'hôtels du début du 20e siècle.
  • 889 MENTON. - Vue sur le Winter Palace et le Quartier de la Gare / Carte postale, Éditions Neurdein frères (ND Phot.), vers 1900. Collection particulière.

  • 59 MENTON - Winter-Palace Hôtel et la Gare / Carte postale, années 1920. Collection particulière.

  • 888 MENTON. - La Gare et Winter Palace / Carte postale, Éditions Neurdein frères (ND Phot.), vers 1900. Collection particulière.

  • MENTON. - Le Winter-Palace, le Riviera-Palace et l'Hôtel Mont Fleuri. / Carte postale, entre 1901 et 1910. Collection particulière.

Bibliographie
  • BENNET, James Henry. La Méditerranée. La rivière de Gênes et Menton comme climats d'hiver et de printemps. Paris : Asselin et Cie, libraires de la faculté de médecine, 1880.

    P. 329.
  • BOTTARO, Alain, HOGU, Nicolas, KERTENIAN, Rémy. Menton une ville de palaces. Arles : Éditions Honoré Clair, photographies Michel Eisenlohr, 2019.

  • DUPUIS, A. Hôtel de voyageurs à Menton. Dans : La Construction moderne, N°10, 1885, p. 114-115, pl. 19 à 23, N°01, 1886, p. 137-138, N° 02, 1886, p. 149-150.

  • JOANNE, Paul. Stations d'hiver de la Méditerranée. Paris : Librairie Hachette et Cie, 1882.

  • LIEGEARD, Stephen. La Côte d'Azur. Paris : Maison Quantin, 1887.

    P. 269-292.
  • PANICACCI, Jean-Louis. Le tourisme à Menton durant les "années noires" (1939-1945). Accès internet : <URL : https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales200_11.pdf>.

  • RECLUS, Élisée. Les villes d'hiver de la Méditerranée et les Alpes maritimes. Paris : Librairie de L. Hachette et Cie, 1864.

    P.427-452.
  • RECLUS, Élisée. Nice. Cannes. Monaco. Menton. San Remo. Paris : Librairie L. Hachette et Cie, Guides Diamant, 1870.

    P. 163-173.
  • VOLPI, Jean-Claude. Naissance du tourisme et des palaces "Quand Menton recevait l'Europe" (1860-1914). Accès internet : <URL : https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales200_04.pdf>

  • VOLPI, Jean-Claude. Tourisme et hôtellerie mentonnais durant les Trente Glorieuses (1945-1976). Accès internet : <URL : https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales200_12.pdf>.

  • VOLPI, Jean-Claude. Tourisme et palaces durant la première guerre mondiale à Menton. Accès internet : <URL : https://www.departement06.fr/documents/Import/recherchesregionales200_09.pdf>

  • Annuaires administratifs et commerciaux des Alpes-Maritimes. Nice : Imprimerie niçoise, 1845 à 1938. Disponible en ligne : <http://www.basesdocumentaires-cg06.fr/archives/indexAN.php>

  • Liste des étrangers. Publicités. Dans : Journal de Menton, n°19, 22 janvier 1870. Accès internet : <URL : http://www.basesdocumentaires-cg06.fr/archives>

  • Liste des étrangers présents à Menton à la date du 10 février 1894. Dans : Supplément du journal L'Avenir de Menton, 10 février 1894.

  • The Menton and Monte Carlo news, 7 janvier 1933. Accès internet : <URL : http://www.basesdocumentaires-cg06.fr/archives>

Liens web

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