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Présentation de l'opération d'Inventaire du Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var

Dossier IA04003153 réalisé en 2004

Fiche

I. Le cadre administratif

À l'est de la vallée de la Durance s'ouvre le Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var, créé en 2000 dans le cadre de la loi du 25 juin 1999 d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire, dite loi Voynet. Il s'agit d'un territoire de projets regroupant à l'origine 40 communes, puis 41 avec l'intégration de Rougon, réunies au sein de cinq anciennes communautés de communes : communauté de communes du Moyen Verdon, du Haut Verdon, Terres de Lumière, du Pays d'Entrevaux et du Teillon. Ce territoire a intégré depuis le 1er janvier 2017 la communauté de communes Alpes Provence Verdon ‒ Sources de Lumière. Par souci de cohérence, nous conserverons l’ancienne appellation, abrégée sous la forme Pays A3V, qui correspond exactement au périmètre de l’étude.

En 2002, la gouvernance du Pays, dans une démarche volontariste de mise en valeur économique de son territoire par le biais du tourisme patrimonial en complément du tourisme vert, a sollicité le service régional de l'Inventaire pour qu'il mène une étude approfondie de son patrimoine. Dans ce but, une convention d’objectif a été conclue en 2004 avec le Pays, chapeautée par une convention cadre mise en place avec le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence.

II. La méthode scientifique : le choix d'un inventaire topographique

1. Le principe d'un inventaire topographique

Le département des Alpes-de-Haute-Provence n'ayant jusqu'alors qu'été ponctuellement couvert par des opérations d'inventaire non systématique, l'opportunité offerte de rassembler des données précises et complètes sur une aire d'enquête très étendue à l'est du département a déterminé le choix de l'approche topographique, la seule à même de parvenir à une appréhension puis à une documentation globale d'une vaste partie du département.

2. L'application concrète

Les critères de l'enquête

La connaissance préalable du territoire concerné mettait en évidence pour le patrimoine architectural une dominante rurale agricole très nette. Dès lors, la principale problématique de travail s'est rattachée à l'établissement d'une typologie de ce groupe architectural. Le Pays s'étend du nord au sud entre les confins des Hautes-Alpes et la basse Provence varoise, zones bien documentées par plusieurs enquêtes topographiques réalisées dans les années 1980 et 1990. La problématique a été de déterminer l'emplacement de la zone de rupture -ou de transition - ente les typologies propres à l'architecture haute alpine et celles qui caractérisent l'architecture de la basse Provence.

L'enquête de terrain

L'étendue hors-normes du Pays, marqué par l'enclavement et une topographie très heurtée, a mobilisé un grand nombre de chercheurs du service (jusqu'à 5 suivant les années) et a fait appel à des prestations de service (étude de l'architecture agricole ou du patrimoine religieux) pour une grande partie des communes. L'enquête s'est déroulée de 2004 à 2015 pour le travail de terrain, et s'achève en 2021 pour la phase de rédaction des dossiers. Entre-temps trois années auront été consacrées à la rédaction d'un ouvrage de synthèse sur le patrimoine rural (voir ci-dessous).

L'éloignement géographique du Pays, par rapport à Marseille où le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur abrite le service de l'Inventaire général, a nécessité la mise en place d'une logistique complexe imposant, pour le repérage, des phases de présence continue en alternance avec des plages de présence dans la résidence administrative. L'éloignement mais aussi la nature du terrain de moyenne montagne ont entraîné des campagnes de repérage entre la fin du printemps et le début de l'automne ; la consultation des sources d'archives départementales à Digne s'est pour sa part échelonnée au fil de l'eau à l'année selon les besoins. La répartition des enquêtes, au sein du service, a essentiellement répondu à une organisation à critère double, chaque chercheur se voyant attribué plusieurs communes et au sein de celles-ci, l'architecture et les objets domestiques d'une part, l'architecture et les objets religieux d'autre part, en fonction des spécialités de chacun. Les éléments relevant du patrimoine industriel ont bénéficié de l'expertise d'un chercheur dédié.

Le Pays se découpe en quatre secteurs géographiques déterminés chacun par le cours d'eau qui l'irrigue. Il s'agit du secteur des vallées des trois Asses dans la partie ouest, de celui de la vallée du moyen Verdon au centre et au sud-ouest, de celui de vallée du haut Verdon (le Verdon constituant la colonne vertébrale traversant le territoire du nord au sud), de celui du bassin versant du Var à l'est et au sud-est. Le repérage a commencé par un travail de sondage en différents points de l'aire d'étude, choisis chacun dans l'un des quatre secteurs géographiques de manière à obtenir, dans les grandes lignes, un état des lieux du bâti architectural présent. Cet exercice avait vocation à élaborer des grilles de repérage pour les grandes familles qui ressortissent de l'architecture domestique vernaculaire : maisons, fermes et entrepôts agricoles.

III. Les résultats

1. Les principaux éléments patrimoniaux mis en évidence

L’étude a dégagé des éléments remarquables dont la présence n'avait pas été anticipée :

- un patrimoine proto industriel varié, lié à une petite industrie de transformation, production textile (draperies) et parfumerie (distilleries de lavande).

- le patrimoine du génie civil de la voie ferrée Nice-Digne traversant le Pays d’est en ouest, offrant une cinquantaine de ponts de plus de 10 mètres de longueur, dont 10 viaducs de plus de 100.

- un ensemble de villages fortifiés dont les plus connus du public, Colmars au nord et Entrevaux au sud, ont vu l'intervention de Vauban.

- quelques témoignages de la naissance du tourisme de moyenne montagne autour des gorges du Verdon et du col d'Allos.

- un bel ensemble d'oeuvres dues à deux peintres provençaux du 17e siècle : François Mimault et Jean André.

Exception faite de ces quelques éléments remarquables c'est fort logiquement le patrimoine agricole qui marque le paysage d’un Pays resté profondément rural. Une déprise agricole relativement précoce y a laissé subsister les vestiges de quantité d'aménagements mis en place depuis le 19e siècle afin d'exploiter au mieux un territoire somme toute peu propice à l'agriculture. L'enquête a par ailleurs révélé l'importance au sein de cette famille du patrimoine lié à la pratique de l'estive (cabanes pastorales et aménagements connexes : chemin de transhumance, enclos, bergeries).

2. Les résultats scientifiques

Du travail de repérage du bâti agricole est ressorti un nombre très important de données dont la synthèse constitue une connaissance fine du Pays. Celle-ci confirme tout en les affinant certaines hypothèses de départ - citons parmi beaucoup d'exemples l'identification précise de la limite septentrionale de l'utilisation de la tuile creuse en couverture ou la délimitation de la zone de transition entre influence provençale et alpine. Plus globalement, l'enquête, par sa méthodologie même, a permis de mieux comprendre les stratégies d'organisation d'une population rurale depuis la fin depuis l'époque moderne à travers ses modalités d'occupation et de mise en valeur de l'espace habité et exploité. Ce travail a également favorisé la prise en compte de formes patrimoniales qui n'avaient pas joui d'un éclairage mérité jusqu'à présent et en outre fait émerger des points méconnus voire ignorés en tout cas à cette échelle territoriale, laquelle offre des points de comparaison inédits.

L'enquête, par l'étendue des données récoltées et traitées, produit du savoir et ouvre des perspectives très vastes et plurielles. Dans une approche globale envisageant le Pays comme un ensemble cohérent, l'une des clefs de lecture retenues a été d'appréhender le territoire comme objet patrimonial à part entière. Le choix arrêté visait à prendre du recul par rapport à une interprétation strictement resserrée sur le bâti lui-même, afin de considérer ce dernier en relation avec son contexte d'implantation au sens large, historique, géographique, topographique, démographique, économique et social. Le territoire dès lors, analysé à travers le filtre de son caractère profondément rural, se présente comme un espace structuré par des interactions qui toutes participent à une mise en valeur du sol disponible et exploitable. L'ouvrage La ferme et le territoire restitue les résultats de ce biais selon nous structurel pour l'aire d'enquête.

L'inventaire a aussi favorisé des analyses plus ponctuelles qui participent au développement de la connaissance dans des domaines nombreux. L'étude a été l'occasion de mieux connaître le corpus de François Mimault, peintre dracénien (vers 1580-1652) et de commencer à opérer un tri entre les tableaux de Jean André, le père et Joseph André le fils, très souvent confondus par les historiens. Sur le plan de l'histoire de l'architecture, l’analyse de la chapelle Saint-Pons (à Peyroules), abandonnée, a permis de découvrir son extrême ancienneté. C’est un des rares édifices du sud de la France pouvant être rattaché au groupe des églises du début du Moyen Âge (6e-10e s. ap. J.-C.). Grâce à l’Inventaire, la chapelle a été inscrite au titre des Monuments historiques et a pu bénéficier d’une restauration.

Les dossiers

L'inventaire topographique a donné lieu à la rédaction de nombreux dossiers mobiliers (objets) et immobiliers (architecture), privés et publics, ainsi que des dossiers de synthèse d'abord à l'échelle communale pour des questions de restitution auprès de la population locale, et surtout à l'aire d'étude pour les éléments relevant des familles architecturales retenues. il s'agit des maisons, des fermes et des entrepôts agricoles, auxquels se sont ajoutés des compléments relatifs aux cabanes d'estive et ensembles pastoraux fortement représentés sur ce territoire alpin historiquement marqué par l'économie transhumante. L'aspect proto-industriel et industriel, ainsi que les ouvrages du génie civil, abondants sur la zone d'étude, ont aussi fait l'objet de dossiers collectifs : les moulins (à huile et à farine), les draperies (dans le moyen et le haut Verdon, pour une production modeste essentiellement dédiée à l'exportation), les parfumeries (sur l'ensemble du Pays, liées à la culture de la lavande et le marché grassois comme débouché économique à plus grande échelle), ainsi que les ponts et autres ouvrages de franchissement (particulièrement nombreux sur un territoire à la topographie très heurtée). Les villages aussi, dont beaucoup ont conservé des restes d'enceintes défensives et deux ont conservé leurs fortifications Vauban, méritaient une étude synthétique. Le Pays présente en outre un certain nombre de demeures seigneuriales et châteaux qui justifient par leurs caractéristiques un traitement collectif à l'échelle du territoire. Classiquement, les édicules sériels ont également fait l'objet de dossiers de synthèse à l'échelle du territoire (fontaines-lavoirs et fours à pains).

Au total, l'inventaire topographique aura donné lieu à la rédaction de 5394 dossiers répartis comme suit : 2565 dossiers architecture et 2811 dossiers objets soit respectivement 48% et 52% du corpus.

COMMUNES DU PAYS

dossiers architecture

dossiers objets

TOTAL

Allons (moyen Verdon)

33

19

52

Allos (haut Verdon)

64

137

201

Angles (moyen Verdon)

27

23

50

Annot (bassin du Var)

121

103

224

Barrême (vallées d'Asses)

42

99

141

Beauvezer (haut Verdon)

94

60

154

Blieux (vallées des Asses)

40

16

56

Braux (bassin du Var)

19

38

57

Castellane (moyen Verdon)

263

290

553

Castellet-lès-Sausses (bassin du Var)

58

66

124

Chaudon-Norante (vallées d'Asses)

34

14

48

Clumanc (vallées d'Asses)

70

60

130

Colmars (haut Verdon)

96

186

282

Demandolx (moyen Verdon)

40

23

63

Entrevaux (bassin du Var)

188

117

305

La Garde (moyen Verdon)

37

40

77

Lambruisse (vallées des Asses)

33

10

43

La Mure-Argens (moyen Verdon)

48

59

107

La Palud-sur-Verdon (moyen Verdon)

154

56

210

La Rochette (bassin du Var)

41

17

58

Le Fugeret (bassin du Var)

146

100

246

Méailles (bassin du Var)

78

65

143

Moriez (moyen Verdon)

44

100

144

Peyroules (bassin du Var)

53

77

130

Rougon (moyen Verdon)

64

50

114

Saint-André-les-Alpes (moyen Verdon)

77

69

146

Saint-Benoît (bassin du Var)

26

14

40

Saint-Jacques (vallées d'Asses)

2

44

46

Saint-Julien (vallées d'Asses)

35

35

70

Saint-Lions (vallées d'Asses)

2

26

28

Saint-Pierre (bassin du Var)

29

26

55

Sausses (bassin du Var)

38

53

91

Senez (vallées d'Asses)

48

83

131

Soleilhas (bassin du Var)

41

69

110

Tartonne (vallées d'Asses)

33

32

65

Thorame-Basse (haut Verdon)

61

125

186

Thorame-Haute (haut Verdon)

76

131

207

Ubraye (bassin du Var)

56

93

149

Val-de-Chalvagne (bassin du Var)

52

52

104

Vergons (moyen Verdon)

53

79

132

Villars-Colmars (haut Verdon)

49

55

104

TOTAL

2565

2811

5376

S’ajoutent à ces dossiers les dossiers de synthèse à l’aire d’étude, le dossier Présentation de l’aire d’étude ainsi que le dossier d’opération, soit 14 dossiers, portant le total des dossiers consacrés au Pays à 5390.

La répartition des différents dossiers par secteurs considérés du Pays s'effectue de la manière suivante :

SECTEURS

dossiers architecture

%age

dossiers objets

%age

TOTAL

%age

Vallées d'Asses (9 communes)

304

11,85%

384

13,65%

688

12,8%

Moyen Verdon (12 communes)

875

34,1%

843

30%

1718

31,95%

Haut Verdon (6 communes)

440

17,15%

694

24,7%

1134

21,1%

Bassin du Var (14 communes)

946

36,9%

890

31,65%

1836

34,15%

TOTAL

2565

100%

2811

100%

5376

100%

Il apparaît, au regard du nombre de communes constitutives de chaque secteur, que les vallées d'Asses représentent la portion de territoire non pas la moins couverte mais qui a proportionnellement donné lieu au nombre le moins élevé de dossiers, qu'il s'agisse des édifices ou des objets mobiliers. Il est possible d'avancer deux explications, parmi d'autres, de cet écart arithmétique. La première tient à la plus faible densité du bâti sur ce secteur particulier par rapport notamment à ceux du moyen Verdon et surtout du bassin du Var. Nous livrons ici la conclusion d'une analyse menée ailleurs :

"Dans les faits, une gradation dans la densité du bâti agricole opérait d’ouest en est, des Préalpes dignoises du sud aux confins septentrionaux et orientaux du Var et des Alpes-Maritimes, en passant par le bassin médian du Verdon. Quant à la zone montagneuse du haut Verdon, elle bénéficiait d’une organisation propre : le système d’économie alpine spécifique en place, nous l’avons vu, ne requérait pas la même fréquence d’implantation des dépendances agricoles qu’ailleurs sur le territoire."1

En outre, cette analyse n'est pas valable pour la seule architecture agricole, mais aussi pour les maisons concentrées dans les villages. Or, les vallées d'Asses rassemblent moins du cinquième des agglomérations du Pays (19%), quand cette proportion atteint 29% dans le bassin du Var et 36% dans le moyen Verdon (voir le dossier de référence : IA04003152). La seconde explication tient pour sa part à des modifications plus élevées du bâti sur ce secteur, qui en affectent la lecture d'un point de vue purement vernaculaire et par voie de conséquence limiteraient la pertinence scientifique de leur prise en compte.

Les publications

Les résultats ont donné lieu à la publication de sept ouvrages qui s'inscrivent dans les collections de l'Inventaire général. Il s'agit de six Parcours du patrimoine et d'un Cahier du patrimoine mettant en valeur différents aspects saillants du territoire d'étude. Ce sont, par ordre chronologique de parution :

- BUFFA, Géraud, Le train des Pignes. Ligne des Chemins de fer de Provence, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 357, 2011, 72 p.

- DEL ROSSO, Laurent, MOSSERON, Maxence, Habiter l'alpage. Cabanes d'estive au fil du Verdon, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 396, 2015, 88 p.

- BUFFA, Géraud, Distiller la lavande à Barrême, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 398, 2015, 72 p.

- BUFFA, Géraud, La minoterie des Alpes, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 403, 2015, 64 p.

- MASSON-LAUTIER, Maïna, Eglises d'Entrevaux. Balades dans l'ancien évêché de Glandèves, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 405, 2016, 88 p.

- MASSON-LAUTIER, Maïna, Colmars-les-Alpes. Balades d'églises en chapelles, Lyon, Lieux Dits, collection Parcours du Patrimoine, n° 424, 2018, 86 p.

- BRUNET, Marceline, DEL ROSSO, Laurent, LAURENT, Alexeï et MOSSERON, Maxence, La ferme et le territoire en haute Provence, Marceline Brunet (dir.), Lyon, Lieux Dits, 2019, 408 p.

Un septième Parcours du patrimoine paraîtra en 2022 consacré au patrimoine religieux de la vallée de la Vaïre.

Par ailleurs l'étude a été l'occasion de publier des articles, qu'ils soient la conséquence d'une intervention ou de participation lors de journées d'études, de colloques divers voire d'expositions, ou rédigés à l'occasion de livraisons périodiques dans différentes revues qui occupent tout l'éventail du champ éditorial, depuis la publication accessible jusqu'à l'article d'érudition.

b. La "chaîne patrimoniale" : de l'opération d'inventaire au développement territorial

Secrets de Fabriques

L'inventaire du Pays, initié et accompagné par les élus locaux, réalisé par le service de l'Inventaire de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur selon ses normes méthodologiques, a en outre servi à alimenter un projet de développement fondé sur la valorisation du patrimoine industriel ou proto-industriel. Réunis sous le label "Secrets de Fabriques", quatre principaux sites de production relevant d’activités économiques propres au territoire ont été choisis pour leur potentiel de visite et de fréquentation :

- Tout au nord, sous le col d’Allos, la zone de l’industrie drapière en lien avec l’élevage ovin a été mise en circuit et balisée, en complément d’une application gratuite pour smartphone et tablette qui permet la découverte du patrimoine de l’estive et des anciennes filatures dans le cadre de randonnées pédestres.

-  Dans le moyen Verdon, les collectivités ont acheté deux édifices industriels (une minoterie et une distillerie de lavande) restés intactes depuis leur fermeture dans les années 1970. Restaurés par un architecte du patrimoine et transformés en centre d’interprétation, les deux sites ont été ouverts à la visite en 2015.

- Dans le sud de la zone, à Entrevaux, le site des moulins à huile fait lui aussi l’objet d’une ouverture à la visite et d’une application smartphone.

Toutes ces réalisations ont fait l’objet d’une réflexion conjointe entre le service et le Pays qui a largement associé l’Inventaire à tous les stades des projets. L’Inventaire a aussi contribué à la médiation, soit par la mise à disposition de toutes ses ressources documentaires et iconographiques, soit directement en rédigeant les textes des applications de visites des sites.

Vers un label Pays d'Art et d'Histoire

Sur le plan administratif, le Pays devenu communauté de communes Alpes, Provence, Verdon (CCAPV) a posé sa candidature pour l'obtention du label "Pays d'art et d'histoire". La documentation amassée lors de l'étude, les réflexions et synthèses patrimoniales élaborées lors de l'inventaire vont continuer à être sollicitées pour alimenter la candidature tout d'abord puis l'offre patrimoniale proposée au public.

1Voir Brunet, Marceline, Del Rosso, Laurent, Laurent, Alexeï et Mosseron, Maxence, La ferme et le territoire, 2019, p. 221.
Aires d'étudesPays Asses, Verdon, Vaïre, Var

Références documentaires

Bibliographie
  • BRUNET, Marceline. Etude de cas : le cadre d'intervention du service Inventaire et Patrimoine en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans Une aventure de l'esprit. L'Inventaire général du patrimoine culturel / Actes du colloque "1794, 1964, 2004, 2014. Dynamiques d'une aventure de l'esprit : l'Inventaire général du patrimoine culturel", Paris, 5-7 novembre 2014. Collection Cahiers du Patrimoine, n° 115. Lyon : Lieux Dits, 2016, 232 p., ill., p. 133-140.

    p. 140.
  • BRUNET, Marceline, DEL ROSSO, Laurent, LAURENT, Alexeï et MOSSERON, Maxence. La ferme et le territoire en haute Provence, dir. Marceline Brunet. Collection Cahiers du Patrimoine, n° 119. Lyon : Lieux Dits, 2019, 408 p.

  • BUFFA, Géraud. Le train des Pignes. Ligne des Chemins de fer de Provence. Collection Parcours du Patrimoine, n° 357. Lyon : Lieux Dits, 2011, 72 p.

  • BUFFA, Géraud. Distiller la lavande à Barrême. Collection Parcours du Patrimoine, n° 398. Lyon : Lieux Dits, 2015, 72 p.

  • BUFFA, Géraud. La minoterie des Alpes. Collection Parcours du Patrimoine, n° 403. Lyon : Lieux Dits, 2015, 64 p.

  • DEL ROSSO, Laurent, MOSSERON, Maxence. Habiter l'alpage. Cabanes d'estive au fil du Verdon. Collection Parcours du Patrimoine, n° 396. Lyon : Lieux Dits, 2015, 88 p.

  • MASSON-LAUTIERE, Maïna. Eglises d'Entrevaux. Balades dans l'ancien évêché de Glandèves. Collection Parcours du Patrimoine, n° 405. Lyon : Lieux-dits, 2016, 88 p.

  • MASSON-LAUTIER. Maïna. Colmars-les-Alpes. Balades d'églises en chapelles. Collection Parcours du Patrimoine, n° 424. Lyon : Lieux-dits, 2015, 88 p.

  • Balades d'églises en chapelles dans la vallée de la Vaïre. Annot, Méailles, Le Fugeret. Collection Parcours du Patrimoine, n+427. Lyon : Lieux-dits, 2022, 88 p.

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Brunet Marceline - Mosseron Maxence
Mosseron Maxence (1976 - )

Chercheur au Service régional de l'Inventaire de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur (2007- )


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