Dossier d’œuvre architecture IA13006286 | Réalisé par
Corvisier Christian (Rédacteur)
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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  • enquête thématique régionale, architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Batterie des Cabanes du Levant
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
  • Commune Port-Saint-Louis-du-Rhône
  • Lieu-dit Cabanes du Levant
  • Cadastre 2026 D 313
  • Précisions
  • Dénominations
    batterie
  • Précision dénomination
    batterie des Cabanes du Levant
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

      L'intérêt militaire et défensif du site de Port-Saint-Louis-du Rhône entraîna la réalisation de batteries au XXe siècle. En 1915-1916, une batterie de circonstance dite des Cabanes du Levant pour trois canons de 95 mm modèle 1888 Lahitolle sur affût de côte  Mle 1904 G, sur plates-formes maçonnées BE Mle 1892-27, fut installée sur la rive droite du Rhône, à 5km en aval de la tour.

            La 196e batterie de DCA du dispositif français mise en place au début de la seconde guerre mondiale près du bassin du port, armée de pièces de 75mm, fut désarmée en février 1940 et disparut en 1942.

            L’occupation allemande des côtes du secteur de Marseille comportant la création de nouvelles batteries de côte ou ouvrages ponctuels intégrés au système défensif  du Südwall en 1943 occasionna la mise en place de trois groupes d'ouvrages sur le territoire de Port Saint-Louis. Le plus limité consista à compléter la batterie ouverte des Cabanes du Levant par deux abris soutes bétonnés.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1915, daté par travaux historiques
    • 1943, daté par travaux historiques

La batterie des Cabanes du Levant est implantée peu après les premières et les plus anciennes  maisons de ce lieu-dit, à 5km environ en aval de la tour et du port Saint-Louis, sur la zone de terrains alluvio-sablonneuse de formation récente (fin XVIIIe-deb. XIXe s) dite des Theys entre le débouché du Rhône et le golfe de Fos. A gauche du chemin de rive gauche du Rhône, actuelle route desservant les Cabanes du Levant et la plage Napoléon, sur les terres fermes dites They du Mort, subsistent les ruines des trois plates-formes  maçonnées pour canons de 95mm  Mle 1888 Lahitolle à tir rapide sur affût de côte  Mle 1904 G. Ces trois plates-formes sur socle béton surélevé du terrain naturel sont  disposés en triangle et isolées l'une de l'autre à faible distance, sans rempart, mur ou soute à munitions intermédiaire.

Adaptées à une batterie de circonstance ouverte, sans parapet, ces plates formes n'en présentent pas moins les mêmes caractéristiques principales que celles de  batteries pérennes de 95mm Mle 1888 sur affût Mle 1893, construites autour de 1895, dans lesquelles elles sont regroupées en ligne en une seule section d'artillerie de trois ou quatre pièces sur un même parapet. On peut citer notamment, dans le secteur de Marseille, les batteries annexes de Mangue sur l'île de Ratonneau ou de Niolon Haut. Ces caractéristiques des plates-formes sont l'emprise au sol réduite du support de la pièce, avec les tiges filetées disposées en cercle pour la fixation de l'affut pivotant, et le mur de garde formant une exèdre hémicirculaire, construit en maçonnerie traditionnelle parementée en appareil polygonal irrégulier. Dans le cas des trois plates-formes isolées des Cabanes du Levant, ce mur, hémicirculaire pour deux des plates-formes, droit avec petite exèdre dans la troisième, est lié au ciment, avec joints ruban et enduit lissé couvrant sur l'arase.  

          A l'arrière de cette batterie de circonstance de la première guerre mondiale sont implantés deux abris en béton grossièrement cubiques dont un sabordé, dont le type de forme et de mise en œuvre (dalle de couvrement plate, béton  banché en parement) sont caractéristiques de la seconde guerre mondiale et sont vraisemblablement liés à un réarmement du site contemporain de l'occupation allemande. Dans l'état antérieur, documenté par une photographie aérienne IGN de 1934 la batterie de trois plates-formes en triangle semble avoir comporté un abri casematé à la gorge, et plus à l'arrière, à l'emplacement des abris béton actuellement en place, un petit corps de garde. 

  • Murs
    • calcaire maçonnerie enduit
    • béton béton armé
  • Toits
    béton en couverture
  • Typologies
  • Techniques
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Intérêt de l'œuvre
    vestiges de guerre
  • Sites de protection
    zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
  • LIEUTAUD, Auguste. Vieux Rhônes et vieilles tours. Dans: Bulletin de la société des amis du vieil Arles, 1ere année, n°3, janvier 1904.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Corvisier Christian
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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