Conservateur du Patrimoine, chef du service régional de l'Inventaire général de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1995 à 2027.
- enquête thématique régionale, Patrimoine religieux de Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras
-
Aycard JulieAycard JulieCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Dossier non géolocalisé
-
Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Serre-Ponçon - Embrun
-
Commune
Embrun
-
Adresse
7 place Général Dosse
-
Cadastre
1812
D
26, 27, 28 , 29, 30, 31, 32, 33
;
2023
AB
41, 42, 740, 739, 738, 643, 530, 531, 532, 644
41, 42, 738, 739, 643 : ancien bâtiments conventuels
530, 644 : ancien cloître
532 : chapelle
-
Dénominationscouvent, immeuble de bureaux
-
Genrede cordeliers
-
Destinationsimmeuble, syndicat d'initiative
Historique du couvent
Cordeliers est le surnom donné en France aux Frères mineurs conventuels, un ordre mendiant de la famille des Franciscains. Prônant un retour à la pauvreté originelle du Christ, les cordeliers sont des prédicateurs qui s’installent dans les villes pour prêcher.
Le plus ancien document d'archives concernant les frères mineurs d’Embrun est récolé dans le Regeste dauphinois et remonte à 1248. D’après le père Albert, leur installation remonterait aux années 1220, soit moins de dix ans après la fondation de l’Ordre par Saint-François d’Assise.
Leur installation à Embrun semble démontrer que la ville remplissait alors les conditions nécessaires à leur mission. En effet, les études récentes ont démontré que si les Cordeliers sont souvent appelés dans un lieu par un évêque ou un membre influent de la noblesse, ils effectuaient une analyse de la cité avant leur établissement. Ainsi, ils s’installent majoritairement dans les villes à fort potentiel économique ou dans des villes secondaires où siège une représentation du pouvoir. Ils recherchent « le calme social et politique (avec d’autres ordres et le clergé séculier), les possibilités de prédications (envers les habitants des villes et des campagnes environnantes) et les capacités économiques (aumônes pour la subsistance des religieux) » (Paul). Ils cherchent aussi à bénéficier de puissants soutiens.
D’après Marcellin Fornier et le père Albert, les Cordeliers se seraient tout d’abord installés à l’extérieur des murs de la ville avant de reconstruire leur couvent intra-muros vers 1334-1335. Cette assertion n'est pas prouvée. Le couvent bénéficie de nombreuses indulgences comme celle accordée par le pape en 1290 à ceux qui visiteront l’église des frères mineurs d’Embrun construite en l’honneur de la sainte Vierge. En 1338, le Dauphin Humbert leur concède, pour une durée de mille ans, dix sommées de blé et autant de vin (ou leur valeur) à prendre sur le revenu du consulat de la ville.
Au milieu du 14e siècle, ces prédicateurs sont chargés par le pape Clément VI de lutter contre l’hérésie vaudoise. Dans une bulle datée du 7 mars 1352, ils sont nommés inquisiteurs et chargés « de purger entièrement ces provinces du poison mortel de l'hérésie, dont elles sont infectées ».
Le couvent qui comptait alors treize moines aurait brûlé en 1368 ainsi que le relate le père Albert qui attribue cet incendie aux Provençaux. L’église est peut-être entièrement reconstruite. Le chantier, dont l'étendue réelle n'est pas connue, est confié à Luc et Raymond Subtuzia, deux maîtres maçons installés à Embrun. Pour une raison non mentionnée dans les archives, les religieux ne peuvent pas payer le prix convenu pour ces travaux. Ils contractent une dette envers leurs maîtres d'œuvre qu'ils choisissent de payer partiellement en nature :" Le 8 mars 1413 frère Jacques Vison gardien, au nom du couvent des frères Mineurs d’Embrun, redevable aux maîtres Luc et Raimond Subtuzia tailleurs de pierre de 480 florins pour la facture et construction de l’église du couvent, leur a donné en diminution de cette dette plusieurs biens-fonds offerts au couvent par Raimonde Chabassole, veuve de Perceval Achin de Prunières, selon l’acte reçu par feu maître Elzéar Achin notaire d’Empbrun le 13 février 1407." (A. D. 38, B 3010).
L'église est consacrée en avril 1443 par l’archevêque Jean Girard. Cet évènement fut commémoré par une dédicace en lettres gothiques gravée au dos de la porte principale qui existait encore dans la seconde moitié du 19e siècle : « [Anno Domini M. CCCC XLV]II, die XXIII mensis aprilis,que fuit festum// [Sancti Georgii, fuit dedi]cata presens ecclesia Fratum Minorum per reverendissimum in Xristo// [patrem et] dominum [Johannem] permissione divina archiepiscopum et principem ebredunensem. Et nos tenemur [singulis ann]is predicta die facere [memoriam] pro ejusdem recordation et beneficiorum suorum ”1 (Fornier).
Comme tous les édifices d‘Embrun, le couvent sera pillé par les troupes protestantes de Lesdiguières2. La chaire de l’église sera emportée puis rendue aux moines après 1599.
Les archives anciennes fournissent peu de renseignements sur l’architecture et le fonctionnement du couvent et de l’église. Marcellin Fornier ne rapporte que la présence d’un puits, fait notable à Embrun où il y a au 18e siècle un réseau de fontaines dans toute la ville
L’église décrite par le père Albert est, après celle de Notre-Dame, l’une "des plus belles et des plus vastes qu’il y ait à Embrun. Outre la grande nef dont la voûte est fort dégagée et qu’on a fait blanchir depuis peu d’années, il y en a une moindre à côté qui sert de chapelle aux pénitents blancs de cette ville".
La présence de la chapelle des Pénitents Blancs est attestée à partir de 1456. Elle est construite sur le flanc sud de l'église par le frère Basile, cordelier et ancien disciple de Saint-Bernardin de Sienne, qui profite de l’absence de l’évêque pour installer à Embrun une confrérie proche des Flagellants. Bien que la confrérie soit rapidement déclarée hérétique par l’archevêque, la chapelle des Pénitents est conservée. L'église abrite également la chapelle de la corporation des marchands d’Embrun.
En 1743, l’église est entièrement blanchie.
Après la Révolution, l'église devient une halle aux grains. La chapelle des Pénitents est détruite en 1890. Puis, l’édifice subit un incendie au début du 20e siècle. La nef et le collatéral sud sont détruits en 1912. Seules les quatre chapelles érigées sur le flanc nord de l’église ont subsisté. Sous les enduits blancs réalisés au 18e siècle, on a découvert des décors peints qui ont été restaurés de 1969 à 1971. Les chapelles abritent aujourd’hui l’Office de Tourisme. Quant aux bâtiments conventuels, ils subsistent toujours au nord de l'ancienne église, bien que morcelés entre plusieurs propriétaires privés. Ils sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis 1971.
Les bâtiments conventuels
Les bâtiments conventuels, notamment le réfectoire et la salle capitulaire, sont devenus des propriétés privées et n'ont pu être visités lors de l'enquête de 2023. Une opération ponctuelle réalisée en 1983 avait néanmoins permis de réaliser quelques photos du réfectoire avant sa restauration.
Vue intérieure de l'ancien réfectoire du couvent depuis l'entrée.
Chapiteau du pilier n°5 du réfectoire : autre ange porte-blason.
Chapiteau n°3 du réfectoire : anges tenant un cartouche orné de l'agneau pascal.
L'inventaire architectural de la ville d'Embrun réalisé en 1982 pour le ministère de l'urbanisme et du logement avait pu effectuer quelques observations sur les parties les mieux conservées. Nous les reprenons ci-dessous.
Le réfectoire
Il borde le cloître au nord, face à l'église. De plan rectangulaire, long de 21 mètres, il comporte 2 nefs couvertes de voûtes d'arêtes divisées chacune en 6 travées. Les nefs sont séparées par une rangée de 5 colonnes à chapiteaux figurés. La facture des chapiteaux se rattache encore à la sculpture romane. On remarque un même motif sur les chapiteaux des piliers 2 et 5 : deux anges tenant un blason en forme de tour, non identifié. Le chapiteau du pilier 3 présente un motif de composition similaire : les anges tiennent un cartouche orné de l'agneau pascal.
La salle capitulaire
Elle est implantée dans le prolongement du petit côté du cloître sur lequel elle ouvre à l'est par une arcade en arc brisé encadré d'arcatures géminée en plein cintre reposant sur un mur bahut. De plan carré, elle était voûtée à l'origine (charpentée en 1982). Le voûtes devaient reposer sur deux piliers probablement situés dans l'axe des piédroits de la baie centrale côté cloître. Les arcatures géminées reposent au centre sur 2 colonnettes jumelées, disposées l'une derrière l'autre. Ces colonnettes présentent socles, tailloirs et chapiteaux (corinthien et feuilles d'eau). En 1982, un mur en aggloméré de béton bouche les ouvertures donnant dans le cloître.
Les vestiges de l’église
Il ne subsiste de l’église que les quatre chapelles septentrionales. Elles ont été restaurées pour accueillir l’office de tourisme. Outre leur architecture, ces chapelles ont conservé leurs décors peints.
Description
Le plan actuel
Les quatre chapelles se dressent sur le flanc sud de l’ancien couvent. Elles longent au nord l’ancien cloître transformé en jardin et, à l’est, une aile du couvent amputée. Elles sont contiguës et séparées par des murs d’environ un mètre d’épaisseur qui ont été percés à une date inconnue. Chacune des trois chapelles orientales mesurent quatre mètres sur quatre. La chapelle occidentale mesure quant à elle quatre mètres sur cinq. Elles sont toutes voûtées d’ogives quadripartites dont les retombées reposent des culots.
Un escalier a été aménagé entre les chapelles et l’aile perpendiculaire du couvent. Il est accessible par une porte en anse-en-panier et mène au premier étage.
Plan des vestiges de l'église [relevés en 1983].
Les murs extérieurs
Le mur de façade a fait l’objet de nombreuses reprises, renforts et percements. Néanmoins, il témoigne des états antérieurs. Ainsi, à l’ouest, un fragment de la frise d’arcatures, qui soulignait le pignon et figurait sur le dessin d’Etienne Martellange, a été conservé (voir annexe).
Vue extérieure depuis l'est.
Vestige de la façade occidentale.
Supports et chapiteaux
Au sud, les supports engagés du vaisseau central de l’église rythment la façade. A l'extrémité occidentale, un culot esseulé marque l’ancien angle nord-ouest de l’édifice. Il a un profil complexe dans lequel se succède un méplat, une petite moulure torique flanquée de deux liserets, une gorge en doucine et un filet. Celui-ci est strié de trois raies décoratives.
Suivent ensuite trois pilastres à ressaut engagés. Ceux-ci sont entièrement bâtis en tuf avec une mise en œuvre soignée dans laquelle les assises sont le plus souvent monolithes. Ces pilastres ont tous le même profil : appuyés sur un dosseret, ils ont une profondeur d’environ 20 centimètres et leurs angles sont chanfreinés. En revanche, ils diffèrent par leurs chapiteaux : le pilastre occidental est sommé d’un pseudo-chapiteau plat et haut sommé d’un tailloir fin dont la surface à sculpter couvre également le dosseret ; les pilastres orientaux ont des chapiteaux plats et petits, cantonnés au ressaut principal – au détriment du dosseret laissé nu. Ils sont surmontés de hauts tailloirs épannelés.
Un culot à double rouleau et haut tailloir épannelé dont la fonction n’est pas claire termine la série des supports.
Le mur butte sur le bâtiment transversal qui forme un ressaut. Son angle est occupé par un étroit dosseret avec une feuille sculptée en guise de chapiteau et une pierre sommitale partiellement épannelée en guise de tailloir. Ce dosseret a été recouvert a posteriori par un pilier quadrangulaire épais prolongé d’un demi-pilastre engagé. Ce support est construit en pierres blanches et noires alternées. Le demi-pilastre engagé a des angles chanfreinés, il est sommé d’un chapiteau en marbre blanc surmonté d’un tailloir en schiste noir. Une arcade en arc plein cintre d’une envergure proche des sept mètres s’appuie entre ce pilier et le vestige d’un dosseret. Le chapiteau du pilier comporte des angles épannelés ornés d'une feuille plate à peine recourbée, aux nervures très finement suggérées, et une corbeille sculptée d'un griffon en bas-relief. Il ressemble par son traitement général à ceux déposés dans l'église de la Transfiguration à Saint-Sauveur (référence documentaire IA05001709) datés de 1465.
Angle entre les chapelles et l'ancien choeur.
Un bandeau sommital composé d’un tore peu appuyé et d’une baguette plate ceint le haut de tous les chapiteaux.
Les chapiteaux historiés
D’est en ouest, les chapiteaux des différents supports montrent de grandes différences.
Ainsi, la corbeille cubique aplatie du chapiteau du demi-pilier bichrome est sculptée de feuilles plates recourbées sur les angles et d’un griffon au centre. Cette bête imaginaire semble avoir une tête humaine – dont seule une moitié est représentée – et un corps d’oiseau. Son aile visible a deux rangs de plumes individualisées et des ondulations pour suggérer les plumes hautes et le dos. Les mêmes ondulations sont utilisées pour la queue.
Sur les pilastres orientaux, des têtes humaines stylisées sont sculptées sur les chanfreins des angles encadrées par des végétaux épars plaqués contre la surface de la pierre. Le chapiteau du pilastre occidental est également orné de végétaux et de têtes humaines mais leur sculpture est parfaitement maîtrisée. Les feuilles d’acanthes et autres végétaux sont travaillés au ciseau et au trépan pour leur donner du mouvement tandis que la tête ressemble à un portrait : l’homme porte une capuche nouée sous le cou. Son visage est rond avec des joues rebondies, le nez est court, les sillons nasogéniens sont marqués, la bouche, petite, a des lèvres fines et pincées, les yeux ont des paupières finement ourlées.
Détail du chapiteau du pilastre encastré occidental.
Arcades et percements
Entre les piliers engagés dans le mur, trois arcades en arc brisé à double rouleau sont conservées. Leurs retombées reposent sur les hauts tailloirs épannelés des chapiteaux qui somment des demi-colonnes.
Le chapiteau occidental de la première arcade et ceux de l’arcade orientale ont été bûchés ; les autres sont encore parfaitement lisibles : les chapiteaux des supports orientaux sont sculptés d’enroulements de feuilles plates qui tendent à former un crochet, le chapiteau occidental de la troisième travée est orné d’un rosier stylisé et d’une tête humaine.
Détail du chapiteau au rosier, chapelle orientale.
Sur la deuxième travée, un portail a été remonté à l’intérieur de l’ancienne arcade. De part et d’autre de la porte, ses ébrasements sont occupés par deux colonnettes engagées surmontées de chapiteaux. Ceux-ci ont deux registres de feuilles plates courbées. Elles soutiennent quatre voussures sur lesquelles alternent de gros et de petits tores. Une archivolte torique clôt la composition.
Vue du portail remonté sur le mur extérieur des chapelles.
A côté de la quatrième arcade, une porte a été percée. Elle est appareillée en tuf. Ses piédroits et son arc en anse-de-panier sont soulignés par une gorge peu profonde bordée d’une moulure torique. Cette porte ouvre sur un escalier qui desservait vraisemblablement les bâtiments conventuels.
Les chapelles
Si au premier coup d’œil les chapelles semblent appartenir à une seule phase de construction, l’analyse détaillée de leur architecture et de leur décor démontre qu’il n’en est rien.
Les trois chapelles orientales et leur sculpture
Les trois chapelles orientales (E1, E2, E3) ont un plan carré similaire de 4 mètres sur 4. Elles sont séparées par des murs de refend d’environ un mètre d’épaisseur dont l’appareillage, recouvert d’enduit dans sa partie basse et de peintures dans sa partie haute, n’est plus visible.
Elles sont couvertes de voûtes d’ogives. Celles-ci sont formées de trois petits tores fixés à un bandeau mince. Le tore central fait un léger ressaut. Sur les murs, les voûtains ne sont soutenus par aucun formeret. Ce défaut technique entraîne une irrégularité de la courbe des voûtains et de la ligne d’accroche entre le mur et la voûte. La mise en œuvre des voûtains est masquée par les peintures murales.
Les retombées des ogives reposent sur des culots positionnés, côté nord, dans les angles et côté sud, sur les murs de refend, à proximité des angles dans lesquels les chapiteaux des supports engagés de la nef sont déjà positionnés. Ces chapiteaux ont été conservés lors de la mise en place des culots qui les masquent en partie mais les maîtres d’œuvres ont favorisé l’harmonie en collant soigneusement les tailloirs des culots à ceux des chapiteaux.
Les chapelles orientales de l’ancienne église des Cordeliers forment un ensemble cohérent. Les supports de la chapelle E3 sont très simples et tous identiques - culots, de forme évasée, présentent sur une surface plane pour accueillir des armoiries peintes. En revanche, ceux des deux autres chapelles orientales sont sculptés.
Dans la chapelle E1, les deux culots d’angle sur le mur nord sont ornés de têtes humaines schématiques. Le visage au nord-ouest possède des yeux en amande dessinés par un trait large et des pupilles gravées, un nez modelé en léger ressaut pourvu de deux narines, une bouche aux lèvres très légèrement gravées. Le visage sur le chapiteau nord-est est encore plus schématique. Ses yeux cernés d’un trait fin sont décentrés et sans pupilles, le nez, souligné de trois traits fins, a une forme de tête de hache, la bouche est un simple trait plus épais, aux extrémités légèrement relevées.
Culot nord-est de la chapelle E1.
Les culots du sud sont beaucoup plus détaillés. Au sud-ouest, le culot est traité comme un grand modillon. La tête humaine s’insère dans une forme tréflée. Le nez en forme de tête de hache est traité en bas-relief. Il se prolonge sur le front en deux sourcils épais gravés. La pierre a été évidée pour créer une bouche ouverte. Il jouxte un chapiteau orné de trois fleurs, peut-être des roses. Au sud-est, une tête animale, peut-être un bœuf, jouxte un chapiteau orné d’oves. Le haut du crâne est travaillé en toison d’où sortent deux petites cornes. En dessous, les yeux en amande sont matérialisés par un trait fin et profond. Le museau est marqué d'un trait fin et léger.
Dans la chapelle E2, les culots qui adoptent une forme en cul-de-lampe sont encore d'avantage travaillés. Celui du sud-ouest est orné d’une coquille allongée ; celui du sud-est, de trois fleurs de lys en bas-relief. Au nord, une sirène trifide est sculptée sur le chapiteau oriental. Les écailles de ses trois queues formes des lignes parallèles, sa poitrine n’a pas de seins modelés, ses cheveux sculptés de petites mèches linéaires sont remontés, ses yeux en amande ont des paupières ourlées et un iris travaillé au trépan, son nez a été buché, sa bouche aux lèvres fines est légèrement entrouverte. Le personnage figuré sur le chapiteau nord-ouest a un visage plat, au modelé presque imperceptible, au centre duquel figurent un nez en bas-relief et des yeux en amande aux paupières ourlées. Il est affublé de moustaches longues travaillées en fines mèches et d’une longue barbe divisée par son menton.
Culot nord-ouest de la chapelle E2.
Culot nord-est de la chapelle E2.
La chapelle occidentale (O) et ses éléments sculptés
La chapelle occidentale (O) est plus grande que ses voisines. Elle a un plan rectangulaire de quatre mètres sur cinq. Sa voûte d’ogive présente également trois petits tores fixés à un bandeau. Dans les angles nord, des culots fixés dans les angles soutiennent les retombées des ogives tandis que dans les angles sud, ils sont fixés sur les murs de refend à proximité des chapiteaux de l’arcade d’accès à la chapelle. La différence avec les chapelles orientales tient au fait que les tailloirs des culots sont jumelés à ceux des chapiteaux : il s’agit d’une seule et même pierre taillée de manière à concevoir deux éléments architectoniques mêlés.
Au sud-ouest, le chapiteau est orné par une tête humaine quasiment plate au milieu de laquelle le nez épaté, traité en bas-relief, semble proéminent. Les yeux en amande sont ourlés. Le bouche close a des lèvres épaisses. Le menton a deux barbiches. Au niveau du nez, un sillon profond sur toute la surface des joues donne l'impression que le personnage porte un masque. Au sud-est, la tête humaine est modelée à partir de formes triangulaires simples marquées par de profonds sillons : yeux en triangles inclinés, nez pyramidal, barbe en triangle inversé qui couvre la bouche. Au nord-est, la partie basse du visage qui couvre le culot a été abîmée, seuls les yeux sont encore visibles. Ils font une légère saillie au milieu de paupières épaisses cernées d’un trait gravé. Le nez en forme de hache semble avoir été esquissé. Enfin au nord-ouest, le chapiteau en cul-de-lampe est sculpté de ramifications végétales montent vers trois têtes sculptées sur le tailloir : deux têtes humaines très schématiques et une animale.
Culot nord-ouest de la chapelle occidentale.
Culot et chapiteau sud-est de la chapelle occidentale.
Analyse
Les vestiges extérieurs
L’analyse du plan et du mur extérieur permet de formuler plusieurs hypothèses :
- Les trois chapelles orientales (E1, E2, E3) procèdent vraisemblablement d’un même projet tandis que la chapelle occidentale, plus grande et liée à un support de nef dont le chapiteau est très différent des premiers émane d'une autre phase de construction. Les similitudes entre les supports engagés de la nef et du chœur – pilastre à angles chanfreinés, chapiteaux formant une bande étroite – plaide pour considérer qu’ils font partie de la même campagne de construction. La travée occidentale est plus récente.
- Le pilier oriental bichrome marquait vraisemblablement l’accès à un chœur moins haut que la nef et peut-être couvert d’une voûte d’arêtes. Le chœur a sans doute fait l’objet d’une seconde phase de construction.
- Le vaisseau lié au mur sud était vraisemblablement voûté en berceau ainsi que semble le démontrer la forme simple des chapiteaux uniquement dédiés au soutien des doubleaux.
Les arcades en arc brisé à double rouleau non torique sont un syncrétisme entre la tradition romane et l'architecture gothique. La forme des pilastre engagés chanfreinés rappellent ceux mis en œuvre dans la nef de l'abbatiale de la Chaise-Dieu, l'un des grands monuments du milieu du 14e siècle bâti par le pape Clément VI à la même époque que le palais des Papes à Avignon. Mais, à la Chaise-Dieu, l'architecture rayonnante amorce une transition vers le gothique flamboyant : le chapiteau disparaît au profit de la pénétration des ogives dont le profil s'amincit et s'allonge tandis que sur le mur, les chapiteaux sont conservés avec leur bague et leur tailloir. Ce dernier élément très haut, épannelé et nu annonce néanmoins une transition par rapport à l'architecture de la cathédrale d'Embrun par exemple.
Les chapelles
Il est vraisemblable que la construction de la chapelle occidentale (O) a entraîné le voûtement des trois chapelles orientales en utilisant des ogives dont la forme s’apparente à celles de la cathédrale Notre-Dame d’Embrun (référence documentaire IA05001717). A l’origine, les chapelles étaient peut-être simplement plafonnées en bois. Cette transformation résulte soit d'une recherche d’unité architecturale soit d’un effet de mode, suite à la construction de la voûte de la cathédrale. Les archives des Cordeliers ayant en grande partie disparues, il n’est pas possible de dater précisément cette phase de construction mais il est possible qu'elle soit relativement tardive, peut-être fin du 15e siècle.
La description du décor sculpté suggère que plusieurs mains ont travaillé à la réalisation de ces chapelles. Elle interroge également sur le rapport au décor sculpté dans l’Embrunais à la fin du Moyen Age. En effet, la sculpture des chapelles des Cordeliers est excessivement archaïsante alors qu’elle côtoie des réalisations – sur le support ouest du mur sud – stylistiquement proche de ce qui se pratique en France et en Italie au 15e siècle. Ce décor renvoie à des modes d’expression datant du premier âge roman et pose clairement la question des modèles et du rapport au style en tant qu'expression d’une orthodoxie et inscription d’un édifice dans une lignée légitimée par son ancienneté.
Conclusion
Les vestiges de l'ancienne église Notre-Dame des Cordeliers suggèrent qu'au début du 15e siècle, les Cordeliers d’Embrun ont créé une église funéraire. Cette construction s’inscrit dans la dynamique générale de l’histoire des ordres mendiants dont les églises deviennent à partir du 14e siècle des lieux de sépultures privilégiés pour la population des villes et sont reconstruites pour intégrer de nombreuses chapelles.
L’église Notre-Dame des Cordeliers d'Embrun possédait une nef bordée au nord de chapelles individuelles et, au sud, d'au moins une chapelle dédiée aux Pénitents. Malgré ses petites dimensions, les vestiges attestent d'une construction en plusieurs phases. Ainsi, au début du 15e siècle (avant 1413), les maçons Luc et Raymond Subtuzia sont vraisemblablement engagés pour construire les trois travées orientales de la nef et les chapelles adjacentes. Ils bâtissent un édifice simple, vraisemblablement voûté en berceau, soutenu par des pilastres chanfreinés sommés de chapiteaux à haut tailloir épannelés. Puis, ce premier édifice est modifié par l'adjonction de la travée occidentale où les chapiteaux des pilastres chanfreinés annoncent les chapiteaux frises de la fin du 15e siècle. C'est peut-être à la même époque qu'une modification importante pour le territoire est entreprise : les chapelles sont voûtées d'ogives quadripartites identiques à celles des voûtes de la cathédrale. Les bâtisseurs qui réalisent ces voûtes reprennent également les erreurs techniques des couvrements de la cathédrale : ils ne montent pas d'arcs formerets. Ils ont du mal à placer leurs culots et en les insérant dans le prolongement des chapiteaux des arcades, parallèles au mur, ils induisent une déformation de leurs ogives et ne peuvent couvrir toute la surface de la chapelle qu'au moyen d'un rattrapage. En ce sens, les chapelles de l'église des Cordeliers sont un jalon dans la maîtrise technique de la voûte d'ogives dans l'Embrunais.
Les cordeliers se seraient installés à Embrun dans les années 1220, tout d'abord hors les murs. Ils ont probablement reconstruit leur couvent intra-muros vers 1335. A la suite d'un incendie en 1368, l'église aurait été reconstruite au début du 15e siècle. Le chantier est confié à Luc et Raymond Subtuzia. Elle est consacrée en avril 1443 par l’archevêque Jean Girard. La présence de la chapelle des Pénitents Blancs, construite vraisemblablement sur son flanc sud, est attestée à partir de 1456. Après la Révolution, l'église devient une halle aux grains. La chapelle des Pénitents est détruite en 1890. Puis, l’édifice subit un incendie au début du 20e siècle et la nef et le collatéral sud sont détruits en 1912. Le portail de l'église a été conservé et remonté à l'entrée de la 2e chapelle côté place. Seules les quatre chapelles érigées sur le flanc nord de l’église ont subsisté. Sous les enduits blancs réalisés au 18e siècle, on a découvert des décors peints qui ont été restaurés de 1969 à 1971 et classés Monuments Historiques. Les chapelles abritent aujourd’hui l’office de Tourisme. Quant aux bâtiments conventuels, ils subsistent toujours au nord de l'ancienne église, bien que morcelés entre plusieurs propriétaires privés. Ils sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis 1971.
-
Période(s)
- Principale : 1ère moitié 15e siècle , (incertitude)
-
Auteur(s)
-
Auteur :
Subtuzia Lucmaître de l'oeuvre attribution par sourceSubtuzia LucCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Membre d'une famille de maçons installé à Embrun, mentionné comme maître d'oeuvre de l'église des Cordeliers d'Embrun en 1413 (AD Isère, B3010). Un Bertrand de Subtuzia, tailleur de pierre a été repéré par Elisabeth Sauze dans le cadastre de 1461 (AD Hautes-Alpes, CC 26, f° 6).
-
Auteur :
Subtuzia Raymondmaître de l'oeuvre attribution par sourceSubtuzia RaymondCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Membre d'une famille de maçons installé à Embrun, mentionné comme maître d'oeuvre de l'église des Cordeliers d'Embrun en 1413 (AD Isère, B3010). Un Bertrand de Subtuzia, tailleur de pierre a été repéré par Elisabeth Sauze dans le cadastre de 1461 (AD Hautes-Alpes, CC 26, f° 6).
-
Auteur :
Le couvent s'organise autour d'un cloître, bordé au sud de l'église abbatiale dont seules les quatre chapelles élevées sur le flanc nord ont subsisté. Elles sont construites en moyen appareil de tuf et couvertes de voûtes d'ogives quadripartites. Les bâtiments conventuels conservés, distribués au nord, à l'est et à l'ouest du cloître, n'ont pu être visités lors de l'enquête de 2023. Le réfectoire, au nord du cloître, est un volume rectangulaire divisé en deux nefs de 6 travées voûtées d'arêtes. La salle capitulaire, à l'est du cloître, était aussi probablement voûtée à l'origine. L'ensemble des bâtiments conventuels est couvert de toits à longs pans et croupes
-
Murs
- tuf moyen appareil
-
Couvrements
- voûte d'ogives
- voûte d'arêtes
-
Couvertures
-
État de conservationvestiges, restauré
-
Techniques
- peinture
-
Statut de la propriétépropriété de la commune, Quatre chapelles latérales
propriété privée, Réfectoire et anciens bâtiment conventuels
-
Intérêt de l'œuvreà signaler
-
Protectionsinscrit MH partiellement, 1971/02/19
classé MH partiellement, 1971/02/19
-
Précisions sur la protection
Le réfectoire et les autres restes (cad. AB 41 à 45) : inscription par arrêté du 19 février 1971. Actuelles parcelles 41, 42, 738, 789, 643, 531.
Quatre chapelles latérales, ornées de peintures murales (restes de l'église) (cad. AB 40) : classement par arrêté du 19 février 1971. Actuelle parcelle 532.
-
Référence MH
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Ministère de l’économie et des finances
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Documents d'archives
-
Copie de l'acte de donation de plusieurs terrains [...] aux maçons Luc et Raimond Subtuzia en déduction de la dette contractée par le couvent pour la construction de son église. Archives départementales de l'Isère, Grenoble : B 3010
-
Inventaire architectural de la ville d'Embrun, 1982. Etude réalisée par Isabelle Lucot et Catherine Mercier pour le ministère de l'urbanisme et du logement. Fiches illustrées de dessins, plans et photographies. Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Direction de la Culture, Service Inventaire et Patrimoine, Marseille : GF004.
Bibliographie
-
ALBERT, Antoine. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun. Embrun : Pierre-François Moyse, 1783 [1786], 2 tomes, VI-501 p. Edition 1959.
-
FOURNIER, Marcellin, Histoire générale des Alpes maritimes ou Cottiènes et particulièrement leur métropolitaine Ambrun (...). Paris : H. Champion, 1890, t. 1.
p. 252 et 382 (tome 1), p. 389 (tome 2) -
CHEVALIER, Ulysse. Regeste dauphinois, ou répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Tomes 1 et 2 Tome 2. Valence : Imprimerie valentinoise, 1913.
Art. 8456 et 13676. -
DARTEVELLE, Guylaine. Églises médiévales des Hautes-Alpes. Taulignan : Plein Cintre éditions, 1990. 119 p.
-
GUYONNET, François. Les ordres mendiants dans le sud-est de la France (13e - début 14e siècle). Essai de synthèse sur la topographie et l’architecture des couvents (Comtat Venaissin, Provence, Languedoc oriental). Dans : Moines et religieux dans la ville. Cahiers de Fanjeaux, 2001, t.44, p. 275-312.
-
PAUL, Jacques. Les frères Prêcheurs de la province de Provence. Dans : L'Ordre des Prêcheurs et son Histoire en France méridionale. Cahiers de Fanjeaux, 2001, t.36, p. 19-59..
-
ROMAN, Joseph. Sigillographie du diocèse d'Embrun. Documents de l'Histoire des Hautes-Alpes. Paris, Grenoble : 1873.
Documents figurés
-
Plan cadastral de la commune d'Embrun,1812 / Dessin à l'encre et lavis sur papier par Kirwan Auguste, ingénieur-vérificateur et Allec Aîné, géomètre du cadastre. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 499.
section D, feuille 1, parcelles 26 à 33 -
Veüe de la ville d'Embrun en Dauphiné [V. 1605-1606] / Encre de chine, craie noire et craie blanche sur papier par Etienne Martellange, [v. 1605-1606]. Ashmolean Museum, Oxford, Western Art Print Room, WA.Suth.B.2.1001.
-
Plan relief d'Embrun, 1701. / Maquette, sous la direction de Nicolas de Nézot, 1/600e, 3,43 x 3,37 m., bois, papier, soie, métal, peinture. Musée des Plans reliefs, Paris.
-
Hautes-Alpes. Embrun. Couvent des cordeliers. [Elévation du bas-côté sud de la chapelle sur la place Général Dosse]. / Carte postale, Editions La carte postale moderne, sd. [vers 1950]. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 39 NUM 290.
-
Axonométrie représentant l'îlot des Cordeliers. Vue depuis l'aplomb de l'angle sud-ouest de la place du Général Dosse. / Dessin d'Isabelle Lucot et Catherine Mercier, 1981. Dans : Inventaire architectural de la ville d'Embrun, 1982, fiche 15.2.
-
Ilot des Cordeliers. Plans des rez de chaussée. Etat actuel. / Dessin d'Isabelle Lucot et Catherine Mercier, 1981. Dans : Inventaire architectural de la ville d'Embrun, 1981, fiche 15.3.
-
Plan de l'église et du couvent des cordeliers [restitution du plan de la partie orientale du couvent centrée autour du cloître.] / Dessin d'Isabelle Lucot et Catherine Mercier, 1981. Dans : Inventaire architectural de la ville d'Embrun, 1982, fiche 15.4.
Lien web
- Vue d'Embrun par Etienne Martellange
- Plan-relief d'Embrun, 1701.
- Photographies du plan-relief d'Embrun
- Photographie de l'élévation sud de l'église des Cordeliers, 1912.
Annexes
-
La sculpture du réfectoire du couvent des Cordeliers d'après les photos de 1983
-
Les représentations anciennes du couvent des Cordeliers
Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.
Conservateur du Patrimoine, chef du service régional de l'Inventaire général de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 1995 à 2027.
Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.