Chargée d'études historiques à la Direction du Patrimoine de L'Isle-sur-la-Sorgue (Attachée de conservation du Patrimoine non titulaire) jusqu'en 2023. Docteur en histoire médiévale.
Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.
- inventaire topographique
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Photographe de l'Inventaire, région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Isle-sur-la-Sorgue (L')
-
Commune
L'Isle-sur-la-Sorgue
-
Adresse
1-13 rue André Autheman
,
8 quai de la charité
-
Cadastre
1828
N
Hospice de bienfaisance.
;
2025
CP
400, 401, 402, 403, 1279, 1280, 1281, 1282, 1283, 1284, 1285, 1286, 1537, 1538, 1724, 1725.
-
Dénominationsétablissement de bienfaisance
-
Appellationsmaison de charité, l'Aumône, hospice de bienfaisance, hospice de charité, hospice d'humanité
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Destinationsimmeuble
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Parties constituantes étudiées
-
Parties constituantes non étudiéesjardin
La fondation de la maison de charité de L’Isle dans les années 1658-1680 est motivée par le besoin de plus en plus pressant, qui se faisait sentir depuis déjà le 16e siècle, d'enfermer les pauvres et les vagabonds suite à une conjugaison de facteurs démographiques et économiques (accroissement démographique, excessive inflation, crises frumentaires, etc.). Dans le royaume de France, c’est à Lyon que revient l’initiative de la fondation d’une maison destinée à l’enfermement des pauvres avec la création de l’hôpital, dit la Charité, en 1614. Très vite, d’autres villes adoptèrent ce modèle, en reprenant bien souvent cette appellation.
Construite en plusieurs temps, la maison de charité de L’Isle, dite aussi l’Aumône, occupait une partie du quartier de Villefranche, à l’intérieur des remparts, au sud de l'actuelle rue André Autheman, depuis le Pont des Cinq-Eaux jusqu’à l’ancienne porte d’Avignon. Ce vaste édifice composé de plusieurs bâtiments, dont la plupart sont aujourd’hui conservés, se démarque par rapport aux autres charités du Comtat, telles celles de Cavaillon et de Carpentras, du fait même de son ampleur.
1. Histoire de la fondation de la maison de charité
C’est en 1658, lors de la délibération du conseil municipal du 15 décembre, qu’il est décidé de procéder au « renfermement des pauvres » dans l’une des deux maisons du quartier de Villeboquière léguées à la ville par Jean de Favier, mort en 1609. Cette demeure doit alors être aménagée en vue de sa nouvelle affectation. Rien ne permet pour l’heure de savoir si cette décision fut mise en application. On peut seulement signaler l’existence sur le plan d’alignement de 1824 d’un grand bâtiment légendé « Maison à la Charité » à Villeboquière.
Au vu des sources, l’institutionnalisation proprement dite de la maison de charité intervient seulement quelque vingt ans plus tard.
Des « articles pour l’érection et règlement de la maison de la Charité de la ville de L’Isle » sont édictés en octobre 1679 à la demande du vice-légat et gouverneur général d’Avignon, François Niccolini, et approuvés par le conseil de ville le 12 septembre 1683. L’article 1 comporte la prescription suivante : « Premièrement que tous les pauvres mendiants de la ville et terroir de L’Isle seront enfermés dans ladite maison de Charité où ils seront nourris, vêtus et entretenus et conséquemment employés aux manufactures et autres ouvrages de travail, selon les ordres et manière que sera jugée à propos par les vieux recteurs de la maison, laquelle sera nommée ″la maison de Charité″ de ladite ville de L’Isle, étant mises les inscriptions sur les portes d’icelles ». L’article 32 de ce règlement stipule par ailleurs que cette maison « sera érigée sur la dénomination et titres de la maison de Charité dudit sieur Jean de Favier, et de ladite dame Mornet, damoiselle de Chanuel et François Condamin », à savoir les quatre principaux bienfaiteurs à l’origine même de l’érection de cette maison.
En fonctionnement dès 1679, la maison de charité a donc pour vocation d’offrir un refuge aux pauvres hommes, femmes et enfants (logement, nourriture, instruction, service religieux, etc.), de leur apprendre et/ou fournir un travail – soit dans des salles au sein même de l’établissement, soit à l’extérieur – et de lutter contre « les abus commis par les mendiants ».
La question se pose du lieu occupé par l’Aumône à cette date. Était-ce dans la maison de Jean de Favier située à Villeboquière ou bien déjà au quartier de Villefranche, à l’emplacement de maisons léguées par certains des bienfaiteurs susnommés ? Une pièce d’archives intitulée « Conclusion sur le second établissement de la maison de Charité de la ville de L’Isle de Venisse » et datée du 12 septembre 1683 nous amène en effet à soulever cette interrogation.
On distingue trois grandes phases de construction :
- 1680-1ere moitié du 18e siècle (plans de Pierre Mignard et aménagements divers),
- 1766-début 19e siècle (plans de Jean Ange Brun, puis de l’architecte Charles Jacotet),
- 1836/1837-1861 (plans de l’architecte du département Joseph-Auguste Joffroy).
2. Constructions et aménagements principaux au cours des trois grandes campagnes de travaux
2.1. Mise en œuvre de la première campagne de travaux selon les plans de l’architecte Pierre Mignard et aménagements divers (1680-années 1750)
La première campagne de construction débute en 1680 suivant les plans de l’architecte Pierre Mignard, désigné par le conseil de ville le 4 juillet 1677, qui a imaginé un vaste ensemble à quatre corps de bâtiment avec deux grandes cours.
Orthographia ptochotrophii insulani [élévation de la maison de charité de l'Isle, plan], [1680].
Le 24 novembre 1680, le vice-légat d’Avignon, François Niccolini, pose la première pierre – « pierre fondamentale » – lors d’une cérémonie solennelle en présence des recteurs de la Charité, de consuls, du clergé et de la population. Portant une inscription gravée, cette pierre est posée dans les « creusements des fondements qui se trouvent dans le platfond de ladite maison du côté des lices ».
Les travaux de construction de la Charité s’échelonnent de 1681 à 1690, principalement sous la direction des maîtres maçons Nicolas et Jean-Baptiste Jacotet.
Le plan initialement présenté par Pierre Mignard est modifié en février 1682, le premier étant jugé par les recteurs peu « commode » pour le « logement des pauvres » et notamment car l’emplacement prévu pour ce quartier « devait être fait joignant les lices du côté du midi » et l'aurait privé de soleil. Au cours de l’année 1683, les crédits viennent à manquer provoquant l’interruption des travaux. Ils reprennent grâce à la ville qui vote le 7 mars 1683 un soutien de 1500 écus et au don de 880 livres fait par un anonyme le 30 octobre de la même année.
Au nombre des travaux effectués au cours de cette période figurent : la construction du réfectoire et des latrines (1681), de l'escalier et du dortoir (1683), la reconstruction de « la vieille muraille de la salle de feu M. Condamin qui donne sur la rue, attendu qu’elle menace une prochaine ruine qui expose tous les jours les enfants qui travaillent dans ladite salle à un très grand danger », la balustrade de l'escalier et la sculpture des armes du vice-légat Niccolini sur le palier par Péru, sculpteur et architecte avignonnais (1685)1, la porte du quartier des filles et la pose d’un cadran solaire dans la cour exécuté par Esprit Brun (1687), le dallage du réfectoire ainsi que du passage vers le jardin (1689).
Au vu des bâtiments tels qu’ils nous sont parvenus (une aile dotée d’un escalier d’honneur exceptionnel), il semblerait que la réalisation du grand projet de Mignard se soit limitée à la seule aile implantée perpendiculairement à la rue, à moins que certains corps de bâtiments n’aient été détruits.
Parmi les aménagements intervenus entre la fin du 17e siècle et les années 1750, il convient de mentionner un projet de comblement d’un vide situé « sous le long des murailles de la ville joignant la maison de Charité » pour offrir aux pauvres « un petit endroit qui leur servirait de jardin, et pour prendre le soleil dans l’hiver, ainsi qu’ils font de l’autre côté desdites murailles, lesquelles recevraient par ce moyen beaucoup de bénéfice, vu que l’eau de la Sorgue ne les toucherait point ». Le vice-légat d’Avignon donne son accord pour la mise en œuvre de ces travaux en 1698 et/ou 1709. De plus, en 1754, une fontaine est construite « pour le soulagement des pauvres et pour leur faciliter l’arrosage du jardin » grâce à un don de Charles Joseph Carichon.
Fontaine de la maison de charité, aujourd'hui à l'ancien refuge Benoit.
La présence d’une chapelle à la Charité dès son occupation et son emplacement avant 1695 demeurent des points obscurs. On sait que Pierre Mignard en a dressé les plans dès avant 1681, grâce à un accord passé entre les recteurs de la maison de charité et la confrérie des pénitents bleus. Ces derniers, dont la chapelle jouxtait le couvent des cordeliers au quartier de Villeneuve, avaient répondu favorablement à l’offre faite par les recteurs, lesquels avaient proposé de donner un terrain à la confrérie de pénitents désireuse de faire bâtir une chapelle à l’Aumône. C’est ainsi qu’un accord fut passé entre eux le 18 mai 1681. Les pénitents s’engageaient à construire l’édifice selon les plans de Mignard à leurs propres frais et à l’entretenir à perpétuité. Ils devaient également réserver l’usage de deux grilles « en faveur de la Charité », de façon à ce que les pauvres des deux sexes puissent entendre séparément la messe, ainsi que d’une porte communicante pour que lesdits pauvres puissent entrer dans la chapelle afin d’y recevoir les sacrements de pénitence et d’eucharistie, en dehors du temps des offices et des exercices de piété des confrères. En l'état actuel des recherches, aucun document n’atteste de la réalisation de ce projet. La première mention repérée d’une chapelle à la maison de charité date de 1695. Par une délibération en date du 14 septembre, le bureau de l’Aumône décide de faire une cloison au bout du réfectoire « laissant toute la dernière fenêtre au-dedans, en droite ligne pour y dresser un autel et en faire une chapelle ». On conserve des pièces d’archives concernant des paiements d’objets et d’ornements. En 1741, on a la trace d’une fenêtre mise à la chapelle. Ce lieu, qualifié de « chapelle provisoire », conserve cette affectation au moins jusqu'au milieu du 19e siècle comme cela est indiqué sur le plan figurant le projet d'aménagement d'une salle d'asile et d'une école de filles en 1850.
2.2. Deuxième campagne de travaux (1766-début 19e siècle) selon les plans de Jean Ange Brun, puis de l’architecte Charles Jacotet
Construction du quartier des hommes et des enfants
En 1766, inquiets de l’état du quartier où logeaient les hommes et les enfants, les recteurs demandent à l’architecte Jean Ange Brun de venir examiner la maison de charité. Sa visite, en date du 25 janvier, indique que l'intérieur est suffisant pour loger les pauvres, que l'arrosage des jardins est assuré par une grande roue utilisée par l'hôpital et la maison de charité, qu'il existe une grande porte d'entrée avec au fond une grande cour avec une fontaine où à droite se trouve le logement des hommes qui est en très mauvais état contrairement à la chapelle et à l'escalier qui dessert le bureau et le quartier des femmes, en mauvais état, sous le logement des femmes se trouvent la cuisine avec une pièce arrière, le réfectoire et une pièce basse contigüe donne sur le jardin intérieur.
Il établit un rapport pointant l’extrême nécessité de faire abattre et de reconstruire le quartier abritant les hommes et les enfants, celui-ci menaçant ruine et « en danger de crouler, étant déjà étayé en plusieurs endroits ». Il fait également mention de l’état médiocre du bâtiment des femmes. Le 28 janvier suivant, le bureau décide de lui faire dresser un plan en vue des « nouvelles bâtisses » à faire à la maison de charité « pour y loger les pauvres, une partie d’icelle menaçant une évidente ruine », « en conservant toujours le bâtiment neuf ». Il est par ailleurs arrêté que les travaux commenceront par la démolition et la reconstruction du quartier des hommes et des enfants, lesquels seraient alors logés pour leur sûreté « dans les greniers du bâtiment neuf ». Lors du bureau extraordinaire du 20 mars, il est question de la démolition du « bâtiment vieux » pour en conserver les matériaux et des réserves émises par l’un des consuls au sujet notamment des inconvénients présentés par le plan de Brun (rempart bornant la vue et empêchant la salubrité, etc.). Après plusieurs interventions du vice-légat, Grégoire Salviati, les plans sont modifiés. Les fenêtres sur la rue devront être ouvertes seulement au-rez-de-chaussée, de façon à ce qu'elles ne dominent pas le couvent des religieuses de Sainte-Elisabeth qui avaient émis des réclamations à ce sujet. Suite à ces nouveaux plans, les recteurs demandent au vice-légat l’autorisation de « faire élever sur les remparts de ladite ville, les murailles nécessaires » et de « faire plusieurs ouvertures ou fenêtres tant dans lesdits remparts que sur les murailles élevées sur iceux ». Leur requête est approuvée en avril.
Après la démolition du quartier des hommes, le chantier de construction débute : la pierre fondamentale est posée le 9 juin 1766 dans les creusements et fondements se trouvant dans le « platfond » de la maison de charité du côté des Lices et proche de l’ancien bâtiment. De nouvelles modifications consistant « à couvrir une partie du canal des eaux de la Sorgue, pour agrandir la cour et se procurer une partie dans la rue » sont accordées par le vice-légat en juin. En mai, en vue de la construction des nouvelles bâtisses, le bureau a délibéré d’« élargir le pont de la tuerie, appelé tuadour, jusqu’au lavoir de la tuerie et « d’appuyer contre ladite tuerie soit les ouvrages qui seront nécessaires pour poursuivre les élargissements que pour une porte derrière qui sera faite pour passer dans ladite partie qui sera jointe à la cour, conformément au plan dressé par M. Brun […] ». Au cours du mois de septembre intervient la construction du pont près de l’abattoir et de sa voûte. Un an plus tard, en 1767, après l’exposé de Brun, le bureau prend la décision de couvrir le canal de la Sorgue au-dessous des latrines construites dans la maison et de terrasser par-dessus, de façon à aménager un jardin « convenable » pour les pauvres. Des documents en date du 4 décembre 1767 et du 14 janvier 1769 livrent des informations sur les travaux de maçonnerie du bâtiment des hommes : démolition d’« un quartier d’une vieille maison léguée à ladite maison de Charité par feu M. de Condamin, où était le quartier des hommes », avancement des « murs des commodités » et construction du mur depuis la chapelle « actuelle » jusqu’au mur des remparts, ouverture de la porte et des quatre fenêtres dans le rempart, modifications apportées au plan concernant les « commodités », etc. A la fin de l'année 1769, la reconstruction a été réalisée jusqu'au premier étage. L'année suivante les portes et fenêtres du grenier sont données à prix-fait.
Le bâtiment des femmes
Une dizaine d’années environ après l’édification du quartier des hommes, le bureau de l’Aumône se préoccupe de nouveau du bâtiment des femmes, dont Jean Ange Brun avait signalé la vétusté en 1766. Apparemment, ce n’est qu’au cours de la première décennie du 19e siècle que des travaux sont finalement entrepris selon le rapport et le devis de l’architecte Charles Jacotet. Cependant, il n’est plus question à cette époque de la construction d’un nouveau bâtiment. Un arrêté du 15 avril 1807 approuvant les travaux à effectuer fait état des réparations urgentes à réaliser à une partie « du mur de face » du logement des femmes, donnant sur la « rue publique », au mur de face en ruines donnant sur la cour, à la couverture du bâtiment qui présentait un grand danger, aux planchers, etc.
Le portail sur la rue porte l'inscription "hospice d'humanité" - nom que porte l'établissement au début du 19e siècle - et l'imposte au-dessus de la porte indique l'année 1813 qui pourrait correspondre à la fin des travaux.
2.3. Troisième campagne de travaux (1836/1837-1861) selon les plans de l’architecte du département Joseph-Auguste Joffroy
La chapelle
Des projets de construction dont celui d’une chapelle sont envisagés vers 1836/1837, sans suite. En 1849, la ville cède aux hospices une lisière de terrain du quai, tout le long du bâtiment de la maison de charité (largeur : 2 m) en échange d’un terrain dépendant de leur jardin, faisant partie alors du quai situé à l’est du bâtiment. Un devis et des plans sont établis par l’architecte Joffroy en novembre 1850, qui n'ont pu être localisés. Suite à cette construction, des modifications doivent être apportées à la maison de charité : transfert de la cuisine et des réfectoires hommes et femmes dans la partie servant alors de « chapelle provisoire », couloir pour communiquer de la cage d’escalier avec la chapelle, transfert du logement des femmes au-dessus du réfectoire, création d'une nouvelle entrée pour l'aile Mignard, etc.
Les travaux s'achèvent en 1854, notamment grâce aux dons des frères Marrel dont les donatifs ont été conservés (voir paragraphe 3). En 1859 il est décidé d'acheter une cloche.
Quelques travaux sont encore réalisés par l'administration des hospices qui gère la maison de charité et notamment la transformation de la buanderie en logement pour l'aumônier, à l'occasion de la démolition d'une portion de rempart au sud, touchant la buanderie et fournissant les matériaux nécessaires.
La salle d'asile
Dans le même temps, la ville met en place la construction, dans la partie est des bâtiments de la maison de charité - alors loués -, d’une salle d’asile pour les jeunes enfants et d'une école pour les filles, tenue par les religieuses de Saint-Charles, installées à L'Isle depuis 1830 dans un contexte de développement des écoles congréganistes dans le département. Ce projet est motivé par la donation faite par Mademoiselle de Guilhen en 1849 pour la fondation d'une salle d'asile gratuite. En 1851, celle-ci est mentionnée comme étant située dans la maison de Casal, où se trouve également l'école des filles. Celle-ci ouvre en 1852 et accueille une soixantaine d'enfants en bas âge, avec une demande grandissante. En effet, L'isle est alors une ville industrielle d'importance où beaucoup de femmes travaillent dans les usines.
Afin d'agrandir la cour, l'architecte Joffroy propose les plans d'un préau couvert en 1853, réalisé en 1856 avec un portail qui diffère de celui proposé. La salle d'asile accueille alors 150 enfants des deux sexes.
Quant à l'école des filles, rien n'indique qu'elle se soit installée en ce lieu. En effet, plusieurs documents postérieurs au milieu du 19e siècle indiquent que les filles étudient dans la maison de charité mais dans des greniers où les conditions d'accueil ne sont pas satisfaisantes. Elles quittent les lieux en 1874 au profit de l'école aménagée dans l'ancienne maison Garcin (actuelle école du centre) et cèdent ainsi la place aux filles de l'école laïque.
Projet d'une salle d'asile et d'une école pour les filles à établir dans une partie des bâtiments de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, rez-de-chaussée, 1850. Echelle 1/100.
Projet d'une salle d'asile et d'une école pour les filles, à établir dans une partie des bâtiments de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, premier étage, 1850. Echelle 1/100.
3. Quelques éléments sur le fonctionnement de la maison de charité
Dès sa fondation, l'administration de la maison de charité dépend du conseil de ville et est composée de consuls, de charitadiers de l'Epiphanie (pour la distribution des secours, œuvre déjà attestée à L'Isle à la fin du Moyen Âge), d'un chanoine et d'un prêtre de l'église, etc. Parmi eux, chacun a une fonction comme la distribution du pain, la direction des troncs ou encore les habits. Sont employés une servante, un chasse-gueux ainsi qu'un économe. L'institution vit de dons, commémorés par des tableaux dits donatifs, comme à l'hôpital, dont quelques-uns ont été conservés : donatif n°24, donatif n°25, donatif n°32, donatif n°62, donatif n°63 et donatif n°64.
Tableau (donatif) N°24 : don de Marguerite Martin veuve de Joseph Rose à la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, [1772].
Tableau (donatif) N°25 : don de Jean-Claude Domergue à la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1775.
Tableau (donatif) N°30 : don de Joseph Chou à l'hospice de charité, 1813.
Tableau (donatif) N°63 : don d'Agricol Marin Marrel pour la construction de la chapelle de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1851.
Tableau (donatif) N°62 : don d'Anne Barnouin à l'hospice de charité, 1845-1850.
Tableau (donatif) N°64 : don de Jacques Bruni Marrel pour la construction de la chapelle de l'hospice de charité, 1851.
Tableau (donatif) N°32 : don d'Hugues Randoulet à la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1815.
En 1758 et 1767, la maison de charité abrite 126 personnes dont un quart de vieillards, une quarantaine d'enfants et environ 20 femmes et 30 filles. Afin de se distinguer du reste de la population, les hommes portent un chapeau gris, les femmes une coiffe particulière et les enfants un bonnet bleu.
Deux intéressants inventaires réalisés dans les années 1760 fournissent des informations quant aux lieux. En 1765, il est fait mention de l'existence d'un bureau (avec 18 chaises et les portraits des donateurs où devait se réunir les administrateurs, nommés aussi recteurs, de la chapelle, d'un grenier servant de farinière ainsi qu'un autre au sud, une chambre pour les filles de service avec un moulin à farine et son blutoir, un tinel en bord de Sorgue avec une cuve pour fouler le raisin, le réfectoire compte 5 "mauvaises tables longues" et 18 estampes. Le quartier des femmes et des filles est meublé avec 12 lits, 2 paillasses et contient 15 tours à filer la laine, attestant des activités manufacturières qui y sont pratiquées. Quant au quartier des hommes et des enfants il compte lui aussi des tours à filer la laine au nombre de 6 ainsi que 18 lits et une chaise percée. Trois ans plus tard, en 1768, un autre inventaire est réalisé nous apprenant qu'il y a, depuis 1765, 7 lits de plus au quartier des hommes et 9 à celui des femmes.
A partir de la fin du 18e siècle, l'établissement est dirigé par des religieuses. En effet, après le décès de la mère-économe en 1785, les administrateurs obtiennent la venue de sœurs de la congrégation du Saint-Sacrement qui restent jusqu'à la Révolution. En 1831, ce sont les sœurs de la congrégation de Saint-Charles qui arrivent à L'isle. Spécialisées dans l'enseignement et le soin aux malades, elles gèrent la maison de charité et mettent en place une classe payante d'éducation des filles qui apprennent la lecture et le catéchisme. Peu de temps après, dès 1834, elles n'assurent plus la gestion de la maison de charité en raison de difficultés avec l'administration. Elles reviennent de 1850 à 1880, année où la direction est reprise par des laïques. Par contre, elles restent enseigner à L'Isle jusqu'au début du 20e siècle où elles ouvrent d'ailleurs un pensionnat dans l'hôtel Donadei de Campredon dans les années 1860.
4. La maison de charité depuis sa fermeture
La maison de charité amorce son déclin à la fin du 19e siècle, notamment suite à l’ouverture du refuge Benoît en 1880 qui a pour mission d'accueillir les anciens ouvriers tombés dans la misère. Il apparaît que la maison de charité est désaffectée en 1910. Une partie est attribuée à l’ouvroir et au dispensaire (que l'on peut localiser à l'angle des ailes Mignard et Brun grâce aux plans de 1934) et une autre, après avoir subi quelques travaux de réappropriation, est réservée à des logements de particuliers. C'est à cette même date qu'est évoqué le projet d'installer une maternité au deuxième étage de l'aile Brun, projet qui n'a pas abouti mais dont le plan ci-dessous permet de localiser les greniers au deuxième étage de l'aile Mignard.
Vers 1934, la fontaine est transférée au refuge Benoit où elle se trouve encore aujourd'hui. Cette même année, l'administration des hospices (sous la vice-présidence de l'érudit Julien Guigue) décide de réaliser d'importants travaux pour aménager des logements. Plusieurs plans, conservés au sein des archives hospitalières, permettent de prendre la mesure du projet, et en particulier pour le premier étage pour lequel existe un état des lieux qui permet de comparer les espaces, cloisonnés à l'occasion de cette transformation.
Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [état des lieux], 1934.
Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [logements 1 à 3], 1934.
Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [logements 5 et 6], 1934.
En extérieur, l'aile le long de la rue André Autheman voit sa façade extérieure refaite et les encadrements en plâtre des ouvertures supprimés, des portes sont ouvertes sur la rue afin de permettre un accès direct et l'eau potable est installée. L'aile Mignard subit également d'importantes transformations avec la démolition entre autres des dallages et des cheminées. Quant au bâtiment Brun, les fenêtres sont munies de persiennes en 1936.
La chapelle est désaffectée en même temps que le reste des bâtiments. En 1934, les meubles et divers objets encore en place (grand autel en pierre, autels en bois, chaire, confessionnal, etc.) sont donnés au département de Vaucluse pour la chapelle du château Saint-Lambert à Lioux, acheté pour y installer un sanatorium. A compter de 1952 et jusqu'en 1990, la chapelle devient un temple protestant puis accueille en 1990 et 1991 des événements culturels. En 1991, la ville conclue un bail emphytéotique avec l'hôpital afin de pouvoir la restaurer, sans que ce projet ne puisse aboutir. Elle s'en porte acquéreur en 2004 afin de la transformer en centre de culture provençale qui ne voit pas le jour. Elle est revendue à un particulier en 2010.
En 2020, l'ancienne maison de charité est en partie inscrite au titre des monuments historiques : façades et toitures des ailes Mignard et Brun ainsi que les deux escaliers en pierre, chapelle en totalité, sol de la parcelle CP 1279, mur de clôture sur la rue André Autheman. Les bâtiments sont aujourd'hui divisés entre plusieurs propriétaires tandis que l'escalier de l'aile Brun ainsi que le sol de la parcelle CP 1279 appartiennent toujours au centre hospitalier de L'Isle.
La maison de charité, dite aussi l'Aumône, est érigée à L'Isle à partir de 1658 afin d'enfermer les pauvres, dans un contexte de développement de ces établissements de bienfaisance en France comme en Comtat Venaissin.
Le conseil de ville désigne en 1677 l'architecte Pierre II Mignard pour concevoir les plans de l'édifice, destiné à l'accueil et au travail des pauvres et des mendiants, à l'emplacement de plusieurs maisons léguées par divers bienfaiteurs. Les travaux se déroulent de 1680 à 1690. En 1685, le sculpteur Péru réalise la balustrade de l'escalier et la sculpture des armes du vice-légat Niccolini sur le palier. Il semblerait qu'une seule aile de ce grand projet ait finalement été édifiée. Il s'agit d'un bâtiment perpendiculaire à la rue et à la Sorgue, comprenant notamment un dortoir, une cuisine et un réfectoire. C'est dans une partie de ce dernier qu'une chapelle est aménagée en 1695. Les différents espaces de la maison de charité s'installent dans ce nouveau bâtiment et dans des maisons préexistantes au sein de cet îlot, celles qui ne sont pas occupées étant mises en location à des particuliers. En 1754, une fontaine est construite dans une cour, grâce au don de Charles Joseph de Carichon, "pour le soulagement des pauvres et pour leur faciliter l'arrosage du jardin".
Au milieu du 18e siècle, l'état de délabrement des lieux inquiète les administrateurs de la maison de charité qui chargent l'architecte l'islois Jean Ange Brun de dresser les plans pour refaire le quartier des hommes et des enfants ainsi que celui des femmes et des filles. Seul le premier est réalisé à compter de 1766, après démolition d'un bâtiment en très mauvais état, consistant vraisemblablement en une des bâtisses léguées à la maison de charité par un des bienfaiteurs. Cette nouvelle aile, à l'ouest de la première, longe un bras de la Sorgue. Quant au quartier des femmes, il faut attendre le début du 19e siècle pour que des travaux de rénovation soit réalisés par l'architecte Charles Jacotet, notamment la réfection de la façade sur la rue (l'imposte au-dessus de la porte d'entrée porte la date 1813).
Au milieu du 19e siècle, une chapelle est édifiée sur les plans de l'architecte du département Joffroy qui dresse également le projet d'aménagement par la commune d'une salle d'asile et d'une école pour les filles dans les bâtiments situés à l'extrémité est, du côté du quai. Un préau couvert est élevé en 1856.
La maison de charité ferme ses portes au tournant des 19e et 20e siècles. Après avoir accueilli un temps l'ouvroir et le dispensaire, l'intérieur des bâtiments est progressivement réaménagé par les administrateurs des hospices, alors propriétaires des lieux, afin d'accueillir des logements individuels, en particulier après la grande campagne de travaux de 1934. A cette même date, la fontaine est transférée à l'ancien refuge Benoit au quartier Saint-Antoine à L'Isle-sur-la-Sorgue.
Aujourd'hui divisée entre plusieurs propriétaires, l'ancienne maison de charité a en partie été inscrite au titre des monuments historiques en 2020.
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Remplois
- Partie déplacée à Commune : L'Isle-sur-la-Sorgue Lieu-dit : Saint-Antoine Adresse : 923 route de la maison d'enfants
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Période(s)
- Principale : 4e quart 17e siècle
- Principale : 3e quart 18e siècle
- Secondaire : 1er quart 19e siècle
- Secondaire : milieu 19e siècle
- Secondaire : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1813, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Brun Jean Ange , dit(e) Brun l'aînéarchitecte attribution par sourceBrun Jean AngeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte et entrepreneur né à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Il est le frère aîné de Esprit Joseph Brun, dit "Brun Cadet". Il collabore fréquemment avec son père Esprit Brun au début de sa carrière. On lui doit notamment la chapelle de l'Oratoire (1750) et le Grenier à sel (1756) à Avignon, la nymphée de l'Hôtel-Dieu de L'Isle-sur-la-Sorgue (1768), l'aménagement de l'abbaye Saint-André-de-Villeneuve-lès-Avignon, le jardin de l'hôtel Donadeï de Campredon de L'Isle-sur-la-Sorgue.
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Jacotet Charles Gabrielarchitecte attribution par sourceJacotet Charles GabrielCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte actif à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) au début du 19e siècle. Il y a dirigé les travaux du quartier des femmes de la maison de charité dans les années 1800 et 1810. A son décès il est receveur des hospices de la commune.
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Mignard Pierre , dit(e) Pierre II Mignard ou Chevalier Mignardarchitecte attribution par sourceMignard PierreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Pierre Mignard est le fils de Nicolas Mignard d'Avignon et le neveu de Pierre Mignard dit le Romain, c'est pour le distinguer de son oncle qu'il est nommé Pierre II Mignard ou chevalier Mignard. Il naît à Avignon et devient l'élève de son père en peinture et de Royers de la Valfenière en architecture. Il part à Paris avec son oncle en 1658. En 1671, il est un des membres fondateurs de l'Académie royale d'architecture et reçoit le titre de peintre de la reine l'année suivante. Il regagne définitivement Avignon en 1679.
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Joffroy Joseph-Augustearchitecte attribution par sourceJoffroy Joseph-AugusteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte ayant travaillé dans le Vaucluse au 19e siècle dont on trouve le nom parfois orthographié sous la forme Geoffroy. Après avoir été employé dans l'administration des ponts et chaussées (1825), il est désigné en 1839 architecte de la ville d'Avignon, puis du département du Vaucluse en 1849 et ce jusqu'en 1870 [Source : École des Chartes, Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle]. Outre la synagogue d'Avignon, Joseph-Auguste Joffroy dessina les plans de l'Hôtel de Ville d'Avignon dont la façade décriée fut remaniée. Il est nommé architecte diocésain le 16 juillet 1851.
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Péru Jeansculpteur attribution par sourcePéru JeanCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Jean Péru est un artiste avignonnais, actif dans l'ensemble du Comtat Venaissin et à Avignon. Il intervient lors des travaux de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue (84) en 1685.
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Auteur :
L'ancienne maison de charité est composée de plusieurs corps de bâtiments compris dans un îlot urbain bordé à l'ouest par un bras de la Sorgue, au nord par la Sorgue de l'Arquet qui traverse la ville, à l'est par l'actuelle rue André Autheman et au sud par le quai de la charité.
Les ailes sud (aile Mignard sur les plans) et ouest (aile Brun sur les plans) forment un L. Elles s'organisent sur quatre niveaux : un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et deux étages carrés. Les toitures à longs pans sont couvertes de tuiles creuses.
L'aile sud est accessible depuis la rue par une entrée en avancée qui donne sur l'escalier tournant, suspendu, qui permet d'atteindre le premier étage. Les marches sont en pierre et la rampe en ferronnerie. La façade sud sur jardin est ordonnancée en travées, dont seules cinq sont visibles car les suivantes sont masquées par l'aile est sur rue (aile Jacotet sur les plans). Les niveaux sont séparés par des bandeaux en pierre dont le dernier est surmonté d'une corniche en pierre moulurée. Un chaînage d'angle en pierre ferme à l'ouest cette façade dont les ouvertures rectangulaires ont un encadrement en méplat en pierre. Quant à la façade nord, elle est masquée en partie basse par un vestibule partiellement couvert qui permet d'accéder à l'aile ouest.
Cette aile ouest est accessible depuis la rue par une entrée avec quatre marches qui ouvre sur le vestibule débouchant d'une part sur l'escalier tournant à retours avec jour et d'autre part sur le jardin où se développe la façade ouest sur la Sorgue. Les trois niveaux supérieurs sont séparés par des bandeaux de pierre et couronnés d'une corniche en pierre également. Les ouvertures en arcs surbaissés ont un encadrement en méplat de pierre de taille. Au sud de cette façade, les deux derniers niveaux forment un avant-corps encadré de chaînes d'angle à bossages, avec porte fenêtre au premier étage carré et balcon avec garde-corps en ferronnerie qui repose sur une console moulurée. La façade nord sur la Sorgue de l'Arquet reprend les caractéristiques de la façade ouest et présente un oculus au niveau du pignon. Elle est décroûtée, comme la façade est qui est en partie obturée par la chapelle et la cour couverte. Cette dernière est fermée par un mur en moellons avec chaînes en pierre de taille et soubassement de même. Son entrée est matérialisée par deux piliers en pierre de taille à bossages avec linteau en bois et génoise.
L'aile est se développe le long de la rue André Autheman. Elle se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages carrés. La façade est ordonnancée en quatre travées. Au rez-de-chaussée, la première travée ouvre sur une porte et la quatrième sur un portail encadré de deux piédroits à bossages et d'une imposante corniche sous laquelle est inscrit "HOSPICE D'HUMANITE". L'imposte au-dessus de la porte est doublée d'une ferronnerie avec la mention 1813 et le monogramme AM. Les ouvertures rectangulaires comportent un encadrement en méplat.
Cette aile se poursuit par deux bâtiments à deux niveaux : rez-de-chaussée et un étage carré avec des ouvertures organisées en travées et encadrements en méplat.
Au sud, l'îlot est clos au niveau du quai de la charité par un mur en moellons enduits sur soubassement en pierre de taille avec chaînes d'angle, bandeau et corniche de même. Une porte ouvre côté rue et un portail mouluré en anse de panier côté quai, avec portes en bois ouvragées. Ce dernier présente, de part et d'autre, deux pilastres à bossages.
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Murs
- calcaire moellon enduit
- calcaire moellon
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Toitstuile creuse
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Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, rez-de-chaussée, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant
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Techniques
- sculpture
- ferronnerie
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Représentations
- pilastre
- colonne
- écu, ornement végétal, charité
- monogramme AM,
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Précision représentations
La cage de l'escalier principal de l'aile sud (aile Mignard) est particulièrement décorée. Les murs sont ornés de séries de deux pilastres avec base et chapiteaux et divers tables moulurés saillantes, rectangulaires ou à crossettes. Le plafond de la cage d'escalier présente un imposant ovale mouluré. Le palier du premier étage, auquel conduit cet escalier, comporte de chaque côté une colonne lisse avec base et chapiteaux. Le mur du fond est orné de séries de deux pilastres similaires à celles de la cage d'escalier, supportant une corniche. Le garde-corps du palier se développe dans le continuité de la rampe d'escalier et présente un retrait concave sous lequel est sculpté un écu avec végétaux sur lequel prend place une allégorie de la charité. Celle-ci est représentée sous les traits d'une femme entourée de petits enfants et allaitant.
La porte d'entrée de l'aile est sur rue (aile Jacotet sur les plans) comporte, au niveau de la ferronnerie doublant son imposte, le monogramme marial AM.
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
propriété d'un établissement public communal
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH partiellement, 2020/06/24
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Précisions sur la protection
Les parties suivantes de l’ancienne Maison de la Charité : les façades et les toitures de l’aile Mignard et de l’aile Brun ainsi que les deux escaliers intérieurs en pierre, la chapelle en totalité, le sol de la parcelle n°1279, le mur de clôture, sur la rue André-Autheman, situées 3-13 rue André-Autheman, figurant au cadastre section CP, sur les parcelles n°1278 et 1279, telles que délimitées en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juin 2020.
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Référence MH
- (c) Ministère de l’économie et des finances
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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- (c) Bibliotheca Hertziana, Institut Max Planck, Rome
- (c) Bibliotheca Hertziana, Institut Max Planck, Rome
- (c) Bibliotheca Hertziana, Institut Max Planck, Rome
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
- (c) Archives départementales de Vaucluse, Avignon
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
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- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
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- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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- (c) IGN
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
- (c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
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- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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Documents d'archives
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Prix-fait de l'escalier, du dortoir et de l'escalier dérobé de la maison de charité de L'isle-sur-la-Sorgue, donné à Nicolas et Jean Baptiste Jacotet maçons, 1683. Dans : minutes de maître Guillaume Imbert, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1682-1690. 4 février 1683. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 363, folio 116.
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Promesse de faire une balustrade à l'escalier du bâtiment neuf construit dans la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Jean Véran et Ferréol Heron serruriers, 1685. Dans : minutes de maître Guillaume Imbert, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1682-1690. 23 septembre 1685. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 363, folio 518.
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Prix-fait pour le dallage du réfectoire de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, donné à Antoine Furet maçon, 1689. Dans : minutes de maître Guillaume Imbert, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1682-1690. 21 mars 1689. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 363, folio 889.
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Rapport de visite de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Jean Ange Brun architecte, 1766. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1765-1766. 25 janvier 1766. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1831, folio 275 verso.
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Prix-fait des murailles et bâtisses à faire à la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, donné à Charles Charmot, Joseph Many, Jean Joseph et Gilibert Benoit maçons, 1766. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1765-1766. 2 août 1766. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1831, folio 408.
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Déclaration concernant le devis des ouvrages en maçonnerie au bâtiment pour les pauvres hommes en la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Jean Ange Brun architecte, 1767. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1767-1768. 4 décembre 1767. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1832, folio 184.
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Rapport de visite et estime pour vérifier ce qui a été construit pour le logement des hommes de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Jean Pierre Franque avocat et architecte, 1769. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 14 janvier 1769. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 9 verso.
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Rapport d'estime de la partie des bâtiments du quartier des hommes de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Jean Ange Brun architecte, 1769. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 5 avril 1769. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 51 verso.
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Prix-fait des ouvrages en maçonnerie restant à faire pour le logement des hommes et enfants de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, donné à Joseph Eymard maçon et Jean Baptiste Barnouin menuisier, 1769. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 19 avril 1769. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 66.
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Prix-fait de l'ouvrage de la charpente et de la ferrure à faire au bâtiment pour le logement des hommes et enfants de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, donné à François César Villard facturier en laine et Jean Baptiste Barnouin menuisier, 1769. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 1er mai 1769. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 81.
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Rapport de visite de la charpente et de la ferrure du nouveau bâtiment pour le logement des hommes et enfants de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Esprit Lourdeau maître menuisier, 1770. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 22 février 1770. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 258.
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Rapport de visite et estime des travaux faits à la charpente et à la ferrure du nouveau bâtiment pour le logement des hommes et enfants, par Esprit Lourdeau maître menuisier, 1770. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 28 février 1770. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 269 verso.
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Rapport d'estime des travaux du bâtiment neuf pour le logement des hommes et enfants de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, par Georges Laugier, 1770. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 27 avril 1770. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 296.
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Prix-fait des porte-fenêtres et fenêtres du grenier de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, donné à Pierre Sauret maître-menuisier et Louis Chouvet maître-serrurier, 1770. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1769-1770. 19 juillet 1770. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1833, folio 339 verso.
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Administration hospitalière : dossiers par bâtiment hospitalier, L'Isle-sur-la-Sorgue, hospice de charité, 1806-1937. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
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Devis pour l'appropriation de la partie des bâtiments de l'hospice de charité que la commune de L'Isle veut affecter à une salle d'asile et à une école pour les filles, 1850. 20 septembre 1850. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
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Livre des enchères et délivrance de fermes et prix-faits de la maison de charité de L'isle-sur-la-Sorgue, 1755-1778. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, B 190.
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Livre des enchères pour la visite des biens et délivrances de fermes et prix-faits de la maison de charité de L'isle-sur-la-Sorgue, 1778. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, B 193.
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Registre de délibérations de la maison de charité de l'Isle-sur-la-Sorgue, 1680-1687. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 2.
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Inventaire des effets de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1765. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 2, folio 111.
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Inventaire nouvellement dressé des effets de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1768. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 2, folio 123.
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Livre des délibérations des bureaux de la seconde érection de la maison de charité de la ville de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1683-1764. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 3.
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Livre des délibérations de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1765-1767. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 5.
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Livre de comptes de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1631-1707. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 8.
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Livre des mandats de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1748-1778. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, E 24.
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Bâtiments communaux : dossier du projet d'aménagement d'une école d'asile et d'une école pour filles dans l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, 1850-1869. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 113 W 1.
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Etude historique de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, dossier établi par Isabelle Rava-Cordier, 2021. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.
Bibliographie
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GUIGUE, Julien. L'Hôpital et les hospices de L'Isle-sur-Sorgue. Avignon : Rullière, 1934, 182 p.
p. 113 à 128 (ill. hors pagination). -
JUSTAMOND, Lauriane. Le Chevalier Mignard : peintre et architecte avignonnais au temps de Louis XIV. Puget sur Argens : Editions Néapolis, 2021.
P. 134 et fig. 84 à 86.
Documents figurés
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Orthographia ptochotrophii insulani [élévation de la maison de charité de l'Isle, plan]. / Dessin à la plume signé P. Mignard, [1680]. Bibliotheca Hertziana, Rome : non coté.
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Scenographia scalarum ptochotrophii insulani [coupe en perspective de l'escalier de la maison de charité de l'Isle]. / Dessin à la plume signé P. Mignard, [1680]. Bibliotheca Hertziana, Rome : non coté.
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Porta exterior ptochotrophii insulani [portail de la maison de charité de l'Isle]. / Dessin à la plume signé P. Mignard, [1680]. Bibliotheca Hertziana, Rome : non coté.
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Plan cadastral parcellaire de la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue. / Dessin à l'encre sur papier par Guillon, géomètre en chef du cadastre, 1827-1828. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 P 2-054/1 à 3 P 2-054/30.
Section N -
Projet d'une salle d'asile et d'une école pour les filles à établir dans une partie des bâtiments de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, rez-de-chaussée. / Dessin sur papier par Joseph-Auguste Joffroy, novembre 1850. Echelle 1/100. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
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Projet d'une salle d'asile et d'une école pour les filles à établir dans une partie des bâtiments de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue [plan complet des bâtiments], rez-de-chaussée. / Dessin sur papier par Joseph-Auguste Joffroy, novembre 1850. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 113 W 1.
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Projet d'une salle d'asile et d'une école pour les filles, à établir dans une partie des bâtiments de l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, premier étage. / Dessin sur papier par Joseph-Auguste Joffroy, novembre 1850. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 113 W 1.
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Construction d'un préau couvert pour la salle d'asile dans l'hospice de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue. / Dessin sur papier par Joseph-Auguste Joffroy, juin 1853. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 113 W 1.
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Département de Vaucluse, Ville de L'Isle s/ Sorgue, projet de création d'une maternité, 2e étage [de la maison de charité]. / Dessin sur papier par Michel Tourtet, février 1910. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Isle sur Sorgue, la charité, rez-de-chaussée. / Dessin sur papier par Ulysse Crassard, 1934. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [état des lieux]. / Dessin sur papier par Ulysse Crassard, [1934]. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [logements 1 à 3]. / Dessin sur papier par Ulysse Crassard, 1934. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Isle sur Sorgue, la charité, 1er étage, [logements 5 et 6]. / Dessin sur papier par Ulysse Crassard, [1934]. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Isle sur Sorgue, la charité, 2e étage. / Dessin sur papier par Ulysse Crassard, [1934]. Echelle 1/100. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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[Vue aérienne de L'Isle-sur-la-Sorgue]. / Photographie, par Institut national de l'information géographique et forestière, 1964. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.
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Plan d'intérieur figuratif d'un immeuble sis rue Autheman, n° 3, 5, 7, 9, 11 et 13 à l'Isle-sur-la-Sorgue [ancienne maison de charité]. / Dessin sur papier par Bruno Giraud, mars 1988. Echelle 1/100. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.
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Façade ouest, vue générale de l'ancienne maison de charité à l'Isle-sur-la-Sorgue. / Photographie par Adolphe Irisson, [début du 20e siècle]. Dans : "L'hôpital et les hospices de L'isle-sur-Sorgue" / Julien Guigue, Avignon : imprimerie Rullière frères, 1934.
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Entrée est, vue générale de l'ancienne maison de charité à l'Isle-sur-la-Sorgue. / Photographie anonyme, [début du 20e siècle]. Dans : "L'hôpital et les hospices de L'isle-sur-Sorgue" / Julien Guigue, Avignon : imprimerie Rullière frères, 1934.
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Escalier principal, vue générale de l'ancienne maison de charité à l'Isle-sur-la-Sorgue. / Photographie par Adolphe Irisson, [début du 20e siècle]. Dans : "L'hôpital et les hospices de L'isle-sur-Sorgue" / Julien Guigue, Avignon : imprimerie Rullière frères, 1934.
Conservateur en chef du patrimoine en poste au Service régional de l'Inventaire à la DRAC de Poitiers de 2002 à 2005, puis au Service de l'Inventaire de la DRAC d'Aix-en-Provence. En poste au Service de l'Inventaire et du patrimoine, région Provence-Alpes-Côte d'azur depuis 2008.
Chargée d'études historiques à la Direction du Patrimoine de L'Isle-sur-la-Sorgue (Attachée de conservation du Patrimoine non titulaire) jusqu'en 2023. Docteur en histoire médiévale.
Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.
Conservateur en chef du patrimoine en poste au Service régional de l'Inventaire à la DRAC de Poitiers de 2002 à 2005, puis au Service de l'Inventaire de la DRAC d'Aix-en-Provence. En poste au Service de l'Inventaire et du patrimoine, région Provence-Alpes-Côte d'azur depuis 2008.