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  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Grand Projet de Ville, l'Estaque-les Riaux
  • Commune Marseille 16e arrondissement
  • Lieu-dit l' Estaque, quartier de la Falaise
  • Adresse 126 plage de l' Estaque
  • Cadastre 1978 Estaque L 160
  • Dénominations
    maison
  • Genre
    de maître
  • Appellations
    Villa La Palestine
  • Parties constituantes non étudiées
    belvédère, jardin, garage, pergola, serre, tonnelle, fontaine, mur de clôture

La villa La Palestine est un des rares témoins subsistant de l'architecture néo-mauresque en vogue à Marseille et sur le littoral provençal au tournant des 19e et 20e siècles. La présence de Pierre Leclerc en bord de mer, voisinant avec des villas des membres de la famille Martin pose la question de ses liens avec cette famille : était-il un de leur fournisseur attitré ?

Villa néo-mauresque construite à partir de 1902 pour Pierre Leclerc, ancien commerçant tailleur, passionné d'orientalisme, qui avait pignon sur rue à Marseille. D'après la tradition orale familiale, le projet de la villa lui aurait été inspiré par la vision d'une maquette à une exposition universelle. Le pavillon de la Turquie de l'exposition universelle de 1900, oeuvre de l'architecte René Dubuisson, constitue manifestement une source d'inspiration. Le chantier de construction n'a semble-t-il pas été confié à un architecte mais à l'entreprise de travaux Olives Frères de Saint-Henry (quartier voisin de l'Estaque). En 1903, un litige pour malfaçon oppose l'entreprise au commanditaire (archives du propriétaire). La villa a été édifiée en deux tranches principales : une carte postale antérieure à 1905 montre que l'aile est n'existe pas encore. Les matrices cadastrales font état d'une première construction achevée en 1905 (maison à 17 fenêtres) et d'un agrandissement en 1907 (maison accrue à 29 fenêtres). Elles mentionnent également la construction d'une véranda en 1913, mais il s'agit peut-être de simples travaux de vitrage des loggias, à l'origine ouvertes. Une remise (l'actuel garage en soubassement ?) est construite en 1923. L'édifice a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1993.

La villa est flanquée à l'ouest d'une tour belvédère de deux étages, en retrait par rapport à la façade. La limite entre l'aile ouest et l'aile orientale est matérialisée par une échauguette. La façade de l'aile ouest comporte deux loggias superposées, au rez-de-chaussée et à l'étage. Le style néo-mauresque, décor plaqué sur une architecture classique de villa, se manifeste à l'extérieur par un vocabulaire ornemental orientaliste : arcs outrepassés, colonnettes, merlons, carreaux et bandeaux de céramique. Le portail pratiqué dans le mur de soubassement du jardin a reçu un traitement du même type. A l'intérieur, le décor d'inspiration islamique est essentiellement peint sur les murs et les plafonds. Fontaine et bordures de massifs en rocaille.

  • Murs
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile plate mécanique
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à longs pans
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Typologies
    villa balnéaire ; garage au bas du jardin ; rocaille en ciment
  • État de conservation
    restauré
  • Techniques
    • céramique
    • peinture
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1993/11/16
  • Précisions sur la protection

    La villa et le jardin avec ses aménagements et les constructions qui s'y trouvent : inscription par arrêté du 16 novembre 1993.

La villa La Palestine est un des rares témoins subsistant de l'architecture néo-mauresque en vogue à Marseille et sur le littoral provençal au tournant des 19e et 20e siècles. La présence de Pierre Leclerc en bord de mer, voisinant avec des villas des membres de la famille Martin pose la question de ses liens avec cette famille : était-il un de leur fournisseur attitré ?

Documents d'archives

  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties. 1882-1912. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1849 à 1852

    case 2903 - construction 1905, accroissement 1907
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties. 1910- 1945. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1863 à 1867

    case 1754 - construction d'une véranda en 1923
  • Cadastre napoléonien de la ville de Marseille. 6e section F Séon (Saint Henri). Matrice des propriétés bâties. 1910- 1945. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : P4 1863 à 1867

    case 3096 - construction d'une remise en 1923

Bibliographie

  • Dossier de protection de la villa la Palestine à l'Estaque Marseille, 1993. Direction régionale des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Conservation régionale des Monuments historiques, Aix-en-Provence.

Documents figurés

  • Exposition universelle internationale de 1900 à Paris. Rapport général administratif et technique / France, ministère du commerce de l'industrie, des postes et des télégraphes, Picard Alfred dir. , Paris : Imprimerie nationale, 1902-1903, tome 5, planche 92-93. /photographie, 1900. Bibliothèque Nationale de France, Paris : 4 Xae 69

    Accessible sur Gallica
  • Villa la Palestine à construire à l'Estaque pour Mr Leclerc. Vue de la façade principale. Coupe. Rez de chaussée. 1er étage. Sous-sol, vers 1902 /Plan aquarellé sur papier, environ 40 X 40, tampon : Olive frères entrepreneur de maçonnerie Saint Henri, vers 1902. Collection particulière

Date d'enquête 2001 ; Dernière mise à jour en 2003
Dossiers de synthèse
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