Dossier d’œuvre architecture IA83003179 | Réalisé par
  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
Eglise paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth
Copyright
  • (c) Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • (c) Provence Verte Verdon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de la Provence Verte - Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
  • Commune Rians
  • Cadastre 1823 A 515 Vestiges de cet édifice (515) accolés à l'élévation sud de l'actuel édifice cadastré + parcelle 516 (clocher) ; 2017 AV 559
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Notre-Dame-de-Nazareth
  • Parties constituantes non étudiées
    escalier indépendant

A - Historique détaillé

L'église s'élève au cœur du village, sur la butte ayant accueilli le noyau castral médiéval. Au sommet de l'éminence se dresse l'ancien donjon médiéval, aujourd'hui une horloge publique. Bâtie en 1884 sur les plans du prêtre architecte Guillaume-Joseph Pougnet, l'actuelle église a été érigée à l'emplacement de deux églises paroissiales antérieures (l'une médiévale, l'autre moderne).

1 - L'église des Temps modernes : ca 1588 - 1874

Les sources écrites font mention dès 1175 d'une première église paroissiale, dédiée à Sainte-Marie et dite in castro Rianis, lors d'une confirmation à l'évêché d'Aix par Alexandre III. La visite pastorale de 1582 évoque des agrandissements à faire à l’église Notre-Dame-de-Nazareth. En 1584, une partie de l’édifice s’étant écroulée, le conseil de la communauté met aux enchères les travaux d’une nouvelle église. En 1588, les consuls émettent le souhait qu’elle soit bâtie « comme celle des Capucins d’Aix », après avoir reçu l’avis de maçons venus estimer les travaux (il s'agit peut-être de la chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation d'Aix-en-Provence). Des constructions appartenant à cette église ont été conservés au sud de l'actuel édifice : clocher et vestiges du bas-côté sud composé de la base des élévations sud et ouest des chapelles latérales de la nef, Saint-Charles et Saint-Joseph. Ces élévations forment aujourd'hui un enclos par lequel on accède au clocher. Il n'est pas certain que l'église médiévale ait été entièrement démolie pour construire l'église moderne, qui en conservait peut-être certains éléments. Les moellons constituant le clocher pourraient provenir de l'édifice médiéval.

a. Descriptions d'après les documents d'archives et les documents figurés

Les archives et les documents figurés nous donnent un aperçu des influences que cette église des Temps modernes a pu avoir sur la conception de la nouvelle : orientation, composition, distribution, baies, organes de stabilité, couverture, escaliers. D’après l’abbé Redon, Pougnet chercha à reproduire dans la nouvelle église, pour satisfaire le curé de Rians, certaines caractéristiques de l’ancien édifice : la nef unique et les contreforts intérieurs formant les travées.

La visite pastorale de 1670 cite les chapelles latérales Saint-Charles (dont le sol et les élévations ouest et sud ont été conservés) et Saint-Joseph (bâtie vers 1641) et trois « arcades » soutenant la voûte. L'église possédait 12 autels, dont 3 dans le sanctuaire. En 1676, le prélat décrit une église charpentée, dont la toiture est soutenue par des arcs doubleaux. Le sol est pavé de briques, avec « des bares sur les endroits où il y a des sépultures voûtées ».

L’architecte départemental fait état en 1861 d’une église à la couverture « formée de planches à peine jointes, apparentes en dessous et de tuiles creuses percées à sec », « presque disposée à claire-voie » et soutenue par des arcs doubleaux (« grands arceaux en pierre de taille ») reposant sur des « piliers trapus », peinant à protéger les fidèles de la pluie. Il qualifie l’église d’une vaste grange, « inhabitable et dangereuse ». Le devis descriptif des travaux de la nouvelle église paroissiale dressé par le prêtre et architecte Pougnet à Marseille le 1er mars 1873 indique que l'édifice « paraît avoir été enclavé dans les constructions du château ». Pougnet attribue à la fin du 14e siècle la réalisation de certains éléments comme une partie des piliers ainsi que la porte principale. Il indique que la nef divisée en 4 travées est de 33 mètres de long et de 13.80 mètres de large, qu'elle est terminée d’une abside semi-circulaire de 6 mètres de diamètre. Chaque travée est séparée par des « contreforts intérieurs (…) formant piliers, [qui] (…) reçoivent à 3 mètres du sol, des arcs doubleaux en tiers-points de 13m60 de portée. » La hauteur est de 13 mètres. L’édifice possède une charpente soutenue par les arcs doubleaux, mais pas de voûte. Du côté sud se trouve une chapelle latérale accolée au clocher (Saint-Charles). Les murs sont d’une épaisseur moyenne de 0.90 centimètres et leur solidité est soulignée. Les archives recèlent plusieurs plans permettant de compléter ces descriptions.

Plan de la nouvelle église de Rians [plan du sanctuaire de l'ancienne église paroissiale de Rians], milieu du 18e siècle.Plan de la nouvelle église de Rians [plan du sanctuaire de l'ancienne église paroissiale de Rians], milieu du 18e siècle.

Le plan ci-dessus représente le sanctuaire de l'église des Temps modernes et la répartition codifiée et hiérarchisée des fidèles (il fût probablement produit à l'occasion d'un litige entre les consuls et le seigneur concernant l'emplacement de leurs bancs respectifs). On y voit le sanctuaire, ses trois autels, sa division par un escalier et l'emplacement des sacristies flanquant l'abside, éléments que l'on retrouve sur un plan plus détaillé, datable du 19e siècle.

Plan de l'ancienne église de Rians, agrandie en 1616 [?] et démolie en 1874... Plan de N.D. de l'Annonciade de Rians, fondée en 1672... [Plans de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth avant sa reconstruction en 1884 et de la chapelle disparue de Notre-Dame-de-l'Annonciade, Rians.] [Avant 1874.]Plan de l'ancienne église de Rians, agrandie en 1616 [?] et démolie en 1874... Plan de N.D. de l'Annonciade de Rians, fondée en 1672... [Plans de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth avant sa reconstruction en 1884 et de la chapelle disparue de Notre-Dame-de-l'Annonciade, Rians.] [Avant 1874.]

Ce dernier plan dressé avant 1874 indique que l'église était constituée d'une nef de trois travées et d'une travée de chœur terminée d'une abside semi-circulaire. Cette nef était flanquée au sud du clocher et d'un bas-côté constitué des chapelles latérales Saint-Charles et Saint-Joseph. L'entrée principale permettait de pénétrer dans la première travée ouest par le sud, devant la chapelle Saint-Joseph ("grande porte d'entrée, au midi"), et une entrée secondaire était située au nord ("petite porte d'entrée, au nord"). De part et d'autre de l'abside étaient situées deux sacristies dans lesquelles ont pénétrait par le sanctuaire : une "petite sacristie" au nord et une "grande sacristie" au sud, prolongée d'une "arrière sacristie" à l'angle sud-est de l'église. Une tribune occupait la travée ouest de la nef. Elle comportait des autels dédiés à saint Laurent et saint Denis (maître-autel), à Notre-Dame-du-Rosaire, à Notre-Dame-de-Nazareth (autel du Corpus Domini), à saint Eloi, à saint Clair, à saint Blaise. Les fonts baptismaux étaient situés contre l'élévation ouest, sous la tribune.

L'entrée de cette église se faisait donc au sud, et la porte permettant actuellement de pénétrer à l'ouest dans l'ancienne chapelle Saint-Joseph pour accéder au clocher, a été percée lors de la construction de l'église paroissiale.

b. Orientation et emprise au sol de l'ancienne église

Le cadastre de 1824 donne une représentation de l'église où l'on devine le sanctuaire orienté, les deux sacristies et les chapelles Saint-Charles et Saint-Joseph, le clocher étant signalé.

Plan de masse et de situation du clocher et de la chapelle Saint-Charles de l'ancienne église paroissiale d'après le cadastre de 1823 (section A, parcelle 515).Plan de masse et de situation du clocher et de la chapelle Saint-Charles de l'ancienne église paroissiale d'après le cadastre de 1823 (section A, parcelle 515).

Plus tard, un plan schématique dressé vers 1873-1874 montre un dessin de l’ancienne église, orientée et possédant trois sacristies attenantes à un chevet semi-circulaire (les sacristies P et O figurant sur les plans dès le milieu du 18e siècle, la sacristie M représentant peut-être schématiquement l'arrière sacristie figurée sur le plan dressé avant 1874).

[Plan de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth : sacristies.] Vers 1873-1874.[Plan de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth : sacristies.] Vers 1873-1874.

Un plan non daté, probablement dressé à la même période que le précédent (vers 1873-1874), confirme l'entrée sud de l'ancienne église, devant l'élévation ouest de la chapelle Saint-Joseph, et montre l'avancée de la façade ouest : l'actuelle esplanade a été bâtie sur l'emprise ouest de l'ancien édifice.

[Plan de situation de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth de Rians.] Entre 1873 et 1878.[Plan de situation de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth de Rians.] Entre 1873 et 1878.

Enfin, un plan dressé en 1876 montre l'emprise au sol de l'édifice par rapport à l'église projetée (en rouge, l'actuelle église). On y perçoit également les maisons accolées à l'ancien édifice qui, signalées en jaune, sont "à démolir immédiatement".

Plan de l'Eglise de Rians et de ses voies d'accès, 1876.Plan de l'Eglise de Rians et de ses voies d'accès, 1876.

L'ancienne église était donc orientée de même que la nouvelle, possédait des contreforts intérieurs et une nef unique divisée par trois arc doubleaux supportant une charpente. On y pénétrait par les élévations latérales de la nef, au sud-ouest et au nord-ouest. On conserva son clocher ainsi que la base des élévations sud et ouest du bas-côté sud (chapelles Saint-Joseph et Saint-Charles), formant aujourd'hui un enclos comportant le clocher. L'emprise du nouvel édifice sera décalée à l'est, l'esplanade située à l'ouest de l'église ayant été bâtie sur l'emprise la travée ouest de l'ancienne église.

2 – Le projet de reconstruction, 1858 - 1878

En 1858, Amédée Jaubert, curé de Rians, signale l'état de délabrement de l’église paroissiale, ne pouvant plus abriter les fidèles des intempéries et d'un accès difficile. Mais les ressources financières du conseil de fabrique ne permettent pas, alors, d’engager une reconstruction. Un legs de 30 000 francs, effectué par Louis Joseph Denis Tardieu, ancien président du conseil de fabrique et ancien maire de Rians, débloque la situation en 1869. Ce legs permet au conseil d’envisager la reconstruction de l’église, à l'aide du financement des donateurs et de l'état.

En 1873, le conseil de fabrique délibère sur le nouvel emplacement : l’église ne sera pas reconstruite sur le site de la chapelle de Notre-Dame-de-l’Annonciade [référence du dossier : IA83003207], située dans le bourg moderne. Cette église était considérée d’accès plus facile, contrairement à l'église paroissiale à laquelle on accédait par une rampe peu praticable en hiver, et située dans un quartier plus central et plus peuplé. Il est donc décidé que la nouvelle église sera reconstruite à l'endroit de l’ancienne, dont le sol sera abaissé de 5 mètres (il présente notamment des sépultures d’une profondeur de 3 mètres). La surface de l'église projetée étant identique, une tribune est envisagée pour augmenter l'espace. Le clocher et la chapelle Saint-Charles seront conservés (il n'est pas fait mention de Saint-Joseph). Le prêtre et architecte avignonais Joseph Guillaume Pougnet est désigné pour concevoir la nouvelle église. Pougnet était notamment connu du conseil de fabrique, pour avoir réalisé l’église Saint-Vincent-de-Paul dite des Réformés à Marseille. Il dresse un devis descriptif le 1er mars 1873. Les travaux sont mis à l’adjudication en 1873, puis attribués à Léon Barbaroux, entrepreneur riansais.

Les travaux de démolition et de défoncement du sol commencent le 18 février 1874. Lors des travaux, on met au jour « vers le bas de la nef et non loin des fonts baptismaux », un corps avec ses vêtements intacts. Il sera entreposé dans la chapelle Saint-Enfant [référence du dossier : IM83003274]. Durant ces travaux, la messe est célébrée dans la chapelle Notre-Dame-de-l’Annonciade. Les premiers sondages révèlent la nature instable du sol en profondeur : on ne pouvait creuser les fondations au-delà de 3.5 mètres sans danger pour le futur édifice, tandis que le projet initial projetait un défoncement jusqu'à 5 mètres. En outre, un défoncement de plus de 3.5 mètres compromettrait la solidité des constructions attenantes à conserver (clocher et chapelle de saint Charles). Une nouvelle proposition de l’abbé Pougnet, plaçant la porte de l’église à l’est afin de rendre l’église plus accessible et éviter de défoncer davantage le sol (déjà à un niveau satisfaisant à l'est), fut rejetée par le conseil municipal. Les travaux furent alors interrompus en juin 1874, laissant place à d’âpres discussions pour déterminer l’orientation de l’église, subordonnée à la profondeur du sol. En août 1874, l’abbé Pougnet produisit trois nouvelles propositions accompagnées de devis (A, B et C).

En 1875, le conseil de fabrique ayant accepté la proposition B de Pougnet avec porte à l’ouest, mais l’administration préfectorale restant muette, le conseil chercha un autre emplacement pour l’église et envisagea de l’établir dans la rue de l’hospice, à l’emplacement de la maison dite « Le château » et de son jardin (actuellement un parking à l'angle de la rue Jules Ferry et du chemin de la Garde). Le propriétaire se refusa néanmoins à vendre. En 1876, l’idée de construire l’église sur son ancien emplacement en dégageant ses abords par l’achat et la démolition de certaines maisons, facilitant ainsi l'accès projeté à l'ouest, est évoquée. Mais les désaccords persistent à propos du site envisagé. Le nœud du problème réside dans le souci de faciliter l'accès à l'édifice à l'ouest, ce qui ne pouvait être réalisé qu’en rabaissant le sol, ou bien en plaçant le chœur à l’ouest avec une porte du côté est, plus abordable, ou encore en construisant une esplanade à l'ouest - ce qui demandait la démolition de plusieurs maisons.

3 – Le chantier de reconstruction et ses étapes, 1878 - 1894

La situation ne se débloque que deux années plus tard, en 1878, alors que la démolition des maisons attenantes à la future église est déclarée d’utilité publique. Les nouveaux plans et devis de Pougnet dressés le 11 juillet sont approuvés le 18 août par le préfet et le conseil de fabrique, et les travaux reprennent, sous la supervision du chef de section du canal du Verdon alors en cours de construction, M. Wachoswki.

Le récapitulatif du devis dressé le 16 mai 1878 par Pougnet et approuvé le 10 août 1878 par le préfet mentionne deux étapes de travaux : en premier lieu, la démolition de la toiture, des murs, l’enlèvement des déblais, la maçonnerie des fondations dans le rocher et en élévation. En second lieu, le bétonnage des fondations, ainsi que les maçonneries et leurs parements en pierre dure, pierres de taille de Bonnieux, d’Oppède, de Fontvieille, l’emploi de moellons "piqués" sur les parements. La maçonnerie de moellons en élévation, les enduits blanchis, les voûtes en "briques à crochets", les "voûtains" et le béton des voûtes sont mentionnés de même. Cette étape comprend encore les carrelages, dallages, marches, enduits au ciment, marches d’escalier en charpente, la toiture, menuiserie, serrurerie, peinture, vitraux, sculptures. Selon une note sans date de Pougnet, l’entrepreneur Barbaroux est autorisé à réemployer des pierres provenant de la démolition et du creusement des fondations pour rebâtir l’église.

La première pierre de l’église est bénie et posée lors d’une cérémonie le 8 juin 1879. D'après l’état de situation des travaux, au 1er mars 1880, les maçonneries et les parements étaient achevés. Ce document mentionne l’usage, pour la maçonnerie comme pour les parements, de pierres de taille dure, d’Oppède, de Bonnieux et d’Arles, ainsi que de moellons dits piqués en parement. L’église fut bénie le 10 août 1882, jour de la fête patronale de saint Laurent. Le chantier se déroula sans heurts, à l’exception de l’effondrement du plafond de la nouvelle église, le 8 juillet 1880, les cintres ayant été retirés trop tôt. M. Adolphe Gassier fit don le 25 septembre 1880 de la Vierge à l’Enfant, trônant au faîte de la façade principale, en action de grâce après avoir réchappé à un coup de feu (cette statue fut remplacée en 1950 après avoir été détruite par un tir d’obus en 1944, au cours des affrontements de la Seconde Guerre Mondiale). La réception définitive des travaux fut assurée par l’abbé Pougnet le 31 décembre 1884. L’état des frais dressé par l’architecte le 31 décembre 1884 indiquait la somme totale de 166 141 francs et 39 centimes, comprenant les plans et devis, la direction et le règlement des travaux de l’entreprise Barbaroux, les ouvrages de sculpture (par Beillon), les vitraux (par Guilbert d’Anelle), la chaire à prêcher en pierre, la menuiserie (par Eymard), la serrurerie (par Gomy) et la marbrerie (par Bonifay). L’église fut consacrée le 26 avril 1894 par Mgr Eudoxie Irénée Mignot évêque de Fréjus-Toulon.

Rians (Var). - L'Eglise. 2e quart 20e siècle ?Rians (Var). - L'Eglise. 2e quart 20e siècle ?

4 – Les travaux postérieurs à la construction, 1901 - 1951

Les travaux commandés par le comité des amis de Rians et de son église

Les gouttières furent posées en 1901 et l’électricité fut installée durant les années 1910. En 1931, suite à une souscription, le carrelage de l’église put être refait à neuf. En 1936, constatant que l’édifice se dégradait constamment, quelques fidèles créèrent une association, le "comité des amis de Rians et de son église". Elle organisa plusieurs souscriptions, et reçu de nombreux legs et dons. Elle finança en 1937 la réfection entière de la toiture par l’entreprise A. Garcin, et dota les vitraux du sanctuaire d’une protection en verre armé pour les préserver contre le vent d’est. En 1938, la calade avec emmarchements menant à l’église fût remplacée par l’actuel escalier en ciment « avec balustrade » (en réalité, un garde-corps ajouré) menant à l’esplanade. Ce projet était envisagé par le conseil de fabrique depuis 1901. L’ouvrage fût réalisé par l’entreprise A. Garcin, la "balustrade" par l’entreprise Lanteaume Frères. L’affiche destinée aux souscripteurs indique que l’escalier possède trois paliers, 47 marches, 4 grands piliers, 4 piliers moyens, 25 mètres de balustrade et 4 mains courantes. L’ouvrage fût béni en 1939 par Mgr Siméone, qui scella, avec le maire Furet, le procès-verbal de réception dans le pilier attenant à l’esplanade. La commune complètera cet escalier en 1941 par celui de la place du Posteuil.

Les travaux consécutifs à la Seconde Guerre Mondiale

Le 18 août 1944, durant une bataille opposant allemands (postés sur le plateau du Saint-Enfant) et américains (venant d’Artigues), un obus perça le vitrail central du sanctuaire puis éclata au sein de la nef. Les traces de colmatage actuellement visibles à la voûte sont probablement de son fait. Un autre obus renversa la statue de la Vierge à l’Enfant qui surmontait la façade, qui se brisa à terre. Elle fût remplacée en 1950. La porte principale conserve encore la trace d’un impact. Suite à ces heurts, les vitraux, les lustres et la toiture subirent des réfections. Les travaux de restauration eurent lieu entre 1944 et 1946, sous la direction de M. Long, ingénieur des Ponts et Chaussées de Barjols : MM. Lanteaume et L. Coquilhat firent une première réparation des vitraux. L’architecte Bernard se vit confier les travaux de réparation par le ministère de la reconstruction. En 1946, ils furent achevés par l’entrepreneur en maçonnerie A. Garcin. Les tourelles surmontant la façade furent restaurés en pierre de Fontvieille. La toiture fut entièrement refaite et on y trouva 25 culots d’obus, tandis que 500 trous d’obus furent colmatés, colmatages que l'on peut encore voir sur la voûte, dans la nef. L’entreprise marseillaise Valette termina la restauration des vitraux en 1953, dotant notamment le chœur du vitrail manquant représentant la Vierge. La nouvelle statue de la Vierge à l’Enfant fut bénie par Mgr Glaudel le 17 mai 1951.

[Vue générale de l'église paroissiale de Rians et de ses abords.] Vers 1960.[Vue générale de l'église paroissiale de Rians et de ses abords.] Vers 1960.

Avant 1958, l’accès par véhicule se faisait par la rue de l’étoile, à partir de laquelle les convois funèbres accédaient à la porte latérale de l’église, actuellement murée. En 1958, la rue de la montée de l’église permettant d’approcher par voie carrossable le presbytère et l’esplanade devant l’édifice fut réalisée. La porte latérale fût donc murée postérieurement à cette date.

B - Description architecturale

1 - Extérieurs

a- Description générale

L'église est orientée. Son plan allongé est terminé par un chevet à sept pans, percés de sept baies, contrebutés par six contreforts. Ses élévations nord et sud possèdent six contreforts et sont percées cinq roses. Elle est couverte d'un toit à long pans et de tuiles creuses. Elle présente plusieurs accès. La porte principale se situe à l'ouest, elle s'ouvre sur une esplanade desservie par un escalier extérieur. L'élévation nord comporte, au niveau de la travée centrale, un portail latéral (muré) avec gâble et pinacle. Au sud-ouest, une porte permet d'accéder directement, par un petit pont extérieur muni d'un escalier à six degrés, à l'escalier intérieur à vis menant à la tribune de l'église et aux tourelles de la façade. Une porte permet d'accéder à la cour intérieure de la sacristie depuis la rue bordant le chevet de l'église, à l'est. Une autre porte percée dans l'enclos attenant à l'élévation sud (anciennes chapelles latérales Saint-Charles et Saint-Joseph) permet d'accéder au clocher.

Vue de l'élévation sud et du clocher depuis la tour de l'horloge.Vue de l'élévation sud et du clocher depuis la tour de l'horloge.

La façade principale se compose d'un portail avec gâble et pinacle aux piédroits formés par des colonnes, surmonté d'une grande arcature se déployant sur toute la façade, naissant sur deux colonnettes et comportant en son centre une rose avec réseau de pierre. Deux tours dans-œuvre en façade, chacune percées d'une fenêtre étroite et surmontées de tourelles, encadrent la composition. La façade est couronnée d'un garde-corps décoratif au centre duquel trône une statue de la Vierge à l'Enfant.

Vue de la façade occidentale.Vue de la façade occidentale.

Le mur gouttereau nord, à l'enduit lacunaire, est bâti en moellons calcaire, certains de couleur ocre et rouge. Ces moellons pourraient provenir de l'ancienne église : le mur de l'ancienne chapelle de saint Charles, conservé au sud de l'édifice, présente le même type de matériaux, et une archive paroissiale indique que l'entrepreneur avait été autorisé à récupérer les pierres de l'ancien édifice. La façade principale est bâtie en pierres de taille polychrome, de couleur blanche avec enduit bouchardé pour le soubassement, de couleur grise pour la partie supérieure, de couleur jaunâtre pour le reste de l'élévation. Les parements des contreforts se composent de moellons soigneusement équarris.

b- Constructions au sud de l'édifice : sacristie, clocher et anciennes chapelles latérales Saint-Charles et Saint-Joseph

[Plans de la sacristie de l'église paroissiale de Rians.] 1980.[Plans de la sacristie de l'église paroissiale de Rians.] 1980.

La sacristie, à un niveau, se compose de trois parties accolées selon le plan ci-dessus. La première, couverte d'un appentis, forme un bâtiment à un étage, comportant au rez-de-chaussée une pièce appelée "salle d'exposition" (d'après un plan des années 1980), communiquant avec la nef, la pièce principale de la sacristie et l'enclos extérieur. Le mur occidental de ce bâtiment présente, au premier étage, une porte (murée) donnant accès au clocher. La seconde partie est la sacristie à proprement parler, un bâtiment à un étage couvert d'un toit en bâtière souligné d'une génoise à deux rangs, auquel on accède par la salle d'exposition, ou par un vestibule situé entre le rez-de-chaussée et le chœur. Son mur sud comporte quatre baies au niveau du rez-de-chaussée, et trois au niveau de l'étage, toutes à arc chantourné. La sacristie occupe le rez-de-chaussée du bâtiment, son niveau supérieur est accessible par l'escalier au sud-ouest, en empruntant la tribune. La troisième partie consiste en une petite cour bordant la sacristie au sud. On y pénètre par la rue située à l'est de l'église, et par la porte percée dans le mur sud de la sacristie (accès au hall d'exposition). La cour semble formée par des vestiges de l'ancienne église mais aucun plan ne le confirme. Dans cette cour se trouve un appentis abritant une "chaufferie", d'après le plan des années 1980.

Vue de la sacristie (élévation sud).Vue de la sacristie (élévation sud).

Vue de l'élévation est de la sacristie.Vue de l'élévation est de la sacristie.

Vue de l'élévation sud de la sacristie.Vue de l'élévation sud de la sacristie.

c- Clocher

Le clocher est donc situé dans un enclos formé à l'ouest par les vestiges de l'église antérieure (chapelles Saint-Charles et Saint-Joseph). L'accès s'y fait par une porte percée à l'ouest. Le niveau du sol de cet enclos, surplombant celui de l'actuelle église, correspond à l'ancien édifice. Un fossé profond et étroit sépare l'élévation sud de l'église et le sol de l'enclos, marquant cette différence de niveau. On accède à la porte nord du clocher par un escalier à cinq degrés menant à un sol de béton construit sur le fossé, entre le mur de l'église et le clocher.

La tour-clocher appartient à l'ancien édifice. Elle se compose d'une tour de section carrée à base talutée sur trois côtés (sauf celui au nord, d'élévation droite où on perçoit des arrachements), surmontée d'un clocher orné de deux cordons et percé de quatre baies en plein cintre, aux angles supérieurs couronnés de quatre amortissements. Elle est bâtie en petit appareil de moellons équarris et assisés, en moyen appareil de pierres de taille ocre dans sa partie supérieure. Sa base talutée est percée, à l'ouest, d'une baie longitudinale et sa partie supérieure comporte un cordon délimitant le corps droit de la tour, tour percée de meurtrières à l'est et au sud.

Vue du clocher.Vue du clocher.

2 - Intérieurs

On pénètre à l'intérieur de l'édifice par un emmarchement à trois degrés. La nef est voûtée d'ogives, séparées par des arcs doubleaux brisés qui retombent, au niveau de la tribune, sur des colonnes supportées par des culots. Cette nef unique est flanquée de contreforts intérieurs formant les cinq travées accueillant les chapelles latérales. Elle comporte une tribune béante avec garde-corps. Cette tribune est supportée par des voûtes en arc surbaissé, formant les chapelles. La partie antérieure des contreforts séparant les chapelles est formée de colonnes massives. Le porche dans-œuvre forme à l'ouest de la nef une sixième travée surmontée de la tribune. Ce porche s'ouvre sur la nef par trois arcades en plein cintre retombant sur des colonnes. Aux angles sud-ouest et nord-ouest de la nef se trouvent deux portes à arc chantournés permettant l'accès à deux escaliers à vis desservant la tribune ainsi que les tourelles de la façade. Dans la tribune, la circulation se fait par des coursières à arc chantourné percées dans les contreforts intérieurs. Du côté sud-est de cette tribune se trouve l'accès au niveau supérieur de la sacristie. Le sol de la nef est pavé de carreaux de ciment blancs et noirs, celui du chœur de carreaux de ciment de type granito. Le chœur, délimité par un arc diaphragme brisé, est couvert d'une voûte d'ogives à un quartier longitudinal et sept quartiers rayonnants, dont les arcs retombent sur des colonnettes avec consoles. Chaque quartier du sanctuaire est percé, sous l'arc formeret, d'une baie longitudinale inscrite dans une niche, baie et niche à arc brisé.

Vue intérieure vers le choeur.Vue intérieure vers le choeur.

Vue intérieure vers l'ouest.Vue intérieure vers l'ouest.

3 - Décors

a- Décors extérieurs

La façade présente un décor sculpté. Le portail présente un gâble surmonté d'un pinacle et son arc est prolongé de part et d'autre par un glâcis. Ce glâcis orné de deux gargouilles est encadré de deux frises. Les piédroits du portail sont formés de quatre colonnes. L'arcature centrale retombe sur des colonnettes. Elle est surmontée d'une petite arcature retombant sur des culots. Au sommet de la façade se trouve une frise à modillons avec, au centre, un masque reposant sur un culot. Au-dessous de cette frise sont disposées des rosettes encadrées, en saillie. L’inscription "ME SAL ODIVIT / EGO CUM CONIUGE POSUI CUSTODEM" se déploie de part et d'autre de la rosette centrale. Elisabeth Sauze en donne la traduction suivante : "L'élite ne m'a pas accueilli [= je ne  fais pas partie du clergé] / avec ma femme je me suis constitué protecteur [de l'église]." Le couronnement se compose d'un garde-corps décoratif avec, au centre, un piédestal supportant un groupe sculpté en pierre représentant une Vierge à l'Enfant.

Détail de l'inscription sur la façade.Détail de l'inscription sur la façade.

À l’aplomb des tours dans-œuvre situées de part et d'autre de la façade, se trouvent deux tourelles formées d’une base percée de roses, et d’une tour composée de baies étroites à claveaux, en arc brisé. Ces tourelles sont coiffées d’un toit conique en pierre, souligné de corbeaux.

Vue des tourelles depuis le sud.Vue des tourelles depuis le sud.

b - Décors intérieurs

Les arcs doubleaux de la nef reposent sur des piliers de trois colonnes terminés par des consoles sculptées, ornées de masques et de crochets. La tribune repose en partie sur les contreforts intérieurs et en partie sur des colonnes avec chapiteaux à crochets. Un blason orne la clé de voûte de la travée centrale.

L'architecte et prêtre Guillaume-Joseph Pougnet dessina les plans et dirigea le chantier de construction de l'église paroissiale, qui fut exécutée par l'entrepreneur riansais Léon Barbaroux. Les travaux de démolition et de défoncement du sol commencèrent le 18 février 1874. Ils furent interrompus en juin 1874, les sondages ayant révélé l'impossibilité de creuser au-delà de 3,5 mètres, au lieu des 5 mètres prévus dans le projet initial. En août 1874, l’abbé Pougnet produisit trois nouvelles propositions de plans accompagnés de devis (A, B et C). La situation ne se débloqua qu’en 1878, alors que la démolition des maisons attenantes à la future église a été déclarée d’utilité publique. Les nouveaux plans et devis de Pougnet dressés le 11 juillet furent approuvés le 18 août par le préfet et le conseil de fabrique, et les travaux reprirent. La première pierre de l’église fût bénie et posée lors de la cérémonie du 8 juin 1879. D'après l’état de situation des travaux, au 1er mars 1880, les maçonneries et les parements étaient achevés. L’église fût bénie le 10 août 1882, jour de la fête patronale de saint Laurent. La réception définitive des travaux fût assurée par l’abbé Pougnet le 31 décembre 1884. L’état des frais dressé par l’architecte le 31 décembre 1884 indiquait la somme totale de 166 141 francs et 39 centimes. L’église fût enfin consacrée le 26 avril 1894 par Mgr Eudoxie Irénée Mignot évêque de Fréjus-Toulon.

En somme, les travaux eurent lieu durant l'année 1874 (démolition de l'ancienne église et sondage), avant de s'interrompre et de reprendre entre 1878 et 1882.

D'importantes restaurations eurent lieu de 1944 à 1953, après que deux tirs d'obus eurent endommagé le pignon de la façade, la nef et la toiture au cours des affrontements de la Seconde Guerre Mondiale, en 1944. Les travaux de restauration eurent lieu entre 1944 et 1946, par l'architecte Bernard et l’entrepreneur en maçonnerie A. Garcin.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1882, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Pougnet Guillaume-Joseph , dit(e) dit abbé Pougnet
      Pougnet Guillaume-Joseph

      Un des architectes les plus féconds de la région au XIXe siècle, il a construit une cinquantaine d'édifices religieux, dont l'église St-Vincent-de-Paul-Les Réformés à Marseille, l'église abbatiale de St-Michel-de-Frigolet, la chapelle Notre-Dame-de-Beauregard à Orgon. Il a édifié aussi des chapelles conventuelles, en particulier dans son département d'origine, le Vaucluse. Il a été l'architecte de Mgr Lavigerie, archevêque d'Alger et a construit la basilique St-Augustin d'Hippone et la cathédrale St-Louis de Carthage. Il n'a pas fait que construire les lieux de culte, il a aussi dessiné leur mobilier et est intervenu dans l'iconographie peinte et sculptée et les cartons des vitraux.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Barbaroux Léon
      Barbaroux Léon

      Entrepreneur à Rians durant le dernier quart du 19e siècle. Il construisit l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth de Rians entre 1878 et 1882.

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      entrepreneur de maçonnerie attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Bernard
      Bernard

      Architecte, il réalise les travaux de restauration de l'église paroissiale de Rians (Var) après la Seconde Guerre Mondiale.

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      architecte attribution par travaux historiques
    • Auteur :
      Garcin A.
      Garcin A.

      Entrepreneur en maçonnerie dans le Var au milieu du 20e siècle.

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      entrepreneur de maçonnerie attribution par travaux historiques

L'église, orientée, possède un plan allongé terminé par un chevet à sept pans percé de sept baies et contrebuté par six contreforts. Elle est bâtie en moellons équarris avec parements en pierres de taille sur la façade. Elle est couverte d'un toit à long pans avec des tuiles creuses. Les élévations nord et sud sont chacune contrebutées par six contreforts et percées de cinq roses. Une porte latérale a été ménagée dans chacun des murs gouttereaux. La façade se compose d'un portail avec gâble surmonté d'une grande arcature avec rose centrale, et de deux tours dans-œuvre en façade coiffées de deux tourelles. Elle est ornée d'un décor sculpté. La nef est voûtée d'ogives séparées par des arcs brisés. Le chœur est couvert d'une voûte d'ogives à un quartier longitudinal et sept quartiers rayonnants, chacun percés d'une baie. La nef est flanquée de contreforts intérieurs formant les cinq travées accueillant les chapelles latérales. L'élévation à niveau comporte une tribune béante avec garde-corps. Les chapelles s'ouvrent sur la nef par des arcs segmentaires. Le sol est pavé de carreaux de ciment. Le décor intérieur est en pierre sculptée.

  • Murs
    • pierre pierre de taille
    • pierre moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
    • voûte en berceau brisé
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Précision représentations

    La façade et les murs gouttereaux sont percés de roses. Sur la façade se trouvent gargouilles, frise de rosettes encadrées, frise à crochets, colonnes surmontées de chapiteaux à crochets. Le portail à arc brisé est couronné d'un gâble aigu avec pinacle, et comporte une croix encerclée et une frise de rinceaux. Au sommet de la façade se trouve une frise à modillons avec, au centre, un masque, accompagnée de rosettes encadrées, en saillie. On y trouve également l'inscription suivante : "ME SAL ODIVIT / EGO CUM CONIUGE POSUI CUSTODEM" (traduction par Elisabeth Sauze : "L'élite ne m'a pas accueilli / avec ma femme je me suis constitué protecteur"). Les tourelles sont ornées de roses et comportent des baies en arc brisé, des frises à modillons, des crochets. Elles sont coiffées d’un toit conique en pierre, souligné de corbeaux et d’une frise en pointes de diamant.

    À l'intérieur, on trouve des consoles sculptées, ornées de masques et de crochets (ornement feuillagé), des colonnes avec chapiteaux à crochets, des corps de moulures, des croix encerclées et peintes. Un blason ponctue la clé de voûte de la travée centrale.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Notes sur les chapelles et églises du Var, [vers 1970]. Archives de la Société des Amis du Vieux Toulon : Fonds Louis Malausse.

    Dossier Rians.

Documents d'archives

  • Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. Rians. 1560 - 1789. Archives départementales du Var : 2 MI 208 R1. Disponible en ligne : <https://archives.var.fr/arkotheque/consult_fonds/fonds_seriel_resu_rech.php?ref_fonds=19>. Date de consultation : 2021.

    Construction de l'église à l'époque moderne.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1582-1583. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1332.

  • Procès-verbaux et sentences de visites pastorales du diocèse d'Aix, 1643-1670. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 1340.

  • Note explicative des pièces du dossier relatives à la position et à l’orientation de l’église de Rians. Eglise paroissiale. Commune de Rians, 25 août 1874, rédigé par Guillaume-Joseph Pougnet. 25 août 1874. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Département du Var, commune de Rians. Eglise paroissiale. Etudes relatives à la position et à l'orientation de l'église de Rians. Note explicative, 8 feuilles, 3 devis, supplément à la note explicative, rapport de l'architecte, 25 août 1874, rédigé par Guillaume-Joseph Pougnet. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Département du Var. Commune de Rians. Eglise paroissiale. Récapitulations, 16 mai 1878, rédigé par Guillaume-Joseph Pougnet. Vu et approuvé le 10 août 1878 par le préfet du Var. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Note de M. Pougnet sur l'appréciation des pierres dont Barbaroux demande le transport, s.d. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Département du Var. Diocèse de Fréjus et Toulon. Commune de Rians. Construction de l’église paroissiale. 3eme état de situation des travaux de construction de la nouvelle église paroissiale. Travaux terminés au 1er mars 1880, 1er mars 1880, rédigé par Guillaume-Joseph Pougnet et Barbaroux. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Département du Var. Paroisse de Rians. Construction de la nouvelle église. Etat des frais et honoraires de Monsieur Pougnet, architecte, directeur des travaux, 31 décembre 1884, rédigé par Guillaume-Joseph Pougnet. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Bilan de la construction de l'escalier menant à l'église paroissiale par le Comité des amis de Rians et de son église, 1938. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • MALAUSSE, Louis. Rians, histoire de ses seigneurs, de sa communauté et de son église, 1938 - 1942. Tapuscrit. 2 tomes. Archives de la Société des Amis du Vieux Toulon : fonds Malausse.

  • Notes sur l'histoire de Rians, [vers 1950.] Archives de la Société des Amis du Vieux Toulon : Fonds Louis Henseling.

Bibliographie

  • ALBANES, Joseph-Hyacinthe. Gallia Christiana Novissima. Tome 1 : Aix, Apt, Fréjus, Gap, Riez et Sisteron. Montbéliard : Société anonyme d'imprimerie montbéliardaise, 1899.

  • GARCIN, Etienne. Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne. 2 volumes. Chez l'auteur : Draguignan, 1835.

  • DROGUET, Alain. Quand conseil municipal et conseil de fabrique sont en désaccord : les péripéties de la reconstruction de l’église de Rians (Var) dans la 2e moitié du XIXe siècle. Dans : Bulletin de la société scientifique et littéraire de Draguignan, Tome LII, 2015.

  • LEYDET, Noël. Les fêtes de Saint-Laurent à Rians. Dans : Société d'Etudes du Patrimoine Nord-Ouest Varois, n°1 - Fêtes et réjouissances, hier et aujourd’hui. 1990.

  • VENTRE, Marcel. L'église de Rians et son histoire. Aix : Makaire, 1971.

  • Cantico à l'ounour de Sant Laurèns, martir, patroun de Rians. Texte Imprimé, 1880. Bibliothèque Méjanes, Aix-en-Provence : Vovelle Patrimoine Fonds Provence In 8 pcs 00321.

Documents figurés

  • Plan de la nouvelle église de Rians [plan du sanctuaire de l'ancienne église paroissiale de Rians.] / Dessin à l'encre sur papier par Vassal, [milieu du 18e siècle]. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 328.

  • Plan de l'ancienne église de Rians, agrandie en 1616 [?] et démolie en 1874... Plan de N.D. de l'Annonciade de Rians, fondée en 1672... [Plans de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth avant sa reconstruction en 1884 et de la chapelle disparue de Notre-Dame-de-l'Annonciade, Rians.] / Dessin à l'encre et aquarelle, [avant 1874]. Collection particulière : non coté.

  • [Plan de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth : sacristies.] / Dessin sur papier par Pougnet (?), [vers 1873-1874]. Extrait de la Note sur la démolition des murs de l'ancienne église paroissiale pour l'entrepreneur Barbaroux, [Pougnet, vers 1873-1874]. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • [Plan de situation de l'ancienne église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth de Rians.] / Dessin, entre 1873 et 1878. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • Plan de l'Eglise de Rians et de ses voies d'accès. / Dessin par Daumart (?), 17 octobre 1876. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 105 / 4.

  • 1. RIANS (VAR) - Façade de l'Eglise / Carte postale, Veuve Abel édit, [1915]. Collection particulière : non coté.

  • Rians (Var). - L'Eglise / Carte postale, éditeur Tardy, cliché Bellon, 2e quart 20e siècle ? Collection particulière : non coté.

  • Construction d'un escalier d'accès à l'église de Rians. Plan général. / Dessin à l'encre sur papier par Joseph Lanteaume, [1938]. Archives paroissiales, Rians : non coté.

  • RIANS (Var) - Intérieur de l'Eglise. / Carte postale. Cliché Bellon. Première moitié 20e siècle. Archives de la Société des Amis du Vieux Toulon : fonds Malausse.

  • [Vue générale de l'église paroissiale de Rians et de ses abords.] / Carte postale ? Auteur inconnu, vers 1960. Archives de la Société des Amis du Vieux Toulon : fonds Malausse.

  • [Plans de la sacristie de l'église paroissiale de Rians.] / Dessin imprimé, Sud ateliers d'architectes, urbanistes designers. Marseille. Dressé par AMEDEO, Alain & DEPIETRO, Alain. 7 février 1980. Archives paroissiales, Rians : non coté.

Annexes

  • Pratiques cultuelles associées à l'église paroissiale Notre-Dame-de-Nazareth
Date d'enquête 2021 ; Date(s) de rédaction 2021
(c) Provence Verte Verdon
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général