Dossier d’œuvre architecture IA06004659 | Réalisé par
Vidal Julie (Contributeur)
Vidal Julie

Chargée de mission inventaire du patrimoine culturel du Pays de Vence (06) depuis mars 2021.

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  • inventaire topographique
Maison
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) SIVOM Pays de Vence
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de Vence
  • Commune Gattières
  • Adresse 1 rue des Ormeaux
  • Cadastre 1833 B 264  ; 2024 B 675
  • Dénominations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    remise, étable, séchoir, resserre

Cette maison remplace une première construction sans doute édifiée au cours de l’époque Moderne. En 1833, celle-ci est figurée sur le cadastre napoléonien, parcelle 264. Il s’agit d’une maison rurale – appartenant à Jean-Louis Féraud, médecin à Vence – imposée comme un bâtiment agricole, ce qui sous-entend qu’elle est seulement utilisée à cette fin et non en tant qu’habitation. De 1846 à 1885, la maison appartient à Pierre Raybaud, maréchal-ferrant. En 1877, il déclare qu’une nouvelle construction a été effectuée sur cette parcelle, rue du Puy, et qu’elle compte cinq ouvertures imposables. Celle-ci a une emprise au sol plus importante que la précédente : côté nord, son élévation a été avancée d'1,5 mètre et n’est plus alignée avec celle de la maison accolée à l’ouest comme cela apparaissait sur le cadastre ancien.

Le propriétaire suivant, Gaspard Raybaud, effectue lui aussi d’importants travaux : entre 1885 et 1889, le nombre d’ouvertures imposables passe de 5 à 11. Cela correspond très probablement à une surélévation d’au moins deux niveaux puisque six nouvelles baies de logis sont créées, ce qui semble correspondre aux baies du troisième et du quatrième niveau de l’élévation sud. Une cour close a été délimitée au nord de la maison, sans doute au cours d’une de ces deux phases de travaux.

A partir de 1926, la femme du nouveau propriétaire, Adrien Papon, crée une salle de classe dans la pièce située au nord du deuxième étage carré où elle dispense un enseignement privé pour cinq ou six élèves pendant plusieurs années. En 1962, l’étage de comble, jusque-là occupé par un séchoir, a été surélevé pour y augmenter l’espace habitable disponible (témoignage oral des derniers occupants). Les marques de surélévation visibles sur le mur sud témoignent de cet aménagement. Deux appartements sont depuis habités dans cette maison.

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes , (incertitude)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle, 4e quart 20e siècle
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle

Cette maison a été construite à l’extrémité nord-est du bourg intra-muros, dans l’angle d’un îlot longitudinal. Installée perpendiculairement au sens de la pente, elle est mitoyenne de deux maisons à l’ouest et au sud et longée par la rue des Ormeaux (anciennement rue du Puy) à l’est. Au nord, elle dispose d’une cour close d’environ 40 mètres carrés, elle-même bordée par la place des Ormeaux. La maison s’étend sur environ 50 mètres carrés et s’élève sur cinq niveaux avec un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et trois étages carrés. Le troisième étage carré était initialement un étage de comble.

La maison est construite en maçonnerie de moellons calcaires, y compris les chaînes d’angle, et couverte d’une enduit lisse très détérioré, laissant apparaître la maçonnerie en de nombreux points. Sur la façade principale à l’est, cet enduit était à l’origine de couleur jaune, avec un bandeau blanc vertical de part et d'autre de la façade formant un cadre. Le soubassement est rehaussé d’une haute plinthe mouchetée de couleur beige, réalisée à la tyrolienne.

Sur l’élévation orientale, deux entrées permettent d’accéder à l’étage de soubassement : une porte piétonne au nord, accessible en empruntant une volée de cinq marches maçonnées, et une porte charretière au centre, accessible grâce à une rampe d’accès maçonnée longeant la façade depuis le nord. La première porte est couverte d’un linteau en bois, la seconde présente un encadrement en pierres de taille calcaires avec un arc segmentaire.

L’accès au rez-de-chaussée surélevé s’effectue par la porte du logis, façonnée au mortier, située dans l’angle ouest de l'élévation nord. Les baies ont toutes été façonnées au mortier. Celles des élévations nord et ouest sont de simples jours de petites dimensions, celles à l’est sont bien plus amples et traitées avec feuillures. Elles étaient sans doute toutes occultées par des persiennes articulées, comme c’est encore le cas pour les fenêtres du quatrième niveau. Au troisième niveau, un balcon en ferronnerie a été installée au centre de la façade. L’avant-toit et les saillies de rives ne sont marqués que par le débord des tuiles plates mécaniques couvrant la toiture à un pan, qui ne constitue pas la couverture initiale.

La maison n’a pas été visitée, mais quelques indications concernant les fonctions intérieures ont été fourni par une ancienne habitante. L’étage de soubassement accueillait une étable dont subsistent les râteliers des mangeoires et une remise pour le charbon, une resserre au nord. Deux appartements occupent le rez-de-chaussée surélevé et les trois étages carrés. Ils sont desservis par un escalier à retour dans l'angle nord-ouest, éclairé par un jour à chaque niveau. Les marches sont couvertes de carreaux de terre cuite (tomettes). Avant la surélévation du cinquième niveau, cet étage accueillait un comble réservé à un séchoir.   

  • Murs
    • calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
  • Toits
    tuile plate mécanique
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Typologies
    A3a : maison avec parties agricoles en parties basses et hautes
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents d'archives

  • Etat des sections du cadastre napoléonien de la commune de Gattières, 1834. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 556.

    Parcelle 264.
  • Matrice cadastrale des propriétés foncières de la commune de Gattières, 1839-1913. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 557.

    Folios 109, 317 et 618.
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties de la commune de Gattières, 1881-1911. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 561.

    Cases 135 et 137.
  • Matrice cadastrale des propriétés non bâties de la commune de Gattières, 1913-1940. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 3 P 559.

    Cases 31 et 137.

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Gattières, 1833. / Dessin à l’encre sur papier, par Monsieur Granet et Monsieur Léandre Fouque, géomètres du cadastre, 1833. Echelle de 1 à 1250. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25 FI 64/1/A0-A1/COM-1/A2-1/B-C1/COM-C2/COM-D/COM-DD/COM.

    Section B, parcelle 264.
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2025
(c) SIVOM Pays de Vence
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Vidal Julie
Vidal Julie

Chargée de mission inventaire du patrimoine culturel du Pays de Vence (06) depuis mars 2021.

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