Dans le cadastre de 1699, cet emplacement fait partie d'un « plassage appartenant à la Communauté appelé le Barry ». Il s'agit alors d'un espace libre situé au pied de la courtine sud de l'enceinte fortifiée et faisant office de lices : elles sont aujourd'hui réduites à l'actuelle impasse.
Aucun aménagement hydraulique ne figure à cet emplacement sur le plan cadastral de 1839. On ignore la date précise de la construction du bassin, sans doute dans le courant de la seconde moitié du 19e siècle, mais il existe de façon sûre en 1890. A cette date, un projet dressé par l'agent voyer cantonal Faure concerne deux lavoirs : un nouveau qu'il faut établir à la Catalane (projet abandonné) et le « lavoir de la Placette » qu'il faut couvrir. Au sujet de ce dernier, le dessin montre que le bassin actuel existe déjà à cette date. Le projet prévoit la construction d'un pilier en brique, placé à l'angle sud-est du bassin, sur lequel reposera une poutrelle métallique destinée à recevoir un toit en appentis appuyé sur ses côtés nord et ouest aux bâtiments mitoyens. La couverture est prévue en tôle galvanisée. Le coût de ces travaux est de 116 francs et le projet est approuvé par le préfet en mars 1892.
Mais la construction du nouveau lavoir dit Lavoir de la Place (voir dossier IA05001634) absorbe tous les crédits et la commune cherche des solutions alternatives. Ainsi, en août 1892, une convention est passée entre la commune et le propriétaire voisin du « petit lavoir de la Placette » afin de financer sa couverture par un toit-terrasse sur voûtains. Les coûts prévus devront être partagés et le voisin aura jouissance de « la terrasse formant couverture du lavoir » en échange de son entretien. Une fois encore, ce projet n’aboutit pas.
Le toit actuel avec sa structure reposant sur une colonne en fonte date vraisemblablement de la fin des années 1890 ou du premier quart du 20e siècle.
Agent voyer cantonal à Rosans (Hautes-Alpes) à la fin du 19e siècle. Signe aussi : Faure-Vages.