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immeubles à logements et maison

Dossier IA13000889 inclus dans quartier de l'Estaque-Gare réalisé en 2000

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Ensemble caractéristique des immeubles à maison de fond, fréquents à Marseille. Le décor de frise de céramique ou de carreaux-ciment est également représentatif de l'habitat de la petite ou moyenne bourgeoisie des banlieues marseillaises à la fin du 19e siècle.

L'immeuble sur rue forme avec les constructions au nord (Référence IA13000892) un lotissement lisière à passage, sur le modèle du lotissement Crillon (Référence IA13001486) et de l'alignement entre la traverse Bovis et la traverse de l'Harmonie (non étudié, parcelles H 87 à 92, 97, 98). Par leur gabarit, ces maisons se rapprochent des maisons de ce dernier alignement.

La similitude de morphologie avec l'immeuble voisin tient sans doute aussi à l'activité charretière qui semble avoir été commune à ces divers propriétaires apparentés entre eux. Ce qui permet de supposer des intérêts et des usages communs de l'espace.

Parties constituantes non étudiéescour, remise, boutique
Dénominationsimmeuble à logements, maison
Aire d'étude et cantonGrand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
AdresseCommune : Marseille 16e arrondissement
Lieu-dit : quartier de l' Estaque-Gare
Adresse : 57 rue
Le-Pelletier
Cadastre : 1978 Estaque H 245

Sur une lisière de terrain acquise en 1861 de Jean-Jacques Puget, berger, Joseph-Michel Fabre, charretier, fait construire une maison la même année. Celle-ci, vendue aux enchères en 1867, est divisée en deux ainsi que la cour, close de mur que doit diviser un mur de séparation. Le bâtiment sur rue de l'actuelle parcelle H 245 est la moitié ouest de cette maison. Elle est acquise par Louis-Sylvestre Sacoman, gendre de Jean-Jacques Puget, qui possède le terrain à l'arrière. Vraisemblablement les ajouts dans la cour ont-ils été faits pour Louis-Sylvestre Sacoman, qui est charretier, peut-être dans les années 1870. Peut-être a t-il fait faire également la maison située en fond de parcelle. L'immeuble sur cour a été surélevé en 1915 (date portée).

La partie est de la maison initiale a été surélevée d'un étage au début du 20e siècle et ne fait plus partie du même fonds (H 155).

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates1861, daté par source
Auteur(s)Auteur :
Personnalité : Fabre Joseph-Michel promoteur attribution par source
Personnalité : Sacoman Louis-Sylvestre promoteur attribution par source

La maison initiale, située sur l'alignement de la rue, sur une parcelle de treize mètres sur douze, comptait un étage sur rez-de-chaussée. Sur rue, elle était percée au premier niveau "d'une porte et deux magasins fermant avec des volets peints en gris et à l'étage de quatre croisées fermant avec des persiennes peintes en gris". Sur cour en contrebas, percée au "rez-de-chaussée de trois portes dont deux d'écuries, au premier d'une porte d'entrée ayant accès en terrasse nouvellement construite, d'une croisée et d'une petite (lucarne). Cour entourée de mur".

La direction de lecture de l'édifice actuel a changé d'orientation : il se lit en profondeur. Sur un parcellaire étroit et très profond, sont implantés deux immeubles à logements, des remises et une maison individuelle, ou maison de fond, organisés autour d'une cour. Sur la rue, le premier immeuble dont la maçonnerie de brique transparaît sous l'enduit, est percé d'un passage couvert qui donne accès à la cour en suivant le dénivelé du terrain. Il est couvert d'un toit à longs pans. Sur cour, l'immeuble présente un étage de soubassement occupé par une remise. Le deuxième immeuble est adossé au côté est de la cour, perpendiculairement au premier. Son étage de soubassement est occupé par des petites remises. Les logements du rez-de-chaussée surélevé sont desservis par un escalier de distribution extérieur et une coursière en balcon. Ceux de l'étage (résultant d'une surélévation) sont accessibles par un escalier dans-oeuvre aménagé à l'angle des deux immeubles. En face de l'immeuble sur cour, un alignement de remises a pu abriter des buanderies.

La maison implantée en fond de cour, compte un étage carré, et est couverte d'un toit à longs pans à croupe. L'immeuble sur rue et la maison possèdent un balcon à l'étage.

Mursbrique
enduit
Toittuile plate mécanique
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre
escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie, suspendu
Typologiesensemble à maison de fond ; immeuble à logements à coursière
Techniquescéramique
Représentationspalmette rosace entrelacs fleuron guirlande
Précision représentations

Frises de céramique à motifs de palmettes, rosaces, entrelacs, fleurons et guirlandes sous les corniches de l'immeuble sur rue et de la maison de fond. Une des fenêtres de l'immeuble sur rue possède une allège à décor de rosaces, réalisée en carreaux-ciment.

Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Vente Mauffret à L. S. Sacoman d'une partie de la maison anciennement Fabre à l'Estaque (Marseille), 1868. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 4107

    transcription hypothécaire n°15
  • Vente judiciaire de la maison de Joseph Michel Fabre à l'Estaque (Marseille), 1867. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 4082

    transcription hypothécaire n°38
  • Vente d'un terrain par Jean-Jacques Puget à Joseph Michel Fabre à l'Estaque (Marseille), 1861. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 4 Q 2 3843.

    transcription hypothécaire n° 55
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties et non bâties. 1827-1914. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1841-1843

    case 4863
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