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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton bassin du Rhône - Martigues
  • Hydrographies canal de Caronte
  • Commune Martigues
  • Lieu-dit port de Caronte, gare de Martigues-Lavéra
  • Cadastre 2008 BX 1
  • Dénominations
    viaduc, pont mobile
  • Précision dénomination
    viaduc ferroviaire pont tournant
  • Appellations
    viaduc de Caronte

Le viaduc ferroviaire du canal de Caronte est un des ouvrages d'’art édifiés sur la ligne de chemin de fer de Marseille à Miramas. Cette dernière, projetée dès 1886, a été mise en place entre 1907 et 1915 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Le pont a été conçu par Paul Séjourné, alors ingénieur en chef au PLM, puis construit, à partir de 1907, par Schneider et Compagnie et Daydé pour les parties métalliques, par Fougerolles pour les piles. Achevé en 1913, après six ans de chantier, le viaduc n'est mis en service qu'en octobre 1915 au moment de l’'ouverture de la ligne ferroviaire. La partie tournante et une travée fixe sont dynamitées en août 1944 par les Allemands. La circulation est rétablie en 1946 grâce à un pont levant provisoire. L’'ouvrage est reconstruit quasiment à l'identique entre octobre 1952 et décembre 1954, de nouveau par Schneider et Cie. Les moteurs à essence d'origine sont alors remplacés par des moteurs électriques. La dernière restauration, visant essentiellement à repeindre les parties métalliques, date de 2007-2008.

Le viaduc ferroviaire de Caronte permet à la ligne ferroviaire de Marseille à Miramas de franchir le canal de Caronte (Référence : IA13004127) situé entre l’'étang de Berre et la mer Méditerranée, à l’'ouest de l'agglomération de Martigues et du viaduc autoroutier de l'A. 55 (Référence : IA13004082). L'’ouvrage a une longueur de 943 m, dont 114 m pour la partie tournante en deux volées de 57 m. Y compris ces dernières, il comporte huit travées de 82,50 m de long côté sud et deux de 51 m côté nord, soit un total de douze travées. Le tablier est en treillis en acier riveté, soutenu par deux culées et onze piles en maçonnerie de pierre de taille. La partie tournante pivote autour d'’un axe sur une lentille de bronze. Le mécanisme, à l'origine actionné par des moteurs à essence, l'est aujourd'hui par deux moteurs électriques. Les deux volées reposent sur une tour ronde creuse. La cabine de commande se trouve au niveau du tablier au-dessus de la pile. Quand elle est fermée, la travée mobile est haute de 23 m, autorisant le passage de bateaux d’une taille importante, de manière à limiter le nombre de rotations. Ouverte, elle dégage un chenal navigable de 43 m de largeur. Les quatre voies culminent à près de 25 m de hauteur.

  • Murs
    • acier
    • pierre pierre de taille
  • Typologies
    pont en poutre en treillis ; pont mobile
  • Techniques
    • maçonnerie

Formulaire équipements Rhône

  • Nature de localisation en usage
  • Statut de la propriété
    propriété d'une société privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • /Pont tournant de Caronte original en position ouverte pour le passage des navires.. auteur inconnu, Archives municipales, Martigues, 3Fi - pont et travaux.

    Archives municipales, Martigues : 3Fi - pont et travaux

Documents d'archives

  • Pont tournant de Caronte, réglementation. 1914-1938. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille: 6S 801.

Bibliographie

  • Canat, Gabriel . La ligne de Miramas à l´Estaque. Le viaduc de Caronte. Dans Annales des Ponts et chaussées, 9e série, t. XIII, 1913, janvier-février, n° 27, p. 584-593.

    p. 584-593
  • Carpentier, L. Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. Dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946

    p. 319-330
  • Contencin, Louis. Abrégé de l´histoire de Martigues. Martigues : Syndicat d´initiatives de Martigues, 1963.

    p. 32, p. 34-35
  • Courtot, Roland, Girard, Nicole, Monnier, Gérard. Le guide de Martigues et de l´étang de Berre. La Manufacture: Lyon, 1988.

    p. 23, p. 67
  • Mauguin, Jules. Chemins de fer : Ligne de Miramas à L´Estaque-Marseille (Chemins de fer de Paris à Lyon à la Méditerranée). dans Le Génie civil, t. LXVII, n° 22, 27 novembre 1915

    p. 337-341

Documents figurés

  • Tablier Krupp. Ensemble et détail [du viaduc provisoire] / Dessin, 1946. Extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 324, Fig. 11.

  • Dispositions d'ensemble de la travée levante [du viaduc provisoire]. / Dessin, 1946, extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 324, Fig. 10.

  • Dispositions d'ensemble du pont provisoire. / Dessin, 1946. extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 322, Fig. 7.

  • Travée tournante, dispositions projetées. / Dessin, 1946, extrait de Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 322, Fig. 6.

  • Premier levage de la travée levante [du viaduc provisoire] / Photographie de 1946 extraire de : Un problème difficile : la reconstruction du viaduc de Caronte. / Carpentier L. dans la revue Travaux, n° 143, sept. 1946, p. 327, Fig. 17.

  • Viaduc de Caronte /Dessin, 1/200, 62,5 x 15 cm, 1942. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1937 W 432. Extrait d'un recueil de plans du Canal de Marseille au Rhône.

  • Etang de Berre, viaduc de Caronte détruit par les Allemands à la Libération est remis en circulation / 1 photogr. pos. Photographe anonyme n. et b., 9 juillet 1946. Bibliothèque nationale de France, Paris : Va. 13, t. 9, H. 113403).

    Notes : Restauration du viaduc de Caronte.

Date d'enquête 2011 ; Dernière mise à jour en 2012