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  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Saint-André-les-Alpes
  • Hydrographies l'Issole
  • Commune La Mure-Argens
  • Lieu-dit le Plan
  • Cadastre 1838 D 37 ; 1983 D 208, 673, 672, 695, 697
  • Dénominations
    usine textile, minoterie
  • Appellations
    draperie Pascal, puis minoterie des Alpes
  • Parties constituantes non étudiées
    pigeonnier, logement d'ouvriers, atelier de fabrication, logement patronal, bief de dérivation

En 1826-1827, André Pascal aménage une draperie dont les mécanismes sont mis en mouvement par les eaux de l'Issole dérivée. La fabrique n'occupait qu'une partie des bâtiments actuels. Elle subit un important incendie en 1861. Par arrêté du 23 novembre 1861, Joseph Pascal est alors officiellement autorisé à établir une fabrique de draps sur ce site. Le bâtiment tout en longueur du moulin est dédoublé au nord sur sa moitié ouest par un nouveau corps de bâtiment où se faisait le lavage de la laine puisqu'on y trouve encore les traces d'un ancien foyer. Édouard Dol en devient propriétaire par la suite. L'activité cesse vers 1895. Achille Dol aménage alors une minoterie qui fonctionnera jusqu'en 1972. Elle s'approvisionnait en blés de la région pour une petite part, et surtout de blés en provenance du centre de la France et de la région du Mans (témoignage oral de M. Ernest Dol). La minoterie pouvait broyer jusqu'à 15000 quintaux de blé par an. La turbine installée au début du 20e siècle permettait aussi d'alimenter en électricité la limacière (IA04000430) située quelques dizaines de mètres en aval sur le cours de l'Issole. La draperie employait quelques dizaines de personnes au 19e siècle, et même jusqu'à 80 ouvriers dans les années 1850. Présence de machines de production.

Le bâtiment de la minoterie, tout en longueur, aligne plus de 70 m de façade en maçonnerie de moellons. Il est couvert pour l'essentiel en longs pans de tuiles creuses. La partie est était réservée aux logements de la famille qui exploitait la minoterie. Dans la moitié ouest se lit l'histoire du bâtiment. Ainsi, l'extrémité ouest, avec ses fenêtres rapprochées, directement héritées de l'époque de la draperie, se distingue de la partie centrale, où ont été aménagés les mécanismes de la minoterie et dont l'élévation a été refaite avec des baies beaucoup plus espacées. Il est aussi possible que ces travaux aient été consécutifs à l'important incendie de 1861. Une inscription barre cette façade : Minoterie des Alpes. L'usine comprend 5 étages. Dans le premier, quasi entièrement enterré, ne se trouve que le canal de fuite. Un étage de soubassement, qui n'apparaît en élévation que dans la moitié ouest de l'usine, abrite la turbine, le grand arbre de transmission ainsi que les bases des silos à grains et à farines et des élévateurs à godets qui montent jusqu'aux combles. C'est également là qu'on peut observer les derniers vestiges de l'époque de la draperie (à l'exception des canaux d'amenée et de fuite) : les traces des grandes cuves qui servaient à nettoyer la laine. A l'étage du rez-de-chaussée surélevé sont disposés les quatre broyeurs de marque G. Davério (IM04001354), une trieuse, une essoreuse et la commande, au moyen d'un volant, de l'arrivée de l'eau dans la turbine (IM04001553), équipée d'un régulateur de Watt. Au premier étage se trouvent un tarare (IM04001357) et l'ensachage et au deuxième sont alignés les cylindres centrifuges, les plansichters (IM04001356), une filtreuse à air pulsé, une épointeuse et les sommets des silos. C'est également à cet étage qu'a été conservé un pigeonnier de 220 boulins.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Énergies
    • énergie hydraulique
    • turbine hydraulique
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée, []
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler