Dossier d’œuvre architecture IA84000987 | Réalisé par ;
Bombanel Florence (Contributeur)
Bombanel Florence

Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.

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  • inventaire topographique
Hôtel de Ganges ou hôtel de Guilhem aujourd'hui maison Juge
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Isle-sur-la-Sorgue (L')
  • Commune L'Isle-sur-la-Sorgue
  • Adresse 53 - 55 - 57 rue Denfert-Rochereau
  • Cadastre 1828 N 406, 409, 410, 411, 412 et 413  ; 2025 CP 340, 343, 356, 357, 1124, 1125
  • Dénominations
    hôtel, maison
  • Appellations
    Hôtel de Ganges, Hôtel de Guilhem, Maison Juge
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin, niche

1. Les travaux de restauration de 1979-1980

En 1978, Michel Juge et son épouse Chantal Bernaudon deviennent propriétaires du corps de bâtiment central et de celui mitoyen à l'est, après la donation-partage des biens de Pierre Juge et Thérèse Bon. Un permis de construire est déposé au mois de juin qui est accordé au mois de novembre. Ils font réaliser d'importants travaux de restauration en 1979 et 1980, dirigés par l'architecte Jean-Pierre Hugues.

Les travaux portaient sur la réfection des façades (décroutées et réenduites au mortier de ciment et de sable) et des toitures (c'est à cette occasion, lors de la réfection de la toiture, qu'une tuile portant l'inscription "1653" a été découverte par les ouvriers), l'installation d'un chauffage central, le raccordement aux réseaux d'égout et d'eau de la ville ainsi que l'aménagement intérieur, particulièrement pour le corps de bâtiment à l'est avec reprise en sous œuvre des ouvertures, planchers, murs, ...

1.1. La restauration des façades

Les documents figurés réalisés par l'architecte en 1978 pour le permis de construire ainsi qu'une série de photographies réalisées en 1978 et 1979 permettent de rendre compte de l'état des façades sur rue à cette date, dont les moulures, bandeaux et soubassements en pierre de taille ont été restaurés, y compris pour le portail monumental. L'architecte des bâtiments de France, qui a visité les lieux en juillet 1978, précise dans le permis de construire que les enduits seront "du type de grain et de la couleur de ceux réalisés sur le Palais de Justice de Carpentras. Les parties sculptées des portails façades sud et nord seront lavées à l'eau exclusivement (sans détergent et sans aucun sablage), le reste de ces portails sera soigneusement jointoyé au mortier de chaux". Il est à noter que des traces d'enduit de la fin du 17e siècle ou du 18e siècle sont encore visibles sur le retour du mur ouest.

Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue générale avant restauration], 1978.Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue générale avant restauration], 1978.Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, en cours de restauration], 1979. Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, en cours de restauration], 1979. Façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle avant restauration, vers 1979.Façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle avant restauration, vers 1979.Façades sud sur jardin du corps de bâtiment central et du corps de bâtiment à l'est, vers 1979. Façades sud sur jardin du corps de bâtiment central et du corps de bâtiment à l'est, vers 1979. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur rue], 1978.Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur rue], 1978.Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur jardin], 1978.Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur jardin], 1978.

Le corps de bâtiment central

- un chaînage harpé, vraisemblablement en plâtre et rappelant les chaînes d'angle, isolant la première travée, a été supprimé de même que les deux oculi ouverts au premier étage carré, permettant ainsi de retrouver l'ordonnancement initial de la façade. On peut s'interroger sur l'existence d'un autre chaînage harpé isolant la dernière travée, peut-être non visible avant les travaux ;

- au rez-de-chaussée, le portail de la cinquième travée, qui permettait d'accéder à un garage a été remplacé par une porte identique à celle de la première travée ;

- au premier étage carré, le lambrequin de l'ouverture de la deuxième travée a été déposé, les fenêtres des deux travées suivantes - qui présentaient une fermeture composée de rectangles de verre assemblés avec la technique du vitrail - ont été fermées par des huisseries, l'ouverture de la cinquième travée, à demi obturée dans le sens vertical, a été dégagée et la partie de fenêtre existante - caractéristique du 18e siècle avec ses petits carreaux - a été remplacée ;

- au deuxième étage carré, la baie de la première travée - à demi obturée dans le sens horizontal a été rouverte ;

- la façade sud donnant sur le jardin présentait un chaînage harpé, identique à celui de la façade sur rue et encadrant ici la dernière travée, qui a également été supprimé.

Le corps de bâtiment à l'est

Façade nord sur rue du corps de bâtiment est, vue partielle avant restauration, vers 1979.Façade nord sur rue du corps de bâtiment est, vue partielle avant restauration, vers 1979.

- les ouvertures obturées ont été ouvertes, les huisseries du premier étage carré ont été remplacées ;

- les travaux les plus importants concernent le rez-de-chaussée : la baie commerciale des deux premières travées a été réduite et a laissé place à le portail de garage qui se trouvait au niveau de la troisième travée, où une fenêtre a été créée. Quant à la quatrième travée, où se trouve dorénavant une porte, les photographies laissent apercevoir une petite ouverture en hauteur et l'élévation réalisée par l'architecte montre la présence d'une porte à l'extrémité.

1.2. Les réaménagements intérieurs

Les travaux portent sur les rez-de-chaussée et premier étage carré, le second abritant principalement des combles.

Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte], 1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte], 1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, 1er étage, [annoté par l'architecte],1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, 1er étage, [annoté par l'architecte],1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte], 1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte], 1978. Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, 1er étage, [annoté par l'architecte], 1978.Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, 1er étage, [annoté par l'architecte], 1978.

Le corps de bâtiment central

- les plafonds moulurés du rez-de-chaussée et du premier étage carré ont été restaurés à l'enduit au plâtre ;

- les sols de la salle à manger, du bureau, de la cuisine et de l'entrée au rez-de-chaussée ont été remplacés par du travertin (la salle a manger avait un sol en carrelage mosaïque, la cuisine et celui du bureau était en tomettes hexagonales en terre cuite) ;

- au rez-de-chaussée : le garage a été transformé en chaufferie sans modification de surface, la porte de communication entre le bureau et l'espace de rangement transformé en salon a été bouchée, l'entrée a été grandie par l'adjonction du WC et une ouverture créée vers le nouveau salon désormais communiquant avec le corps de bâtiment à l'est ;

- au premier étage carré : l'ensemble des chambres ont fait l'objet d'une réfection avec enduit au plâtre et peinture des murs et des plafonds ainsi que des menuiseries, plusieurs pièces ont conservé leurs plafonds et leurs décors en plâtre du 18e siècle.

Le corps de bâtiment à l'est

- au rez-de-chaussée : le dégagement a été réduit afin de construire un escalier, communiquant avec la salle à manger formée de l'ancien lavoir et de l'ancienne cuisine, les réserves sont devenues une chambre et l'escalier démoli. Quant à l'ancien commerce il est devenu un garage, l'ancien ayant été transformé en cuisine ; la construction basse qui s'adosse à ce corps de bâtiment, et qui constitue l'emplacement d'une ruelle d'accès mentionnée dans la vente de 1723, a été conservée ;

- au premier étage carré : le nouvel escalier en remplace un droit qui communique avec le débarras.

La conformité des travaux a été accordée le 8 avril 1980.

2. La restauration du portail d'entrée sur rue en 2021

La propriétaire des lieux a souhaité restauré le portail d'entrée sur rue qui était en mauvais état de conservation. Pour l'accompagner, elle a fait appel à la Direction du Patrimoine de la Ville qui a réalisé l'étude en 2018 et a assuré l'assistance technique et scientifique lors des travaux qui se sont déroulées en 2021 sous la direction de l'architecte Michel Bruneau.

Les relevés de la façade et du portail ont permis d'établir un état des lieux qui a révélé le diagnostic suivant : colonisation biologique (lichens et mousses), altération des reliefs et dépôts noirâtres, absence de couvertine au niveau du fronton, desquamation du soffite, désagrégation très sévère des fûts de colonnes, encroûtement de l'encadrement, bases de colonnes fendus, socles appareillés très érodés, pour les marches de nombreux éléments sont cassés et descellés, il y a des lacunes et des réparations en ciment.

L'entreprise Néotravaux et l'atelier Jean-Louis Bouvier ont ainsi fait la reprise des marches devant le portail ; le nettoyage par micro-gommage des parements ; la dépose des pierres en démolitions des socles de colonne et de la corniche, le complément et la reprise en pierre des Estaillades (Oppède - 84) ; le réagréage partiel des décors permettant la lecture des ornementations et des moulurations ; la patine de l'ensemble du portail et la réalisation de l'étanchéité sur la corniche, le fronton et les ailes du fronton.

Portail d'entrée sur rue du corps de bâtiment central avant restauration, 2018. Portail d'entrée sur rue du corps de bâtiment central avant restauration, 2018. Relevé de la façade nord sur rue du bâtiment central, 2018. Relevé de la façade nord sur rue du bâtiment central, 2018. Relevé du portail d'entrée sur rue du bâtiment central, 2018. Relevé du portail d'entrée sur rue du bâtiment central, 2018. Portail d'entrée sur rue du bâtiment central en cours de restauration, vue générale, 2021. Portail d'entrée sur rue du bâtiment central en cours de restauration, vue générale, 2021.

Cet hôtel doit son nom à un de ses anciens propriétaires, Charles de Vissec marquis de Ganges, second mari de Diane de Joannis. Son premier époux était Dominique de Castellane, mort en 1656, dont le père était propriétaire de l'hôtel connu sous le nom d'hôtel de Clermont-Lodève (IA84001156), mitoyen de celui-ci par les jardins. Diane de Joannis est assassiné en 1667 à Ganges (Hérault), crime pour lequel son mari et ses frères sont mis en cause. Charles de Vissec est banni du royaume et ses biens confisqués. Il serait venu vivre vers 1679 en Avignon et en Comtat Venaissin, terres pontificales, puis s'installe à L'Isle où son fils Alexandre a pris possession de biens issus de l'héritage de sa mère en 1681. Cet hôtel, ou plus vraisemblablement une maison qui préexistait puisque une tuile en remploi portant l'inscription 1653 a été découverte lors des travaux de 1979-1980, est réputé avoir abrité Anne d'Autriche lors de son passage dans la région en 1660.

En 1723, la maison du marquis et le jardin sont achetés par Charles Bernard de Guilhem (dont l'orthographe est variable) et son épouse Françoise Gabrielle de Tonduty de Malijac, ils en prennent possession à la fin de l'année 1725 alors que le marquis de Ganges vit à Caderousse où demeure sa fille. Il est à noter que ce document indique la présence d'un "grand fanal" laissé par le marquis aux nouveaux propriétaires, qui pourrait être la lanterne toujours suspendue dans la cage d'escalier (en provençal un fanal désigne un falot, soit une grosse lanterne). En 1726, les religieux Minimes, dont le couvent est mitoyen à l'ouest, accordent à M. de Guilhem l'autorisation d'utiliser leur roue sur la Sorgue afin de conduire l'eau pour l'arrosage du jardin et l'alimentation de la fontaine, autorisation qui avait été également donnée au marquis de Ganges. Cette même année, il commande à prix-fait à Balthezard Brun, maçon de L'Isle, des travaux pour aménager des chambres et des cabinets au deuxième étage, notamment plusieurs "bouges" (petites chambres pour les valets). Un autre prix-fait est signé avec Balthezard Brun et un autre maçon l'islois, Gaspard Liély, pour réaliser un mur de séparation avec le jardin de M. de Castellane et démolir plusieurs petites maisons attenantes au jardin afin de construire une écurie et un grenier à foin donnant sur une cour à fumier.

Après son décès, un inventaire des biens de M. de Guilhem est réalisé en 1761, détaillant le contenu des diverses pièces et leurs fonctions (transcription partielle en annexe 1). Son fils, Charles François, résidant à Arles, hérite de cette maison et réalise quelques aménagements. En 1775, un litige l'oppose aux Minimes car il a ouvert une fenêtre à l'ouest donnant sur leur jardin. Deux ans plus tard, il acquiert deux petites maisons au sud de son jardin, accessibles par une impasse depuis la rue des battus noirs (actuelle rue Alphonse Benoit). Il en échange par la suite une partie avec les Minimes qui lui cèdent 60 cannes carrés (environ 230 m²) de jardin le long de sa maison et de son jardin afin de l'agrandir. Il fait également terminer la construction des greniers contigus à sa maison et ouvrir des fenêtres par le maçon François Morisot (transcription partielle en annexe 2).

Vers 1790, M. de Guilhem achète l'hôtel voisin de François Xavier de Rivette (dit hôtel de Clermont-Lodève). Déclaré émigré le 1er août 1792, il part à Londres où il décède en 1814. L'hôtel de Ganges, dit alors de Guilhem, a fait l'objet de vols lors du siège de la ville par les Allobroges en 1793 et a été utilisé comme gendarmerie et prison. Un état des meubles et des effets est réalisé en 1794-1795 (transcription en annexe 3). Elle est ensuite vendue comme bien national en 1806 où elle est décrite comme une grande maison à deux étages formant trois corps de bâtiments avec remise, écurie, jardin, ruelle non passante avec deux petites maisons attenantes ayant leur entrée sur la rue des battus noirs (transcription partielle en annexe 4). Le partage de cette propriété est réalisé en 1807 : André Imbert père dit Seytre, maçon, obtient la partie ouest (N 406 et N 409), Joseph Esprit Reynard la partie centrale (N 410 et N 411) et Jean François Laurent Fabre la partie est (N 412 et N 413). C'est vraisemblablement à l'issue de ce partage que des travaux de réaménagement ont été réalisés aux bâtiments est et ouest.

Le projet d'alignement de 1824 prévoyait le percement de deux rues au travers des jardins et des maisons. Sa non réalisation a permis de conserver l'intégrité des corps de bâtiments et des jardins, dont celui du corps central qui présente toujours une niche qui devait abriter la fontaine, comme cela est le cas à l'hôtel Donadei de Campredon, à l'hôtel de Salvador-Ricard ainsi qu'à l'Hôtel-Dieu. Les parcelles N 410 et N 411 sont rachetées en 1839 par Jean Baptiste Alphonse Juge et deviennent en 1883 la propriété de Louis Hyppolyte Juge. En 1896 ce dernier hérite, à la mort de sa mère Justine Granet, des parcelles N 412 et N 413 achetées quatre ans plus tôt et remembrant ainsi partiellement l'ancien hôtel. Il est toujours habité par les descendants de cette famille qui ont fait réaliser des travaux de rénovation en 1979-1980 par l'architecte Jean-Pierre Hugues, avant l'inscription au titre des monuments historiques de 1984. Le portail monumental a été restauré en 2021 par l'architecte Michel Bruneau avec l'accompagnement de la Direction du Patrimoine de la Ville.

  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Hugues Jean-Pierre
      Hugues Jean-Pierre

      Architecte. Actif à L'Isle-sur-la Sorgue dans les années 1970-1980. A réalisé le pré-inventaire de L'Isle-sur-la-Sorgue au milieu des années 1970 et était élève-architecte auprès de Jacques Guichard en 1976.

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      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Bruneau Michel
      Bruneau Michel

      Architecte installé à L'Isle-sur-la-Sorgue (84) depuis 1984. Il a étudié à l'ENSAIS (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries de Strasbourg). Parmi ses interventions à L'isle-sur-la-Sorgue, il a travaillé à la restauration du portail de l'hôtel de Ganges en 2021.

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      architecte attribution par travaux historiques

Cet hôtel particulier se développe le long de la rue Denfert-Rochereau au nord et présente un jardin au sud. Il est composé de trois corps de bâtiments contigus, celui au centre étant en ressaut par rapport aux latéraux. La toiture est à long-pans pour le corps ouest et à croupe pour le corps central réuni au corps est. Ils sont couverts de tuiles creuses.

La façade principale du corps central, au nord, est ordonnancée et se compose de trois niveaux (rez-de-chaussée et deux étages carrés) et cinq travées. Elle est encadrée par des chaines d'angles en pierre de taille harpées et les niveaux sont séparés par des bandeaux également en pierre. L'élévation, en moellons enduits, repose sur un soubassement en pierre de taille et est couronnée par une corniche en cavet en plâtre. L'ensemble des ouvertures présentent des encadrements en pierre cintrés à crossettes avec clefs saillantes. Les fenêtres présentent également des appuis moulurés et allèges en méplat de pierre descendant jusqu’aux bandeaux. Certaines sont obturées, partiellement ou totalement. Le portail monumental est accessible par trois degrés en pierre. Il occupe la travée centrale et empiète sur la fenêtre centrale du premier étage carré. La façade correspondante, sur le jardin, présente quant à elle cinq travées pour les deux niveaux supérieurs, la dernière étant en décalage, et sept ouvertures au rez-de-chaussée, la centrale correspondant au portail.

La façade sur rue du corps est est également ordonnancée, sur trois niveaux et quatre travées. Elle présente la même chaine d'angle et les mêmes bandeaux de séparation que le corps de bâtiment central mais est quant à elle surmontée d'une génoise à plusieurs rangs. Les ouvertures sont rectangulaires avec encadrement en pierre et clefs saillantes. Au rez-de-chaussée, les deux premières travées comportent une ouverture rectangulaire simple. Une petite construction basse s'appuie à l'est de ce corps de bâtiment.

Quant à la façade sur rue du corps ouest, elle est également composée de trois niveaux et quatre travées mais présente une élévation moindre. Les ouvertures sont rectangulaires avec encadrement en méplat en pierre. Le portail, au niveau de la deuxième travée, est surmonté d'une corniche moulurée.

Le portail sur rue du corps central (le seul visité lors de l'enquête) donne sur un vestibule voûté en berceau. L'escalier d'honneur, qui conduit au premier étage carré, est accessible par quatre marches en pierre. Il est tournant à retours avec jour. Les marches sont en pierre et la rampe en fer forgé. Le plafond est orné.

Dans le jardin s'élève une grande niche inscrite dans un mur de clôture.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés, rez-de-chaussée
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
  • Techniques
    • maçonnerie
    • menuiserie
    • ferronnerie
    • décor stuqué
  • Représentations
    • guirlande, ornement végétal
    • volute
    • acanthe
    • colonne, ordre dorique
    • fleuron
    • denticule
    • fronton
    • trophée
    • fleur
    • médaillon, ornement végétal
    • médaillon, tête d'homme, couronne végétale
    • ove
    • pot, bouquet, fleur
    • tête d'homme
  • Précision représentations

    Le portail d'entrée nord du corps de bâtiment central est rectangulaire. Il présente un décor mouluré avec guirlande végétale, bossage et agrafe à volutes et feuille d’acanthe. Il est devancé par deux colonnes lisses à chapiteaux doriques supportant un entablement avec frise à métopes à fleurons et triglyphes à gouttes, denticules et corniche moulurée. L’ensemble est surmonté d’un fronton curviligne au tympan présentant une sculpture buchée (armoiries ?) et encadré de trophées. La porte en bois à deux battants est décorée de panneaux, d’une frise végétale et possède une grille d’imposte en ferronnerie à motifs de fleurs. Le portail sur le jardin, au sud, est rectangulaire et présente un décor de bossage et une corniche moulurée. Il est surmonté, entre la fenêtre du niveau supérieure et le bandeau de séparation, par un médaillon encadré de motifs végétaux.

    La rampe d'appui de l'escalier d'honneur du corps de bâtiment central est en ferronnerie à décor de volutes. Une lanterne en métal et verre pend dans la cage d'escalier grâce à un support métallique à volutes fixé au bord du palier du premier étage carré. Le plafond présente un décor stuqué encadré d'une corniche à modillons et frise d'oves et dards. Au centre s'ouvre un profond caisson décoré d'arcatures aveugles. Il s'inscrit dans un carré et présente dans chaque angle un médaillon avec tête d'homme de profil et couronne végétale. Autour de ce carré se déploient des guirlandes de fleurs.

    La niche du jardin présente un encadrement à décor de bossages. Elle est surmontée d'un couronnement cintré et mouluré avec retours sur lesquels reposent des pots avec bouquets de fleurs. Au centre un masque figure un visage d'homme barbu et chevelu.

  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH partiellement, 1984/12/21
  • Précisions sur la protection

    Façades et toitures ; escalier avec sa cage et sa rampe en fer forgé ; niche dans le jardin (cad. CP 1124, 340) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984.

  • Référence MH
  • "du linge et des pièces de soierie volés à l'hôtel de Guilhem" p. 118, "les dilapidations et les vols commis un peu partout : chez (...) de Guilhem" p. 120, "(...) et la maison de Guilhem, occupée alors par la gendarmerie, servaient de prisons municipales" p. 186.

Documents d'archives

  • Dossier de protection au titre des Monuments Historiques de l'immeuble 55 rue Denfert-Rochereau, 1978-1984. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Acte de donation-partage attribuant les deux maisons situées aux 49, 51, 53 et 55 rue Denfert-Rochereau à Michel Juge, 1978. 25 février 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Prix-fait de bâtisse pour Charles François de Guilhem contre François Morisot maître maçon de L'Isle, 1777. Dans : minutes de maître Jacques Véran Nourrit, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1777. 13 mai 1777. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 565, folio 221.

  • Inventaire après décès des biens de Charles Bernard de Guilhem, 1761. Dans : minutes de maître François Moricelly, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1761. 19, 20, 21 et 22 janvier, 14 et 25 février, 18 et 30 mars, 16 mai 1761. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 614, folio 20, 25, 36 verso, 44, 99 verso, 103 verso, 190 verso, 215 et 307.

  • Achat de la maison d'habitation du marquis de Ganges par Charles Bernard de Guilhem et Françoise Gabrielle de Tonduty de Malijac, 1723. Dans : minutes de maître François Blanc, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1723. 12 mai 1723. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1789, folio 67.

  • Désemparation de la maison d'habitation du marquis de Ganges au profit de Charles Bernard de Guilhem et Françoise Gabrielle de Tonduty de Malijac, 1725. Dans : minutes de maître François Blanc, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1725. 8 octobre 1725. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1791, folio 218.

    Folio 220 verso : "de porter aud[it] seig[neu]r marquis lad[ite] pen[si]on a Caderousse a sa maison d'h[ab]ita[ti]on"
  • Prix-fait de construction de la muraille séparatoire avec le jardin de M. de Castellane contre Balthezard Brun et Gaspard Liely maçons de L'Isle, 1726. Dans : minutes de maître François Blanc, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1726-1727. 13 février 1726. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1792, folio 51.

  • Permission donnée par les pères Minimes à Charles Bernard de Guilhem de se servir de leur roue, 1726. Dans : minutes de maître François Blanc, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1726-1727. 15 mai 1726. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1792, folio 74.

  • Prix-fait de travaux pour la maison de Charles Bernard de Guilhem contre Balthezard Brun maçon de L'Isle, 1726. Dans : minutes de maître François Blanc, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1726-1727. 9 août 1726. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1792, folio 117 verso.

  • Transaction et accord entre Charles François de Guilhem et les pères Minimes à l'occasion de l'ouverture d'une fenêtre, 1775. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1775-1776. 24 mai 1775. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1836, folio 85 verso.

  • Echange entre les pères Minimes et Charles François de Guilhem, 1777. Dans : minutes de maître Antoine François Bonnet, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1777-1778. 20 mai 1777. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 1837, folio 80.

  • Déclaration d'achat d'une maison nationale ayant appartenu à l'émigré Guilhem pour les sieurs Reynard, Fabre et Imbert, 1806. Dans : minutes de maître Pierre Joseph Liotard, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1806. 24 mars 1806. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 706, n° 153.

  • Partage d'une maison ayant appartenu à M. de Guilhem entre Jean François Laurent Fabre, Jean Esprit Reynard et André Imbert, 1807. Dans : minutes de maître Pierre Joseph Liotard, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1807. 21 janvier 1807. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 707, n° 19.

  • Achat d'une maison avec jardin et dépendances par Jean Baptiste Alphonse Juge aux hoirs de Joseph Esprit Reynard, 1839. Dans : minutes de maître Philippe Auguste Dominique Roze, notaire à L'Isle-sur-la-Sorgue, 1839. 9 septembre 1839. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 38 - 2013, n° 159.

  • Achat d'une maison avec jardin ou cour, fontaines et dépendances par Louis Hippolyte Juge aux époux Bonnet-Juge, 1883. Dans : registre de transcription des hypothèques du bureau d'Avignon, 1883. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 21 Q 1300, acte n° 71 du 4 mai 1883, transcrit le 17 mai 1883.

  • Déclaration d'adjudication sur surenchère d'une maison à deux étages avec jardin constituant le lot 1 de la vente Freycinet à Justine Germaine Granet, 1892. Dans : registre de transcription des hypothèques du bureau d'Avignon, 1892. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 21 Q 1437, acte n° 27 du 13 février 1892, transcrit le 16 juillet 1892.

  • Notes biographiques de Julien Guigue sur Diane de Ganges, [XXe siècle]. Bibliothèque municipale Ceccano, Avignon : Ms 5869, folio 319 à 327.

  • MARCEL-BIAYS Simone. L'Isle-sur-la-Sorgue, urbanisme et habitat du Moyen Âge à la Révolution, 1991. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue [mémoire de maîtrise].

  • Permis de construire n°86164 du 13 novembre 78, Juge Michel, modifications d'une maison individuelle existante, "La Ville", 1334 m², section CP n° 316, 340, 342, 1978. Direction de l'urbanisme, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Devis descriptif des travaux tous corps d'état, projet de réhabilitation d'un immeuble rue Denfert Rochereau, ville de L'Isle sur Sorgue, Vaucluse, établi par Jean-Pierre Hugues, juin 1978. Archives privées.

Bibliographie

  • CLAP, Sylvestre. L'Isle-sur-la-Sorgue. Collection le temps retrouvé. Marguerittes : Equinox, 1993.

    Page 16 : "l'Hôtel dit de Ganges était la demeure, édifiée sans doute avant 1660 (peut-être vers 1635 [sic] du fait de la découverte d'une tuile faîtière marquée à cette date), du marquis de Castellanne dont la jeune veuve, Diane de Joannis, avait épousée en seconde noces le marquis de Ganges. Celui-ci après la mort tragique de son épouse en 1664 [sic] - décès auquel il aurait participé sans doute passivement - y aurait vécu, partageant avec Avignon une vie dissipée. C'est dans cet hôtel que sera reçue Anne d'Autriche lors de son voyage en Provence".
  • [FORTIA D'URBAN, Agricol Joseph François Xavier Pierre Esprit Simon Paul Antoine]. Histoire de la marquise de Ganges par M. de Fortia d'Urban, Paris, imprimerie de Levrault, 1810.

Documents figurés

  • Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue générale avant restauration]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Façade sur rue : la porte d'entrée [portail d'entrée sur rue du corps de bâtiment central, vue générale avant restauration]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Façade sur jardin [façade sud sur jardin du corps de bâtiment central, vue générale]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Le jardin et la niche [niche et mur de clôture du jardin, vue générale]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Départ de l'escalier [départ de l'escalier d'honneur du corps de bâtiment central]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Détail de la rampe [escalier d'honneur du corps de bâtiment central, vue partielle]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Plan de la ville de L'isle en 1793 reconstituée d'après les documents de l'époque. / Dessin imprimé par Joseph de Joannis, vers 1884. Bibliothèque municipale Ceccano, Avignon : Est. Fol. 206/77.

  • Détail du plafond [plafond de l'escalier d'honneur du corps de bâtiment central, vue rapprochée]. / Photographie en noir et blanc par Martine Audibert, 1978. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Façade sur rue [façade nord sur rue du corps de bâtiment central, en cours de restauration]. / Photographie en couleurs anonyme, 1979. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • Détail de l'escalier [escalier d'honneur du corps de bâtiment central, vue partielle]. / Photographie en couleurs anonyme, 1979. Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont : D/1/84/37-3.

  • [Façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle avec le portail d'entrée avant restauration]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Portail d'entrée sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle côté ouest avant restauration]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle avant restauration]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façade nord sur rue du corps de bâtiment est, vue partielle avant restauration]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façade nord sur rue du corps de bâtiment central, vue partielle en cours de restauration]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façade sud sur jardin du corps de bâtiment central, vue partielle]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façades sud sur jardin du corps du bâtiment central et du corps de bâtiment est, vue partielle]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Façade sud sur jardin du corps de bâtiment central, détail de décor surmontant la porte principale]./ Phototype négatif en noir et blanc par Anne Poher, vers 1979. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue, non coté.

  • [Relevé de la façade nord sur rue du bâtiment central]. / Dessin numérique par Patrice Donderis, échelle 1/50, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • [Relevé du portail d'entrée sur rue du bâtiment central]. / Dessin numérique par Patrice Donderis, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • [Portail d'entrée sur rue du corps de bâtiment central avant restauration]. / Orthophotographie numérique, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, 2e étage./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Dans : Permis de construire n°86164 du 13 novembre 78, Juge Michel, modifications d'une maison individuelle existante, "La Ville", 1334 m², section CP n° 316, 340, 342, 1978. Direction de l'urbanisme, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, coupe AA./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Dans : Permis de construire n°86164 du 13 novembre 78, Juge Michel, modifications d'une maison individuelle existante, "La Ville", 1334 m², section CP n° 316, 340, 342, 1978. Direction de l'urbanisme, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur rue]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Dans : Permis de construire n°86164 du 13 novembre 78, Juge Michel, modifications d'une maison individuelle existante, "La Ville", 1334 m², section CP n° 316, 340, 342, 1978. Direction de l'urbanisme, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, façade [sur jardin]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Dans : Permis de construire n°86164 du 13 novembre 78, Juge Michel, modifications d'une maison individuelle existante, "La Ville", 1334 m², section CP n° 316, 340, 342, 1978. Direction de l'urbanisme, L'Isle-sur-la-Sorgue : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Archives privées : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, état des lieux, 1er étage, [annoté par l'architecte]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Archives privées : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, rez-de-chaussée, [annoté par l'architecte]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Archives privées : non coté.

  • Projet d'aménagement d'une maison, maître de l'ouvrage Mr et Mme Juge, 1er étage, [annoté par l'architecte]./ Dessin sur papier par Jean-Pierre Hugues, mai 1978. Echelle 1/50. Archives privées : non coté.

  • Toitures du corps de bâtiment à l'ouest, au premier plan, et du corps de bâtiment central, au second plan : vue partielle./ Photographie en noir et blanc par Jean-Pierre Poher, vers 1979. Archives privées : non coté.

Annexes

  • Transcription partielle : inventaire après décès des biens de Charles Bernard de Guilhem, de janvier à mai 1761 (Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 614)
  • Transcription partielle du prix-fait de bâtisse pour Charles François de Guilhem contre François Morisot maître maçon de L'Isle, 13 mai 1777 (Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 E 37 - 565, folio 221)
  • Transcription : état des meubles et effets qui étaient dans la maison de M. de Guilhem émigré, 1794-1795 (Notes de Joseph de Joannis relatives à L'Isle-sur-la-Sorgue, vol. 26 [MQ 706])
  • Transcription partielle : estimation d'une maison et d'un jardin provenant de M. de Guilhem, 4 février 1806 (Archives départementales de Vaucluse, Avignon: 1 Q 6)
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018, 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
Bombanel Florence
Bombanel Florence

Assistante de conservation à la Direction du Patrimoine de la ville de L'Isle sur la Sorgue depuis 2019.

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