Chargée de mission inventaire du patrimoine culturel du Pays de Vence (06) depuis mars 2021.
- inventaire topographique
- (c) SIVOM Pays de Vence
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays de Vence
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Commune
Gattières
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Adresse
16 rue Torrin et Grassi
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Cadastre
1833
B
340 ; 342
;
2025
B
156
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Dénominationsmaison, hôtel de voyageurs
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Parties constituantes non étudiéescellier, remise, étable, hôtel de voyageurs
I. Commentaire historique
Cette maison a pu être édifiée au cours de l'Epoque moderne. A l'exception de son emplacement, en bordure du village ancien, aucun élément ne permet de situer sa construction plus tôt. Une partie de la maison couvre le début de la rue des Ferrailles, dont le toponyme signifie en dehors de l’enceinte.
En 1833, la maison appartient à quatre propriétaires distincts et comptabilise quatre ouvertures imposables. Le passage couvert n’est pas figuré sur le cadastre napoléonien, sa construction est donc peut-être ultérieure même si cela parait peu probable. Cette multipropriété perdure jusqu’en 1921, date à laquelle Maurice Vergnette récupère l’essentiel de la propriété (sol de maison et maison) ainsi que la parcelle 340 au sud indiquée comme « emplacement ». Seule une petite partie de la maison comprenant une ouverture imposable est détenue par un autre propriétaire, Antoine Castelli, qui possède également l’emplacement parcelle 341, accolé au précédent.
Plan de masse et de situation d'après le cadastre de 1833 (section B, parcelles 340 et 342).
Cette maison a occupé la fonction d’hôtel pendant une partie du 20e siècle, comme l’attestent les restes de l’enseigne visible sur l’élévation nord et les témoignages des habitants. Les façades ont été harmonisées lors de la création de l’établissement, sans doute pas avant 1921. L’hôtel a été vendu à des particuliers dans les années 1960 et réhabilité en logis.
211 – GATTIERES (Alpes-Maritimes). – Vue générale [Vue de la maison au plus tard en 1913].
II. Analyse architecturale
Plan de masse et de situation d'après le cadastre de 2024 (section B, parcelle 156).
1. Organisation générale et mise en œuvre
Cette maison a été construite au sud-ouest du bourg intra-muros, au sein d’un îlot formant la bordure du village ancien. Installée parallèlement au sens de la pente, elle est mitoyenne de deux maisons, intégralement à l’ouest et partiellement à l’est (deuxième niveau seulement). La partie orientale de la maison s’élève sur la rue des Ferrailles et forme ainsi un passage couvert. Au nord, la maison est longée par la rue Torrin et Grassi, axe principale du village, au sud elle est bordée par des jardins anciennement cultivés.
Vue aérienne prise du dessus.
Vue de situation prise du sud.
Vue d'ensemble prise du nord-ouest.
Passage couvert, vue d'ensemble prise du nord-est.
La maison s’étend sur une parcelle de 50 mètres carrés et s’élève sur trois niveaux dont un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Elle est construite en maçonnerie de moellons calcaires, sans chaînage d'angle. Les faces nord et sud sont couvertes d’un enduit lisse, celle à l’est est à pierres vues. La toiture de la maison est à longs pans et couverte de tuiles creuses.
2. Description des façades
2.1. Façade principale au nord
Vue d'ensemble prise du nord-est.
L’élévation nord constitue la façade principale de la maison. Elle s’étend sur trois travées de deux niveaux. L’entrée du logis se situe au premier niveau de la travée centrale. La partie est, construite au-dessus de la rue des Ferrailles, constitue une prolongation du deuxième niveau de la maison. Cette façade a été couverte d’un enduit lisse de couleur jaune clair encadré d’un bandeau blanc souligné d’un liseré rouge. Le soubassement est rehaussé d’une haute plinthe mouchetée de couleur rouge, réalisée à la tyrolienne. Les vestiges de décors peint subsistent au centre de la façade où l’on peut lire l’inscription HOTEL et voir de fausses corniches et encadrements peints.
Elévation nord, deuxième niveau.
Elévation nord, premier niveau. Restes du décor peint avec l'inscription HOTEL.
Les encadrements de la porte du logis et des baies ont été façonnés au ciment. Au deuxième niveau, les trois grandes baies sont traitées avec feuillure et occultées par des persiennes articulées peintes en vert clair, de même que la menuiserie des fenêtres.
Elévation nord, deuxième niveau. Travée centrale, baie de logis.
L’avant-toit est constitué de deux rangs de génoises peints en rouge.
2.2. Façade sud
Au sud, la maison s’élève en deux volumes : un étage de soubassement en aval couvert d'une terrasse d'environ sept mètres de profondeur, deux étages aménagés en amont de la terrasse.
Vue d'ensemble prise du sud-ouest.
Le premier niveau, autrefois indiqué comme « emplacement » dans le cadastre ancien, se distingue nettement du reste de la maison par sa mise en œuvre et son usage. Son soubassement est assez haut, sans doute pour rattraper l’importante déclivité du terrain. La maçonnerie est restée brute et les deux jours sont constitués de moellons disparates et couverts d’un linteau en bois.
Elévation sud, premier niveau.
Au-dessus, les deux niveaux de la maison ont été couvert d’un enduit lisse de couleur beige plus récent que celui de la façade nord. Cette élévation sud s'ouvre au deuxième niveau sur une grande terrasse protégée par un auvent moderne qui remplace une treille visible sur des cartes postales anciennes. On y accède par deux porte-fenêtre. Le troisième niveau est ajouré de deux baies occultées par des persiennes. L’avant-toit est constitué d’un rang de génoises peint en beige.
2.3. Elévation orientale et passage couvert
Passage couvert, vue d'ensemble prise du sud-est.
Elévation est, premier niveau. Porte charretière.
L’élévation orientale, incluse dans le passage couvert, ne compte qu’un seul niveau de soubassement, avec une porte charretière située au sud de la façade, accessible par un degré de deux marches. Cette porte présente un encadrement en brique de forme segmentaire et est couverte par un passage voûté en moellons, soutenant une extension d'une autre maison située plus au sud. Deux soupiraux en briques creuses permettent d’éclairer et d’aérer la cave. La maçonnerie, en moellons calcaires, ponctuée d’inclusions de briques et de galets, est couverte d’un enduit rustique.
Le passage couvert par la maison la soutien par un plancher à pannes sur solives en bois, de même que ses extrémités. Il s’étend sur environ sept mètres, mais seule la moitié nord constitue une extension de la maison étudiée. La moitié sud est reliée à la maison mitoyenne à l’est.
3. Fonctions intérieures
La maison n’a pas été visitée, mais quelques indications ont été fournies par les habitants. L’étage de soubassement accueillait un cellier servant aussi de remise-étable. Le rez-de-chaussée surélevé et l'étage carré étaient réservé à un usage domestique (logis et hôtel).
Cette maison a pu être édifiée au cours de l'Epoque moderne. A l'exception de son emplacement, en bordure du village ancien, aucun élément ne permet de situer sa construction plus tôt. Elle apparait sur le cadastre napoléonien levé en 1833, mais son extension au-dessus de la rue des Ferrailles n'est pas figurée à l'inverse d'autres rues couvertes. Même si cela est peu probable, le passage couvert pourrait donc être postérieur.
En 1921, le propriétaire Maurice Vergnette, rassemble l'essentiel de cette propriété. C'est probablement lui qui crée un établissement hôtelier, qui occupe le bâtiment jusque dans les années 1960 environ.
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Période(s)
- Principale : Temps modernes , (incertitude)
- Secondaire : 1er quart 20e siècle
Cette maison, installée au sud-ouest du village, parallèlement au sens de la pente, s’élève sur trois niveaux dont un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Elle possède une extension à l'est, construite au-dessus de la rue des Ferrailles, formant un passage couvert. L'ensemble est construit en maçonnerie de moellons calcaires, sans chaînage d'angle. Les faces nord et sud sont couvertes d’un enduit lisse, celle à l’est est à pierres vues. La toiture de la maison est à longs pans et couverte de tuiles creuses. A l'intérieur, l’étage de soubassement accueillait un cellier servant aussi de remise-étable. Le rez-de-chaussée surélevé était réservé au logis et était desservi par un escalier dans-œuvre.
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Murs
- calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
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Toitstuile creuse
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
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Couvertures
- toit à longs pans
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre
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TypologiesA1 : maison avec partie agricole, artisanale ou commerciale en partie basse
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Précision représentations
L'enduit de la façade nord a été agrémenté de décors peint dont subsiste quelques fragments au centre : l’inscription HOTEL peinte en rouge, de fausses corniches et encadrements peints en rouge également. La façade est bordée d'un bandeau de couleur blanche, réhaussé d'un liseré rouge.
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) SIVOM Pays de Vence
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice
- (c) SIVOM Pays de Vence
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ministère de l’économie et des finances
- (c) SIVOM Pays de Vence
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Documents d'archives
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Etat des sections du cadastre napoléonien de la commune de Gattières, 1834. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 556.
Parcelles 340 et 342. -
Matrice cadastrale des propriétés foncières de la commune de Gattières, 1839-1913. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 557.
Folios 46, 48, 125, 195, 291, 460, 512, 526, 593, 643 et 710. -
Matrice cadastrale des propriétés bâties de la commune de Gattières, 1881-1911. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 561.
Cases 67, 119 et 130. -
Matrice cadastrale des propriétés bâties de la commune de Gattières, 1913-1940. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 562.
Cases 41 et 121. -
Matrice cadastrale des propriétés non bâties de la commune de Gattières, 1913-1940. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 559.
Folio 363.
Documents figurés
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Plan cadastral de la commune de Gattières, 1833. / Dessin à l’encre sur papier, par Monsieur Granet et Monsieur Léandre Fouque, géomètres du cadastre, 1833. Echelle de 1 à 1250. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25 FI 64/1/A0-A1/COM-1/A2-1/B-C1/COM-C2/COM-D/COM-DD/COM.
Section B, parcelles 340 et 342. -
211 – GATTIERES (Alpes-Maritimes). – Vue générale. / Carte postale en noir et blanc, éditée avant 1913. Edition Neurdein Frères, imp. Crété, Succ : Paris-Corbeil. Collection particulière.
Vue de la maison au plus tard en 1913.
Chargée de mission inventaire du patrimoine culturel du Pays de Vence (06) depuis mars 2021.
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