• inventaire topographique, Inventaire du parc naturel régional des Baronnies provençales
parfumerie (distillerie de lavande) dite Société Coopérative Agricole Lavande des Alpes ou Distillerie du Collet
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Parc naturel régional des Baronnies Provençales

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Parc naturel régional des Baronnies provençales - Serres
  • Commune Rosans
  • Lieu-dit le Collet
  • Cadastre 2013 000G 462  ; 2024 000G 462
  • Dénominations
    parfumerie
  • Précision dénomination
    distillerie de lavande
  • Appellations
    Société Coopérative Agricole Lavande des Alpes, Distillerie du Collet
  • Parties constituantes non étudiées
    cheminée d'usine

I. Commentaire historique

La distillation de la lavande sur le territoire de Rosans ne paraît pas antérieure à la charnière du 19e siècle et du 20e siècle, quand des lavanderaies sont plantées en complément des baïassières, ces landes où les lavandes sauvages poussent naturellement. Des alambics mobiles sont alors installés au bourg. Une première distillerie fixe est créée au quartier du Béal Noir au milieu des années 1950 (voir dossier IA05001085). Elle cesse son activité vers 1995 et ses équipements (cuves, réfrigérant, cheminée, etc.) sont remployés en 1996 dans la nouvelle distillerie coopérative du Collet.

La Société Coopérative Agricole Lavande des Alpes est créée le 30 novembre 1981, domicilié au Collet, à Rosans. Mais le bâtiment actuel est construit seulement en 1995-1996. La parfumerie transforme la production de lavande et de lavandin du bassin du Rosanais et de producteurs situés aux alentours : Rémuzat, La Motte-Chalancon, vallée du Buëch, etc. L'emploi de remorques-caissons, utilisées avec l'alambic extérieur, facilite la collecte dans les exploitations et le traitement direct des récoltes. L'essence produite est stockée dans des fûts.

Quelques équipements et appareils portent des marques de fabricant. C'est notamment le cas d'une cuve qui porte la plaque « CHAUDRONNERIE PRINCE S.A.R.L. » (n° 6 rue Villa Oddo à Marseille) avec son numéro de série (« n° 140 ») et son année de fabrication : « [19]55 ». Elle conserve également son timbre des douanes selon le décret du 2 avril 1926, mais sans numéro ni date. On note que cette cuve a été rehaussée et qu'elle comporte diverses canalisations non originelles.

Cuve Prince. Partie haute, plaque de la Chaudronnerie Prince.Cuve Prince. Partie haute, plaque de la Chaudronnerie Prince. Cuve Prince. Partie haute, timbre des douanes.Cuve Prince. Partie haute, timbre des douanes.

L'alambic extérieur utilisé avec les remorques-caissons, ainsi que la chaufferie à gaz ont été ajoutés en l'an 2000. Sa colonne réfrigérante porte la plaque de son fabricant : « CTS CHAUDRONNERIE TUYAUTERIE SOUDURE » (zone portuaire du Pontet, dans le Vaucluse). Sont précisés le volume (41 mètres cubes), la capacité en matières (304 litres), le numéro de série (« 0007 ») et l'année de fabrication : « 2000 ».

Enfin, une dernière plaque fixée sur la face interne de l'essentage en plaques métalliques du bâtiment indique que le matériel agricole provient des établissements S.O.M.A.A.F (Société Machines Agricoles Ayme et Fils), localisés au n° 46, route d'Orange à Valréas (Vaucluse).

II. Description architecturale

Cette distillerie de lavande est située au carrefour de la R. D. 994 et de la route communale menant à la Coste, à proximité de l'écart du Collet. Sa construction a nécessité le décaissement du sol naturel pour créer une plate-forme, qui est bordée du côté nord par un talus. Le bâtiment, de plan rectangulaire construit sur un axe est-ouest, est adossé côté nord sur ce talus. Sa façade sud s'ouvre sur la plate-forme.

Localisation sur la carte IGN de 2024. Echelle d'origine 1/25 000e.Localisation sur la carte IGN de 2024. Echelle d'origine 1/25 000e. Vue de situation prise du sud.Vue de situation prise du sud. Vue d'ensemble prise du sud-ouest.Vue d'ensemble prise du sud-ouest. Enseigne de la coopérative.Enseigne de la coopérative.

II.1. Le bâtiment

Ce hangar à ossature métallique repose sur 24 poteaux scellés dans des fondations individuelles en béton. Les élévations est, sud et nord sont partiellement fermées par un essentage de plaques métalliques de type bac acier. Les poutrelles de la charpente à chevrons sont boulonnés sur celles des piliers. Le toit à longs pans est couvert en plaques ondulées de fibro-ciment. Placée au milieu du pignon est, la cheminée métallique est renforcée par des câbles tendus ; elle est équipée d'un échelle verticale.

Vue d'ensemble prise du sud-est.Vue d'ensemble prise du sud-est. Vue d'ensemble prise du sud-est.Vue d'ensemble prise du sud-est. Vue d'ensemble prise du nord-ouest.Vue d'ensemble prise du nord-ouest. Cheminée, vue prise du sud-est.Cheminée, vue prise du sud-est.

Le bâtiment comporte un étage de soubassement, qui occupe ses deux tiers sud, et un rez-de-chaussée surélevé. Un escalier intérieur droit, en charpente métallique, permet la circulation intérieure directe.

L'étage de soubassement, ouvert de plain-pied sur la plate-forme sud, est adossé au talus nord et est renforcé par un mur de soutènement en béton armé d'environ 3 mètres de hauteur. Du côté ouest, une pièce fermée est bâtie en béton. A l'est, le local de la chaudière à gaz est fermé par des plaques métalliques. Les appareils sont disposés entre ces deux locaux.

On accède au rez-de-chaussée surélevé par un escalier droit métallique, placé du côté ouest. Le sol de la partie nord, constitué d'une dalle en béton, est prolongé du côté sud par des plaques métalliques d'où dépassent le sommet des cuves. Sur les côtés ouest et nord-est, le bâtiment est laissé ouvert sur toute sa hauteur, permettant de remiser facilement le matériel agricole ou d'y stocker des ballots.

Etage de soubassement et rez-de-chaussée surélevé, vue de volume prise du sud-ouest.Etage de soubassement et rez-de-chaussée surélevé, vue de volume prise du sud-ouest. Etage de soubassement et rez-de-chaussée surélevé, partie ouest.Etage de soubassement et rez-de-chaussée surélevé, partie ouest. Rez-de-chaussée surélevé, partie supérieure des cuves.Rez-de-chaussée surélevé, partie supérieure des cuves.

II.2. Un alambic composite

Les appareils (chaudières, parties de l'alambic, etc.) sont installés à l'étage de soubassement, sur une dalle en béton. Ils forment un alambic composite. D'une part un alambic intérieur à deux cuves reliées à un unique réfrigérant à serpentin. D'autre part un alambic extérieur avec une cuve mobile sur remorque (remorque-caisson) reliée à une colonne réfrigérante fixe. Dans les deux cas, la distillation abouti dans le même essencier.

II.2.1. Un alambic intérieur fixe

Deux chaudières distinctes assurent la production de vapeur. A l'est, une chaudière cylindrique est alimentée au gaz, stocké dans plusieurs citernes extérieures. A l'ouest, une chaudière cubique permet de brûler les pailles de lavande.

Etage de soubassement. La chaudière à paille (à gauche) et la cuve Prince (à droite ).Etage de soubassement. La chaudière à paille (à gauche) et la cuve Prince (à droite ). Etage de soubassement, partie est. Chaudière à gaz, vue prise du dessus.Etage de soubassement, partie est. Chaudière à gaz, vue prise du dessus. Etage de soubassement, partie est. Tuyauterie du réseau de vapeur.Etage de soubassement, partie est. Tuyauterie du réseau de vapeur.

Deux cuves fixes en acier assurent la mise en vapeur des fleurs. Placées côte à côte à peu près au centre du bâtiment, leur partie basse repose sur la dalle de l'étage de soubassement et leur partie haute affleure au-dessus de la plate-forme métallique du rez-de-chaussée surélevé. Le remplissage des fleurs s'effectue par le dessus, de plain-pied, et les ballots peuvent être transportés avec un avec treuil électrique sur rail boulonné sous la charpente.

La cuve occidentale, qui repose directement sur un socle en béton, est en remploi : datée de 1955, elle a été fabriquée par la Chaudronnerie Prince, à Marseille (voir chapitre historique). Son couvercle dispose d'un bras fixe pour sa fermeture, qui est verrouillée par huit papillons sur vis.

Cuve Prince. Partie basse.Cuve Prince. Partie basse. Cuve Prince. Partie haute.Cuve Prince. Partie haute. Cuve Prince. Partie haute, détail.Cuve Prince. Partie haute, détail.

La cuve orientale, portée par quatre poutrelles métalliques verticales, ne porte aucune marque de fabriquant. Son couvercle est muni de deux bras articulés pour sa fermeture, qui est verrouillé par huit volants sur vis.

Cuve est. Partie basse.Cuve est. Partie basse. Cuve est. Partie haute.Cuve est. Partie haute.

Ces deux cuves sont reliées à un unique réfrigérant à serpentin en acier, non couvert et posé sur un bâti en poutrelles métalliques fixées dans la dalle de l'étage de soubassement. Un essencier mobile en acier inoxydable est installé au pied de ce réfrigérant.

A gauche : grand réfrigérant à serpentin. A droite : colonne réfrigérante de la remorque-cuve. Au pied, essencier.A gauche : grand réfrigérant à serpentin. A droite : colonne réfrigérante de la remorque-cuve. Au pied, essencier. Grand réfrigérant à serpentin. Vue d'ensemble.Grand réfrigérant à serpentin. Vue d'ensemble. Grand réfrigérant à serpentin. Partie haute.Grand réfrigérant à serpentin. Partie haute.

II.2.2.. Un alambic extérieur semi-mobile

Une troisième cuve existe, sous la forme d'une remorque agricole qui se place sous un portique métallique extérieur situé devant la façade sud. Cette remorque-caisson est équipée d'une benne spécifique, couverte avec un capot rigide et étanche pour sa mise en pression et vapeur.

La remorque-caisson se branche sur le réseau de la distillerie. La vapeur, amenée depuis la chaudière par un tuyau, est ensuite collectée au sommet du capot pour être refroidie dans une colonne réfrigérante installée contre un des piliers sud à l'étage de soubassement. Le collecteur de cette colonne abouti dans l'essencier en inox qui sert aussi pour l'alambic intérieur.

Portique et remorque-caisson de l'alambic extérieur.Portique et remorque-caisson de l'alambic extérieur. Etage de soubassement, colonne réfrigérante de l'alambic extérieur.Etage de soubassement, colonne réfrigérante de l'alambic extérieur.

La Société Coopérative Agricole Lavande des Alpes est créée le 30 novembre 1981. La parfumerie, édifiée en 1995-1996, transforme la production de lavandes et de lavandins du bassin du Rosanais et des alentours.

La distillerie remploie notamment un alambic fabriqué en 1955 par la Chaudronnerie Prince, qui se trouvait à l'origine dans la Distillerie du Béal-Noir (voir dossier IA05001085). Un autre alambic, extérieur, date de l'an 2000. Sa colonne réfrigérante porte la plaque de son fabricant, la Chaudronnerie Tuyauterie Soudure du Pontet (Vaucluse). Le matériel agricole (remorques-caissons) provient de la Société Machines Agricoles Ayme et Fils à Valréas (Vaucluse).

Cette distillerie de lavande est située au bord de la R. D. 994, à proximité de l'écart du Collet. Le bâtiment, de plan rectangulaire construit sur un axe est-ouest, est adossé à la pente du côté nord. C'est un hangar à ossature métallique reposant sur 24 poteaux, aux élévations partiellement fermées par un essentage de plaques métalliques de type bac acier. Le toit à longs pans est couvert en plaques ondulées de fibro-ciment. La cheminée métallique est placée au milieu du pignon est.

Un étage de soubassement occupe les deux tiers sud du bâtiment et le rez-de-chaussée surélevé forme une grande plate-forme ouverte pouvant accueillir du matériel. Un escalier intérieur droit, en charpente métallique, permet la circulation directe.

L’équipement comprend un appareillage fixe de distillation (chaudières, cuves, réfrigérant) complété par un autre système utilisant des remorques-caissons mobiles.

  • Murs
    • béton béton armé
    • acier pan de métal
  • Toits
    ciment amiante en couverture
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en charpente métallique
  • Énergies
    • énergie thermique
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2013; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Parc naturel régional des Baronnies provençales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Articulation des dossiers