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  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
  • Commune Marseille 16e arrondissement
  • Lieu-dit l' Estaque, quartier de la Falaise
  • Adresse 108 à 112 chemin de la Nerthe
  • Cadastre 1978 Estaque O 78, 79
  • Dénominations
    immeuble
  • Appellations
    Maison Chauffert
  • Parties constituantes non étudiées
    boutique, cour, remise

Immeubles situés sur un délaissé entre la nouvelle voirie, la ligne ferroviaire et la propriété Helvetia (Référence IA13001312). L'encadrement des baies en briques marque peut-être la différence entre la partie construite en 1883 et la partie construite au début du 20e siècle. Mais on peut noter l'unification des façades par un même type d'enduit, un même dessin des baies, un même couronnement. Ces immeubles sont contemporains des cités ouvrières construites par la Société des produits chimiques de l'Estaque (Référence IA13001293) et de l'immeuble à logements dit Château Bovis (Estaque parcelles D 40 et 108, non étudié) construit en 1885 (cadastre).

Après avoir acquis en 1876 une usine à chaux hydraulique et en 1880 des terrains, situés de l'autre côté de la voie ferrée, Joseph Chauffert et Eugène Gabert, négociants aux Pennes-Mirabeau, acquièrent des propriétaires de Château Fallet, en 1882, une étroite bande de terrain d'environ deux cent quatre-vingt mètres carrés. Sur ce délaissé entre l'ancien et le nouveau chemin créé par la construction du chemin de fer, Joseph Chauffert, désigné aussi comme "maître-maçon" édifie ou fait édifier une "maison" et une "maison et remise" en 1883 (cadastre). Le recensement de 1886 mentionne une maison Chauffert, habitée par sept (ou dix) ménages dont les chefs sont employé, mineur, mécanicien, tuilier, journalier, jardinier.

Lors du partage successoral de 1903 entre les enfants Chauffert, ces deux immeubles qui comptent alors sept fenêtres aux étages et vingt mètres de façade sur route échoient à Anne-Augustine Chauffert épouse de Marius Long, fabricant de chaux, qui fait construire vers 1910 l'immeuble le plus méridional, sur un terrain résiduel de quatre-vingt-cinq mètres carrés, acquis en 1902.

Isolés, ne s'inscrivant pas dans la continuité d'un alignement, ces trois immeubles de rapport sont unifiés sous un même trame de façade. L'ensemble suit la courbure du chemin de la Nerthe, l'angle est traité en pan coupé. Ancien commerce de bonneterie prêt-à-porter.

  • Murs
    • calcaire
    • tuile en gros oeuvre
    • enduit
    • moellon sans chaîne en pierre de taille
  • Toits
    tuile plate mécanique
  • Étages
    rez-de-chaussée, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre
  • Typologies
    enduit ciment ; petit immeuble urbain
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • Recensement de population : listes nominatives pour Marseille, 1886. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 6 M 276-277

  • Partage entre les hoirs Chauffert (à l'Estaque, Marseille), 1903. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 365 E 443.

Documents figurés

  • Vente d'un terrain à l'Estaque (Marseille) [Plan de la parcelle vendue par Georges Martin à Joseph Chauffert et Gabert - Acte du 3 avril 1882. ] /Dessin à l'encre sur papier calque, 1882 . Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 365 E 245.

Date d'enquête 2000 ; Dernière mise à jour en 2006