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ferme dite de l'Iscle

Dossier IA04003130 réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

La ferme s'inscrit dans une zone plane en contrebas de la route départementale 58, au sein de son territoire utile d'exploitation qui s'étend jusqu'au bord du lit du Verdon. Un massif forestier au sud l'en "protège" toutefois. L'exploitation comprend des terres cultivées, des prés de fauche, un verger de fruitiers plantés en ligne ainsi qu'un jardin potager au sud-ouest de la ferme.

L'édifice se compose d'un bâtiment principal et d'adjonctions accolées formant un plan général en L sous un toit à longs pans couvert en bac acier. Le bâtiment principal est lui-même constitué d'une première construction à laquelle est venue s'accoler une extension en ligne. La mise en oeuvre recourt comme de coutume sur la commune à la maçonnerie de moellons calcaire et grès liés au mortier de chaux et de sable, ici recouverte d'un enduit couleur ocre brun légèrement orangé avec de fausses chaînes d'angle harpées couleur terre d'ombre ainsi que des encadrements feint pour toutes les ouvertures, à tous les niveaux. On observe sur la façade principale orientée au sud un alignement des quatre travées. Le bâtiment comprend quatre niveaux : un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un étage de comble. Le premier niveau est partagé entre les fonctions de logis, prépondérante, et agricoles, sous la forme d'un atelier. Le premier étage carré est entièrement dédié à lé fonction de logis. Le deuxième étage carré, comme au rez-de-chaussée mais de façon inversée, combine les fonctions logis et agricoles : celles-ci occupent cependant l'essentiel de la place, sous la forme d'un séchoir notamment. L'étage de comble correspond à un fenil : son accès n'est plus directement visible depuis l'extérieur sur le pignon est à la suite de l'adjonction d'une dépendance dans l'alignement. L'accès au rez-de-chaussée s'effectue par l'intermédiaire de deux portes desservant des espaces différents. Une porte sur le mur pignon ouest, une autre, la principale, qui ouvre sur une cage avec escalier de distribution tournant en maçonnerie. Devant la façade principale sud a été coulée une dalle de béton filante d'environ 1,50 m. de profondeur qui sert de transition entre le bâtiment et la "cour" proprement dite, où l'on a installé un banc et des pots de fleurs.

L'adjonction dans l'alignement consent cependant un léger retrait en façade sud : l'avant-toit traité à double rang de génoise s'interrompt à ce niveau. Côté sud toujours, le rez-de-chaussée est entièrement ouvert et empierré. Une porte charretière permet un accès côté opposé, ce qui dénote une organisation rationnelle en facilitant la circulation ainsi que les opérations de remisage Cet espace a pu servir d'aire à battre couverte. Au-dessus prend place un fenil. Une seconde adjonction, perpendiculaire celle-ci, prend place et crée une articulation en L côté sud, sous un toit à pan unique. Sur le mur gouttereau ouest, sur le retour, une porte permet d'accéder à une remise pour le petit matériel agricole ou à un petit atelier. Un escalier maçonné parallèle au mur-pignon prolongé par une terrasse protégée par un auvent mène à l'étage carré, où se trouve un logement éclairé par deux fenêtres en façade ouest. L'étage de comble tient lieu de fenil avec une porte haute en guise de fenière. Les façades ouest, sud et nord de cette deuxième adjonction, de même que les deux façades de la première adjonction reçoivent un enduit coloré identique à celui du bâtiment principal. En outre, les deux fenêtres de la deuxième adjonction sont de mêmes dimensions que celles du bâtiment principal et disposent de volets pleins peints en vert. L'harmonisation de l'ensemble est donc patente.

Une troisième et dernière adjonction vient s'ajouter derrière la seconde et, quoiqu'en retrait par rapport à la celle-ci, ne respectant pas l'alignement, elle vient accroître l'emprise au sol et renforce le plan en L. Cette adjonction sur deux niveaux correspond à une bergerie orientée nord/sud, disposant de deux portes charretières ; l'une en façade ouest, l'autre en façade nord précédée par une sorte de remise ouverte mais protégée par la pente du toit unique qui vient couvrir les deux dépendances perpendiculaires au bâtiment principal : cet espace sert aussi de lieu abrité de déchargement du fourrage pour alimenter le second niveau du bâtiment attenant grâce à une porte haute. La bergerie est construite selon deux modes de mise en oeuvre différents : une maçonnerie de moellons calcaire liés au ciment, rehaussé de quelques parpaings, au sud, et d'une maçonnerie de parpaing de béton au nord. Des trous d'aération régulièrement percés dans le toit assurent la ventilation du volume intérieur. Enfin, suivant la pente du même toit unique, une dernière remise sous appentis et étayée par cinq poteaux monoxyles sur une base en ciment vient prendre place à l'extrémité nord-ouest de l'édifice.

Outre l'enduit avec décor de fausses chaînes d'angle harpées et les encadrements peints des ouvertures, on trouve à l'angle sud-ouest et à hauteur d'oeil un cadran solaire peint en ocre rouge.

Appellationsferme de l'Iscle
Parties constituantes non étudiéesverger, fenil, séchoir, aire à battre couverte, remise agricole, bergerie
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonPays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Allos-Colmars
AdresseCommune : Thorame-Haute
Lieu-dit : l'Iscle
Cadastre : 2020 A 782-783

Le cadastre ancien levé en 1827 ne mentionne aucune construction à l'emplacement de la parcelle bâtie. La mise en oeuvre laisse penser à une période de construction tardive, dans le 4e quart du 19e siècle. La zone était cultivée sur des terres labourables de très bonne qualité puisqu'elles relevaient de la première catégorie. Les parcelles correspondant au territoire utile de la ferme de l'Iscle bénéficient des alluvions drainées par la rivière Verdon, ce qui explique la bonne qualité de la production et la possibilité de cultures de rendement à valeur ajoutées telles que celle des fruitiers. La ferme, dans son organisation logique, répond en outre à une période pré-mécanisée davantage remarquable par les adjonctions datant très vraisemblablement du premier quart du 20e siècle. D'autres adjonctions plus récentes, dont une bergerie, furent associées dans la deuxième moitié du 20e siècle.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle , (?)

Il s'agit d'une ferme à maison-bloc composite à terre, à bâtiments accolés, construite en moellons de calcaire et de grès dans les parties principales, liés au mortier de chaux et de sable. Cette mise en oeuvre traditionnelle sur la zone s'accompagne d'autres matériaux pour les dépendances : galets et parpaings de béton pour la dernière adjonction perpendiculaire à l'est.

Le bâtiment principal se déploie sur quatre niveaux avec un escalier de distribution intérieur tournant : un rez-de-chaussée, deux étages carrés et un étage de comble sous un toit à longs pans et pente douce couvert en bac acier, dont la saillie sur rive excède le traitement de l'avant-toit à double rang de génoise sur les murs gouttereaux nord et sud. Il s'agit à l'origine d'une ferme à maison-bloc composite à terre car le premier niveau mêle logis et atelier agricole. De même, si le premier étage carré est entièrement dévolu à la fonction logis, le deuxième voit cette dernière côtoyer la fonction agricole. L'étage de comble est entièrement agricole. Les adjonctions successives traduisent un agrandissement de l'exploitation (fonction logis dans l'aile en retour à l'étage intermédiaire) ainsi que les mutations agricoles qui ont modifié les pratiques traditionnelles : accroissement des espaces de stockage liée à la mécanisation et au rendement plus performant d'un côté, élevage ovin de l'autre.

Murscalcaire moellon enduit
grès moellon enduit
galet enduit
parpaing de béton enduit
Toitacier en couverture
Étagesrez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à longs pans
toit à un pan
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
TypologiesF3a1a : ferme à maison-bloc composite à terre, à bâtiments accolés et/ou disjoints
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Mosseron Maxence
Mosseron Maxence (1976 - )

Chercheur au Service régional de l'Inventaire de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur (2007- )


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