Dossier d’œuvre objet IM05004735 | Réalisé par
Aycard Julie (Rédacteur)
Aycard Julie

Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.

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Leduc-Gueye Christine (Enquêteur)
Leduc-Gueye Christine

Docteure en histoire de l'art (université Marc Bloch de Strasbourg), spécialiste de la peinture murale, directrice de l'Agence Picturales. Chargée de l'étude des peintures monumentales du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2024.

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  • enquête thématique régionale, Patrimoine religieux de Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras
Peinture monumentale de la 2e chapelle est : le Calvaire, Couvent de cordeliers, actuellement immeubles et syndicat d'initiative
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes de Serre-Ponçon - Embrun
  • Commune Embrun
  • Adresse 7 place Général Dosse
  • Emplacement dans l'édifice mur nord
  • Dénominations
    peinture monumentale
  • Titres
    • le Calvaire
  • Appellations
    de la 2e chapelle est
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Signalée dès 1888 par Joseph Roman, la scène du Calvaire est marquée par une forme d’archaïsme perceptible non seulement dans ses bordures et dans la posture des figures mais aussi dans la présence d’un sol aride et de rochers. En 2024, Simone Bonicatto et Marco Fratini ont proposé de reconnaître le travail d’un atelier piémontais venu aux Cordeliers et très influencé par la peinture siennoise comme celle de l’église Saint-François de Pistoia ou de l’église Saint-Dominique d’Arezzo.

Sur cette base, les auteurs proposent de dater la peinture du deuxième quart du 15e siècle. Il s’agit sûrement de la peinture la plus ancienne de toutes les chapelles du couvent des Cordeliers d’Embrun.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 15e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)

Le Calvaire de la chapelle est (E2) est une fresque peinte sur un support d'enduit. Le fond a tout d'abord reçu une couche de préparation rouge avant d'être peint en bleu. Les têtes des personnages sont entourées d'auréoles en relief.

  • Catégories
    peinture murale
  • Matériaux
    • enduit, support (incertitude), fresque, à plusieurs couches, décor en relief méplat
  • Précision dimensions

    la = 396.

  • Précision représentations

    Sur le mur oriental se développe une grande composition du Calvaire. Elle est limitée pour une bordure géométrique et végétale et un double filet rouge et jaune. Les figures placées de manière symétrique de part et d’autre du crucifié se détachent sur un fond bleu, sur lequel ressortent aux extrémités deux imposantes masses rocheuses.

    La croix du Christ est fichée dans un rocher. Le Christ a les pieds cloués sur une planchette et non sur la croix. Un long pagne blanc superbement plissé est attaché autour de ses hanches. Sa tête aux longs cheveux châtains est entourée d’un nimbe crucifère, jaune or et rouge. Cette auréole, comme celles des autres saints, est en relief et limitée par des ponctuations blanches. Les quatre saints qui participent au Calvaire tiennent tous un livre à la main, à l’exception de celui qui se tient à l’extrémité droite. Ce saint évêque regarde devant lui et non vers le centre de la composition comme les autres figures.

    Le Crucifié est entouré de quatre saints qui, à l'exception de saint Jean, n'appartiennent pas aux représentations classiques de la Passion (la Vierge est absente). A senestre, saint François d’Assise est reconnaissable à sa robe de bure nouée avec une cordelière et aux stigmates bien visibles sur sa main droite et son côté. Le saint figure en bonne place dans ce couvent franciscain. Derrière lui, saint Antoine abbé qui s’appuie sur son tau, porte la cloche et est accompagné de son traditionnel cochon. Le saint qui guérissait le mal des ardents, ou ergotisme du seigle jouissait d’une grande ferveur dans le Dauphiné où fut fondée l’abbaye de Saint-Antoine et plus largement dans la région alpine. A dextre, se tient traditionnellement saint Jean l’Evangéliste qui se distingue avec sa robe d’un bleu identique à celui du fond et son manteau rouge doublé de jaune. A ses côtés, un évêque, tient sa crosse dans la main droite et dans l’autre un petit objet. La couleur qui le recouvrait, sans doute de l’or, a quasiment disparu, sa forme constituée d’au moins deux voire trois cercles, pourraient être associée aux trois bourses de saint Nicolas : d'après Jacques de Voragine, après avoir hérité, Nicolas dota les trois filles de son voisin, qui réduite à la pauvreté voulaient les prostituer.

  • État de conservation
    • oeuvre restaurée
    • manque
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
  • Protections
    classé au titre immeuble, 1971/02/19
  • Précisions sur la protection

    Quatre chapelles latérales, ornées de peintures murales (restes de l'église) (cad. AB 40) : classement par arrêté du 19 février 1971

  • Référence MH

Bibliographie

  • ALBERT, Antoine. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun. Embrun : Pierre-François Moyse, 1783 [1786], 2 tomes, VI-501 p. Edition 1959.

  • BONICATTO, Simone et FRATINI, Marco. Les ateliers de peintres piémontais à Embrun. Les peintres de l’église des Cordeliers et des sites alentours. Dans : Journées d'études des peintures murales (24 et 25 juin 2024, L’Argentière), Peintures murales et ordres mendiants dans les Hautes-Alpes au Moyen Age. A paraître.

  • DESVIGNES-MALLET Chantal, ENAUD, François, PARAVY, Pierrette et al. Peintures murales des Hautes-Alpes XVe-XVIe siècles. Paris : Ministère de la Culture et de la Communication, Inventaire général des Monuments et Richesses artistiques de la France ; Briançon : Société d'Etudes des Hautes-Alpes ; Aix-en-Provence : Culture et Patrimoine en Provence, Edisud, 1987. Cahiers de l'Inventaire ; 7.

  • ENAUD, François. Les peintures murales découvertes dans les restes de l’ancienne église des Cordeliers d’Embrun. Dans : Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes, 1978, p. 22-74.

  • GARDET, Clément. Les fresques de l’ancienne église des Cordeliers d’Embrun. Dans : Congrès archéologique de France, Dauphiné, 1974, p. 152-161.

  • LEONELLI, Marie-Claude. Les arts de la représentation. Faire peindre pour aider à croire. Dans : GARIN Sylvestre, Le patrimoine religieux de l’Embrunais, Itinéraire de découverte, Gap : Imprimerie des Alpes, 2004, p. 68-69.

  • ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.

    col 65
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Aycard Julie
Aycard Julie

Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.

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Leduc-Gueye Christine
Leduc-Gueye Christine

Docteure en histoire de l'art (université Marc Bloch de Strasbourg), spécialiste de la peinture murale, directrice de l'Agence Picturales. Chargée de l'étude des peintures monumentales du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2024.

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Édifice
Couvent de cordeliers, actuellement immeubles et syndicat d'initiative

Couvent de cordeliers, actuellement immeubles et syndicat d'initiative

Commune : Embrun
Adresse : 7 place Général Dosse
Articulation des dossiers