présentation de la commune de La Gaude
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Dossier non géolocalisé

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    Pays de Vence
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    • Commune : La Gaude

Cadre géographique

La commune de La Gaude fait partie de l’arrondissement de Grasse et du canton de Vence. Elle s’étend sur une superficie de 13,1 km2. Son altitude varie entre 24 mètres dans la plaine du Var et 349 mètres au quartier des Serens au nord du village. Elle est bordée par les communes de Vence (à l’ouest), de Saint-Jeannet (au nord), de Saint-Laurent du Var (au sud-est) et de Cagnes-sur-Mer (au sud). La commune est aujourd'hui constituée d’un chef-lieu au nord-est du territoire et du hameau de la Baronne dans la plaine du Var.

[RD18, route de Cagnes, Le Peymont, La Cagne, Le Coulet, les Canons, Baou des Noirs, Plan des Noves]. [RD18, route de Cagnes, Le Peymont, La Cagne, Le Coulet, les Canons, Baou des Noirs, Plan des Noves].

Le réseau hydrographique du territoire est relativement pauvre malgré deux fleuves qui servent de frontière naturelle : à l’ouest La Cagne coule dans un profond vallon, à l’est le Var afflue dans la plaine à laquelle il donne son nom. Quelques cours d’eau issus de ces fleuves se glissent dans des vallons, scindant ponctuellement le territoire : le Val Estrech et le vallon de Font Antique à l’ouest, le vallon du Dégoutai au sud, tous affluents de la Cagne ; au nord le vallon des Trigands, affluent du Var.

Les paysages sont marqués au nord par la chaine des Baous qui signale le début des Préalpes d’Azur et au sud par le rivage méditerranéen, à 4 km à vol d’oiseau.

[RN202, Plaine du Var, Le Var, Zone d'activités de La Baronne, IBM, rue André Merle, DR118, Vaquière, Le Seren, Les Cent Chênes, Baou de Saint-Jeannet, Baou des Noirs, Baou des Blancs, Plan des Noves, Col de Vence]. [RN202, Plaine du Var, Le Var, Zone d'activités de La Baronne, IBM, rue André Merle, DR118, Vaquière, Le Seren, Les Cent Chênes, Baou de Saint-Jeannet, Baou des Noirs, Baou des Blancs, Plan des Noves, Col de Vence].

Le substrat rocheux se caractérise par la présence de marnes friables, de poudingues instables et de calcaire durs propices à une topographie vallonée, voire parfois accidentée. Ces reliefs collinaires sont essentiellement couverts de forêts (51,6 % en 2018) constitués de pins d’Alep, de chênes ainsi que d’une végétation méditerranéenne où domine l’oliviers, l’arbousiers, le genévrier et le manteau broussailleux. Les zones agricoles, qui recouvraient autrefois la plus grande partie de la commune, ne représentent plus que 8,6 % du territoire. Celles-ci ont été progressivement urbanisées en quartiers résidentiels (35,4 %). Des murs de soutènement en pierres sèches ponctuent le paysage et témoignent de l’aménagement des sols pour les cultures.

Le réseau routier s’est diversifié au fur et à mesure de ces aménagements. Deux axes principaux traversent le territoire du nord au sud : la route reliant Saint-Jeannet à Saint-Laurent du Var et celle reliant Cagnes sur-Mer à l’intersection de la précédente, en passant par le village.

 

Développement historique

 Les origines

Des études archéologiques ont permis de déceler les traces d’une occupation humaine ponctuelle du territoire de La Gaude dès le 7e siècle avant notre ère (tumulus de Valestrech), puis de façon continue à partir du 5e siècle avant notre ère sur le site des Collets, au sud de l’actuel quartier de la Citadelle, sur la partie sommitale d’une colline où une agglomération d’une superficie d’un hectare a pu être identifiée. D’autres quartiers de la commune ont été peuplés pendant l’Antiquité sans revêtir l’importance du site des Collets : Ambonet, Terre-Blanche, Les Vergers, Font Antique, La Bastide et La Garbasse.

Vue de situation de la partie du village de la Basse-Gaude dominée par l'ancien site des Collets, prise du nord depuis la Haute-Gaude. Vue de situation de la partie du village de la Basse-Gaude dominée par l'ancien site des Collets, prise du nord depuis la Haute-Gaude.

Moyen-Age

L’occupation de l’oppidum des Collets est attestée jusqu’au 8e siècle. La période de son dépeuplement correspond à celle des invasions sarrasines qui se multiplient en Provence (732, 736, 739 et 891). Il est possible que ces envahisseurs se soient installés au quartier des Maures, au sud de la commune, justifiant ce toponyme, tandis que les populations locales se sont probablement retranchées dans les hauteurs du territoire, sur les sites stratégiques des Baous où des habitats fortifiés ont été formellement identifiés. Au 11e siècle, ces populations réinvestissent les basses terres et le territoire de La Gaude se développe alors sur deux sites distincts : le fief d’Alagauda avec son château, centre d’une coseigneurie partagée entre le seigneur de La Gaude et l’ordre des Templiers puis la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem, ainsi que la communauté des Trigans qui en dépend.

Cartes des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille. [Détail de la feuille 194-8 : village de Saint-Jeannet au nord, de La Gaude au sud et château de La Gaude à l'est].Cartes des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille. [Détail de la feuille 194-8 : village de Saint-Jeannet au nord, de La Gaude au sud et château de La Gaude à l'est].

Le premier est mentionné à partir de 1075 dans le chartrier de l’abbaye de Saint-Pons, puis en 1155 dans le cartulaire de Lérins, avec ce qui fut sans doute sa première église paroissiale Sainte-Marie Alagauda (actuelle chapelle rurale Saint-Pierre) et son château primitif. Il fut remplacé au 12e siècle par une forteresse, le château de La Gaude, aujourd’hui située sur le territoire de Saint-Jeannet. Le site se vide progressivement à partir de 1325 en raison de divers aléas (épidémie de peste en 1327, misère et famine en 1330, guerre de succession en 1390, nouvelles épidémies de peste entre 1392 et 1416 et entre 1451 et 1470), il est plusieurs fois signalé « ruyné et déshabité » 1. Le centre de la seigneurie se déplace alors au village de Saint-Jeannet.

[Vue plongeante sur le château de La Gaude et la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet]. [Vue plongeante sur le château de La Gaude et la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet].

Le deuxième site, celui des Trigans situé sur l’actuel territoire de La Gaude, est à seulement 200 mètres au nord de l'ancien oppidum des Collets. L'hypothèse d'un déperchement reste donc une éventualité. Ce hameau est mentionné dès 1042 dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, puis en 1250 dans le testament du seigneur de Vence et de La Gaude, Romée de Villeneuve. Cette partie du territoire fut agrandie par les rescapés du site d’Alagauda à partir de 1470. En 1599, Henri IV, par un arrêt du parlement d’Aix, l’érige officiellement comme commune distincte de celle de Saint-Jeannet.

356 – LA BASSE-GAUDE (Alpes-Maritimes).  356 – LA BASSE-GAUDE (Alpes-Maritimes).

Epoque Moderne

La relocalisation officielle du village de La Gaude au Trigan entraina un développement rapide du bourg au 17e siècle, notamment à partir de 1607, lorsqu’une vicairie perpétuelle est créée. L’église paroissiale est construite en 1629 et marque le cœur du nouveau village. Emile Boniffacy note l’existence d’un second hameau, celui de la Condamine au nord-est du Trigan, dont il ne subsiste plus de traces actuellement, qui aurait selon lui influé sur l’implantation du nouveau village, à mi-distance de ces deux écarts préexistants2. Une délibération du 20 décembre 1678 relate de ce nouveau centre villageois.

Vue de situation du village prise du sud depuis le quartier du Peymont. Vue de situation du village prise du sud depuis le quartier du Peymont.

Jusqu’à la Révolution, le village dépend de la seigneurie des Villeneuve, évoluant en diverses branches. Le 27e et dernier seigneur de La Gaude était Joseph-César de Villeuneuve-Tourrettes (1772-1792).

A cette période, le hameau de La Baronne est rattaché à la commune de La Gaude. Situé le long de la plaine du Var, il est mentionné par Achard en 1787 comme une annexe de la paroisse de La Gaude, mais il dépendait civilement du baron de Vence, dont il tire son nom3. Il est rattaché administrativement à la commune de La Gaude en 1791 et un procès-verbal de lotissement est dressé le 3 Ventose An III (21 février 1795) en décrivant les biens : seule une bastide y existait, entourée de terrains d’oliviers, de vignes, d’arbres fruitiers et de terrains incultes.

Epoque contemporaine

Quelques changements concernant les limites communales interviennent au 19e siècle, modifiant les dispositions de l’acte fondateur de La Gaude de 1599. En 1841, le Plan du bois, jusqu’alors propriété indivisible de la commune de La Gaude et de Saint-Jeannet depuis le 16e siècle, est séparé en deux lots distincts. En 1852, le territoire communal est amputé de deux sections cadastrales au nord au profit de Saint-Jeannet, occasionnant la perte de 365 hectares, les deux tiers étant occupés par des terrains de vignes et d’oliviers, ainsi que la partie comprenant l'ancien site d'Alagauda.

Jusqu'en 1860, la commune de La Gaude fait partie des territoires limitrophes du Comté de Nice, séparée de celui-ci par le fleuve du Var.

Le 19e siècle est également marqué par l’intervention constante de la municipalité dans la vie du village avec le développement d’infrastructures publiques : mairie, école, four à pains, etc. Cela se poursuit au 20e siècle avec l’arrivée de l’eau courante au village dans le premier tiers du siècle. La commune reste sur une économie basée essentiellement sur l’agriculture et en partie sur l’élevage ovin jusqu’au milieu du 20e siècle.

A partir des années 1960, le village de La Gaude connaît un essor démographique exponentiel, dû en grande partie à l’implantation des locaux de la société IBM au quartier du Plan du Bois en 1962, ayant entrainé la construction de lotissements et généré un intense mitage péri-urbain.

[Vue du site historique d'IBM à La Gaude et de la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet]. [Vue du site historique d'IBM à La Gaude et de la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet].

Evolution démographique

Au moment du transfert de la paroisse au Trigan en 1599, la commune comptait déjà 36 maisons, soit un peu plus d'une centaine d’habitants. La population augmenta ensuite rapidement. En 1654, elle comptait 160 âmes de communion, 230 en 1700, 418 en 1727, 629 en 1761.

A partir de 1793, un recensement régulier de la population permet d’en suivre l’évolution dont voici quelques chiffres:

Année

1793

1836

1856

1881

1901

1931

1954

1962

1975

1990

1999

2018

Nombre d’habitants

601

804

626

551

592

608

704

1072

2309

4951

6170

6816

En 1815 un état des lieux de la commune fournit davantage d’informations sur la répartition de la population : celle-ci compte 645 âmes, dont 45 à la campagne, soit environ 120 chefs de famille, tous propriétaires plus ou moins âgés, qui cultivent eux-mêmes leurs biens.

Organisation du bâti

Le village

La plupart des constructions anciennes se situent au cœur du village ou dans son environnement immédiat. Sur la feuille de la section D du cadastre napoléonien de 1834, 294 constructions sont représentées. Il s’agit de maisons (200), d’entrepôts agricoles (77) et de quelques bâtiments publics ou religieux (un presbytère, une église, une chapelle, deux fours). La structure urbaine est très irrégulière et présente un tissu relativement lâche avec des regroupements d’habitat dans différents quartiers historiques : au sud-ouest, en contrebas du village, le quartier du  Trigan compte 45 constructions, la Citadelle et la Rourière en possèdent 29 ; au sud-est Sainte-Appolonie, Bonnetière et San Peire n’en comptent que 12 ; au centre le village présente 162 constructions regroupées essentiellement le long d’une rue principale d’est en ouest, avec plusieurs îlots qui se développent de part et d’autre de celle-ci. Deux ruelles perpendiculaires à cet axe se rejoignent au nord avec des bâtiments qui s’agglomèrent autour. A l’est, le quartier Pagane compte 31 constructions qui s’étalent à travers un tissu plus lâche, à l’est le Clapiers en contient 12.

La plupart des maisons possèdent des cours ou des jardins à l’exception de quelques ilots au cœur du village, cernés par des ruelles. La frange sud est bordée de jardins potagers, de même que le quartier de Sainte-Appollonie qui s’inscrit dans son prolongement. Les entrepôts agricoles sont présents en dehors des zones agglomérées mais également au sein même du village. On recense également un nombre important de "hangars", probablement des remises ouvertes, en accompagnement d’une maison le plus souvent. Enfin, 55 aires à battre sont mentionnées dont 13 dans le cœur du village, essentiellement au nord et à l’est où le bâti est moins dense.

Au cours du 20e siècle, cette trame ancienne a peu évolué, mais de nombreux bâtiments ont été construits en périphérie du village. Les entrepôts agricoles, dans leur ensemble, ont été convertis en logis.

[Vue de situation du village de La Gaude dans son contexte paysager.] [Vue de situation du village de La Gaude dans son contexte paysager.]

Les écarts

Deux écarts sont mentionnés sur la carte des frontières Est de la France levée par les ingénieurs militaires entre 1764 et 1778, puis sur le cadastre ancien : celui des Maures au sud de la commune, qui comprenait 11 maisons, dont une dotée d’un four à pain, deux entrepôts agricoles et une aire à battre. Il s'agissait du seul groupement d'habitations présent au sud du village. Ses activités étaient uniquement agricoles. Les parcelles alentours étaient essentiellement dédiées à la culture de la vigne, puis à partir des années 1930 par celle de l'œillet. Depuis le milieu du 20e siècle, l’ensemble a été intégré dans un domaine appartenant à la famille Pagnol et le quartier viticole qui l’entourait devint le domaine de l’étoile, une zone résidentielle.

Le second hameau, celui de la Baronne, situé sur la plaine du Var, comprenait trois maisons et deux entrepôts agricoles. Au 19e siècle, de nombreux aménagements permirent sa prospérité (construction de la route nationale, travaux d’endiguement du Var entre 1866 et 1890 et construction du canal Saint-Laurent). La commune y fit ouvrir une carrière de pierre dont elle tira d’importantes ressources.

Ecart de la Baronne. Vue de situation prise du nord. A l'arrière-plan, le Var.Ecart de la Baronne. Vue de situation prise du nord. A l'arrière-plan, le Var.

Habitat dispersé

L’habitat dispersé est très rare sur le territoire de La Gaude. Les quelques fermes mentionnées sur le cadastre napoléonien ont aujourd’hui disparu ou ont été transformées en logis résidentiel. Elles se trouvaient surtout au nord-ouest de la commune, au nord des Condamines où les terrains étaient plus fertiles (référence du dossier: IA06004232). Des "cabanons" ou "bastidons" sont régulièrement signalés mais ont aujourd’hui disparu. Les Gaudois résidaient presque tous à l’intérieur du bourg et se rendaient quotidiennement sur leurs terres pour les cultiver. La faible superficie du territoire communal a probablement favorisé ce regroupement humain, de même que les difficultés d’approvisionnement en eau.

Vie locale

Économie rurale

Agriculture vivrière et exportations

L’activité économique principale voire presque exclusive de la commune a toujours été l’agriculture. De nombreux aménagements témoignent encore de ces activités sur les parcelles cultivables (terrasses de cultures, citernes) et dans les bâtiments (cuves vinaires, pressoirs à vin, moulins à huile et à blé).

Les toponymes de certains quartiers évoquent ce passé agraire : La Prée (prairie), La Garbasse (grosse gerbe), la Bonnetière (la bonne terre), les Condamines (les terres du seigneur ou celles exploitées en communs), le Plantier (la nouvelle vigne), Le Gaveau (le sarment, la treille), les Pendillons (les grappes de raisin), le Verger (oliviers et arbres fruitiers), les Canebiers (le chanvre).

Une charte du 6 juillet 1338 définissant l’impôt dû par la communauté de La Gaude à son seigneur Romée de Villeneuve mentionne déjà les vignes, le blé, les figues, le lin et le chanvre, le foin et l’hortolaille (légumes potagers) parmi les denrées cultivées.

Le blé, le chanvre et les arbres fruitiers restent les cultures majoritaires jusqu’aux environs de 1750, mais n’assuraient qu’un rôle de subsistance. Elles constituent, entre 1600 et 1750, 64 à 78 % de la valeur totale du capital imposable de la commune. La culture de l’olivier est également présente de manière continue dans le paysage gaudois : jusqu’en 1780, elle représente environ 2.5% de ce capital. A partir de cette période, elle augmente considérablement, jusqu’à représenter 21.7 % au moment de l’établissement du cadastre napoléonien de 1834 (sans compter la section A retirée en 1851 qui en comprenait un grand nombre)4.

Vue d'un champ d'oliviers en terrasses prise de l'est. Vue d'un champ d'oliviers en terrasses prise de l'est.

C’est cependant la culture de la vigne qui supplante toutes les autres : en 1600, elle occupait déjà 4.5 % des parcelles. Elle augmente de manière exponentielle tout au long de la période Moderne jusqu’à atteindre 83 % de la part totale des parcelles de la commune en 1791. Une délibération du 18 juin 1754 confirme l’importance de cette ressource : « le principal revenu de ce terroir est le raisin et le vin, que les habitants vendent dans la ville de Nice, et que ce revenu manquant, tout manque ».  Sa production diminue à partir du 19e siècle et au début du 20e siècle mais reste largement majoritaire avec 46.2% de la part totale des sols cultivés en 1834 et 30.71 % en 1910, soit environ 178 hectares cultivés5. Son déclin est dû aux épidémies de phylloxéra et de mildiou qui déciment les vignes à partir des années 1880. L’activité put cependant perdurer encore quelques décennies grâce à l’implantation de cépages américains en 1886.

[La Gaude. Chemin de La Gaude à Saint-Jeannet bordé de vignes vers 1935]. [La Gaude. Chemin de La Gaude à Saint-Jeannet bordé de vignes vers 1935].

Si la majorité du vin produit sur le territoire était destiné à un usage personnel, certains propriétaires de grandes parcelles le commercialisèrent dans le département. Le vin de La Gaude acquit une importante renommée dès le 17e siècle. Il est mentionné dans plusieurs ouvrages et reconnu comme un vin fin, de qualité supérieure. Au 20e siècle, plusieurs vignerons furent récompensés par la Société d’Agriculture, d’Horticulture et d’Acclimation de Cannes et de l’arrondissement de Grasse pour la qualité de leur vin.

Société d’Agriculture, d’Horticulture et d’Acclimatation [Distinction attribuée à un exposant]. Société d’Agriculture, d’Horticulture et d’Acclimatation [Distinction attribuée à un exposant]. Vin de La Gaude, ALPES-MARITIMES, Domaine de la Baronne, Récompenses aux Expositions. Vin de La Gaude, ALPES-MARITIMES, Domaine de la Baronne, Récompenses aux Expositions. 

Aujourd’hui, seuls les celliers de nombreuses maisons du village attestent ce passé viticole remarquable.

Maison à la Haute-Gaude, quartier Pagane (2022 BD 164). Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise du sud avec le pressoir à vis.Maison à la Haute-Gaude, quartier Pagane (2022 BD 164). Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise du sud avec le pressoir à vis.

Maison à la Basse-Gaude, quartier Citadelle (2022 BB 64). Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise de l'est.Maison à la Basse-Gaude, quartier Citadelle (2022 BB 64). Etage de soubassement, cellier. Vue de volume prise de l'est.Ferme à la Basse-Gaude, quartier du Trigan (2022 BC 36). Premier étage de soubassement, cellier central. Vue de volume prise de l'est avec les deux cuves vinaires en bois.Ferme à la Basse-Gaude, quartier du Trigan (2022 BC 36). Premier étage de soubassement, cellier central. Vue de volume prise de l'est avec les deux cuves vinaires en bois.

D’autres cultures d’importance pour l’économie villageoise sont à signaler : à partir de 1870, l’oranger, de la variété des bigaradiers, est implanté durablement sur le territoire en raison des fleurs qu’il produit. Celles-ci renferment l’essence de néroli nécessaire à la fabrication de l’eau de Cologne produite dans les usines de Grasse. Au début du 20e siècle, la commune en récoltait en moyenne 35 000 kg par an. Les orangers et les vignes ont progressivement périclité jusqu’à être remplacés à partir des années 1930 par la culture plus lucrative de l’œillet de Nice, permise par l’arrivée de l’eau courante au village et l’irrigation des terrains.

[Parcelles d'œillets en terrasses à l'entrée du village de La Gaude].[Parcelles d'œillets en terrasses à l'entrée du village de La Gaude]. 

Elevage

L’élevage, essentiellement ovin, a également constitué une activité notable sur le territoire jusqu’au milieu du 20e siècle. Les archives confirment la présence de troupeaux sur le territoire depuis le 17e siècle (transaction de 1562 entre Saint-Jeannet et La Gaude ; rapports de visites sanitaires en 1681, 1742 et 1748). Au 19e siècle, les troupeaux sont dénombrés et régulés par des règlements communaux. Ils proviennent de territoires voisins comme Coursegoules et Saint-Jeannet, mais aussi de contrées plus éloignées et en altitude, en transhumance notamment depuis la vallée de La Roya, la commune de La Brigue étant plusieurs fois mentionnée.

Les nombreuses zones de « patures » signalées sur le cadastre napoléonien confirment cette présence, majoritairement dans le nord-est du territoire, dans des zones plus difficilement cultivables du fait de l’affleurement du substrat géologique (roche calcaire dure sous une maigre couche de terre). Cependant, seulement cinq bergeries sont indiquées sur le cadastre de 1834, dont une au cœur du village (quartier Pagane). Cependant, de nombreuses étables ont pu être identifiées dans les parties basses des maisons du village, accueillant essentiellement ânes ou mulets, mais pouvant également servir de bergerie. La dernière à accueillir des troupeaux se situe dans une ferme au cœur du village encore en activité au début des années 1990 (2021 BD 28).

Activités artisanales et commerciales

L’activité artisanale du village est en lien étroit avec son mode de vie rural et les équipements qui en dépendent.  

Deux fours à pains sont régulièrement mentionnés dans les archives dès le début du 17e siècle et jusqu’à la fin du 19e siècle, l’un au cœur du bourg, le second actuellement au quartier de la Rourière à la Basse-Gaude (référence du dossier : IA06004214). Les habitants ne possédant pas de four privé en raison des droits de banalité du seigneur de la Gaude, ils utilisaient ceux lui appartenant moyennant une redevance. Après la Révolution, les fours deviennent communaux et les habitants continuent d’en avoir l’usage quotidiennement, comme en attestent les nombreuses réparations, "moyennant une redevance annuelle minime"6 .

Fournil de la Basse-Gaude, quartier de la Citadelle (2022 BB 156). Elévation nord. Fournil de la Basse-Gaude, quartier de la Citadelle (2022 BB 156). Elévation nord.

Quatre moulins ont existé sur le territoire communal : le premier, pour la production de farine, se situe le long de la Cagne et était alimenté par la force de l’eau (1834 D 1188). Il est aujourd’hui en état de ruine. Les trois autres se situent dans le village (l’un d’eux a disparu : 1834 D 363) : construits au 18e et 19e siècles, il s’agissait de petits moulins à huile privés – actionnés par la force d’un animal – situés au niveau inférieur des habitations (référence des dossiers: IA06004220 ; IA06004221). Ils étaient utilisés par l’ensemble de la communauté moyennant une redevance à leur propriétaire. Ils sont représentatifs des petits moulins à sang que l’on retrouvait dans chaque village où l’oléiculture constituait l’une des activités économiques principales jusqu’au 20e siècle, comme ce fut le cas à La Gaude.

Moulin à huile à la Haute-Gaude (2022 BD 82). Etage de soubassement. Vue de volume prise de l'est. Moulin à huile à la Haute-Gaude (2022 BD 82). Etage de soubassement. Vue de volume prise de l'est.

Les commerces, peu nombreux dans le village, se situaient essentiellement rue Centrale (1834 D 320 ; 1834 D 322 ; 1834 D 325) comme l’attestent d’anciennes cartes postales (boulangerie, épicerie, boucherie).

[La Gaude. Place centrale.] [La Gaude. Place centrale.]

Quelques anciennes façades munies d’enseignes ont pu être identifiées au rez-de-chaussée de certaines maisons du village. 

Maison à la Basse-Gaude, quartier de la Rourière (2022 BB 19). Ancien commerce en partie basse. Vue d'ensemble prise du sud-est. Maison à la Basse-Gaude, quartier de la Rourière (2022 BB 19). Ancien commerce en partie basse. Vue d'ensemble prise du sud-est.

Ces activités constituent des lieux de sociabilité villageoise majeurs, délaissés progressivement dans la première moitié du 20e siècle au fur et à mesure de la modernisation des modes de vies. Quelques cafés et bars complètent ces lieux de rencontre (café des chasseurs place du Marronnier). Le Cercle Républicain, situé rue Centrale (1834 D 341) était un lieu de rassemblement important pour les hommes du village dès la seconde moitié du 19e siècle.

Ressources

Matières premières

Le territoire de La Gaude est pourvu de ressources ayant facilité l’implantation durable et des modes de vie autonomes. Le quartier du Plan du Bois constitue l’un des lieux d’extraction principale pour le bois de chauffage et de construction, ainsi que pour les pierres calcaire grâce à sa carrière. D’autres carrières furent exploitées dans différents quartiers de la commune : Les Barres, Fongéri, Le Tacon, La Croix, La Baronne, les Collets et les bords de la Cagnes jusqu’au Val Estrech.

Une dizaine de fours à chaux ont été retrouvés sur le territoire par l'archéologue Claude Salicis, alimentés par l’argile blanche prélevée dans les sols, le bois et les blocs calcaires. De forme circulaire, ils étaient creusés dans la roche. Ils sont mentionnés dans certains cahiers des charges pour la construction d’édifices publics (presbytère en 1852 ; four à pain de la Basse-Gaude en 1891). La chaux servait à enduire les façades extérieures des maisons, ainsi que les intérieurs, notamment à imperméabiliser les citernes.

Le sable et les graviers utiles aux constructions ont été puisés dans la vallée du Var. Enfin, une briqueterie a été identifiée au quartier des Canebiers (2021 BV 306), en activité après 1834 et peut-être jusqu’à la fin du 19e siècle.

Ancienne briqueterie, puis maison (2022 BV 306). Vue d'ensemble prise de l'ouest. Ancienne briqueterie, puis maison (2022 BV 306). Vue d'ensemble prise de l'ouest.

Eau

L’approvisionnement en eau a toujours constitué une préoccupation majeure pour la communauté de La Gaude. Pendant longtemps, le village n’était alimenté que par le puits du quartier des Canebiers (référence du dossier: IA06004219). D’autres furent creusés ponctuellement pour récupérer l’eau de pluie dès le 17e siècle (Sainte-Appolonie, Trigan, village) mais n'apportaient que de faibles réserves. Pour pallier ces insuffisances, un grand nombre de villageois construisirent des citernes privées dans les parties inférieures de leur maison. L’eau de pluie récupérée depuis les toitures s’écoulait directement à l’intérieur et était ensuite puisée par l’intermédiaire d’un puits installé dans le logis, dans la cuisine le plus souvent (1834 D 328 ; 1834 D 374 ; 1834 D 678). Emile Boniffacy en dénombre environ 80 en 19107. Une quarantaine de citernes ont pu être formellement identifiées au cours de cette étude. L’une d’entre elles, à la Citadelle, porte la date de 1809 sur le revêtement à la chaux du mur sud (1834 D 563).

Maison à la Basse-Gaude, quartier de la Citadelle (2022 BB 126). Etage de soubassement, citerne. Vue de volume prise du sud.Maison à la Basse-Gaude, quartier de la Citadelle (2022 BB 126). Etage de soubassement, citerne. Vue de volume prise du sud.

En 1888, la commune décide de construire une citerne publique de 140 mètres cubes, sous la place de la Mairie.

Place des Victoires, sous-sol. Citerne publique. Vue de volume prise de l'est. Place des Victoires, sous-sol. Citerne publique. Vue de volume prise de l'est.

Puis, en 1892, elle rachète la source Meynier à la commune de Saint-Jeannet, à 7km du village, qui alimenta à partir de 1902 six fontaines dans le bourg et un lavoir (détruit en 1952). Il faut cependant attendre 1931 pour que l’eau courante arrive dans les maisons et puisse irriguer les cultures. Des bassins d’arrosage s’installent alors partout sur la commune.

Quartier Sainte-Appollonie. Bassin d'arrosage maçonné avec inscription CAPELINI SIFREDI LA BASSE-GAUDE 1931. Vue prise de l'est. Quartier Sainte-Appollonie. Bassin d'arrosage maçonné avec inscription CAPELINI SIFREDI LA BASSE-GAUDE 1931. Vue prise de l'est.

Fontaine place du Marronnier. Vue d'ensemble prise de l'ouest. Fontaine place du Marronnier. Vue d'ensemble prise de l'ouest.

 Le Var constitua ensuite la source principale d’approvisionnement en eau du village pompée et traitée à Saint-Laurent du Var.

Pratiques cultuelles

La commune de La Gaude fait partie du diocèse de Vence jusqu’à sa dissolution en 1792, puis est rattachée à celui d’Aix, Fréjus et enfin à celui de Nice. Lors de la création de la paroisse au nouveau village de La Gaude en 1604, la chapelle rurale de Sainte-Appollonie (1834 D 505) devient temporairement l’église paroissiale du bourg, jusqu’à la création d’une nouvelle église au cœur du village, consacrée en 1629 et dédiée à Saint-Pierre, puis à Sainte-Victoire à partir de 1846. Un presbytère logeant le vicaire est construit en face de l’église en 1635 (référence du dossier: IA06004222). La chapelle Sainte-Apollonie était la seule chapelle rurale sur l’actuel territoire de La Gaude. Arasée en 1891, une croix de chemin a été édifiée à son emplacement (référence du dossier: IA06004215).

Croix Sainte-Appollonie. Vue d'ensemble prise du nord. Croix Sainte-Appollonie. Vue d'ensemble prise du nord.

L’absence d’autres chapelles à l’extérieur du bourg va dans le sens d’un regroupement de population uniquement organisé autour du village sans écarts significatifs. Deux oratoires sont à signaler : celui du hameau de la Baronne (non loin, la chapelle rurale de Sainte-Pétronille sur le territoire de Saint-Laurent du Var recevait les habitants de cet écart) ; l’oratoire du Saint-Esprit, autrefois à l’intersection de la route reliant Saint-Jeannet, Saint-Laurent du Var et La Gaude, marque un lieu de passage important, déjà mentionné sur la carte des ingénieurs militaires levée entre 1764 et 1778.

Oratoire de la Baronne. Vue d'ensemble prise du sud-est. Oratoire de la Baronne. Vue d'ensemble prise du sud-est.

Oratoire du Saint-Esprit. Vue d'ensemble prise du nord.Oratoire du Saint-Esprit. Vue d'ensemble prise du nord.

Une croix de chemin marque l’entrée nord du village de La Gaude et remplace une croix en bois plus ancienne, dite de la Condamine, qui se trouvait peut-être à l’emplacement d’un ancien regroupement humain aujourd’hui disparu (référence du dossier: IA06004217).

1BONIFFACY, 1912. Annexe n°2 : Réplique des Syndics et habitants de La Gaude devant le Parlement, aux arguments des Consuls de Saint-Jeannet s’opposant à la séparation des deux Communautés. (mai 1599). p. 339.2BONIFFACY, 1912, p. 93.3ACHARD, 1787, p. 103-104.4BONIFFACY, 1912, Annexe n°9 : Statistiques de la propriété foncière gaudoise de 1600 à 1910. p. 364-365. 5BONIFFACY, 1912, Annexe n°9 : Statistiques de la propriété foncière gaudoise de 1600 à 1910. p. 364-365. 6A.D., 02O 0470.7BONIFFACY, 1912, p. 231

Le territoire de La Gaude est occupé au moins depuis la Protohistoire. La présence d'un tumulus au quartier de Valesrech atteste d'une présence humaine au 7ème siècle avant notre ère au nord-ouest de la commune. Du 5e siècle avant notre ère au 8e siècle après, le site des Collets, sur la colline surplombant l'actuel quartier de la Citadelle, est habité de manière continue. Il faut ensuite attendre le 11e siècle avant d'avoir la preuve que le territoire est de nouveau occupé. Deux sites ont été identifiés. Le premier accueillit la seigneurie de la Gaude, dénommée Alagauda, que les archives mentionnent à partir de 1075 grâce à son église Sainte-Marie Alagauda (chartrier de l'abbaye de Saint-Pons), puis en 1155 (cartulaire de Lérins). Il contient un chateau perché sur le promontoire du site, qui fut reconstruit au 12e siècle et renforcé au milieu du 13e siècle. Cette première agglomeration médiévale se vide progressivement à partir de 1325, ce qui conduit au déplacement du centre de la seingeurie au village de Saint-Jeannet à partir de 1470. Le second site est celui des Trigans, lieu de l'actuel village de La Gaude [partie de la Basse-Gaude]. Il est mentionné dès 1042 dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, puis en 1250 dans le testament du seigneur de Vence et de La Gaude, Romée de Villeneuve. Cette partie du territoire fut agrandie par les rescapés du site d’Alagauda à partir de 1470. En 1599, Henri IV, par un arrêt du parlement d’Aix, l’érige officiellement comme commune distincte de celle de Saint-Jeannet. Cette relocalisation du village entraine un développement rapide du bourg au 17e siècle, notamment à partir de 1607, lorsqu’une vicairie perpétuelle est créée. L’église paroissiale est construite en 1629 et marque le cœur du nouveau village. Jusqu’à la Révolution, le village dépend de la seigneurie des Villeneuve, évoluant en diverses branches. En 1791, le hameau de La Baronne, situé à l’est le long de la plaine du Var, est rattaché à la commune. En 1852, le territoire communal est amputé de deux sections cadastrales au nord au profit de Saint-Jeannet, occasionnant la perte de 365 hectares, les deux tiers étant occupés par des terrains de vignes et d’oliviers, ainsi que la partie comprenant l'ancien site d'Alagauda. Au 20e siècle, la commune connait un renouveau démographique à partir des années 1960, principalement en raison de l'installation des locaux d'IBM au quartier du Plan du Bois qui attira de nombreux travailleurs sur le territoire.

  • Sites de protection
    zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique

La commune de La Gaude fait partie de l’arrondissement de Grasse et du canton de Vence. Elle s’étend sur une superficie de 13,1 km2 et son altitude fluctue entre 24 et 349 mètres. Le substrat rocheux se caractérise par la présence de marnes friables, de poudingues instables et de calcaire durs propices à une topographie vallonée, voire parfois accidentée. Ces reliefs collinaires sont essentiellement couverts de forêts (51,6 % du territoire en 2018). L'extension des zones pavillonaires (35.4%) au dépens des espaces cultivés et le mitage qui en a résulté a progressivement réduit la surface agricole utile (SAU) à moins de 10% (8,6%). La commune de La Gaude est constituée d’un chef-lieu au nord-est du territoire et du hameau de la Baronne dans la plaine du Var.

 

Documents d'archives

  • La Gaude. Introduction du bétail étranger sur le territoire : mémoires consultatifs, 1640-1681. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 062/ FF 044 

  • La Gaude. Pâturages. - État sanitaire des troupeaux : exploit de visite, prospectus publicitaire pour un vétérinaire d'Aix (1748-s.d.). Dépaissance des chèvres : arrêts de la Chambre des Eaux et Forêts, délibération, requête (1718-1751). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 062/ HH 003.

  • Coursegoules. Épizooties. - Maladie de "La Cas" (Clavelée), 1723-1784. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E064 HH 002.

    Mention des bergers de La Gaude faisant paître leurs troupeaux dans le terroir de Coursegoules.
  • La Gaude. Délibération du conseil municipal du 28 août 1836 (1831-1849). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 062/01D001/04.

    Séparation du Plan du Bois en deux lots distincts entre Saint-Jeannet et La Gaude.
  • La Gaude. Présentation du fonds déposé aux archives départementales daté du 01/01/1338 au 31/12/1955. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 062/AA001 à E 062/01R012.

    Evolution démographique depuis 1793 ; liste des Ediles et Maires de La Gaude depuis 1599.
  • La Gaude. État de la commune. - Questionnaire sur la situation générale de La Gaude en 1815 : réponse. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 06205F001.

  • La Gaude. Carrières. (1859-1892). Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : E 062/04N005.

  • La Gaude. Adduction d'eau. Citerne. 1889-1891. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O 0470.

  • La Gaude. Fours à pain - Construction (30 août 1890 - 21 avril 1891), Projet de construction d’un four communal au hameau de la Basse-Gaude. Devis-estimatif et cahier des charges. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O 0470.

    Mention de la destruction des vignes par le phylloxéra et le mildiou.

Bibliographie

  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

  • BEAUCHAMP, Philippe De. L’architecture rurale des Alpes-Maritimes. Aix-en-Provence : Edisud, 1992. 140 p.

    p. 91.
  • BENVENUTO, Alex. L’histoire d’une commune retracée par ses noms de lieux : étude toponymique de La Gaude (06). Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle, Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 301-320.

    p. 308, 310, 313, 314, 316, 317.
  • BONIFFACY, Emile. Évolution sociale d’une commune provençale pendant sept siècles. La Gaude. Alpes Maritimes. Nice : Alandis Editions, 1912, 415 p.

    p. 41, 82, 94, 103, 210, 212, 235, 306, 311, 350.
  • BRUNET, Jeanne. Le vin de La Gaude (06) du XVIIIe siècle au XXème siècle. Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle, Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 277-300.

    p. 280-286.
  • SCHARER, Urs, COUTOR, Annie. Evolution géologique et climatologique du territoire de La Gaude (06). Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle, Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 115-150.

    p. 127-130.
  • SALICIS, Claude, GRANDIEUX, Alain, DAMOTTE, Lise, RODET-BELARBI, Isabelle. L’habitat fortifié de hauteur des Collets : première agglomération humaine à La Gaude (06). Antiquité précoce (Ve s. av. n. è.) /haut Moyen Age (VIIIe s. de n.è.). Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle. Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 159-194.

    p.159-160.
  • LAUTIER, Laurence, ROTHE, Marie-Pierre. Carte archéologique de la Gaule 06 : les Alpes-Maritimes. Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 2011. 832 p.

    p. 609-610.
  • ROSSI, Edmond. La Gaude (06) au Moyen Age : un cadre historique fait de rivalité et de châteaux stratégiques. Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle. Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 207-220.

    p. 210-212 ; 216.
  • THEVENON, Luc. La Gaude (06) : églises et chapelles . Dans : La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle. Claude Salicis, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 233-252.

    p. 239 et 248.

Documents figurés

  • Cartes des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille. / Dessin à l'encre sur papier, par Jean Bourcet de La Saigne et Jean-Claude Eléonore Le Michaud d'Arçon, 1764-1778. Echelle 1/14000e. Cartothèque de l’Institut Géographique National, Saint-Mandé : CH 194 à 197.

    [Détail de la feuille 194-8 : village de Saint-Jeannet au nord, de La Gaude au sud et chateau de La Gaude à l'est].
  • Hameau de la Haute-Gaude [Projet de construction d’une citerne publique d’eau potable].  / Dessin à l’encre sur papier par Bernard Calé, entrepreneur. 1890. Echelle 1/200e. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 02O 0470.

  • Vin de La Gaude, ALPES-MARITIMES, Domaine de la Baronne, Récompenses aux Expositions. / Photographies en couleurs, extrait de : « Le vin de La Gaude (06) du XVIIIe siècle au XXème siècle » / BRUNET Jeanne. Dans La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 298.

    Médaille d'or attribuée à Eugène Bonnet pour ses vins blancs en 1925.
  • Société d’Agriculture, d’Horticulture et d’Acclimatation [Distinction attribuée à un exposant]. /Photographies en couleur, extrait de : « Le vin de La Gaude (06) du XVIIIe siècle au XXème siècle » / BRUNET Jeanne. Dans La Gaude (06), des origines à l'aube du XXIe siècle, Nice : éd. Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, tome 57/58, 2016, p. 298.

    Attribuée Eugène Bonnet, viticulteur au Domaine de La Baronne en 1914 et 1923]
  • [La Gaude. Place centrale.] / Photographie en noir et blanc, 1950, extrait de "Mémoires en Images. La Gaude". / Marie-Odile Ascher, Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2003.

    p.68.
  • [La Gaude. Chemin de La Gaude à Saint-Jeannet vers 1935]. / Photographie en noir et blanc, 1955, extrait de "Mémoires en Images. La Gaude." / Marie-Odile Ascher, Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2003.

    p. 18.
  • [Parcelles d'œillets en terrasses à l'entrée du village de La Gaude]. / Photographie en noir et blanc, 1955, extrait de : "Mémoires en Images. La Gaude." / Marie-Odile Ascher, Saint-Cyr-sur-Loire : Alan Sutton, 2003.

    p. 35.
  • [Vue de situation du village de La Gaude dans son contexte paysager.] / Négatif noir et blanc par Maurice Sauser, Achat à Mme Françoise Sauser, 1991. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 21FI 0180.

  • [RD18, route de Cagnes, Le Peymont, La Cagne, Le Coulet, les Canons, Baou des Noirs, Plan des Noves.] / Negatif couleurs par Transacphot, 01-04-1986. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 78Fi 002668.

  • [RN202, Plaine du Var, Le Var, Zone d'activités de La Baronne, IBM, rue André Merle, DR118, Vaquière, Le Seren, Les Cent Chênes, Baou de Saint-Jeannet, Baou des Noirs, Baou des Blancs, Plan des Noves, Col de Vence]. / Négatif couleurs par Transacphot, 01-05-1987. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 78Fi 002672.

  • [Vue plongeante sur le château de La Gaude et la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet]. / photographie numérique par Jean-François Boue, 24-06-2016. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03NUM 20160624/021

  • [Vue du site historique d'IBM à La Gaude et de la campagne environnante prise depuis la terrasse du panorama à Saint-Jeannet]. / photographie numérique par Jean-François Boue, 24-06-2016. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 03NUM 20160624/023.

Date d'enquête 2021 ; Dernière mise à jour en 2021
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