Dossier d’œuvre architecture IA05001709 | Réalisé par
Aycard Julie (Contributeur)
Aycard Julie

Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.

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  • enquête thématique régionale, Patrimoine religieux de Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras
Eglise paroissiale de la Transfiguration
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Serre-Ponçon - Embrun
  • Commune Saint-Sauveur
  • Lieu-dit l'Eglise
  • Cadastre 1812 A 1636  ; 2023 A 1566
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    de la Transfiguration
  • Parties constituantes non étudiées
    cimetière

I-   Historique

Seuls quelques documents d’archives du 18e siècle concernant l’église de la Transfiguration à Saint-Sauveur sont parvenus jusqu’à nous. Leur contenu ne permet pas d’écrire l’histoire de cet édifice. En revanche, l’analyse architecturale autorise l’hypothèse d’une construction en deux ou trois phases durant le 15e siècle, à partir d'un édifice ancien.

Ainsi, une première phase de construction a consisté en l'ouverture des murs est, nord et sud d'un premier bâtiment. Durant cette phase, le chœur et les chapelles du faux transept ont été érigés. Les similitudes entre les chapiteaux de ces espaces et ceux de l'église des Cordeliers d'Embrun (référence documentaire IA05001708) permettent de proposer une datation du deuxième quart du 15e siècle. Les maîtres d'œuvre Raymond et/ou Luc Subtuzia y ont-ils travaillé ? A la suite de ce premier chantier, une seconde phase de construction est lancée pour ouvrir le mur occidental de l'ancien édifice et y greffer le volume de la nef. Cette phase a sans doute lieu dans le troisième quart du 15e siècle. Les chapiteaux aujourd'hui entreposés dans la nef et qui, selon Joseph Roman, appartenaient à l'ancien porche du portail occidental portent la date de 1465. Ils offrent peut-être un terminus ante quem à l'achèvement de l'église. Durant cette phase, des voûtes d'ogives quadripartites sont construites dans le faux transept et le chœur.

Le clocher qui porte la date de 1533 est le dernier élément structurel bâti. A cette date, l’église est figurée sur le Panorama de l’Embrunais observé depuis le Mont Guillaume conservée aux archives d’Embrun (Archives municipales d'Embrun, 1 P 05).

Trois financeurs potentiels ont été identifiés : le chapitre cathédrale, la famille Isnard et le Dauphin. Le chapitre de la cathédrale d’Embrun, grand décimateur qui possédait également la collation, a dû, selon ses obligations légales, financer le chœur. La famille Isnard ou Isnardi, originaire du Comtat-Venaissin, possédait, d'après des documents d'archives du 18e siècle, la chapelle sud, dédiée à saint Michel, saint Jacques et sainte Anne. Elle a pu financer sa construction ainsi que son décor. La question du mécénat du Dauphin est plus délicate. Les armes et la date apposées sur les chapiteaux déposés dans l'église attestent de la participation financière de Louis II, futur roi Louis XI. On ignore si elle s'est limitée au financement du porche ou a également concerné la nef. Les armes apposées sur le clocher suggèrent, quant à elles, la participation de François, fils aîné de François Ier. Durant l'étude aucun document d'archives n'a pu contextualiser ces possibles mécénats.

Au 18e siècle, des sacristies sont construites de part et d'autre du chœur.

Plan de masse et de situation d'après le cadastre de 1812 (section A, parcelle 1636). Echelle d'origine 1/2500.Plan de masse et de situation d'après le cadastre de 1812 (section A, parcelle 1636). Echelle d'origine 1/2500.

Un décor de faux marbre a été appliqué sur les supports de la travée centrale, l'arc doubleau de la nef et les ogives des voûtes à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

Le clocher est classé aux monuments historiques en 1949 avant que la protection ne s'étende à la totalité de l'édifice en 1984 à la suite de la découverte des cycles peints.

 

II- Description

L'église de la Transfiguration a été érigée dans le hameau de l'Eglise, le chef-lieu du village. Elle est bâtie sur un replat qui ouvre sur la vallée et son grand paysage. Par ce choix de cette localisation, l'église est visible depuis le pont de Savines-le-Lac, situé à quinze kilomètres.

1.     Plan

L’église de la Transfiguration a un plan en croix latine. Sa nef ouvre sur un faux transept, composé de deux chapelles latérales et d’une travée centrale, qui précède un chœur à chevet plat. Un clocher hors-œuvre s'élève au nord. De part et d’autre du chœur, deux sacristies ont été bâties.

2.     Les élévations extérieures

La façade occidentale

La façade occidentale est traitée en pignon. Une frise d’arcatures en arc brisé à longs pendants suit la ligne du pignon. Les extrémités des pendants sont marquées par un trait profond qui imite des modillons.

Vue de la façade occidentale.Vue de la façade occidentale.Portail occidental, pseudo-chapiteau nord.Portail occidental, pseudo-chapiteau nord.Portail occidental, pseudo-chapiteau sud.Portail occidental, pseudo-chapiteau sud.Base ouest de l'ébrasement nord du portail occidental.Base ouest de l'ébrasement nord du portail occidental.

Elle est percée par un portail en arc brisé construit en marbre rose et dont les voussures toriques alternent avec de forts redents. Les retombées des voussures sont soutenues par deux colonnettes reliées par un chapiteau-frise (également nommé pseudo-chapiteau). Celui-ci forme un bandeau décoratif orné de motifs floraux habités par deux masques anthropomorphes et au sud, une fleur de lys. Leurs tailloirs sont différents au nord et au sud : le tailloir nord est mouluré de deux petits tores séparés par une petite gorge bordée de baguettes plates ; le tailloir sud d’une baguette légèrement concave et d’une autre légèrement convexe. Les bases des colonnettes adoptent une forme curieuse qui rappelle un chapiteau épannelé inversé. Leur décor est d’une grande diversité : feuilles, entrelacs géométriques, arcatures, écailles. Une archivolte en ressaut clôt la composition.

Un porche était bâti en avant du portail. Il était voûté d’ogives à trois tores dont les retombées ont été conservées. Elles reposent sur des culots en cul-de-lampe avec décor corinthien qui se termine par une goutte.  Ces culots sont accostés par des éléments décoratifs qui rappellent ceux d'une corniche. Des corbeaux insérés à mi-hauteur, soutenaient la panne de l’appentis qui protégeait le porche.

Au-dessus du portail, un oculus vitré a été inséré entre la porte et une petite baie en arc plein cintre percée au milieu du pignon.

Les murs sud et nord

Le mur extérieur sud est conforté par des dosserets reliés par des frises d’arcatures. Celles-ci sont en arc brisé et les extrémités de leurs longs pendants sont marquées par un trait profond qui imite la présence de modillons.

Une porte rectangulaire, aujourd’hui bouchée, était percée à l'extrémité orientale.

Le mur nord est identique au mur sud.

Vue du mur extérieur de la chapelle nord collé contre le mur de l'édifice antérieur.Vue du mur extérieur de la chapelle nord collé contre le mur de l'édifice antérieur.

 

Le clocher

Le clocher a un plan carré. Elevé sur un solin de moellons de grès, il est construit en deux parties : un niveau bas bâti en moellon de pierre liés au mortier dont les angles sont chaînés en marbre rose, et un niveau haut, en moyen appareil de marbre rose, qui est séparé en deux registres. Sur leur quatre faces, ces deux registres sont percés d'arcades géminées dont les arcs en plein cintre sont chanfreinés. Une frise d’arcatures tréflées reposant sur des modillons sculptés ceint toute l’arase de la tour.

Une flèche octogonale sur plateforme coiffe la tour. Elle est bâtie en pierre liées au mortier. Sur ses pans droits, des lucarnes sont maçonnées. Aux angles de la plateforme, des pinacles pyramidaux se dressent sur de hauts socles octogonaux. A leur pied, des gargouilles ont été installées.

L’écu orné d’un dauphin et de la date de 1533 est apposé sur le dosseret d’angle nord-ouest.

Vue du clocher depuis sa base.Vue du clocher depuis sa base.

 

Le chevet

Le chevet est un volume de plan carré bâti en moellons liés au mortier et recouverts d’enduit. Ses angles sont consolidés par des contreforts à retraits successifs en moyen appareil.

Il est greffé sur des ressauts de maçonnerie qui courent jusqu'au sommet du pignon de la travée centrale du faux transept. La présence de ces ressauts atteste la transformation d'un bâtiment antérieur, peut-être un clocher.

Vue du chevet.Vue du chevet.

 

Les sacristies

De part et d’autre du chœur, deux sacristies ont été élevées. Ce sont des volumes rectangulaires bas, bâtis en moellons liés au mortier recouverts d’enduit et couverts d’appentis.

 

 

3. Les élévations intérieures

 La nef

La nef présente un volume rectangulaire sans travées. Elle est voûtée d’un berceau brisé discontinu maçonné en petit appareil. Son unique doubleau repose sur deux culots d'aspect différent. La nef bute sur un arc triomphal. 

Au-dessus de la travée d’entrée, une tribune en bois a été installée. Elle est accessible par un escalier maçonné.

Vue de la nef.Vue de la nef.

Le faux transept

Le faux transept se compose d’une travée centrale entre la nef et le chœur et de deux chapelles latérales plus basses.

La travée centrale

La travée centrale est un volume qui a fait l'objet de multiples transformations pour acquérir sa forme - et vraisemblablement sa fonction - actuelle. Tous ses murs ont été éventrés pour permettre la greffe de nouveaux volumes. A l'est et au sud, de larges arcades en arc brisé ont entièrement remplacé les murs. Au nord, l'arcade est déportée sur le côté ouest du mur, laissant en place un pan de l'ancien mur. A l'ouest, c'est un arc triomphal qui a été créé.

A l’est au nord et au sud, les retombées des arcs reposent les chapiteaux de colonnes engagées dans des massifs rectangulaires en ressaut. Seule une colonne a conservé une base. Celle-ci est formée d’un gros tore aplati - auquel sont accrochées de très petites griffes – et d’une baguette torique séparés par une petite gorge très peu profonde. Les chapiteaux sont séparés du fût par une bague, leur corbeille est ornée sur toute sa surface de motifs floraux (fleur en clochette et feuilles plates nervurées) et de têtes anthropomorphes sculptées. Ils sont surmontés de très hauts tailloirs épannelés. A l’ouest, les retombées de l'arc triomphal sont soutenues par des consoles.

La travée est couverte d’une voûte d’ogives montée sans formeret, ce qui occasionne des déformations de la ligne des voûtains. Les ogives sont profilées de trois petits tores. Leurs retombées reposent sur les tailloirs biais qui surmontent des culots insérés sur les murs latéraux et non dans les angles.

Vue du chœur depuis la travée centrale du faux transept.Vue du chœur depuis la travée centrale du faux transept. 

La chapelle nord

La chapelle nord est décentrée vers l’ouest. De plan carré, elle est éclairée par une unique baie en arc plein cintre percée dans son mur nord. Sur le mur ouest, une porte rectangulaire donne accès au clocher. La chapelle est couverte d’une voûte montée sans formeret dont les ogives sont profilées de trois petits tores. Leurs retombées reposent des culots à têtes anthropomorphes. Au sud, ils masquent en partie les chapiteaux de la travée centrale. Au nord, ils sont insérés dans les angles. Tous sont surmontés de tailloirs à facettes qui, au sud, sont plus petits pour créer une continuité visuelle avec les chapiteaux de la travée centrale.

Vue de la chapelle nord.Vue de la chapelle nord.

 

La chapelle sud

De plan carré, la chapelle sud est éclairée par deux baies en arc plein cintre percées dans les murs sud et ouest. Comme la chapelle nord, celle-ci est couverte d’une voûte d’ogives qui a les mêmes caractéristiques que celle de la chapelle nord.

 Vue de la chapelle sud.Vue de la chapelle sud.Voûte de la chapelle sud.Voûte de la chapelle sud.

Le chœur

Le chœur est un volume rectangulaire éclairé par une unique baie à remplage tréflé percée sur le mur oriental. Alors que le chevet est plus bas que le faux transept, la voûte d’ogives qui couvre le sanctuaire est plus haute que celle de la travée centrale. Comme les trois précédentes, cette voûte est montée sans formeret et ses ogives profilées de trois petits tores reposent sur les tailloirs des culots muraux. Seul le culot sud-est est placé dans un angle. Ceux de l’est sont accrochés au mur latéral et subissent une torsion pour les détacher des chapiteaux voisins. Le culot nord-est est à peine esquissé, comme ayant eu de la peine à trouver sa place entre les murs ; et malgré la présence du tailloir, la retombée de l’ogive pénètre en partie dans les murs. Les tailloirs à facettes sont épannelés.

Chapiteau et culot du support sud à l'entrée du choeur.Chapiteau et culot du support sud à l'entrée du choeur.

III. Conclusion

1.     Les étapes de la construction

L’analyse des maçonneries encore en place suggère que la travée centrale du faux transept et la chapelle nord sont bâties sur un volume antérieur orienté nord-sud tandis que le chœur a été greffé les vestiges d’un bâtiment haut, peut-être une tour de clocher. Elle suggère également que les voûtes d’ogives ont été mises en place a posteriori de la construction de ces différents volumes, et peut-être en plusieurs étapes.

En effet, dans la travée centrale, la chapelle nord et le chœur, l’insertion des culots n'est pas orthodoxe et génère des adaptations disgracieuses (déformations des branches d'ogives ou des supports). En revanche, dans la chapelle sud, les culots ont été positionnés dans l’axe des retombées des ogives. Cette petite évolution reflète peut-être les années qui séparent deux chantiers de construction des voûtes durant lesquelles les maçons ont pu affiner leur technique.

2.     Plusieurs sources d’inspirations et des innovations

Plusieurs sources d'inspiration locales et quelques innovations sont détectables.

L'église des Cordeliers semble être le modèle prééminent par les rapprochements qui peuvent être faits sur la forme des tailloirs et le style de la sculpture des chapiteaux du faux transept et et du chœur mais également par la technique de construction des voûtes et le profil des ogives (référence documentaire IA05001708). Ainsi, certaines têtes anthropomorphes comme celle à deux barbiches sculptée sur le culot nord-ouest de la chapelle sud sont des citations directes des culots des Cordeliers.

Autre source d'inspiration, la nef de l’abbaye de Boscodon construite au 12e siècle (référence documentaire IA05001704) est un référence pour la majorité des nefs de l'Embrunais reconstruites à la fin du Moyen Age. L'absence de supports engagés, la présence de culots à la naissance des voûtes, l'usage du berceau longitudinal s'imposent comme des caractéristiques récurrentes.

S’ils se sont inspirés de plusieurs édifices locaux, les maîtres d’œuvre ont néanmoins innové en insérant un remplage tréflé dans la baie axiale et en utilisant l’arc brisé sur le portail occidental. Les chapiteaux frise de ce dernier sont d’un type original : leur ornementation rappelle les grotesques italiens de la seconde moitié du 15e siècle (Morel) ; une nouveauté qui aurait, ici, été reprise rapidement. L'autre innovation stylistique est le traitement de la flèche du clocher, accostée de pyramidons sur piédestaux alors qu'originellement l'architecture locale semble avoir préféré les mitres d'amortissement.

 

3.     Datation

La proximité avec l’église des Cordeliers laisse penser que la transformation de l’édifice a pu être lancée dans le second quart du 15e siècle, avec la construction du faux transept puis du chœur. Le chantier de la nef se serait ensuite ouvert vers 1450 époque à laquelle, les voûtes d'ogives auraient été bâties. Pour finaliser la transformation totale de l'édifice, des cycles iconographiques ont été peints dans la seconde moitié du 15e siècle. Enfin, le clocher est érigé en 1533.

 

L'actuelle église de la Transfiguration résulte de la transformation d'un édifice antérieur qui était orienté nord-sud. Cette transformation s'est passée en plusieurs étapes. Dans la première moitié du 15e siècle, le chœur est greffé à l’ancienne église. Celle-ci est alors orientée. Puis, au milieu du 15e siècle, le mur ouest de la travée centrale est ouvert pour implanter la nef. Celle-ci est peut-être achevée en 1465, date portée sur les chapiteaux déposés dans l’église. Durant cette phase, le chœur et les travées de l’ancienne église, devenus faux transept, sont voûtés d’ogives. Le clocher est érigé en 1533.

Il est possible que les maîtres maçons de l'église des Cordeliers d'Embrun (référence documentaire IA05001708), Luc et Raymond Subtuzia, aient été employés sur cet édifice.

Un décor de faux marbre a été appliqué sur les supports de la travée centrale, l'arc doubleau de la nef et les ogives des voûtes à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
    • Principale : 2e quart 16e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1465, porte la date
    • 1533, porte la date
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Subtuzia Raymond
      Subtuzia Raymond

      Membre d'une famille de maçons installé à Embrun, mentionné comme maître d'oeuvre de l'église des Cordeliers d'Embrun en 1413 (AD Isère, B3010). Un Bertrand de Subtuzia, tailleur de pierre a été repéré par Elisabeth Sauze dans le cadastre de 1461 (AD Hautes-Alpes, CC 26, f° 6).

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      maître maçon (incertitude), attribution par analyse stylistique
    • Auteur :
      Subtuzia Luc
      Subtuzia Luc

      Membre d'une famille de maçons installé à Embrun, mentionné comme maître d'oeuvre de l'église des Cordeliers d'Embrun en 1413 (AD Isère, B3010). Un Bertrand de Subtuzia, tailleur de pierre a été repéré par Elisabeth Sauze dans le cadastre de 1461 (AD Hautes-Alpes, CC 26, f° 6).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      maître maçon (incertitude), attribution par analyse stylistique

L'église de la Transfiguration, construite en moellons de pierre liés au mortier et recouverts d'enduit, possède un plan en croix latine avec une nef, un faux transept et un chœur à chevet plat. Sa nef est couverte d'une voûte en berceau brisé discontinu tandis que les autres volumes sont voûtés d'ogives. La nef et le faux transept sont protégés par un toit à longs pans, le chœur par une croupe brisée, les sacristies par des appentis. Toutes les toitures sont couvertes d'ardoise. Le clocher est construit en deux parties : la partie inférieure est en moellons liés au mortier, la partie supérieure en moyen appareil. Il est couvert d'une flèche maçonnée.

L'intérieur de l'église est orné d'un décor peint comprenant plusieurs cycles iconographiques.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • pierre moyen appareil
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan en croix latine
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
    • voûte en berceau brisé
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • croupe brisée
  • Escaliers
    • escalier hors-oeuvre
  • Techniques
    • peinture
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune,
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1984/12/21
  • Précisions sur la protection

    Eglise paroissiale (cad. A 1566) : classement par arrêté du 21 décembre 1984. Le clocher a été classé en 1949 puis la protection s'est étendue à toute l'église après la découverte des peintures monumentales en 1984.

  • Référence MH

Bibliographie

  • GIORDANENGO, Gérard. La reconstruction des églises paroissiales dans le diocèse d'Embrun (XVe siècle - milieu du XVIe siècle). Dans : Congrès archéologique de France, Dauphiné, 1972. Paris : Société française d'archéologie, 1974, p. 162-181.

  • MOREL, Philippe. Les Grotesques. Figures de l’imaginaire dans la peinture italienne de la fin de la Renaissance. Paris : Flammarion, 1997.

  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Saint-Sauveur, 1812. / Dessin à l'encre et au lavis par Auguste Kirwan, ingénieur-vérificateur, et Michel et Bernard, géomètres. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 1481

    section A, feuille 3, parcelle 1636.
  • [Panorama des monts de la vallée d'Embrun depuis le mont Guillaume]. / Gouache sur parchemin, 1533. Archives communales, Embrun : 1 P 05.

Annexes

  • La sculpture du faux transept de l'église de la Transfiguration
  • Les chapiteaux déposés dans l'église de la Transfiguration
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Aycard Julie
Aycard Julie

Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.

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