Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.
- enquête thématique régionale, Patrimoine religieux de Serre-Ponçon Guillestrois-Queyras
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes de Serre-Ponçon - Embrun
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Commune
Châteauroux-les-Alpes
-
Lieu-dit
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Adresse
rue Saint-Irénée
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Cadastre
1813
D
354
;
2024
AB
6
-
Dénominationséglise paroissiale
-
VocablesSaint-Irénée
I- Description
Orientée sud-nord, l’église est construite sur une éminence qui surplombe le chef-lieu actuel du village. Elle se compose d’une nef de quatre travées accostée de deux chapelles basses formant un faux transept et d’un chœur à chevet plat. Elle a un plan en croix latine.
Plan de masse et de situation d'après le cadastre de 2024 (section AB, parcelle 6). Echelle 1/1000.
A- L’élévation extérieure
a- La façade
La façade sud est accessible par un escalier de onze marches. Elle est traitée en pignon découvert et chacun de ses angles est renforcé par deux contreforts à retrait sommital. Sa ligne médiane est percée de trois registres d’ouvertures : un portail, une grande baie et une petite ouverture carrée creusée dans un quadrilobe décoratif pour éclairer le comble. L’arase du pignon est marquée par une corniche moulurée au centre de laquelle est fichée une croix .
Le portail est en arc plein cintre. De part et d’autre de l’ouverture, une colonnette à chapiteau montée sur une base à empâtement et gorge marqués soutient les retombées de l’arc. Les chapiteaux sont ornés de motifs végétaux et d’un abaque à motifs de créneaux. Ils sont surmontés de tailloirs moulurés. L’arc n’a qu’une voussure profonde et chanfreinée. Celle-ci est soulignée par une archivolte.
La baie qui surmonte le portail est également en plein cintre. Elle est agrémentée d’un remplage en triplet.
b- L'élévation orientale
Le long de la première travée s’élève une tour de clocher aux angles chaînés. Une chapelle fait ressaut sur la quatrième travée.
La tour du clocher est séparée en trois niveaux par des bandeaux horizontaux moulurés. Les deux niveaux sommitaux sont percés sur chacune de leurs faces par des baies en arc plein cintre. L’ensemble est surmonté d’une flèche octogonale maçonnée accostée à chaque coin par une mitre d’amortissement. Chacune des faces planes de la flèche est percée d’une lucarne maçonnée.
c- Le chevet
Le chevet est percé d’une baie en arc plein cintre agrémentée par un triplet identique à la baie de la façade sud.
d- L'élévation occidentale
Le mur occidental est identique au mur oriental à l’exception de la présence de la sacristie sur le flanc du chœur.
B- L’élévation intérieure
a- La nef
La nef a quatre travées rythmées par la présence de pilastres engagés qui soutiennent les retombées des arcs formerets et des arcs doubleaux qui séparent chacune des trois voûtes d’arêtes.
Autour de la quatrième travée, deux chapelles à fond plat forme un faux transept. Elles sont, comme la nef, couvertes d’une voûte d’arêtes dont les retombées sont soutenues par des culots ornementaux.
Vue intérieure : la nef depuis l'entrée.
Vue intérieure : la chapelle ouest.
b- Le chœur
Le chœur est surélevé par rapport à la nef. Il se compose de deux travées séparées par un arc doubleau dont les retombées sont soutenues par des chapiteaux. Ceux-ci coiffent des supports complexes formés de demi-colonnes sur des pilastres engagés. Cette disposition produit un effet de rétrécissement qui met en valeur le mur de chevet et sa baie axiale.
Comme dans la nef, l’élévation est marquée par la présence d'arcs formerets qui retombent sur des culots ornementaux.
C- Analyse
Il est fréquemment répété que l’église Saint-Irénée a eu pour modèle la cathédrale d’Embrun. Pourtant, son architecture est complètement différente de celle de la cathédrale notamment par la présence des arcs formerets, des voûtes d’arêtes séparées par des doubleaux, des pilastres engagés et du faux transept. Qui plus est le clocher est dissemblable de celui de la cathédrale, à l’exception de la flèche.
L’église Saint-Irénée est un exemple abouti d’architecture néo-romane qui puise ses références non pas dans les édifices locaux mais dans des catalogues de vocabulaire architectural.
En 1806, une église est bâtie "sur la rive droite du Rabioux", au lieu-dit les Mathieux, pour permettre aux habitants qui vivent dans les hameaux à proximité de la route royale de se rendre plus facilement à la messe. En 1810, le maçon Paul Agniel en construit la voûte. En 1811, ce nouvel édifice est érigé en paroissiale. Il prend le nom de Saint-Irénée en mémoire de Mgr Irénée Dessoles, évêque de Digne et de Gap (1802-1805), qui avait préparé le dossier pour l'érection du hameau en paroisse.
En 1822, la commune reçoit un legs de 10 000 francs de la part de Jean-Baptiste Garcin, ancien habitant ayant fait fortune à Trinidad. Le testament précise que cette somme doit servir à construire un clocher. A partir de 1826, la commune entreprend la construction du clocher et profite du surplus restant pour agrandir l'église en construisant un transept.
L’église sera finalement consacrée en 1896.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
- Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Agniel Paulmaçon attribution par sourceAgniel PaulCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maçon, résidant à Montlion, qui réalise la voûte de l'église Saint-Irénée de Châteauroux-les-Alpes en 1810.
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Auteur :
Entièrement recouverte d'un enduit, l'église orientée nord-sud a un plan en croix latine et se compose d'une nef a vaisseau unique, d'un faux transept et d'un chœur. Elle est protégée par un toit à longs pans. Le clocher est coiffé d'une flèche octogonale maçonnée. Les volumes intérieurs sont couverts de voûtes en berceau plein cintre.
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Murs
- maçonnerie enduit
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Toitspierre en couverture
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Plansplan en croix latine
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Étages1 vaisseau
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Couvrements
- voûte en berceau plein-cintre
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Couvertures
- toit à longs pans
- flèche polygonale
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Statut de la propriétépropriété de la commune,
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Ministère de l’économie et des finances
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
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- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Communauté de communes de Serre-Ponçon
Documents d'archives
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Pouvoir donné aux habitants de la rive droite du Rabioux pour construire une église,1806. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : O 566.
-
Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : O 566
Quittance donnée à Paul Agniel pour la voûte de l'église,1811. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : O 566.
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Legs de Jean-Jacques Garcin pour la construction d'un clocher, 1822. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 2 O 807/1.
Bibliographie
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ROMAN, Joseph. Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes. Paris : Imprimerie nationale, 1888.
p. 4
Documents figurés
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Plan cadastral de la commune de Châteauroux-les-Alpes, 1813. / Dessin à l'encre et lavis sur papier dressé par Auguste Kirwan, ingénieur-vérificateur, et par Allec, Chéradame, Queyrel et Izoard, géomètres. Archives départementales des Hautes-Alpes, Gap : 3 P 390
section D, 1ère feuille, parcelle 354
Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.
Docteure en archéologie des mondes anciens (université de Picardie-Jules Verne), historienne de l’architecture, directrice de l'agence Memoriae. Chargée de l'inventaire du bâti religieux de la communauté de communes de Serre-Ponçon (05) entre 2022 et 2025.