Conservateur en chef du patrimoine en poste au Service régional de l'Inventaire à la DRAC de Poitiers de 2002 à 2005, puis au Service de l'Inventaire de la DRAC d'Aix-en-Provence. En poste au Service de l'Inventaire et du patrimoine, région Provence-Alpes-Côte d'azur depuis 2008.
Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.
- inventaire topographique
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Photographe de l'Inventaire, région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Isle-sur-la-Sorgue (L') - L'Isle-sur-la-Sorgue
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Commune
L'Isle-sur-la-Sorgue
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Adresse
11 rue André Autheman
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Cadastre
2025
CP
1724
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Dénominationschapelle, temple
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AppellationsChapelle de la charité, Chapelle de l'Aumône
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Destinationstemple
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
La construction de cette chapelle au milieu du 19e siècle intervient au cours de la dernière campagne de travaux de la maison de charité. C'est le dernier grand chantier entrepris par les hospices civils de la ville dans cet établissement dont ils sont propriétaires. Son édification était devenue impérieuse afin de remplacer la chapelle dite "provisoire" (installée dans une partie du réfectoire en 1695) et de réaménager les lieux pour une séparation totale des sexes tant au réfectoire qu’à la chapelle.
Des projets de construction dont celui d’une chapelle, suivant un croquis réalisé par un architecte dont on ignore le nom, sont envisagés vers 1836-1837. Faute de moyens financiers, le projet ne voit pas le jour.
En 1849, la ville cède aux hospices une lisière de terrain sur le quai, tout le long du bâtiment de la charité (sur une largeur de 2 mètres) en échange d’un terrain dépendant du jardin, à l’est du bâtiment. L'acte stipule qu’il est facultatif pour les hospices de bâtir une chapelle qui occuperait sur le même quai une étendue de 6 mètres indépendamment des 2 mètres donnés en échange.
1. Mise en œuvre de la construction de la nouvelle chapelle de la charité (1851- 1859)
Le 8 avril 1851, les administrateurs de la maison de charité décident de reprendre le projet de construction d'une chapelle et des divers changements nécessaires à l’amélioration de l'édifice. Un prix-fait et des plans avaient été établis à la demande de la commission administrative des hospices par l’architecte départemental Joseph-Auguste Joffroy (également orthographié Geoffroy) en 1849, année où il devient architecte départemental après avoir été celui de la municipalité d'Avignon depuis plusieurs années.
Le conseil municipal nomme, le 26 avril 1851, une commission pour examiner ce projet et visiter les lieux pour établir l’utilité des travaux projetés. La commission ayant reconnu ce fait, le conseil municipal valide la mise en œuvre immédiate de la construction de la chapelle conformément à la volonté du préfet et à l'approbation des deux donations faites par Marrel, père et fils. Le prix-fait et les plans sont adoptés et soumis au préfet qui les approuve le 21 février 1852.
Ce prix-fait, accompagné de plans aujourd’hui disparus, est extrêmement détaillé quant aux travaux de construction de la chapelle (transcription partielle en annexe 1). Elle doit mesurer 16 mètres de longueur, 12 mètres de largeur hors œuvre et 11,70 mètres de hauteur sous voûte. Elle comporte une nef avec chœur d’une longueur de 7 mètres, deux chapelles de 2,23 mètres de profondeur sur 4,20 mètres de largeur, une sacristie, deux « cabinets », deux tribunes – l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes –, établies latéralement à la chapelle. L’accès à la tribune des hommes est prévu depuis leur dortoir et à celle des femmes depuis le palier du grand escalier sur lequel leur dortoir a son entrée.
La dépense pour la construction de la chapelle et les autres aménagements s’élève à 26 380 francs, dont 4 000 francs donnés par Jacques Bruno Marrel, propriétaire (1 500 francs) et par Alphonse Agricol Marius Marrel, prêtre (2 500 francs).
Tableau (donatif) N°63 : donation par A. Agricol Marin Marrel de 2500 francs pour la construction de la chapelle en 1851.
Tableau (donatif) N°64 : donation par Jacques Bruno Marrel de 1500 francs pour la construction de la chapelle en 1851.
Les travaux de maçonnerie sont adjugés à Louis Vernin qui, avant de les commencer, demande à être dégagé de toute responsabilité quant à la solidité du terrain. La commission chargée de sa vérification approuve le démarrage du chantier. Les travaux de menuiserie et de serrurerie sont confiés respectivement à Victor Converset et Saturnin Guigue.
Le 8 octobre 1853, la commission administrative des hospices délibère afin de faire édifier un autel conformément au plan dressé par Joffroy le 17 août 1853. Il est présenté à plusieurs marbriers. Les conditions les plus avantageuses sont celles d’Hypolyte Huguet, marbrier d’Avignon qui l’exécute pour le prix de 2 150 francs. L'autel doit être réalisé en « beau marbre blanc veiné d’Italie », le fond "en brocatelle d’Espagne", avec un placage d'une épaisseur d'au moins 2 centimètres ; les moulures en recouvrement de 2 centimètres, les marches en marbre blanc doivent être similaires, tant pour le profil que pour l’épaisseur, à celles de l’autel que M. Huguet construit alors à la chapelle Sainte-Anne de l’église Saint-Agricol d’Avignon. Il doit être livré pour le 1er mars suivant.
La chapelle est bénie le 21 novembre 1854 par le curé Jalat. Peu après, le 14 décembre, un procès-verbal est dressé par l’architecte Joffroy afin de rendre compte de l’achèvement des travaux de ce lieu où le néo-classicisme côtoie des références à l'architecture médiévale caractéristiques du courant historiciste du 19e siècle. Le 28 mai 1855 le chemin de croix est érigé par le curé Jalat à la demande de l'abbé Marrel, aumônier de la maison de charité.
La dernière mention d'une dépense liée à son aménagement date de juin 1859 où sont achetés une cloche, son mouton et autres accessoires auprès du fondeur avignonnais Perre-Pierron. Elle est bénie de 13 juin.
2. Désaffectation de la chapelle et changement de destination
En 1910, la commission administrative des hospices civils de L’Isle rend officielle la désaffection de cette chapelle.
En décembre 1922, Paul Aymard, ordonnateur des hospices civils de L’Isle-sur-la-Sorgue, envoie un courrier au préfet au sujet du mobilier et des accessoires de la chapelle afin de savoir si les hospices civils pouvaient en disposer. Finalement, lors d'une séance de la commission administrative des hospices en date du 14 septembre 1934, concernant la vente du mobilier religieux de la chapelle, le vice-président propose d’offrir au département de Vaucluse à titre gracieux le grand autel en pierre, les deux autels en bois, la chaire et le confessionnal, réalisés par un maître ouvrier l’islois, et tous les autres objets encore conservés dans la chapelle pour meubler celle du château Saint-Lambert (commune de Lioux), transformé en préventorium.
2.1. Transformation de la chapelle de la charité en temple protestant (1952-1990)
La première mention de l'organisation d'un culte protestant à L'Isle-sur-la-Sorgue date de 1876, lorsque le pasteur "des disséminés" de l'église réformée d'Avignon informe le maire de l'arrivée dans la commune de plusieurs familles de religion protestante à la suite de M. Brousson, originaire de Marsillargues dans l'Hérault, qui vient de prendre la direction de l'usine Saint-Jean. Il demande la mise à disposition de la salle du prétoire de la justice, à l'entrée de la mairie, pour la tenue du culte les deuxième et quatrième dimanches du mois à 10h car elle est "par son style sévère" la plus appropriée. Plus tard, en 1878, le pasteur adresse une demande à la mairie afin de créer une paroisse comprenant les groupes de « catholiques réformés » de Carpentras, Sorgues, L’Isle et Cavaillon. Leur lieu de culte est-il alors installé au prétoire et durant combien de temps ? En l'état actuel des recherches, aucun élément ne permet de renseigner l'histoire du culte protestant à L'Isle-sur-la-Sorgue jusqu'en 1952.
C'est à cette date que la chapelle de la charité est attestée comme temple protestant, les deux inscriptions peintes ayant alors été ajoutées sur le portail : "EGLISE REFORMEE DE FRANCE" et le verset "LA OU DEUX OU TROIS PERSONNES SONT ASSEMBLEES EN MON NOM, JE SUIS AU MILIEU D'ELLES. MATHIEU 18-20". Il ferme en 1990 pour des raisons de vétusté.
Portail sur la rue André Autheman : détail des inscriptions peintes.
2.2. Utilisation comme salle de spectacle et projet de travaux d’aménagement (1990-2001)
En 1990, le Nouveau théâtre d’Angers souhaite procéder à des travaux d'aménagement de l'ancien temple protestant pour des manifestations culturelles. Un projet de rénovation est établi en 1990-1991. La salle dénommée « Le Temple » accueille alors des activités théâtrales comme « Faire du chemin avec René Char », des expositions : travaux des écoles, collèges et lycées de L’Isle-sur-la-Sorgue et communes alentours, des peintres hospitaliers, des animations de musique (répétitions), etc. Au cours de ces deux années, il y eut une centaine de manifestations "non satisfaites par l’insuffisance des installations existantes" (sons, lumières, gradins, chauffage, etc.).
En 1991, la ville signe un bail emphytéotique d’une durée de 33 ans avec l’hôpital pour la mise à disposition du temple, susceptible d’abriter des manifestations culturelles. Les édiles souhaitent donner au temple une véritable vocation artistique tout en protégeant cette construction. Le 23 octobre, le maire adresse une lettre à M. Ferrero de l'Eglise réformée (paroisse Cavaillon-Luberon) l'informant qu’une étude de rénovation du temple est en cours et qu’aucune intervention ne sera réalisée sans en informer le conseil presbytéral.
Cette même année, un examen effectué par la société SOCOTEC permet la remise d'un rapport détaillé sur la stabilité des plafonds du temple. Il indique que la charpente est "constituée d’arbalétriers prenant appui sur les murs de façade, sur les doubleaux, sur environ 2/3 de leur portée et assemblés par un boulon au niveau du faîtage". De plus, "l'examen du plafond montre une légère ouverture des joints entre pierres des doubleaux qui semble due à l'action des poussées horizontales provoquées par ces doubleaux et les arbalétriers. De l'extérieur, on constate a présence des contreforts mais compte tenu de la sècheresse de ces dernières années, il se pourrait que de très légers tassements différentiels se soient produits". En conclusion de ce rapport, il est préconisé de "surveiller à l’aide d’un fissuromètre, l’ouverture des fissures des doubleaux et également de mettre en œuvre un système de contrôle de l’écartement des bases de ces doubleaux".
Le maire décide finalement de ne pas donner suite au projet de rénovation du temple car une étude est prévue à très court terme quant à la rénovation de l’espace de la Tour d’Argent dans une perspective similaire.
2.3. Achat puis vente de la chapelle par la Ville (2001-2010)
Un extrait du registre des délibérations du conseil municipal, daté du 30 janvier 2001, nous apprend que, l'hôpital local, propriétaire de cette chapelle, souhaite la mettre en vente. Ce bien intéresse des investisseurs immobiliers qui font acte de candidature. La Ville, quant à elle, se porte également candidate pour l’acquisition afin de disposer d’un espace d’exposition en centre-ville. L'acquisition est réalisée en janvier 2004. Finalement, la Ville décide de la revendre à un propriétaire privé en 2010.
Depuis 2020, elle est inscrite au titre des monuments historiques. Des expositions d'initiatives privées sont régulièrement organisées dans ce lieu que le propriétaire actuel envisage de restaurer.
Cette chapelle est construite entre 1851 et 1854 d'après les plans et le devis dressés en 1849 par l'architecte départemental Joseph-Auguste Joffroy. Elle succède à une chapelle dite provisoire aménagée depuis la fin du 17e siècle dans une partie du réfectoire de l'aile ouest de la maison de charité. Le but de cette réalisation est de pouvoir récupérer ce lieu afin de réaménager certains espaces qui étaient jusqu'alors communs aux personnes des deux sexes (réfectoire, chapelle, ...).
En partie financés par les dons de la famille Marrel, père et fils, qui figurent sur deux donatifs, les travaux sont confiés à plusieurs entrepreneurs locaux : Louis Vernin pour la maçonnerie, Victor Converset pour la menuiserie et Saturnin Guigue pour la serrurerie. La décision d'acheter une cloche est prise en 1859.
Suite au déclin de la maison de charité, la chapelle est désaffectée en 1910. En 1934, le mobilier de la chapelle est offert au département de Vaucluse pour la chapelle du château Saint-Lambert de Lioux depuis peu transformé en préventorium. Entre 1952 et 1990, elle est utilisé comme temple protestant. Vétuste, des projets de rénovation sont envisagés par la Ville qui loue la chapelle aux hospices, puis l'achète en 2004 pour la transformer en centre de culture provençale. Le projet étant ajourné, elle est vendue à un propriétaire privé en 2010.
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Période(s)
- Principale : milieu 19e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
Joffroy Joseph-Augustearchitecte départemental attribution par sourceJoffroy Joseph-AugusteCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte ayant travaillé dans le Vaucluse au 19e siècle dont on trouve le nom parfois orthographié sous la forme Geoffroy. Après avoir été employé dans l'administration des ponts et chaussées (1825), il est désigné en 1839 architecte de la ville d'Avignon, puis du département du Vaucluse en 1849 et ce jusqu'en 1870 [Source : École des Chartes, Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle]. Outre la synagogue d'Avignon, Joseph-Auguste Joffroy dessina les plans de l'Hôtel de Ville d'Avignon dont la façade décriée fut remaniée. Il est nommé architecte diocésain le 16 juillet 1851.
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Auteur :
Vernin Louisentrepreneur de maçonnerie attribution par sourceVernin LouisCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Entrepreneur de maçonnerie à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), actif dans les années 1850. Il a travaillé à la réalisation de la chapelle de la charité.
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Auteur :
menuisier attribution par sourceCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Menuisier à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), actif dans les années 1850. A travaillé à la chapelle de la charité.
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Auteur :
Guigue Saturninserrurier attribution par sourceGuigue SaturninCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Serrurier actif à L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse) dans les années 1850. A travaillé à la chapelle de la charité.
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Auteur :
Cette chapelle de plan allongé est occidentée. Elle est flanquée au nord et au sud de trois chapelles latérales. Au sud, celles-ci sont accolées au vestibule d'accès à l'aile ouest de la maison de charité. Au nord, le toit de la cour couverte vient s'ancrer sur le mur extérieur. Les toitures, à deux pans pour la nef et à un pan pour les chapelles latérales, sont couvertes de tuiles creuses. Trois contreforts au nord et autant au sud reposent sur les toits des chapelles latérales. Ces contreforts ainsi que les murs gouttereaux et ceux des chapelles latérales sont en moellons apparents et présentent quelques rares vestiges d'enduit.
La façade principale à l'est, le long de la rue André Autheman, est en pierre de taille. En partie supérieure, elle suit la pente de la toiture où règne une arcature aveugle, sous la corniche moulurée qui vient reposer sur des chaînes d'angles. Un clocher-mur couronne cette façade. En partie inférieure et accessible par trois marches en pierre, s'ouvre un portail mouluré avec entablement en plein cintre à retours reposant en partie sur des colonnes lisses avec chapiteau à décor feuillagé. La porte en bois à deux vantaux est surmontée d'un tympan semi-circulaire. Au-dessus, le mur est percé d'une rose (baie circulaire). Une plaque en bois posée par Les Amis du Vieux l'Isle porte l'inscription peinte : "CHAPELLE DE L'ANCIENNE MAISON DE LA CHARITE CONSTRUITE EN 1852".
A l'intérieur, la nef est complétée d'un chevet semi-circulaire à l'ouest qui vient s'appuyer contre l'aile ouest de la maison de charité. Le voûtement en pierre est divisé en trois travées délimitées par des arcs-doubleaux. La travée centrale est voûtée en arêtes et les deux autres en berceau. Au nord et au sud s'ouvrent trois chapelles de chaque côté, séparées par des pilastres d'ordre colossal, dont celles situées au centre sont plus larges et plus hautes. Elles sont voûtées en arêtes et s'ouvrent par des baies moulurées en plein cintre qui reposent sur des chapiteaux doriques. En partie supérieure, une tribune s'ouvre au-dessus de chaque chapelle latérale. Elle comporte une colonne centrale (deux pour les tribunes centrales) et deux colonnes engagées, avec chapiteaux corinthiens et un garde-corps en pierre à motifs trilobés. Au-dessus de la tribune règne une corniche moulurée constituant également les chapiteaux des pilastres ; elle-même surmontée au niveau de la travée centrale d'une fenêtre circulaire vitrée ouverte dans chacun des murs gouttereaux.
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Murs
- calcaire pierre de taille
- calcaire moellon
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Toitstuile creuse
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Plansplan allongé
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Étages1 vaisseau
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Couvrements
- voûte en berceau
- voûte d'arêtes
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Couvertures
- toit à un pan
- toit à deux pans
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Techniques
- maçonnerie
- menuiserie
- peinture
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Représentations
- denticule
- quadrilobe
- cercle
- rosace
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Précision représentations
En façade est, le clocher-mur a une couverture à deux pans supportée par des denticules sous laquelle vient s'ouvrir un quadrilobe inscrit dans un cercle. La cloche est installée dans une baie en plein cintre surmontée d'une corniche à denticules. Cette façade est ouverte en partie supérieure par une rose constituée d'un remplage polylobé dans lequel viennent s'inscrire des meneaux formant colonnettes. En partie inférieure, le portail comporte deux inscriptions peintes : sur l'entablement "EGLISE REFORMEE DE FRANCE" et sur le tympan le verset "LA OU DEUX OU TROIS PERSONNES SONT ASSEMBLEES EN MON NOM, JE SUIS AU MILIEU D'ELLES. MATHIEU 18-20". La porte en bois à deux vantaux présente le même motif de quadrilobe que le clocher-mur.
Les fenêtres circulaires vitrées ouvertes dans les murs gouttereaux figurent un motif de rosace.
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Précision dimensions
Longueur (nef et chœur) : 14,76 mètres ; largeur (nef et chapelles latérales) : 11.65 mètres ; largeur du chœur : 6.53 mètres ; largeur des chapelles latérales centrales : 4.05 mètres ; largeur des chapelles latérales est et ouest : 2.49 mètres ; profondeur des chapelles latérales : entre 2.02 et 2.08 mètres.
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH, 2020/06/24
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Précisions sur la protection
Les parties suivantes de l’ancienne Maison de la Charité : les façades et les toitures de l’aile Mignard et de l’aile Brun ainsi que les deux escaliers intérieurs en pierre, la chapelle en totalité, le sol de la parcelle n°1279, le mur de clôture, sur la rue André-Autheman, situées 3-13 rue André-Autheman, figurant au cadastre section CP, sur les parcelles n°1278 et 1279, telles que délimitées en rouge sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 juin 2020.
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Référence MH
- (c) Ministère de l’économie et des finances
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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Décompte des ouvrages exécutés pour la construction d'une chapelle à l'hospice de charité de L'Isle par le sieur Vernet Louis entrepreneur, rédigé par l'architecte Joffroy, 1854. 13 octobre 1854. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
Documents d'archives
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Registre de paroisse de l'église de L'Isle (diocèse d'Avignon). 1845-1861. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 20 J 02.
Page 180 : bénédiction de la chapelle de l'aumône ; page 189 : érection du chemin de la croix à l'aumône ; pages 244-245 : bénédiction d'une cloche. -
Courrier de la Préfecture de Vaucluse à la commission administrative des hospices de L'isle, demandant une copie de la délibération du 25 septembre 1910 relative à la désaffection de la chapelle de la charité, 1922. Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 2 O 54/14.
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Administration hospitalière : dossiers par bâtiment hospitalier, L'Isle-sur-la-Sorgue, hospice de charité, 1806-1937. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
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Devis établi par Joffroy des ouvrages à exécuter pour la construction d'un église à l'hospice de charité de L'Isle et pour l'appropriation de cet hospice, 1849. 18 novembre 1849. Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 1 X 249.
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Approbation par l’archevêque d’Avignon des donations des Marrel, père et fils, suite à la demande émise par les hospices de L’Isle, 1851. Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 1 X 249.
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Adjudication des travaux de maçonnerie, menuiserie et serrurerie à exécuter à l'hospice de chariré de L'Isle pour la construction d'une église, 1852. 9, 14 et 17 mai 1852. Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 1 X 249.
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Accord entre la commission administrative des hospices civils de L'Isle et Hypolite Huguet, marbrier sculpteur d’Avignon, pour la construction d’un autel pour la chapelle de la charité d’après le plan dressé par Joffroy, 1853. 4 octobre 1853. Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 1 X 249.
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Aménagement de logements dans les bâtiments de l'ancienne Charité de L'Isle-sur-la-Sorgue : devis estimatif et devis descriptif, 1934. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249.
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Extrait du registre des délibérations de la commission administrative des hospices de L'Isle sur la proposition d’attribution au département de Vaucluse du mobilier de la chapelle de l'ancienne maison de charité, 1934. 14 septembre 1934. Avignon, Archives départementales de Vaucluse : 1 X 249.
Pour affecter ce mobilier à la chapelle du château de Saint-Lambert, alors préventorium. -
Carnet d'enregistrement des mandats délivrés pour paiement de fournitures, 1859. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : fonds des archives hospitalières de L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.
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Rapport par SOCOTEC (agence d’Avignon) suite à l’examen des plafonds de la chapelle de la charité, 1991. 6 novembre 1991. Archives communales, L’Isle-sur-la-Sorgue : 35 W 14.
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Dossier sur le culte protestant, 1876-1882. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 138 W 1.
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Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de L'isle-sur-la-Sorgue : acquisition de la chapelle rue Autheman, 2001. Direction générale des services, L'Isle-sur-la-Sorgue : [non coté], délibération 01-07 en date du 30 janvier 2001.
Cette délibération indique que la chapelle de la charité a abrité un temple protestant de 1952 à 1990. -
Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de L'isle-sur-la-Sorgue : création d'un centre de culture provençale rue Autheman, 2004. Direction générale des services, L'Isle-sur-la-Sorgue : [non coté], délibération 04-076 en date du 26 mai 2004.
Cette délibération mentionne l'acquisition du temple par la Ville le 14 janvier 2004. -
Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de L'isle-sur-la-Sorgue : cession amiable et à titre onéreux d’un temple protestant situé rue Autheman dans un immeuble en copropriété, cadastré CP 1278, 2010. Direction générale des services, L'Isle-sur-la-Sorgue : [non coté], délibération 10-015 en date du 26 janvier 2010.
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Etude historique de la maison de charité de L'Isle-sur-la-Sorgue, dossier établi par Isabelle Rava-Cordier, 2021. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.
Bibliographie
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GUIGUE, Julien. L'Hôpital et les hospices de L'Isle-sur-Sorgue. Avignon : Rullière, 1934, 182 p.
Annexes
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Transcription partielle du devis des ouvrages à exécuter pour la construction d'un église à l'hospice de charité de L'Isle et pour l'appropriation de cet hospice, 18 novembre 1849 (Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 1 X 249).
Chargée d'études historiques à la Direction du Patrimoine de L'Isle-sur-la-Sorgue (Attachée de conservation du Patrimoine non titulaire) jusqu'en 2023. Docteur en histoire médiévale.
Conservateur en chef du patrimoine en poste au Service régional de l'Inventaire à la DRAC de Poitiers de 2002 à 2005, puis au Service de l'Inventaire de la DRAC d'Aix-en-Provence. En poste au Service de l'Inventaire et du patrimoine, région Provence-Alpes-Côte d'azur depuis 2008.
Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.
Chargée d'études historiques à la Direction du Patrimoine de L'Isle-sur-la-Sorgue (Attachée de conservation du Patrimoine non titulaire) jusqu'en 2023. Docteur en histoire médiévale.