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ferme dite Bastide de Maubec

Dossier IA04002733 réalisé en 2014

Fiche

Dossiers de synthèse

AppellationsBastide de Maubec
Parties constituantes non étudiéesciterne, étable, remise agricole, fenil, four à pain, aire à battre, séchoir
Dénominationsferme
Aire d'étude et cantonPays Asses, Verdon, Vaïre, Var - Moustiers-Sainte-Marie
AdresseCommune : La Palud-sur-Verdon
Lieu-dit : Maubec
Cadastre : 1835 D4 1004 ; 2014 052W3 136, 157

Cette ferme figure sur la Carte des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille, dressée dans les années 1780. Elle y est nommée "Bastide de Maubec".

Sur le plan cadastral de 1835, elle est mentionnée comme "maison et cour" appartenant à Bösquet Etienne César, propriétaire à Maoubec.

Celui-ci possède également le domaine agricole environnant la ferme : aire à battre (parcelle 1006), jardin (parcelle 1003), pâture (parcelle 1005), terre labourable (parcelles 998, 1001, 1007 et 1030, 1231), terre vague (parcelles 999, 1000, 1002, 1026, 1232), vague et buis (parcelles 1008 à 1011), buissière (parcelles 1028 et 1029), buissière et chênes épars (parcelle 1027).

L'origine de cette ferme remonte probablement au moins au 16e siècle, cependant son aspect actuel n'est pas antérieur à la seconde moitié du 18e siècle, avec de nombreux ajouts du 19e siècle et du 20e siècle.

Une lecture attentive des élévations montre que la partie la plus ancienne correspond à la partie sud-est du bâtiment. Côté sud, elle comprend les trois travées orientales, qui organisent d'ailleurs cette élévation. Côté est, elle comprend notamment la porte de la remise-étable sud. C'est uniquement dans cette partie que l'on retrouve des ouvertures avec un encadrement en arc segmentaire en pierre de taille, et également des chaînes d'angles en pierre de taille.

A la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle, ce bâtiment originel a été agrandi vers le nord, ce qui correspond à la remise-étable nord. Ensuite, la partie comprenant les deux travées occidentales de l'élévation sud a été accolée, mais uniquement côté sud. Cette extension est d'ailleurs confirmée par le plan asymétrique du toit, dont le pan ouest est plus long. C'est cet état qui correspond au plan de masse lisible sur le plan cadastral de 1835.

Toutes les autres constructions ont été ajoutées après cette date. La construction des hangars accolés à l'élévation orientale date de la seconde moitié du 19e siècle. Le four à pain et la citerne ont été aménagés à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle. Le style de la coupole du four, en gros blocs de grès taillés bien ajustés, fait penser à l'appareillage des fours à pain de Biot qui ont été très diffusés dans toute la région du moyen Verdon des années 1890 à 1920-30. Enfin, dans le courant de la seconde moitié du 20e siècle, des extensions ont été ajoutées au nord et au nord-est.

Cette ferme a aussi abrité l'école de Châteauneuf.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : limite 18e siècle 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Principale : 2e moitié 20e siècle

Cette ferme est située à environ 500 mètres au sud-ouest du village de Châteauneuf. Elle est composée d'un bâtiment principal, complété par des dépendances agricoles agglomérées côté est.

Le bâtiment principal est adossé à la pente. Il comporte un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage de comble.

La partie sud-ouest de l'étage de soubassement et du rez-de-chaussée surélevé est réservée au logis, qui est accessible par une porte piétonne ouverte dans le mur sud. La partie orientale de l'étage de soubassement est occupée par deux remises-étables chacune accessible par une porte charretière ouverte dans le mur est. La partie orientale du rez-de-chaussée surélevé est occupée par un fenil, accessible par une baie fenière ouverte côté est. L'étage de comble est occupé par un fenil-séchoir, aéré côté sud par quatre jours.

Un hangar sur pilier maçonné est accolé à l'élévation est ; il abrite une remise surmontée d'un séchoir. Son prolongement nord est occupé par une citerne, constituée d'un grand réservoir construit en maçonnerie et couvert par une dalle en béton.

Une autre dépendance est installée perpendiculairement à ce hangar, elle possède une porte piétonne.

La cour qui se trouve devant ces bâtiment est fermée côté sud par un mur de clôture maçonné.

L'ensemble des bâtiments est construit en maçonnerie de moellons calcaires. Les chaines d'angles sont en gros moellons équarris, sauf pour la chaîne d'angle sud-est du bâtiment principal, qui est en pierre de taille calcaire. Les élévations nord et ouest du bâtiment principal reçoivent un enduit rustique, l'élévation sud porte un crépis récent. Les autres élévations reçoivent un enduit à pierres vues.

La porte du logis du bâtiment principal, côté sud, possède un encadrement saillant en arc segmentaire, en pierre de taille calcaire. On retrouve un encadrement en arc segmentaire, en pierre de taille calcaire, au premier niveau de l'élévation est, où il sert à la porte charretière de la remise-étable. Plusieurs fenêtres possèdent également ce type d'encadrement : une fenêtre au premier niveau de l'élévation sud, trois fenêtres au deuxième niveau de l'élévation sud, une fenêtre au troisième niveau de l'élévation est (avec linteau monolithe). Les encadrements des autres ouvertures sont façonnés au mortier de gypse, avec un linteau en bois.

Le toit du bâtiment principal est à longs pans, complété par une grande croupe côté sud. Les toits des dépendances sont à un pan, avec chacun une orientation différente. Les couvertures sont en tuile creuse. Sur le bâtiment principal, l'avant-toit est constitué de deux rangs de génoise.

Un four à pain disjoint, couvert par un toit à longs pans, est installé à l'angle sud-est et vient fermer la cour de la ferme. Il comporte un unique rez-de-chaussée, qui accueille le fournil et le four. Le fournil est accessible par une porte piétonne ouverte dans le mur oriental, et par une porte charretière ouverte dans le pignon sud ; une baie ouverte dans le mur ouest apporte un peu de clarté, mais elle est largement masquée par la masse du four.

Celui-ci possède une coupole en grand appareil de pierre de taille de grès. Le toit à longs pans est couvert en tuile, et l'avant-toit est constitué d'un rang de génoise.

Une aire à battre est aménagée au nord-ouest.

Un très grand marronnier est planté devant l'élévation sud du bâtiment principal.

Murscalcaire moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
grès grand appareil
Toittuile creuse
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, étage de comble
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à un pan
Escaliersescalier intérieur
TypologiesF3a : ferme à maison-bloc à bâtiments accolés et/ou disjoints
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • État de section du cadastre de la commune de Châteauneuf-lès-Moustiers, 1836. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains, 3 P 125.

    Section D, dite du Village.
Documents figurés
  • Cartes des frontières Est de la France, de Colmars à Marseille. / Dessin à l'encre sur papier, par Jean Bourcet de La Saigne et Jean-Claude Eléonore Le Michaud d'Arçon, 1764-1778. Echelle 1/14000e. Cartothèque de l’Institut Géographique National, Saint-Mandé : CH 194 à 197.

    Feuille 195-33.
  • Plan cadastral de la commune de Châteauneuf-lès-Moustiers. / Dessin à l'encre sur papier par Gelinsky, géomètre du cadastre, 1835. Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : 105 Fi 51 1 à 105 Fi 51 17.

    Section D, feuille 4, parcelle 1004, échelle d'origine 1/2500e.
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Laurent Alexeï