Dossier d’œuvre architecture IA13006215 | Réalisé par
Corvisier Christian (Rédacteur)
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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  • enquête thématique régionale, architecture militaire de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Fort Saint-Jean
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône
  • Commune Marseille 2e arrondissement
  • Adresse avenue Vaudoyer
  • Cadastre 2026 E 33
  • Précisions
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    fort Saint-Jean
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Les troubles civils survenus à Marseille pendant la minorité de Louis XIV dans la décennie 1650, révélateurs d'une insoumission des consuls locaux, aboutirent à une reprise en main du contrôle stratégique de la ville et du port par le pouvoir central, représentée par Mazarin.

          Fin novembre 1659, le duc de Mercœur, gouverneur de Provence, écrivait à Mazarin que la création d'une citadelle à Marseille était la meilleure voie pour y assurer l'autorité du Roi. Louis XIV donnait le 19 janvier 1660, des instructions formelles pour la construction d'un fort, la conception et le choix de l'emplacement de ce fort ou citadelle, étant confié à l'ingénieur militaire Louis-Nicolas de Clerville, alors promu commissaire général des fortifications. Clerville donna des plans pour la citadelle Saint-Nicolas, implantée sur une butte dominant au sud la passe d'entrée du port, et les travaux commencèrent dès février 1660. Le principe de renforcer la sécurité de l'entrée du port aussi du côté nord par un réduit défensif retranché, implanté à la pointe nord-ouest de la ville close médiévale semble avoir été envisagé aussi dès 1660. Toutefois cette implantation comportait des contraintes peu favorables à une exécution rapide de ce réduit. Le site du futur fort Saint-Jean, était inclus dans le mur de ville, ponctué de deux grandes tours préexistantes, la tour Saint-Jean bâtie en 1447-1452 au droit de la chaine barrant l'entrée du port, à l'initiative du prince Valois René d'Anjou, comte de Provence, et la tour du Fanal, bâtie face au large de 1644 à 1646 sous l'autorité de la ville. L'intégration de ces deux tours dans un fort royal n'était pas sans intérêt stratégique, mais la contrainte principale tenait à la présence sur le site d'une importante commanderie de l'ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, contigüe à la tour Saint-Jean. Les bâtiments et la chapelle de cette commanderie avaient été en partie reconstruits luxueusement dans la décennie 1640 à l'initiative de Paul Albert de Forbin, commandeur de Saint Jean de Marseille, ambassadeur et grand prieur de l'ordre, personnage influent, également ancien lieutenant général des galères du royaume. La construction d'un réduit retranché vers la ville incluant les bâtiments de la commanderie impliquait leur expropriation, la désacralisation de la chapelle sa démolition partielle, ce qui n'était guère concevable avant la mort du commandeur, survenue en 1661. D'autres expropriations, dès lors négociées par rachat, étaient nécessaires pour fait place au fort Saint Jean, touchant des maisons du quartier de la Tourrette, aux abords de l'église Saint Laurent.

          Un premier projet de fort fut dessiné sommairement dès 1661 par Clerville, avec un front de terre à un bastion central et deux demi-bastions d'angle. Toutefois la concentration des financements royaux sur la construction de la citadelle Saint Nicolas ne permit pas d'amorcer avant 1668 celle du fort Saint Jean, pourtant programmée par Colbert en 1665, mais différée aussi du fait de la priorité alors accordée à l'agrandissement de l'enceinte de la ville par l'intendant des fortifications de Provence Nicolas Arnoul. Le chantier lancé en 1668 se fit sur la base d'un nouveau projet probablement dû à l'ingénieur Jean-Louis du Cayron, alors lieutenant et major de la citadelle de Marseille. Dans ce projet réalisé, le front de terre comporte deux grands demi-bastions d'angle encadrant une courtine avec porte centrale précédée d'une demi-lune et d'un chemin couvert sur la contrescarpe du fossé.

En 1671, ce front de terre était achevé, et la moitié est de la chapelle de la commanderie avait été ensevelie dans le rempart du demi-bastion sud-est. La bipartition du fort est dès lors fixée entre partie basse, densément bâtie, soit l'ancienne commanderie, occupant le tiers sud-est de l'aire intérieure, ayant sa porte particulière dite Saint Jean ou porte de secours, face au quai nord du port, et la partie haute, trois fois plus ample, nivelée pour aménager la place d'armes. Un seul nouveau bâtiment militaire, à usage de caserne, avait été construit dans l'année en surplomb des bâtiments de la commanderie, à la transition avec la place d'armes projetée, a proximité d'un moulin à vent préexistant. La tour du fanal était utilisée comme magasins. Le front nord de l'enceinte, remplaçant le mur de ville médiéval et comportant un redan, était réalisé mais inachevé, et le front ouest restait à reconstruire avec une terrasse arrondie enveloppant le soubassement de la tour du fanal. Les dehors du front de terre restaient à l'état de projet, plusieurs maisons étant encore à démolir pour leur faire place.

          Ces parties du fort étaient réalisées pour l'essentiel, ainsi que les parapets d'artillerie, en mars 1679, lorsque Vauban, nouveau commissaire général des fortifications, passa à Marseille pour juger des améliorations à apporter aux fortifications royales conçues par son prédécesseur Clerville. Il ordonna la construction d'une fausse braie bordant le pied des fronts de mer, de la tour Saint Jean (déjà enveloppée d'une chemise côté port) au redan du front nord, et d'une traverse à mi-longueur du front ouest / sud-ouest. Ces améliorations furent réalisées à la suite sous la direction de du Cayron et d'Antoine Niquet, directeur des fortifications de Provence. La fausse braie ne fut achevée qu'après 1684, date à laquelle quatre nouveaux bâtiments de casernement avaient été construits de part et d'autre de la place d'armes dont trois contigus et parallèles à l'arrière de celui construit en 1671, l'un d'eux incorporant le moulin à vent, un autre servant de pavillon d'officiers. Le quatrième était un long casernement le long du rempart du front nord. Le fossé du front de terre était occupé en 1684 par un jardin d'agrément avec bassins sans doute créé à l'initiative du gouverneur royal de la place de Marseille Henri de Beringhen, qui résidait au fort Saint Jean dans l'ancien logis du commandeur de préférence à la citadelle.

          De nouvelles améliorations préconisées par Vauban en 1701 ne furent pas suivies d'exécution. Au milieu du XVIIIe siècle, le jardin dans le fossé avait été supprimé, mais un autre jardin, beaucoup plus petit, était en place à l'intérieur du fort sur une terrasse au dessus de l'aile voûtée médiévale nord de l'ancienne commanderie, au pied de la galerie-portique du bâtiment de 1671. Ce jardin était à l'usage du commandant du fort, logé dans l'aile principale sud, donnant sur l'entrée du port (anciennement logis du commandeur, puis du gouverneur). Le major était logé dans l'extrémité de cette aile attenante à la tour Saint Jean, et au second étage de cette tour, le bâtiment à galerie-portique de 1671 étant en partie affecté au logement de l'aide-major. La place d'armes disposait d'une fontaine adossée au rempart Est, alimentant une citerne sous le rempart ouest.

          En 1779, l'extrémité ouest en abside de l'ancienne chapelle, engagée dans l'aile Est de la cour principale des bâtiments de l'ancienne commanderie, conservait une fonction de chapelle, desservie par un aumônier logé dans cette aile, le reste de l'ancienne nef étant affecté au logement du garde de l'artillerie. A cette époque, la demi-lune du front de terre n'avait plus son pont d'accès, tombé en ruines, comme celui de  la porte Royale, dont ne restaient plus que les piles, l'accès principal du fort étant désaffecté et privé d'entretien depuis plusieurs années au profit de la porte de secours, devenu entrée unique.

          L'impact destructeur de la Révolution française sur la citadelle Saint Nicolas, en partie démantelée par les marseillais de mai à juillet 1790, ne s'étendit au fort Saint-Jean que pour les parapets d'artillerie du front de terre. Son rétablissement et celui de la porte royale et des dehors fut projeté dès 1802, à nouveau proposé en 1816, mais rien n'était fait en 1821, date a laquelle le moulin à vent, ruiné, fut rasé.

          Entre 1828 et 1830, les projets du fort Saint Jean sont concentrés sur le défilement du front de terre, "le seul attaquable", par reconstruction de son parapet d'artillerie en terre, ce qui fut réalisé en 1832. Il n'était plus question de rétablir les dehors, demi-lune et chemin couvert, et la porte royale, qui furent définitivement condamnés en 1845, du fait de la réalisation, à l'emplacement du fossé -sur creusé à cet effet de plus de 15m- du canal Saint-Jean, conçu pour assurer une liaison par voie d'eau entre le vieux port et le nouveau bassin de la Joliette. Ce canal, doublé d'une voie de communication de quai à quai, entraina la démolition de la contrescarpe du fossé et de la demi-lune, l'ancienne porte royale étant murée et effacée du revêtement de la courtine. En 1847, l'avancée de la porte unique du fort, ex porte de secours, fut adaptée pour faire place à une passerelle mobile tournante s'ouvrant à chaque passage de vaisseaux.

Les années 1861 à 1866 furent consacrées à d'importants travaux de réparations au fort Saint-Jean. La façade extérieure donnant sur l'entrée du port du bâtiment sud, ancien logement du commandant et du major, fut reconstruite à neuf en 1862 avec 11 travées régulières de fenêtres et créneaux sur trois niveaux. Ce bâtiment avait été réaffecté pour l'essentiel dès les années 1810 au logement de troupes, la partie antérieurement à l'usage du major, dont deux étages de la tour Saint Jean étant dévolue à celui du commandant du fort. L'aile sud mitoyenne et ce qui restait de l'ancienne chapelle, dont l'ancienne nef surhaussée de deux étages, servaient de prison, de logement d'un capitaine, d'un lieutenant de deux sous-officiers et du garde de l'artillerie. Une batterie de côte, projetée sur les banquettes d'artillerie des fronts nord et ouest du fort depuis 1846 fut réalisée en 1862 sur le rempart ouest et dans le redan nord. Ce dernier emplacement de batterie entraina la réduction en longueur de la grande caserne nord, amélioré en 1816 et en 1820, dont la moitié ouest fut sacrifiée. Parallèlement, les parapets du front ouest furent réorganisés, nivelés à l'horizontale, en supprimant les embrasures du XVIIe siècle.

            La caserne nord réduite en 1862 fut démolie en 1906 et remplacée en 1908 par une nouvelle caserne, beaucoup plus ample, vouée à la rétention des militaires isolés, construite à un autre emplacement, soit celui de la batterie de côte du front ouest. Le canal Saint-Jean, devenu inadapté à l'évolution du port et au passage des vaisseaux de fort tonnage fut comblé en 1938-1939. La voie terrestre s'en trouva élargie du double, et ces travaux furent complétés par la création d'une esplanade sur remblai à l'usage du port, lié à une grande jetée au-devant du front nord du fort, dont le pied des escarpes n'était plus inondé.

            Lors de la bataille de Marseille en aout 1944, un dépôt de munition allemand dans la partie basse du fort explosa, provoquant l'écroulement de la moitié du bâtiment sud-ouest joignant la tour Saint Jean, la ruine complète de l'aile médiévale voûtée qui portait le jardin en terrasse, et celle de l'aile transversale reliant ces deux bâtiments, cette destruction décloisonnant les deux cours. Au niveau de l'ancienne place d'armes, la caserne ouest de 1908-1909 fut épargnée, gardant son toit, à la différence des anciennes casernes sud (E-F), dont celle de 1671 dont les couvertures furent détruites par des bombardements.

            En 1957, un accord des militaires avec l'administration municipale occupée à la reconstruction de la ville sinistrée, condamna à la démolition l'avant-porte du fort remaniée en 1847, et l'ancienne chemise voûtée qui enveloppait au sud la base la tour Saint-Jean, afin d'ouvrir une promenade continue au pied des murs reliant le quai du vieux port à l'ancienne fausse braie ouest. En 1960 le ministère des armées cédait le fort à celui des affaires culturelles, qui le fit classer Monument Historique par arrêté du 16 juin 1964. Les premiers travaux de restauration et réhabilitation furent conduits de 1968 à 1975 par l'architecte en chef Jean Sonnier. Le principal programme alors mis en œuvre consista à approprier les restes du bâtiment sud donnant sur l'avant-port, complété en structure béton (1971), à l'usage du Département des Recherches Archéologiques subaquatiques et sous-marines. De nouveaux travaux de restauration furent projetés et en partie réalisés entre 1983 et 1994 par l'architecte en chef Jean-Pierre Dufoix, notamment sur le bâtiment à galerie-portique de 1671, mais les autres bâtiments fin XVIIe siècle de la place d'armes restèrent en ruines jusqu'en 2010. Leur réhabilitation fut intégrée au programme du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerrannée (MUCEM) qui installa une partie de ses locaux dans le fort Saint-Jean. La maitrise d'œuvre fut partagée entre l'architecte du MUCEM depuis 2006, Rudy Ricciotti, pour les ouvrages contemporains, et l'architecte en chef des Monuments Historiques François Botton, pour les restaurations. Dans ce cadre, l'ancienne porte Royale fut repercée et équipée d'une passerelle aérienne en béton fibré la reliant aux abords de l'église Saint-Laurent. La construction du bâtiment principal de l'établissement, hors du fort, devant le front nord, sur l'esplanade dite môle ou jetée n° 4 permit de détruire en 2012 la partie de l'esplanade remblayée en 1939 pour remettre en eau le pied du front nord du fort.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 17e siècle , daté par source
    • Secondaire : 12e siècle
    • Secondaire : milieu 15e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e quart 17e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 1er quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1668, daté par source
    • 1679, daté par source
    • 1447, daté par source
    • 1644, daté par source
    • 1861, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Clerville Louis Nicolas de , dit(e) chevalier de Clerville
      Clerville Louis Nicolas de

      Louis Nicolas de Clerville, dit chevalier de Clerville, ingénieur militaire, commissaire général des fortifications du royaume.

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      ingénieur militaire attribution par source
    • Auteur :
      Cairon Jean-Louis du
      Cairon Jean-Louis du

      En 1677, ingénieur en chef des petites places de Provence et du département de Marseille. Conduit les travaux du port de Marseille. Succéda à Pierre de Bonnefons avant 1667 dans la direction des fortifications de la place forte d’Antibes, promu sergent-major de la citadelle et du fort Saint-Jean de Marseille par commission royale en avril 1668. Il fut commis aux fortifications des places de Provence après 1665, sous la direction des intendants des galères de France et des fortifications de Provence Nicolas (mort en 1673), puis Pierre Arnoul (père et fils) ; il seconda Clerville en 1669 dans l'élaboration du premier projet d'agrandissement de l'arsenal de Toulon, confié audit Clerville par Colbert. Jean-Louis du Cayron resta ingénieur ordinaire de la place d'Antibes, subordonné à Niquet, supervisant l'exécution des projets préconisés par Vauban, jusque vers 1691.

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    • Auteur :
      Le Prestre de Vauban Sébastien
      Le Prestre de Vauban Sébastien

      Ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien et essayiste français. Nommé maréchal de France par Louis XIV. Expert en poliorcétique (c'est-à-dire en l'art d'organiser l'attaque ou la défense lors du siège d'une ville, d'un lieu ou d'une place forte), il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes.

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    • Auteur :
      Niquet Antoine
      Niquet Antoine

      Ingénieur général des fortifications de Provence, de Dauphiné, de Languedoc en 1680. En 1700, il est à Toulon où il travaille avec Vauban sur un nouveau projet d'aménagement du site : retranchement de la ville, aménagement du port et de la darse, défense de la ville avec des forts et des tours. Auteur des projets de fortification de la place de Seyne (Alpes-de-Haute-Provence) en 1690.

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    • Auteur :
      Guillemaut Charles Alexandre
      Guillemaut Charles Alexandre

      Lieutenant colonel et chef du génie à Marseille à partir de 1859, puis directeur des fortifications à partir de 1863, actif à Marseille jusqu'en 1865, date de sa mutation au Havre. Il est l'auteur en particulier du projet et de la réalisation de la caserne monumentale Saint Charles de Marseille, et a participé à la réorganisation des batteries de côte réalisée en 1860-1861.

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           Le fort Saint Jean occupe un ancien cap à l'extrémité ouest et en contrebas de la vielle ville de Marseille. Son front ouest/ sud-ouest, borde la passe d'entrée du vieux Port, en vis-à-vis du fort Saint Nicolas, ancienne citadelle. Le front de terre, à l'Est, demeure fortement retranché de la ville par un espace intermédiaire deux fois plus large et plus profond que l'ancien fossé qu'il a remplacé, occupé par un axe viaire important.

            Le plan d'ensemble du fort est un polygone très irrégulier composé de trois fronts dissemblables. La tour Saint-Jean, face à la bouche du port, est l'unique ouvrage médiéval intégré en saillie sur l'enceinte, à la transition entre le front de terre et le front ouest/sud-ouest. Les revêtements de l'enceinte sont pour l'essentiel nivelés à l'horizontale  à l'arase, mais l'élévation de la majeure partie du front de terre (Est) et de l'amorce nord-ouest du front nord surplombe celle des revêtements du reste de l'enveloppe de 4m à 5m environ. La différence des niveaux de sol entre la cour de la partie basse du fort, au sud-ouest, héritée de l'ancienne commanderie, et la place d'armes en partie haute, est plus importante, dépassant 10m.

            Composé d'une courtine encadrée de deux amples demi-bastions, sur environ 160m d'un angle de capitale de bastion à l'autre, le front de terre est le seul vraiment représentatif de l'application du système bastionné. Son revêtement en pierre de taille appareillée de La Couronne, est profilé en fruit jusqu'au cordon faisant transition avec le parapet. Les angles d'épaule et de capitale des demi-bastions ont conservé le cul de lampe de leurs guérites polygonales. Dans l'état actuel, les profils des banquettes et parapet d'artillerie à barbette sont ceux refaits en 1832, mais dans un état dégradé et occupé par les jardins dits "de la colline" aménagés dans le cadre du MUCEM. Le demi-bastion sud-est est partitionné en deux par un ressaut vertical de sa face (Est), d'où une moitié sud plus basse que celle du nord et que le reste du front de terre, et à peu près équivalente au nivellement général du front ouest/sud-ouest et de la majeure partie du front nord du fort.

            L'ancienne porte principale du fort du XVIIe siècle, dite Porte Royale, décentrée dans la courtine, est repercée depuis 2012 dans le murage de 1845. Il ne reste aucun vestige de son ancien encadrement architecturé de 1671, mais la coulisse de la herse reste en place.

            La porte secondaire d'origine du fort, dite anciennement porte de secours, est ménagée dans la face droite (sud) du bastion sud-est, au pied du revêtement, près de la tour Saint Jean. A la suite de l'arcade d'entrée très simple, le passage voûté de la porte, traversant l'épaisseur du rempart du bastion entre revêtement extérieur et façade sur cour intérieure, se compose  d'un sas bas couvert d'une voûte plate, entre deux paires de vantaux, défendu d'une herse en fer toujours en place dans la chambre de manœuvre au-dessus, suivi d'un second segment voûté en berceau, plus large et plus haut. Ce passage d'entrée donne accès à droite en entrant au départ sud des galeries de contremines circulant au revers du revêtement du front de terre, ces galeries souterraines étroites et aveugles desservant deux grandes casemates logées dans les flancs des deux demi-bastions. Haut voûtées en berceau, ces larges casemates sont percées chacune de 3 canonnières, complétées pour l'une d'elle d'une petite poterne, murée, qui débouchait dans le fossé.

            Les parapets du front de terre et du front ouest/sud ouest sont conservés dans leur conception initiale, remaniée au XIXe siècle : au-dessus du cordon, un simple muret garde corps borde un chemin de ronde d'infanterie, égoutté par des gargouilles, en avant-plan des parapets d'artillerie.

            En retour de l'angle aigu de capitale du demi-bastion nord-est, le front nord du fort, en parfaite continuité de mise en œuvre avec le front de terre, règne jusqu'à l'angle nord-ouest de l'enceinte, ou il forme une terrasse semi circulaire portant la tour du fanal. Il se compose d'un premier segment rectiligne long de 75m suivi d'un redan triangulaire symétrique, large de 40m à la gorge. A mi-longueur du premier segment l'arase devient pendante pour abaisser de 4m à 4,50m le niveau des parapets du reste du front nord, niveau qui se continue sur l'ensemble du front ouest / sud-ouest.

            Ce dernier front est aussi développé en longueur que le front de terre, mais moins homogène. Entre l'embase de la tour du fanal et la tour Saint Jean, il se décompose en deux segments très dissemblables. Dans le premier segment, le plus long, le revêtement formant deux pans de courtine se joignant en angle saillant très obtus, est en continuité de conception et de mise en œuvre avec celui des deux fronts précédents, et porte encore, en arrière du chemin de ronde piéton, l'ancien parapet d'artillerie maçonné du XVIIe siècle écrêté en 1861-1862 pour supprimer ses embrasures.  Il est traversé par une poterne (11) de communication de la place d'armes au chemin de ronde et chevauché par une traverse maçonnée formant cavalier et portant terrasse construite sur préconisation de Vauban vers 1680.

            Au pied des revêtements, depuis le redan nord inclus jusqu'à l'extrémité de ces deux pans ouest/sud-ouest, la fausse braie est conservée sur la totalité du périmètre construit entre 1680 et 1690, enveloppant au passage le saillant semi-circulaire nord-ouest sous la tour du fanal. Une partie de ses embrasures à canon a été restituée en 2012 conformément à l'état initial de la fin du XVIIe siècle. Sa communication avec l'intérieur du fort était assurée par une poterne piétonne montant en escalier souterrain percée dans la face gauche (ouest) du redan nord, et par un autre souterrain plus spacieux et de plain-pied, taillé dans le substrat rocheux à l'extrémité des deux pans ouest du revêtement ouest/sud-ouest, débouchant dans la cour de la partie basse du fort. Ces deux souterrains existent encore, fermés au public.

             Le second segment du même front, plus nettement sud-ouest, est en forte saillie sur les deux pans précédents et constitue l'enveloppe des bâtiments militaires de la partie basse du fort, concentrés dans moins d'un quart de la surface totale pratiquement au revers du demi-bastion sud-est du front de terre. Cette partie du revêtement, joignant la tour Saint Jean, forme la façade extérieure du grand bâtiment sud de la cour basse, reconstruite en 1862, avec 11 travées de baies régulières sur trois niveaux (fenêtres couvertes en plein-cintre aux deux étages et créneaux avec ébrasement extérieur en trémie au rez-de-chaussée). Ruiné en 1944 et demeuré ouverte d'une large brèche, le bâtiment est aujourd'hui réduit à son tiers ouest, soit quatre travées; une cinquième travée de façade, hors clos et couvert, a été restituée à la suite, ainsi que tous les créneaux à trémie du rez-de-chaussée.

            La tour Saint Jean, de plan en trapèze proche du carré de 14 à 15m de côté, haute de 31,50m au dessus de l'eau du port, abritant cinq niveaux voûtés (le premier limité à une citerne), conserve ses dispositions générales du XVe siècle, notamment son parement en moyen appareil, son couronnement à mâchicoulis sur consoles à ressauts et son escalier en vis mural. Elle a été remaniée au XVIIe siècle, en ce qui concerne ses baies et ses aménagements intérieurs, notamment le voûtement des étages, qui n'existait sans doute pas dans l'état primitif, sinon au dernier étage. Sa face nord, primitivement dégagée, dans laquelle s'ouvrait la porte d'origine au second étage, est masquée jusqu'à mi-hauteur de son élévation par l'appui du rempart du demi-bastion sud-est. Toutes les voûtes des étages sont en briques, ou en brique et pierre. Le premier étage divisé par un mur de refend en deux petites pièces allongées voûtées en berceau, avait été aménagée en cuisine pour le commandant, tandis que le second haut de plus de 6m sous voûte abritait l'appartement principal du logement du commandant, dont l'état actuel n'a conservé que très peu des aménagements de confort (cloisons, entresolement, communication au bâtiment attenant à l'ouest et balcon à l'est, ont été supprimés). La voûte de cet étage est en arc de cloitre plein cintre pénétrée par huit lunettes en berceau brisé, jointives, deux par côté. La pièce du troisième étage, moins haute, couverte d'une voûte d'arêtes, est médiocrement éclairée et conserve la seule cheminée de la tour restée dans son état du XVe siècle. Le quatrième et dernier étage, pourvu d'une cheminée mal conservée et d'une baie dans chacun de ses quatre côtés, toutes calées contre un angle, est couvert d'une coupole à pendentifs avec ouverture zénithale circulaire dont le diamètre était suffisant pour permettre de hisser des canons sur la plate-forme sommitale de la tour.

            Les bâtiments militaires de la partie basse sud-est du fort, anciennement organisés autour de trois cours, dont une "grande cour" centrale, très largement détruits en 1944, n'ont pas été reconstruits, excepté le tiers ouest du grand bâtiment sud, dans une mise en œuvre d'architecture contemporaine non restitutive. Le sol de la cour décloisonnée actuelle, qui s'étend sur l'emprise des bâtiments détruits, en exprime le plan par un traitement différencié des matériaux. Les principaux vestiges conservés en élévation sont ceux du bâtiment qui a réutilisé la partie ouest de l'ancienne chapelle, et ceux de l'aile Est de la grande cour, incluant l'abside occidentale de la chapelle. De la façade sur cour de cette aile ne restent aujourd'hui que des contreforts et les arrachements de la tourelle d'escalier à pans et un mur percé d'une porte cintrée à fronton du XVIIe siècle donnant accès à l'abside, éclairée, au-dessus de la porte, par une fenêtre haute couverte d'un arc brisé. Le volume intérieur est haut de 11m sous une voûte en cul-de-four nervé en pierre de taille appareillée. Un grand arc doubleau en tiers-point, portant au-dessus le clocher-mur restauré de la chapelle, sépare l'abside de la travée attenante de l'ancienne nef, voûtée en berceau brisé, et recoupée par un mur de refend. Depuis 1944, il ne reste que des arrachements de l'aile nord médiévale de la partie basse du fort, qui était assimilée à un souterrain et portait au-dessus de ses voûtes le jardin en terrasse du gouverneur. On reconnait, greffés directement sur un front rocheux de poudingue taillé à la verticale  les vestiges des trois travées désalignées de voûtes en berceau brisé en pierre de taille du XIIe ou du XIIIe siècle. A l'est de ces vestiges s'amorce la grande rampe voûtée reliant la "grande cour" de la partie basse du fort au passage d'entrée voûté de la porte Royale et, de là, à place d'armes, en partie haute. D'abord en escalier, puis en plan incliné, haute sous ses voûtes en berceau échelonnées en 4 segments décrochés l'un de l'autre, cette rampe, parallèle à la courtine du font de terre, est large d'un peu moins de 4m, longue de 42m. Dans son troisième segment, une petite porte donne accès a la casemate de flanc du bastion sud-est et aux galeries de contremines. Le quatrième segment débouche perpendiculairement dans le passage d'entrée en rampe à pente douce, voûté d'arêtes sur 3 travées, reliant la Porte Royale à la place d'armes, au droit du corps de garde des soldats aménagé en souterrain sur deux niveaux.

            Parmi les bâtiments militaires de la partie haute du fort construits entre 1671 et 1684 et conservés aujourd'hui dans un état restauré, le plus méridional, premier réalisé pour servir de caserne, se distingue par sa façade unique à deux niveaux, orientée plein sud en surplomb de la grande cour de la partie basse, agrémentée d'une galerie portique voûtée d'arêtes comptant 14 travées d'arcades à plein-cintre en pierre de taille. Les deux niveaux contiennent chacun sept chambrées de plan à peu près carré, celles du niveau 1 desservies à couvert par la galerie-portique, communiquant au chemin de ronde de l'ouest, celles du niveau 2 par une galerie-balcon superposée, à ciel ouvert, bordée d'un garde-corps.

            Les autres bâtiments militaires contigus, séparés entre eux par deux ruelles, très restaurés (en 2013) dans un esprit de réhabilitation à la suite de presque 70 ans d'abandon à la ruine, présentent peu de caractères remarquables. Les dispositions particulières de celui qui intégrait la boulangerie et la base du moulin dans sa partie centrale voûtée portant terrasse, sont mal conservées. En vis à vis sur la même ruelle, la façade principale (sud) de la "petite caserne" habillant 5 travées de chambres sur deux niveaux, a été restaurée avec la classique juxtaposition d'une porte couverte en plein-cintre à sommiers saillants et d'une petite fenêtre, encadrées en pierre de taille, à chaque travée du niveau 1. Le côté opposé du même bâtiment au niveau 1 est masqué par l'adossement du rez-de-chaussée voûté de l'ancien pavillon d'officiers, la ruelle séparant l'un de l'autre régnant de plain pied avec leur niveau 2, prolongée par une esplanade dallée à l'est. Celle-ci couvre le débouché de la rampe voûtée reliant la porte Royale à la place d'armes, et, à l'est du mur-pignon de l'ancien pavillon d'officiers, une salle voûtée sur pilier central, de plan carré qui servait de magasin d'artillerie, de plain-pied avec la dernière travée de la rampe d'accès à la place d'armes. Cette salle présente une élévation interne de belle qualité avec pilier central, carré et pilastres nus plaqués en pierre de taille recevant les retombées de la voûte, croisée de quatre berceaux formant des arêtes.

          La tour du fanal, construite luxueusement toute en pierre de taille en 1644-1646 et peu remaniée, est l'édifice le plus ancien de la partie haute du fort Saint-Jean. Interne à l'enceinte et non en saillie sur ses revêtements, cette tour cylindrique est enveloppé en soubassement par une large terrasse semi-circulaire construite après 1671 participant de ces revêtements. Conçue initialement pour la fonction à laquelle elle doit sa dénomination, elle n'est pas une tour de défense relevant de l'architecture militaire, mais ses premiers niveaux voûtés ont servi de magasins à poudres dès 1671. Haute d'environ 30m pour un diamètre de 10m dans sa moitié inférieure, emboitée à la base dans un volume carré de même largeur, elle intègre cinq niveaux de plan circulaire, tous voûtés en coupole avec oculus zénithal, de hauteur variable. A mi-hauteur, l'élévation extérieure est ceinturée d'un balcon-coursive circulaire sur consoles de pierre à quatre ressauts en doucine au-dessus duquel la moitié supérieure de la tour, terminée par une corniche moulurée , est réduite en diamètre à 9m. L'organisation intérieure est complexe : à partir du niveau 2, son mur circulaire se dédouble : un mur extérieur, de moindre épaisseur que celui du niveau 1, fait enveloppe à un autre mur circulaire plus maigre, le vide intermédiaire entre les deux murs concentriques étant réservé pour loger un escalier rampant. Du fait de cette disposition, les étages n'ont aucune prise de jour. La coupole sommitale apparente qui couvre la tour en retrait de diamètre dégage un balcon-coursive, au-dessus de la saillie de la corniche et d'une partie de l'arase du mur extérieur circulaire.

Le bâtiment militaire le moins ancien du fort, caserne des militaires isolés bâtie en 1908, actuel bâtiment Georges-Henri Rivière, est implanté a proximité de la tour du fanal, à l'emplacement de la banquette de la batterie de côte de 1861. C'est un bâtiment rectangulaire régulier à deux niveaux, à deux façades latérales identiques de 12 travées régulières de baies, et deux murs-pignons percés d'une seule travée de baies centrales, qui éclaire un corridor longitudinal distribuant les chambrées disposées en double profondeur. L'étage est desservi par deux cages d'escalier accessibles au niveau 1 de chaque façade par une porte placée dans la 3e travée de baie en partant des angles du bâtiment.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    pierre en couverture, tuile creuse
  • Plans
    système bastionné
  • Couvrements
    • cul-de-four
    • voûte en berceau plein-cintre
    • voûte en arc-de-cloître
    • voûte en pendentifs
    • coupole
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis, escalier tournant à retours en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    rampe d'accès
  • Typologies
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété de l'Etat
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1964/06/16
  • Précisions sur la protection

    1964/06/16 : classé MH

  • Correspondance de Colbert de novembre 1665. Manuscrit, Colbert. 1665. Bibliothèque nationale de France, Paris : Ms. Mélanges Colbert, vol n° 123, f° 98

  • Mémoire des réparations les plus nécessaires, à la citadelle et au réduit Saint-Jean. Sébastien Le Prestre de Vauban, 22 mars 1679. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH1076

  • Projet de Marseille, [mémoire de Vauban sur les fortifications], 11 avril 1701. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH1076, n° 33.

  • Mémoire sur l'état de situation de la place de Marseille et de ses dépendances par Jean-Joseph-Amable Tournadre (aîné), 20 novembre 1816. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1079, n° 16.

  • Marseille. Etat sommaire des projets pour 1863-1864 par le chef du génie Guillemaut. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1090

  • Vue cavalière de Marseille. / Gravure par Georg Braun et Franz Hogenberg. Dans : De Praecipuis Totius Universi urbibus, 1575.

  • Marsiglia, veduta prospettica della citta durante un assedio. / Dessin par Ercole Negro, 1591. Archivio di Stato, Biblioteca Antica, Turin : Architettura militare, disegni di piazze et fortificazioni, vol. III, f° 19 v°

  • Vue panoramique du port de Marseille dans Atlas portulan de la Méditerrannée. / Dessin par François Ollive, 1646 - Bibliothèque de l'Alcazar, Marseille : Ms2125 f°2

  • Veue de la Tour du port. / Gravure par Israël Silvestre, c 1650. Bibliothèque municipale, Lyon.

  • Plan de la citadelle de Marseille, de St Victor et de quelques parties de la ville. / Dessin aquarellé par Nicolas Desjardins, c. 1663. Bibliothèque nationale de France, Paris : Est VA-13 (5).

  • Vue cavalière du port de Marseille. / Dessin, c. 1662. British library, Londres : Topographical collection of King George III Maps K70 21

  • Plan de la citadelle et du réduit St Jean de Marseille. / Dessin aquarellé, c. 1661. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1Fi3400

  • Vue cavalière du fort Saint Jean du côté de la ville [Est]. / Dessin aquarellé, novembre 1671, Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds Nivard, Ms. 144 n°8 (1)

  • Vue cavalière du fort Saint Jean du côté de la mer [Ouest]. / Dessin aquarellé, novembre 1671. Service Historique de la Défense, Vincennes : Fonds Nivard, Ms. 144 n°8 (2)

  • Plan du fort St Jean de Marseille / Dessin aquarellé, 1676. Dans : Recueil des plans des places fortes (de France), t. III, pl. 18. Bibliothèque de l'Arsenal, Paris : Ms. 4419.

  • Plan de la citadelle et du fort Saint Jean. / Dessin aquarellé par Jean-Louis du Cairon, 1684. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH1076

  • [Vue de Marseille prise du coté du Pharo]. / Dessin au lavis, 1696. Bibliothèque municipale, Le Havre : C et P CH 306.

  • [Vue cavalière du port de Marseille]. / Dessin aquarellé par Jean-Louis Habert de Montmort, 1705. Service Historique de la Défense, Vincennes: Fonds Nivard, Ms. 144 , n°46.

  • Plan du fort Saint Jean. / Dessin aquarellé par Charles-Joseph Lefebvre, 11 novembre 1715. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH1076, n°42.

  • Plan de la citadelle Saint Nicolas et du fort Saint Jean de Marseille. / Dessin aquarellé, 1752. Bibliothèque de l'Arsenal, Paris : Ms. 6445 (288).

  • Vue de l'entrée du port de Marseille en 1754. / Gravure de Charles Nicolas Cochin, d'après un tableau de Joseph Vernet, 1760.

  • Plan du fort Saint Jean. / Dessin aquarellé par Nicolas de Pontleroy et Elie-Marie Pierron, 1779. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1078

  • [Coupe pour projet de fourneau à poudre dans la casemate du bastion 6]. / Dessin aquarellé, 1777. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1078.

  • Plan du fort Saint Jean. / Dessin aquarellé par Jean-Joseph-Amable Tournadre (aîné), 1820. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1079

  • Plan du front de terre du fort Saint-Jean pour le projet de 1802. / Dessin aquarellé. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1079

  • [Vue de l'entrée du port de Marseille, côté du fort Saint Jean]. / Gravure par Friedrich Wilhelm Bollinger, 1818.

  • [Plans, coupes et élévations du fort Saint Jean]. / Dessins aquarellés par Jean-Joseph-Amable Tournadre (Aîné), 1821. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : Atlas des bâtiments militaires du fort Saint Jean, feuilles 1 à 4, 2 J 20, n°2-3-4-5.

  • [Plan des souterrains du front de terre du fort Saint Jean]. / Feuille d'Atlas des bâtiments militaires 1829, dessin aquarellé. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 2 J 20, n°1

  • [Plans et coupes des bâtiments D et E au fort St Jean]. / Dessin aquarellé, projet 1821 pour 1822. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1080.

  • [Plan du fort saint Jean pour le projet de défilement]. / Dessin aquarellé, 1832. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1080.

  • Plan d'alignement de la ville de Marseille. / Dessin, 1847. Archives communales, Marseille : 128 Fi 23, feuille n° 8.

  • Plan du projet de déplacement de la porte d'entrée du fort Saint Jean. / Dessin, août 1847. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1084.

  • Plan du projet pour organiser la fausse braie au pied de la tour St Jean, 1840 pour 1841. / Dessin aquarellé. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1083.

  • [Plan du projet pour organiser une batterie de 7 bouches à feu au fort St Jean]. / Dessin aquarellé, 1859. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1088.

  • [Vues du fort Saint Jean prises depuis le Pharo]. / Photographies par Edouard Baldus, 1861,1862, 1863. Musée Paul Getty, Los Angeles.

  • Projet pour 1861-1862. Refaire la façade du bât. A du fort St Jean formant escarpe du côté de la mer. / Dessin aquarellé, 1861. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1089.

  • Plan général du fort St Jean pour le projet de batterie de côte. / Dessin aquarellé, 1861. Service Historique de la Défense, Vincennes : 1VH 1089.

  • [Relevés du bâtiment A du fort Saint Jean]. / Dessin aquarellé, 1873. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : Feuille d'Atlas des bâtiments militaires, 2J20 n° 9

  • [Vue du front nord du fort Saint Jean]. / Photographie, 1880. Archives communales de Marseille : 160 Fi3

  • [Relevés du bâtiment H du fort Saint Jean]. / Dessin aquarellé, 1873. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : Feuille d'Atlas des bâtiments militaires, 2J20 n° 11

  • Marseille. Entrée du fort Saint Jean. / Carte postale, c. 1900.

  • [Quatre vues du fort St Jean prises du pont transbordeur]. / Cartes postales, 1905-1907-1909-1910. Collection particulière.

  • [Relevés de la nouvelle caserne F du fort Saint Jean, dit de Grasse-Tilly]. / Dessin, 1910. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : Feuille d'Atlas des bâtiments militaires, 2J20 n° 12

  • [Reportage photographique sur le fort Saint Jean en 1937.] / Photographies par la Société ARS, 1937. Archives Communales de Marseille : 89 Fi 128, n° 115 à 132

  • [Vue du fort depuis la bouche du port après l'explosion d'Août 1944]. / Photographie, 1945. Collection particulière.

  • [Vue aérienne du fort Saint Jean prise du sud]. / Photographie, vers 1960. Archives communales, Marseille : 2 Fi 079.

  • [Fort Saint Jean, vue aérienne Sud]. / Photographie Google maps, 2023.

  • BOUIS Jean. Le site du fort Saint Jean à Marseille. Marseille, Comité du Vieux Marseille, 1979

  • CLEMENT Pierre. Lettres, instructions et mémoires de Colbert, t. II, Paris, Imprimerie impériale, 1862 et t. III, 1863.

  • CREMIEUX Adolphe. Marseille et la royauté pendant la minorité de Louis XIV, Paris, Hachette, 1917

  • MAUREL Christian. La topographie du port de Marseille de la fondation de la cité à la fin du Moyen-Âge, dans BOUIRON Marc et Alii, Marseille, trames et paysages urbains de Gyptis au Roi René, Aix en Provence, 2001, p. 172-173

Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Corvisier Christian
Corvisier Christian

Docteur en archéologie médiévale, historien de l'architecture et de la fortification, spécialiste de castellologie médiévale. Chargé de l'étude du patrimoine fortifié pour l'Inventaire général du patrimoine culturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur de 2003 à 2026.

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