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fermes

Dossier IA05000099 réalisé en 1981

Fiche

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FERMES

DESCRIPTION

Situation

Toutes les demeures étudiées sont situées dans un hameau, même si celui-ci ne comporte que quatre maisons, comme Maison-Blanche. Elles sont en général mitoyennes et groupées par trois ou quatre, sauf sur la périphérie des hameaux (m. 601 au Lauzet) ; il existe également des maisons isolées à l'intérieur du hameau, parfois à cause de la destruction de demeures mitoyennes.

Chef-lieu. Parcelles 471 à 474. Vue d'ensemble des façades est.Chef-lieu. Parcelles 471 à 474. Vue d'ensemble des façades est.

L'orientation des façades principales varie entre l'est et le sud, suivant la position des hameaux dans la vallée, mais elle est le plus souvent sud-ouest. Comme dans le reste du Briançonnais, les demeures sont partiellement enterrées dans la pente, de telle sorte que la grange, au premier étage, soit de plain-pied avec la rue sur la façade postérieure.

Matériaux

Les murs sont composés de moellons de pierres locales, pour la plupart de granite et de tuf, hourdés au sable et à la chaux grasse (la chaux pouvait provenir du four des Guibertes). En général, la maçonnerie est masquée par le crépi, surtout au chef-lieu et il est difficile d'en déterminer la composition.

Parfois, le tuf ou le granite ne sont pas mélangés. On emploie le tuf pour construire de petites arcades (clocher de la chapelle Saint-Joseph au Lauzet) ou dessiner des arrondis dans le mur (baies, oculus...) ; quelques voûtes d'arêtes sont en tuf. Il existe également des chaînages d'angle entièrement en tuf (m. 601 du Lauzet) ou en granite.

Les corniches qui ornent les façades principales, surtout au Casset et à Maison-Blanche, sont en tuf.

Cependant, le granite reste le matériau de structure le plus employé ; l'ancien hospice de la Magdeleine est entièrement construit en moellons de granite. Ce matériau apparaît quelquefois sous la forme de très gros moellons, par exemple, au Fontenil, au Freyssinet, ou dans l'école du Lauzet.

Le bois n'apparaît pas en façade ; il est seulement employé comme matériau de structure dans les plans de grange et dans la charpente, en dehors des pièces plafonnées (il faut signaler deux écuries couvertes d'un plafond au lieu d'une voûte).

Parti général

- Typologie

Toutes les maisons dont le rez-de-chaussée a pu être visité (64), possèdent un couloir ou corridor équivalent à la court de Névache ou de Val-des-Prés, qui est le seul accès au rez-de-chaussée, pour les hommes et pour les bêtes. Le couloir distribue au moins la cuisine, l'étable (l'écurie) et l'escalier d'accès à la grange et au logis du premier étage.

- A. Maisons à couloir simple

- A 1 : couloir central séparant l'écurie et la cuisine. C'est le type le moins représenté : 5 demeures sur 64 : m. 1230 et 1415 au Casset, m. 143 (partie nord-est) au Freyssinet, m. 152 aux Guibertes et m. 595 au chef-lieu.

- A 2 : couloir central séparant la cuisine du "cabinet" ou d'une chambre, avec écurie au fond. 21 demeures appartiennent à ce type ; parmi celles-ci, certaines présentent des variantes, par l'adjonction de pièces supplémentaires. Ex. les demeures 1623 du Casset et 545 du Monêtier, qui comportent une porcherie derrière l'écurie.

Parfois, une seconde pièce est contigüe au cabinet ou à la chambre, sur la façade (ex . m. 506 du Monêtier).

- Dans le type A 3, le couloir dessert la cuisine et une écurie en L ; 17 maisons présentent un tel plan. La demeure 178 des Boussardes possède une chambre ménagère en entresol, à laquelle on accède par la cuisine. Dans la demeure 1301, une chambre est contigüe au sud de la cuisine.

- Le type A 4 est le plus simple, avec un couloir latéral sur lequel ouvrent la cuisine et l'écurie, au fond ; 12 demeures s'y rattachent, parmi lesquelles la maison 279 du Monêtier, dont le plan est un peu particulier, avec l'escalier séparant le couloir de la cuisine.

- B. "Maisons à tourelle"

- Dans la catégorie B se placent des demeures à couloir, dont l'escalier en vis est disposé dans une tourelle en demi-hors-oeuvre. C'est le cas des demeures 409 et 447 du Monêtier-les-Bains. On peut rattacher à ce type des demeures dont l'escalier est en demi-vis, comme la maison 149 du Serre-Barbin.

A ce sous-groupe, appartiennent sans doute d'autres demeures dont l'escalier est signalé en façade par un volume saillant arrondi, qui n'ont pu être visitées (au Monêtier, au Casset ou aux Guibertes). Ce type particulier ne semble pas apparaître au Lauzet ni au Freyssinet.

Chef-lieu. Parcelles 487 et 488. Façades est. Noter la tourelle en demi hors-oeuvre.Chef-lieu. Parcelles 487 et 488. Façades est. Noter la tourelle en demi hors-oeuvre.

- C. Maisons dont le couloir est précédé par un espace ouvert. Quatre maisons présentent les caractéristiques du type C : m. 181 et 469 aux Guibertes, m. 559 au Monêtier-les-Bains et m. 79 au Freyssinet (non visitée).

Les demeures 382 et 383 au Monêtier ont leurs portes dans un renfoncement abrité par le toit mais il parait délicat de les rattacher au type C.

- Exceptions

La demeure 13 du Freyssinet se rapproche du type A, avec la particularité d'avoir la cuisine au fond du couloir, l'écurie étant sur la droite et la chambre sur la gauche ; en outre, dans l'écurie, est installée une petite pièce servant de cave.

Deux autres demeures ont des plans complexes, résultant d'agrandissements et de transformations. A la maison 601 (l'Altic) du Lauzet qui avait, à l'origine, un plan de type A 2, on a ajouté une deuxième écurie à l'est de la première et un volume de plan grossièrement carré au nord-ouest, contenant une pièce par étage. Cet agrandissement s'explique par la fonction de l'édifice, un ancien relais de poste.

La demeure 469 (le château) du Monêtier, fut également agrandie et, de maison traditionnelle avec écurie, grange et logis, elle devint une grosse maison bourgeoise, de type dauphinois, au début du XIXe siècle.

Parmi les demeures, il convient de mettre à part les presbytères construits à la fin du siècle dernier, qui ont des plans particuliers du fait de leur fonction, comme celui du Lauzet.

En général, le nombre d'étages n'influe pas sur le plan de la maison.

Analyse des pièces de la maison

Le couloir

Il est de forme rectiligne et toujours voûté ; la couverture la plus fréquente est le berceau à pénétrations, mais il existe 9 cas de voûtes d'arêtes. La demeure 670 du Lauzet possède deux couloirs perpendiculaires, l'un desservant l'écurie et l'autre la cuisine.

La cuisine

Elle se situe habituellement en façade, sauf dans la demeure 13 du Freyssinet et est généralement voûtée, mis à part dans une dizaine de demeures, où elle est couverte d'un plafond. Elle est parfois contigüe à un débarras ou, plus rarement, à une chambre ménagère (m. 178 des Boussardes).

La cave

Elle est en général située sous le logis, mais elle passe parfois sous la rue ou sous la cour ; dans ce dernier cas, l'accès peut se faire par un escalier situé sous la fenêtre de la cuisine (m. 465 du Monêtier, m. 453 des Guibertes, m. 1623 du Casset). Dans la demeure 157 des Guibertes, l'accès de la cave, mitoyenne à l'écurie, se fait par l'extérieur sur la façade postérieure de la maison.

L'écurie

Elle occupe toujours un volume très important dans la maison et est à demi-enterrée. Sur 52 écuries visitées, 26 ont une voûte d'arêtes reposant sur un ou deux piliers, 13 ont une voûte d'arêtes simple et 11 un berceau à pénétrations.

Dans certaines écuries, la colonne est sculptée d'un petit "bénitier" (m. 1270 au Casset, m. 490 au chef-lieu et m. 1666 des Boussardes).

Trois écuries présentent un mode de couverture relativement exceptionnel dans la commune. Celle de la demeure 99, aux Guibertes, est couverte par un berceau sans pénétrations de dimensions importantes. Les deux autres sont couvertes par un plafond, dans la demeure 1095 à Maison-Blanche et l'étable et grange 258, au Fontenil.

Contrairement aux vallées voisines de Villar-d'Arène et de La Grave, les écuries ne comportent pas d'abat-foin, mis à part au Lauzet, dans les maisons 601 et 683.

La porcherie

Deux écuries communiquent avec une petite porcherie (m. 545 du Monêtier-les-Bains et m. 1623 au Casset), tandis que dans la plupart des maisons, le cochon était logé dans un coin de l'écurie. Dans la maison 680 du Lauzet, la porcherie est accolée au pignon est et communiquait avec les latrines contigües. Nous retrouvons cette association latrines-porcherie dans la demeure 545 du Monêtier.

L'escalier

Il est en général constitué par une seule volée de marches, tournant à droite ou à gauche ; parfois il s'agit d'un escalier à vis ou en demi-vis. Deux escaliers à vis ont pu être visités (m. 409 et 447 au Monêtier-les-Bains, ainsi que deux en demi-vis (m. 469 aux Guibertes et m. 150 au Serre-Barbin), mais il en existe sans doute d'autres.

Les escaliers droits sont assez rares (m. 545 au Monêtier, m. 1415et 1453 au Casset ; m. 623, 658, 684 et 1301 au Lauzet, m. 178 et 1666 aux Boussardes, 152 aux Guibertes et 143 au Serre-Barbin).

La demeure 1218 du Casset possède deux escaliers, l'un droit, rampe sur rampe, conduisant de la cave à la grange et l'autre en demi-vis ou tournant à droite (non visité), partant du couloir.

A l'étage, le plan se superpose à celui du rez-de-chaussée : chambres en façade et grange au-dessus de l'écurie.

Les chambres

Comme les pièces du rez-de-chaussée, elles sont souvent voûtées, plus rarement plafonnées. Toutes les demeures possèdent une "chambre ménagère", parfois appelée "chambre froide" (m. 545 au Monêtier), pour la conservation des provisions. Elle est généralement située au premier étage et garnie de deux fenêtres ou d'une fenêtre et d'un trou d'aération (m. 545 au Monêtier, m. 1454 au Casset), pour favoriser le séchage de la charcuterie et empêcher les moisissures. Elle peut aussi être située au rez-de-chaussée (m. 545 au Monêtier) ou à l'entresol (m. 178 aux Boussardes).

Certaines chambres ménagères comportent encore leurs aménagements intérieurs.

La grange

Elle comporte un ou deux plans, appelés rais de plan et possède un accès indépendant, sur la façade postérieure, de plain-pied avec le chemin. Il existe des levées de grange (chanton) artificielles sur la façade antérieure, lorsque la configuration du terrain ou la mitoyenneté ne permettent pas la disposition habituelle.

L'aire à battre est toujours placée à l'intérieur de la grange, près de la grande porte. Dans la commune, elle est recouverte de lauzes et très rarement de planches.

Élévations extérieures

- Façade antérieure

Elle est souvent très simple, avec les baies des différents niveaux superposées, avec, au rez-de-chaussée, la porte d'entrée, entre deux fenêtres grillagées. Habituellement, chaque fenêtre correspond à une pièce du logis, l'escalier pouvant être éclairé par un petit fenestron.

L'élément le plus important de la façade est la porte d'entrée, qui concentre tout le décor, sauf dans les cas de façades peintes.

Les menuiseries peuvent se classer en trois types :

Le Casset. Parcelle 1214. Menuiserie de porte à deux battants.Le Casset. Parcelle 1214. Menuiserie de porte à deux battants.

I. Un seul battant (assez fréquent)

II . Un battant entre deux dormants (également fréquent, en particulier aux Guibertes).

III. Deux battants (plus rares).

Chacun de ces types comporte deux structures différentes :

A. Planches horizontales, clouées sur des planches verticales au revers, avec, pour seul décor, des clous forgés, disposés en quinconce.

B. Panneaux sculptés ; parfois, les panneaux supérieurs sont vitrés.Les trois types de structure B présentent des décors variés :

- Type 1

Le battant comprend quatre panneaux verticaux, superposés deux à deux et séparés par un panneau horizontal. Principalement au Lauzet et au Casset, les panneaux du bas sont sculptés d'un soleil aux rayons ondulés, inscrit dans un ovale, le panneau médian, de deux "quilles" affrontées, avec ou sans rosace centrale et les panneaux supérieurs sont simplement décorés de tables géométriques.

Au Casset, dans la demeure 1340, les panneaux supérieurs comportent une fleur au compas ; la porte de la m. 1278 présente un décor assez élaboré, dont les motifs horizontaux se retrouvent dans la demeure 683 du Lauzet.

Au chef-lieu, les motifs varient légèrement, avec une préférence pour les fleurs stylisées sur les panneaux inférieurs ou médians (maisons 146, 209) ; la porte de la façade sud de la maison 146 est sculptée d'un trèfle, d'un carreau, d'un cœur et d'un pique.

- Type II

Leur décor est différent des portes des types I ou III. Il se compose souvent de tables géométriques saillantes, dont le plus bel exemple se situe dans la demeure 140 du Serre-Barbin ; citons aussi la porte de la demeure 182 aux Guibertes. Au Freyssinet, la porte de la demeure 28 possède les panneaux fortement moulurés et chantournés. Enfin, la porte de la maison 1218 du Casset reprend les motifs en vigueur dans le hameau, avec, en outre, deux petites têtes sculptées sur les dormants.

- Type III

Les portes à deux battants sont assez rares, on les trouve surtout dans les grosses maisons à deux étages.

La porte de la maison 514 du Monêtier, présente un schéma classique XVIIIe siècle, qui rappelle un peu Val-des-Prés ; ses panneaux sont bordés de moulures grand cadre assez exceptionnelles dans la commune. Parmi les portes du Casset, citons celles de la maison 1208, dont les panneaux inférieurs sont sculptés d'un soleil dans un cercle ; les panneaux inférieurs de celle de la maison 1623 sont décorés d'une rosace entre quatre as de pique. La porte de la maison 644 du Lauzet est ornée de cœurs, de demi-cœurs et de spirales.

Deux de ces portes à deux battants comportent un bel encadrement en pierre de taille : celle de la maison 1208 au Casset et celle de la maison 167 aux Guibertes, l'un daté 1864 et l'autre avec une imposte en fer forgé datée 1843.

La plupart de ces portes sont munies d'un heurtoir en fer forgé. Il peut être très simple, avec un anneau grossier sur platine ronde, comme à Maison-Blanche ou au Serre-Barbin. Souvent, la platine est découpée en fleur (m. 382, m. 546 au Monêtier) ou forme des motifs floraux stylisés (m. 461 et 507 du chef-lieu).

Le heurtoir de la maison 514 se compose d'un beau marteau ouvragé sur une platine découpée et gravée, imitant des feuilles d'acanthe, exceptionnelle dans la commune, datant du XVIIIe siècle. Enfin, mentionnons le heurtoir du presbytère du Lauzet, en col de cygne, d'un type tout à fait urbain.

Quels que soient la structure et le décor de ces portes, elles sont fréquemment surmontées par une imposte en fer forgé dessinant une date et parfois des initiales. Sur 45 dates inscrites sur imposte, 17 sont du XVIIIe siècle, comprises entre 1712 et 1784, 26 sont du XIXe siècle (de 1806 à 1897) et deux du XXe siècle, 1964 et 1968. Les dates du XVIIIe siècle sont rarement accompagnées d'initiales, à l'inverse de celles du siècle suivant.

Chef-lieu. Parcelle 520. Porte de la grange. Imposte datée F.J. 1819.Chef-lieu. Parcelle 520. Porte de la grange. Imposte datée F.J. 1819.

En général, il y a davantage d'impostes datées du XIXe siècle, sauf au Freyssinet, où toutes celles qui sont conservées datent du XVIIIe siècle et aux Guibertes, où l'on compte 4 impostes du XVIIIe siècle pour 2 du XIXe siècle. Dans la mesure où toutes les dates ne sont pas uniquement localisées sur les façades antérieures, nous les traiterons globalement en fin de paragraphe.

L'autre élément important de la façade principale est le balcon, qui a un rôle différent lorsqu'il est lié à la grange ou au logis. Les balcons de grange sont en général en bois, assez longs et situés au dernier niveau de la façade ; ils servaient à faire sécher du bois ou entreposer diverses denrées, mais ils ne sont plus guère utilisés de la sorte et tendent à disparaître, lorsque la grange n'a pas été transformée en pièces de logis (m. 1395 et m. 1168 au Casset...). Par contre, il en subsiste quelques beaux exemples, sur la m. 1221 du Casset ou la m. 93 des Guibertes.

Les balcons de logis sont souvent plus petits, situés au premier ou au deuxième étage et ont une fonction d'agrément ; ils sont en bois ou en fer forgé. Qu'ils soient liés à la grange ou au logis, les balcons de bois se classent dans trois catégories :

1. à balustres plats découpés, souvent ajourés,

2. à balustres tournés

3. à barreaux droits.

Les premiers sont les plus fréquents et présentent des variantes : m. 680 du Lauzet, m. 93 des Guibertes ; celui de la m. 1177 du Casset est garni d'un lambrequin.

Le Casset. Parcelle 1177. Façade sud. Au premier étage, un grand balcon en bois à balustres plats découpés et à lambrequin.Le Casset. Parcelle 1177. Façade sud. Au premier étage, un grand balcon en bois à balustres plats découpés et à lambrequin.

Parmi les balcons à balustres tournés, les deux plus beaux sont ceux de la m. 1221 au Casset et de la m. 107 aux Guibertes. Quant aux balcons à barreaux droits, on en trouve également dans tous les hameaux, par exemple, dans les m. 77 du Freyssinet, 461 du Monêtier 0, 139 et 140 du Serre-Barbin.

Mis à part les deux balcons de la m. 95 des Guibertes, les balcons en fer forgé sont souvent plus récents que ceux en bois ; ils constituent davantage un ornement qu'un élément fonctionnel, du moins pour les plus petits.Ils peuvent être très ouvragés, comme ceux des maisons 370, 452 et 520 du chef-lieu, ou 167 des Guibertes ; celui de la maison 520 du chef-lieu présente un décor particulier dans la commune, d'inspiration très citadine, à mettre en liaison avec certaines maisons de style dauphinois, qui n'apparaissent qu'au chef-lieu.

Certains balcons ont des barreaux droits, avec un décor localisé en haut et en bas de la balustrade (m. 517 o et 545 du chef-lieu) ; sur d'autres, le décor est très réduit : m. 540 du chef-lieu, m. 1623 du Casset ou m. 601 du Lauzet.

En ce qui concerne les fenêtres, il faut mentionner un certain nombre de volets en fer, que ce soit pour la grange comme sur la maison 114 du chef-lieu, ou pour le logis (m. 452, 503, 509, 517 ou 520 du chef-lieu, m. 85 et 110 des Guibertes).

Comme nous l'avons mentionné plus haut, les façades elles-mêmes sont rarement décorées, mais il existe plusieurs exemples de "façades peintes" avec encadrements des baies, chaînages d'angle et parfois soubassement,simulés. En général, seuls les encadrements de baies et les chaînages sont peints, en blanc et rouge (m. 452, 540 du chef-lieu, m. 167 des Guibertes), en blanc (m. 114, m. 376, 510 du chef-lieu, 1206 et 1372 du Casset, 182 des Guibertes). L'association du blanc et du bleu est rare : m. 517 du chef-lieu.

L'encadrement de la fenêtre de la maison 77 du Freyssinet, en forme de fronton, peint en blanc, comporte un damier blanc et jaune.

Quelques façades sont entièrement peintes, couleur lie-de-vin (m. 479 au Monêtier), ou jaune (m. 410 au Monêtier, m. 680 au Lauzet), certaines, avec des encadrements et chaînages de couleur contrastée : façade blanche et détails noirs (m. 413 du chef-lieu), façade jaune et détails rouges (m. 96 des Guibertes). Souvent aussi, la couleur a disparu et encadrements et chaînages sont simplement incisés dans le crépi (m. 15 du Freyssinet, m. 93 des Guibertes).

Si ces "façades peintes", à décor d'origine urbaine, datant pour certaines des années 1930, ne sont pas rares au chef-lieu, où l'on en compte une quinzaine, elles le sont dans les hameaux, mis à part aux Guibertes (7 ou 8 maisons).

Pour terminer ce paragraphe, il reste à citer une particularité due à la configuration du terrain ou à la mitoyenneté : la levée de grange sur la façade antérieure. Ces levées artificielles dissimulent, en général, une cave (m. 261 au chef-lieu, m. 1218 du Casset) ; elles sont parfois communes à deux maisons (m. 559 et 561- 563 au Monêtier) et desservent donc deux granges à la fois.

Chef-lieu. Parcelle 261. Montée de grange sur la façade sud.Chef-lieu. Parcelle 261. Montée de grange sur la façade sud.

Une autre particularité est constituée par une sorte de "porche", un renfoncement de la façade entre deux maisons, abrité par le toit ou par une voûte et permettant d'ouvrir des fenêtres pour des pièces reculées : m. 105 et 382-383 du Monêtier, m. 1422- 1423 du Casset, m. 181 et 182 des Guibertes. Cette sorte de "porche" abrite parfois aussi la porte de la maison voisine (m. 181 et 182 des Guibertes).

- Pignons

Ils sont en général percés de rares ouvertures, fenêtres d'écurie à demi-enterrées ou trous d'aération pour la grange, et parfois fenêtres de chambres, ménagères ou non.

Dans les maisons 545 du chef-lieu et 684 du Lauzet, la levée de grange est construite sur le pignon ouest, à cause de la mitoyenneté ; dans la maison 601 du Lauzet, elle est sur le pignon nord-ouest.

La grange de la demeure 1099 de Maison-Blanche comporte une petite porte supplémentaire sur le pignon nord.

- Façade postérieure

Dans la plupart des cas, elle comporte simplement la grande porte de grange, mais elle a souvent été modifiée, comme nous pouvons le voir sur les photos du Monêtier, par la transformation de la grange en logis. Les portes de grange sont habituellement faites sur le même modèle, avec deux battants dont un en deux parties mobiles pour permettre d'aérer l'aire à battre, mais il faut citer celle de la maison 540 duMonêtier, qui présente un décor de baguettes clouées formant des losanges.

Il est assez rare que la porte de la grange soit surmontée par une imposte en fer forgé datée, comme celle de la maison 520 du Monêtier : F J 1819.

Dates et inscriptions

Nous traitons ici de l'ensemble des dates et inscriptions, car la majorité d'entre elles sont portées par les façades, sur les impostes, gravées dans des pierres ou dans le crépi ; parfois les dates sont sculptées à l'extrémité de la faîtière ou d'une sablière. On peut aussi remarquer au Lauzet une façon originale d'inscrire une date sur une façade, au moyen d'ancres métalliques : 1860 sur le pignon nord de la demeure 601 et 18(6)2 sur la façade est de la chapelle Saint-Joseph. Plus rarement, la date est inscrite sur un balcon en fer forgé, comme à Maison-Blanche : L. 1836. F et au Serre-Barbin : 1835, ou sculptée sur la porte d'entrée, comme dans la maison 680 du Lauzet.

Les observations faites à propos des dates portées sur les impostes sont également valables pour les autres.

Sur 99 dates relevées, 29 sont du XVIIIe siècle, 52 du XIXe siècle et 13 du XXe siècle ; deux sont incomplètes. Deux dates du XVIIe sont fiables, mais la graphie de la troisième, gravée et peinte dans une pierre (m. 492 du chef-lieu) est douteuse. Quant aux dates du XXe siècle, elles sont pour la plupart incisées dans le crépi et surtout localisées dans les alpages. 14 inscriptions non datées ont été relevées, la plus ancienne étant gravée sur une pierre fixée sur un mur de la demeure 1168 du Casset.

Deux rappellent des commerces disparus : la "Boucherie Ch . Brun", au Monêtier et le "Café de l'Union", chez A. Arduin, au Casset.

Chef-lieu. Parcelle 539. Façade sud. Partie supérieure percée régulièrement. Encadrements des fenêtres moulurés.Chef-lieu. Parcelle 539. Façade sud. Partie supérieure percée régulièrement. Encadrements des fenêtres moulurés.

Comble et couverture

Mis à part dans les demeures ayant fait l'objet d'un dossier individuel, les combles ont rarement pu être visités et les indications relevées ne sont pas suffisantes pour donner lieu à une synthèse correcte. Deux charpentes présentent la particularité de reposer sur des poteaux fixés dans le plancher, dans la maison 1170 du Casset et dans la maison 469 des Guibertes, formule courante en Maurienne, plus rare dans le Briançonnais.

La tôle ondulée, remplaçant le chaume ou le bardeau, couvre la plupart des demeures. Il existe encore un certain nombre de toits en ardoises, petites ardoises industrielles ou ardoises carrées posées de champ, et quelques rares toits en bardeaux.

On peut remarquer au chef-lieu, sur le toit de la maison 517, un chien assis dont les montants sont couverts d'ardoises et, dans la maison 364, une avancée de toit également fermée par des ardoises.

Dans la maison 1301 du Lauzet, c'est la différence de pente entre les deux parties de la toiture qui est compensée par un plan en ardoises.

Le Casset. Parcelle 1434. Noter la toiture en bardeaux et le volume de la cheminée.Le Casset. Parcelle 1434. Noter la toiture en bardeaux et le volume de la cheminée.

Distribution intérieure

- Le couloir

Le sol était souvent couvert d'un plancher mais pouvait comporter d'autres garnitures.

- cailloux ou galets : m. 545 au chef-lieu, m. 1170, 1329 au Casset, 93 aux Guibertes.

- lauzes : m. 167 aux Guibertes, 623 et 658 au Lauzet, 1099 à Maison-Blanche.

Dans la demeure 99 des Guibertes, le sol était jadis couvert de rondins posés debout, les "têtes de chien", terme également employé pour les galets.

Dans certains couloirs, un tirant en bois traverse la naissance de la voûte (m. 93 et 99 des Guibertes, m. 1170 du Casset).

- La cuisine

Son sol est parfois couvert de lauzes (m. 623 du Casset) ; ailleurs on trouve une lauze percée d'un trou, avec écoulement dans la cave (m. 1301 du Lauzet), devant la presse à fromage (m. 1099 de Maison-Blanche).

La lauze sert également à confectionner du mobilier fixe : une panetière (m. 1099 à Maison-Blanche), une réserve à bois et un garde-braises(m. 1454 du Casset).

La cuisine est presque toujours meublée d'un placard mural et d'un grand buffet remplaçant parfois un meuble "sous la voûte" (m. 1415 du Casset, 623 et 642 du Lauzet).

- L'écurie

Les vaches avaient leur plancher ; les cochons, lorsqu'ils étaient logés dans l'écurie avaient leur coin, garni de calade dans la maison 469. Dans la maison 680 du Lauzet, l'emplacement réservé au mulet était pavé de gros rondins posés verticalement.

Un dispositif particulier est constitué par un trou dans le mur, à demi-fermé par une lauze, servant de nid pour les poules. (m. 667 du Lauzet).

Dans les écuries en L, la partie en retour, garnie d'un plancher, pouvait servir de cuisine (m. 680 du Lauzet).

- L'escalier

Les marches sont garnies d'une planche, parfois d'une lauze (m . 601 du Lauzet).

- La chambre ménagère

Elle conserve les poutres sur lesquelles on posait les claies (m. 1270 du Casset) et le dispositif intégral (m. 1454 du Casset), bien qu'elle ne serve plus. Dans la demeure 178 des Boussardes, la chambre ménagère est encore utilisée et munie de tous ses meubles.

CHALETS D'ALPAGE

DESCRIPTION

Situation

Chaque hameau de la commune du Monêtier possède le terroir qui l'entoure et qui s'étage de la vallée aux sommets des massifs qui la dominent, et un groupe de chalets, autrefois utilisés pendant l'estivage des vaches. Ces chalets sont situés en général entre 1700 et 1900 mètre, au-dessus du village d' habitat permanent qui occupe le fond de la vallée vers 1400-1500 mètres. On accède aux chalets par des chemins muletiers, après une marche de vingt minutes à une heure et demi selon les sites.

Le Puy-du-Cros. Chalet d'estive. Mur gouttereau sud.Le Puy-du-Cros. Chalet d'estive. Mur gouttereau sud.

Les groupements de chalets les plus importants sont situés sur la rive gauche de la vallée de la Guisane, vers 1900 mètres, en bordure du replat herbeux ("puy") qui s'étend jusqu'au pied des crêtes de Tête Noire.

Six hameaux d'habitat temporaire s'échelonnent à la limite de ces vastes pâturages d'altitude que l'on appelle les "montagnes".

Sur la rive droite de la vallée, les groupes de chalets s'échelonnent le long du torrent du Tabuc et de la Guisane vers 1700 mètres d'altitude, à la limite supérieure de la forêt. On trouve également deux petits groupes de chalets à proximité des cols du Lautaret (les Couchettes) et du Galibier (les Mandettes).

Chaque hameau d'habitat temporaire est formé de quelques chalets construits sans ordre apparent les uns à proximité des autres. Contrairement aux maisons permanentes serrées les unes contre les autres, les chalets sont souvent distants de 20 à 50 mètres. La plupart de ces hameaux temporaires comportent une chapelle, souvent privée, située au centre du site comme à Puy-Jaumar, ou légèrement à l'écart (chapelle Saint- Michel à Peyra-Juana, chapelle Sainte-Anne entre le Mas des Faures et Puy- Chevalier).

La plupart de ces chalets sont actuellement en ruines. L' estivage traditionnel a entièrement disparu. Même lorsque, comme à l'Alpe du Lauzet, les alpages sont encore utilisés pour les vaches, on ne fabrique plus de fromage sur place, ce qui ne nécessite plus de présence constante au chalet. Le plus souvent les moutons ont remplacé les vaches et le berger n'utilise plus qu'un seul bâtiment, lorsqu'on ne lui a pas construit une cabane neuve. Certains chalets ont pu être transformés en résidence secondaire (Charvet) ou en refuge pour les randonneurs (refuge de l'U.C.P.A. à l 'Alpe du Lauzet).

Matériaux

Tous les chalets sont entièrement construits en pierre y compris les cloisons intérieures. Les toitures dont un grand nombre sont actuellement en tôle, étaient couvertes de bardeaux. Il s'agit ici de véritables bardeaux comportant deux rainures et non de simples planches comme on peut en voir dans la vallée de la Durance. A Puy-Jaumar, certains chalets étaient couverts de chaume dont on peut encore voir les traces. Il se pourrait même, mais le toit en question est en trop mauvais état pour que l'on puisse trancher, qu'un des chalets de Puy-Jaumar ait comporté une double toiture de bardeaux sur chaume, de la même façon qu'à Villar d'Arène ou La Grave on a pu voir des toitures de chaume recouvertes d'ardoises.

Structure

Puy-Jaumar. Chalet d'estive. L'écurie. Vue intérieure prise du mur gouttereau vers l'entrée.Puy-Jaumar. Chalet d'estive. L'écurie. Vue intérieure prise du mur gouttereau vers l'entrée.

A une exception près, à Puy-Jaumar, où nous avons trouvé un chalet dont l'écurie et la cuisine étaient entièrement voûtées, tous les chalets visités étaient, au rez-de-chaussée, couverts d'un plafond à poutres apparentes. Par contre les caves à fromages qui existent dans chaque maison, sont généralement voûtées en berceau, qu'elles soient enterrées dans le sol et extérieures à la maison comme c'est souvent le cas, ou intérieures à la construction et situées au niveau du rez-de-chaussée. A Puy-Jaumar un exemple exceptionnel de chalet comporte deux caves. Pour économiser la construction d 'une voûte on a parfois utilisé les cavités naturelles ou les rochers : à Puy-Jaumar une cave a été dégagée sous un grand rocher plat. Aux Grangettes, une autre est construite en appentis sur un énorme rocher.

Distribution

On notera d'abord que contrairement à d'autres régions, l'Embrunais par exemple, où les chalets reproduisent en miniature les maisons de la vallée, les chalets du Monêtier ont un plan différent de celui de l'habitat permanent. D'autre part, alors que dans de nombreuses communes des Hautes- Alpes, tous les chalets d' alpage sont construits sur le même modèle, on trouve au Monêtier deux types de plan qui coexistent dans les mêmes hameaux.

Comme dans tous les chalets, la grange occupe les combles et on y accède de plain-pied par l'arrière, mais c'est la place de la cuisine qui diffère. Dans le modèle qui semble être le plus ancien, la cuisine et l' "écurie" sont inscrites dans le même volume. La première que l'on pourrait comparer à une petite boîte placée dans un angle du rez-de-chaussée, est séparée par un mur en pierre, exceptionnellement par une cloison en pan-de-bois, jamais par une cloison en planches comme on a pu en trouver de l'autre côté du col du Lautaret. Très souvent le bâtiment affecte un plan en "L", de sorte que la cuisine est en ressaut sur le mur de façade, et s'individualise par rapport à l'"écurie ". La cuisine peut alors avoir soit un accès indépendant, soit un accès intérieur par l'"écurie".

Ces chalets à plan en L se retrouvent dans la plupart des hameaux d'habitat temporaire : Les Grangettes, Puy-du-Cros, Puy-Jaumar... Mais sur les mêmes sites, un grand nombre de chalets sont construits sur un plan qui sépare davantage la cuisine de l'écurie.

Ils se présentent sous la forme de maisons à façade assez longues, la cuisine étant mitoyenne de l'écurie par le pignon, mais formant un bâtiment distinct qui a pu être construit après coup.

Le Mas des Faures. Façade est. La partie d'habitation, à droite, est plus élevée que l'écurie.Le Mas des Faures. Façade est. La partie d'habitation, à droite, est plus élevée que l'écurie.

Le corps de bâtiment qui abrite la cuisine, c'est le cas par exemple au Mas des Faures ou aux Grangettes, a d'ailleurs souvent une hauteur différente de celle de l'écurie-grange. L'écurie et la partie d'habitation ne communiquent pas intérieurement. Cette formule qui sépare plus nettement les hommes des animaux semble s'être développée aux dépens de l'autre. A Puy-du-Cros par exemple, on a construit une cuisine neuve en appentis contre un ancien bâtiment qui réunissait dans le même espace la cuisine et l'écurie.

A Charvet on a construit pour abriter la cuisine un bâtiment complétement isolé de l'écurie-grange. Celle-ci contient une cheminée et a donc sans doute comporté une cuisine intérieure avant la construction de la cuisine isolée. C'est l'exemple extrême de cette séparation progressive des hommes et des animaux.

Les chalets d'alpage de la commune de Monêtier offrent donc peu de ressemblances avec ceux de la Haute-Romanche, à deux exceptions près : deux chalets de basse altitude de la commune de Villar-d'Arène (à Charéray et en contrebas de la Guindaine) présentent le plan à cuisine mitoyenne de l'écurie que nous venons de décrire. Ces deux exemples sont les seuls rencontrés de l'autre côté du col du Lautaret.

DONNÉES TYPOLOGIQUES DES ÉDIFICES REPÉRÉS

Chef-lieu : ferme 465

DESCRIPTION

Situation

Orientée nord-ouest-sud-est, la demeure est située à l'extrémité0 nord-ouest du village, non loin du "Château". La rue du château longe son pignon nord-est et sa façade sud-est donne sur une petite impasse.

Matériaux

Invisibles sous le crépi et les peintures. Voûte de l'écurie en tuf.

Parti général

Au rez-de-chaussée, plan de type A 4, avec cuisine à droite du couloir et cage d'escalier à gauche. Le couloir est voûté en berceau, la cuisine est voûtée d'arêtes et l'écurie est couverte d'un berceau à pénétrations. De la cuisine, un escalier descend vers une petite cave située sous la cour, dite le "Crouton". Sous l'escalier une toute petite pièce pour ranger les outils.

Au premier étage, en façade, deux chambres non voûtées. Au deuxième étage, deux chambres ménagères. Les étages ont été transformés.

Sur une poutre, inscription peinte en noir : L. R. D. C. M. F. F. E.1812.

Élévations extérieures

Sur le pignon nord-est, quelques marches donnent accès à une porte à un battant, ouvrant sur les chambres du premier étage. Sur le heurtoir, inscription : O + I / P + N / C +. Cette porte est appelée "porte des soldats" et servait lorsque les chambres étaient réquisitionnées.

Au-dessus de la porte, une imposte en fer forgé datée I. P. O 1812 ; l'imposte et le heurtoir sont récents.

Comble et couverture

Charpente à trois fermes. Toiture à deux pentes couverte de tôle ondulée.

Distribution intérieure

Au rez-de-chaussée, le couloir et la cuisine sont garnis d'un plancher.

Aux étages, vestiges de placards muraux à menuiseries XVIIIe siècle.

Les Guibertes Ferme 167

DESCRIPTION

Situation

A l'entrée nord du village, la demeure fait face à l'église et elle est séparée de la rue, au sud, par un assez grand jardin fermé par un mur. Un chemin d'accès conduit à la porte d'entrée de la façade sud.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales masqués par le crépi. Corniche en tuf.

Parti général

Les Guibertes. Ferme 167. Plan schématique du rez-de-chaussée.Les Guibertes. Ferme 167. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Au rez-de-chaussée, le couloir A communique, à gauche, avec la cage d'escalier B, à droite, avec la cuisine D, au fond, avec l'écurie E, qui forme retour sur la façade. Le couloir est voûté en berceau, l'écurie est voûtée d'arêtes, la cuisine est plafonnée.

La partie est de la maison est occupée par des chambres, non visitées.

A l'étage, l'escalier, à une volée tournant à gauche, donne sur un couloir qui distribue une chambre à gauche, d'autres chambres non visitées à droite et la grange au fond. Le couloir est couvert d'un berceau à pénétrations, la chambre par deux croisées d'arêtes.

Les Boussardes Ferme 178

DESCRIPTION

Situation

La demeure est située au sud-ouest du hameau ; elle était jadis isolée, mais une construction récente, abritant une bergerie-fromagerie lui est accolée au nord-est.

Parti général

Les Boussardes. Ferme 178. Plan schématique du rez-de-chaussée.Les Boussardes. Ferme 178. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Le couloir A distribue, à gauche la cuisine D et, au fond, la caged1escalier B et l'écurie F qui forme retour sur la droite du couloir.

De la cuisine, quelques marches permettent d'accéder à la chambre ménagère, située en entresol au sud-ouest ; à côté de cet escalier, l'escalier conduisant à la cave.

Le couloir et l'écurie sont voûtés d'arêtes, la partie de l'écurie en retour étant couverte d'un berceau à pénétrations. La cuisine et la chambre ménagère sont plafonnées. L'escalier B est droit. L'étage n1a pas été visité.

Élévations extérieures

Un appentis est placé au milieu de la façade principale sud-est ; un balcon en bois court au premier étage. La faîtière débordant du pignon sud-ouest porte la date 1856.

Comble et couverture

Toiture à deux versants en tôle ondulée.

Distribution intérieure

Le couloir et la cuisine sont pavés de lauzes. La porte d'entrée de la cuisine est doublée par une porte en bois à claire-voie, composée de deux montants et trois traverses, avec, dans la partie inférieure, des barreaux plats et, dans la partie supérieure, des barreaux de section carrée posés de champ. Cette porte permet d'aérer la pièce tout en empêchant les animaux d'entrer, lorsqu'on allume le four.

La chambre ménagère est encore aménagée pour conserver les provisions à l'ancienne : contre le mur nord-est, une armoire pour ranger les pots de miel ; contre le mur sud-est, un buffet contenant les fromages ; dans l'angle sud-ouest, un blutoir garni de tiroirs inférieurs ; au plafond, toutes les claies pour accrocher les jambons et le lard et les planches pour poser les pains.

Le Casset, ferme 1230

Cadastre de 1970 : E3 1230. Parties constituantes : étable, grange, fenil, resserre, jardin. Le bâtiment figure sur le cadastre de 1819. L'imposte en fer forgé de la porte du vestibule porte l'inscription : 1889 M. A.

Situation

Située au centre du village, près de la route départementale, elle est mitoyenne à l'ouest. Ses trois autres façades sont bordées par un chemin de terre et une partie de sa façade ouest donne sur une petite courette.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales crépis.

Parti général

Seul le rez-de-chaussée a pu être partiellement visité.Le couloir dessert à droite la cuisine, au fond d'anciennes chambres et à gauche l'étable. Un massif dans l'angle nord-est du couloir englobe l'escalier (tournant à droite) conduisant à l'étage et celui descendant à la cave. Le couloir et les chambres sont voûtés en berceau, la cuisine plafonnée et l'étable voûtée d'arêtes sur deux piliers. A l'étage, des chambres voûtées et la grange.

Élévations extérieures

Au deuxième étage du pignon ouest, vestiges d'un long balcon de grange en bois à balustres tournés, garni d'une potence séchoir à linge. La façade sud est ornée d'une corniche en tuf à ressaut. Toiture à deux pentes en tôle ondulée.

Type : maison-bloc type IIIB2 : maison à entrée commune aux hommes et aux animaux et à circulation intérieure totale.

Le Casset Ferme 1270

DESCRIPTION

Situation

La demeure est située dans la partie nord-est du hameau, à un angle de rue. Elle est mitoyenne à l'est et sa façade sud donne sur un espace dégagé, jadis occupé par une maison.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales, hourdés à la chaux et au gravier. Voûtes de l'écurie en tuf, pilier en granite. Façades crépies.

Parti général

Le Casset. Ferme 1270. Plan schématique du rez-de-chaussée.Le Casset. Ferme 1270. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Composition du rez-de-chaussée identique à celle de la demeure IA05000004. De la cuisine D, un escalier descend à la cave C, située sous la cour.

Le couloir A et la pièce E sont voûtés en berceau, la cuisine D et l'écurie F sont voûtées d'arêtes la voûte de l'écurie repose sur un pilier central à "bénitier".

A l'étage, de part et d'autre de l'escalier, une chambre D, voûtée en berceau avec pénétrations et une chambre ménagère E, couverte d'arêtes. Au fond, la grange, non visitée, à laquelle on accède de plain pied parle nord.

Élévations extérieures

Façade sud : les deux fenêtres de l'étage sont alignées sur celles du rez-de-chaussée. Pignon ouest aveugle, mis à part les deux fenêtres de l'écurie à demi enterrées.

Comble et couverture

Toiture à deux pentes en tôle ondulée.

Distribution intérieure

Au rez-de-chaussée, la pièce E a été transformée en salle de bains, l'écurie en salle de séjour et on a pratiqué une communication entre la cuisine et l'écurie. A l'étage, la chambre ménagère conserve ses deux poutres pour poser les claies.

Le Casset Ferme 1329

DESCRIPTION

Situation

Maison orientée nord-ouest-sud-est, isolée dans la partie est du hameau, jadis mitoyenne au sud-ouest, bordée de ruelles en terre. Devant la maison, un petit jardinet dallé.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales, crépis. A l'intérieur, voûtes de l'écurie en tuf non crépi.

Parti général

Le Casset. Ferme 1329. Plan schématique du rez-de-chaussée.Le Casset. Ferme 1329. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Le couloir A, couvert d'un berceau, distribue, à droite la cage d'escalier B et la cuisine D, voûtée d'arêtes, au fond l'écurie F, voûtée d'arêtes sur pilier central. De la cuisine, on descend à la cave par un escalier placé sous l'escalier B. A l'étage, la chambre ménagère D est située au-dessus de la cuisine, la grange occupant le reste du volume (non visitée).

Élévations extérieures

Deux fenêtres superposées sur la façade sud-est ; deux fenêtres basses donnant dans l'écurie et une fenêtre haute aérant la chambre ménagère sur le pignon nord-est ; une porte de grange dans le pignon sud-ouest.

Comble et couverture

Toiture à deux versants, couverte en tôle ondulée, remplaçant un toit de chaume depuis 1950 environ.

Distribution intérieure

Le sol du couloir est pavé de galets. La cuisine, dite cuisine d'été, comporte une cheminée contre le mur nord-est. Dans l'écurie, le plancher des vaches, surélevé, occupe la partie droite du mur nord-ouest ; on y plaçait également un lit, dans le coin sud-est, pendant l'hiver.

Le Casset Ferme 1415

DESCRIPTION

Situation

Située dans la partie nord du hameau, cette demeure est mitoyenne au nord-ouest et au sud-est. Sa façade sud-ouest donne sur une cour établie à l'emplacement de maisons détruites. Les accès se font par des ruelles en terre.

Matériaux

La maison ayant été entièrement recrépie et repeinte, il est difficile de préciser les matériaux de structure, vraisemblablement traditionnels.

Parti général

Le Casset. Ferme 1415. Plan schématique du rez-de-chaussée.Le Casset. Ferme 1415. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Au rez-de-chaussée, le couloir A distribue, à gauche, la cuisine D, à droite l'écurie F et au fond, la cage d'escalier B. Toutes ces pièces sont voûtées d'arêtes, l'écurie comportant un pilier central.

Une porte au fond de la cuisine D donne accès à une cave C voûtée en berceau. L'escalier est droit. A l'étage, dans la partie gauche, deux chambres en enfilade voûtées d'arêtes, la chambre ménagère donnant sur la façade antérieure. Dans la partie droite, le volume de la grange.

Élévations

Façade antérieure formée par le mur gouttereau sud-ouest. Au premier niveau : porte encadrée par deux fenêtres ; au second niveau : deux fenêtres éclairent la chambre ménagère, dans la partie gauche.

Comble et couverture

Toiture à deux pentes, en tôle ondulée.

Distribution intérieure

La maison a été modifiée pour davantage de commodités : écurie transformée en salle à manger ; sol carrelés... Dans la cuisine subsiste encore un petit placard mural.

Le Freyssinet Ferme 13

DESCRIPTION

Situation

Isolée au nord du hameau, la demeure est accessible par un chemin de terre qui longe sa façade sud-ouest.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales crépis.

Parti général

Le Freyssinet. Ferme 13. Plan schématique du rez-de-chaussée.Le Freyssinet. Ferme 13. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Au rez-de-chaussée, le couloir A dessert, à droite, la cage d'escalier B et l'écurie F, à gauche, une chambre E et, au fond, une cuisine D. Dans l'écurie, est aménagée une petite pièce. Le rez-de- chaussée est voûté en berceau, avec pénétrations dans la cuisine et l'écurie.

L'étage, qui sert actuellement de logis, a été entièrement réaménagé.

Élévations extérieures

La sablière du mur sud-ouest porte la date 1880 gravée sur la tranche.

Comble et couverture

Toiture à deux pentes en tôle ondulée.

Distribution intérieure

Sol du couloir pavé de pierres ; plancher dans la chambre. La cuisine comporte une cheminée sur le mur nord. La petite pièce dans l'écurie est munie d'un placard mural.

Le Fontenil ÉTABLE ET GRANGE 258

DESCRIPTION

Situation

L'édifice est situé au nord-ouest du hameau ; à l'origine, il faisait partie d'une rangée de maisons, aujourd'hui en ruines.

Matériaux

Voûtes en granite mêlé de tuf.

Parti général

Rez-de-chaussée encore debout, étage effondré.

Le couloir voûté en berceau donne accès à un escalier droit, sur la gauche et à l'écurie, au fond. L'écurie forme deux retours en façade : l'un est voûté en berceau et éclairé par une fenêtre, l'autre est composé de deux arcs d'inégale grandeur. La partie postérieure de l'écurie est couverte par un plafond, porté par un pilier dont la console est datée I. A. I. 1884.

A l'étage, vestiges d'une grange à un plan.

Élévations extérieures

Façade sud. Le couloir est actuellement ouvert ; à droite, la fenêtre de l'écurie.

Pignon ouest : une petite fenêtre enterrée éclairait l'écurie.

Comble et couverture

Toiture effondrée.

Distribution intérieure

La partie de l'écurie en retour sur la façade est garnie d'un plancher. En l'état, il ne semble pas y avoir eu de logis, à proprement parler.

Le Lauzet Ferme 623

DESCRIPTION

Situation

Au sud-est du hameau, elle est la dernière d'une rangée de quatre maisons orientées est-ouest. On accède à sa façade ouest par une ruelle en terre.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales crépis.

Parti général

Seul le rez-de-chaussée a été partiellement visité. Plan de type A 2, avec escalier tournant à droite, à droite du couloir. Le couloir est voûté en berceau, avec pénétrations, la cuisine est voûtée d'arêtes.

Élévations extérieures

Façade ouest. Soubassement en faux-appareil gravé dans le crépi ; encadrements peints, en marron et en vert. Imposte de la porte d'entrée en fer forgé.

Au premier étage, un grand balcon en fer à tortillons.

Pignon sud. Un appentis. Un balcon en fer au deuxième étage.

Façade est. Porte de grange et deux fenêtres.

Comble et couverture

Couverture à deux pentes, en tôle ondulée, débordant largement sur le balcon de la façade est.

Distribution intérieure

Le couloir et la cuisine sont pavés de lauzes. Avant la montée d'escalier, dans le couloir, un placard mural. La cuisine est lambrissée autour de la porte et sur le mur ouest, à côté de la fenêtre ; sur les murs nord et est, deux grands placards muraux qui présentent la particularité d'avoir la façade assemblée sur les côtés au moyen de crochets en fer. Sous l'appui de la fenêtre sont disposés deux petits tiroirs en bois.

L'escalier B est garni d'une rampe à balustres tournés, à balustres découpés sur le palier du premier étage.

Le Lauzet ferme 683

DESCRIPTION

Situation

Orientée nord-est, sud-ouest, la demeure est située au nord du village, entre la route départementale et le chemin conduisant à la ferme IA05000018. Un passage permet de longer son pignon sud-est et elle est mitoyenne au nord-ouest.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales crépis.

Parti général

Au rez-de-chaussée, plan de type A 4, avec cuisine à gauche du couloir. Le couloir est voûté en berceau, l'écurie de même , avec pénétrations, la cuisine est plafonnée.

L'escalier, à une volée tournant à gauche, aboutit à un couloir sur lequel ouvrent, à gauche, la chambre ménagère, au fond, une autre chambre et, à droite, la grange. Les chambres sont couvertes d'un plafond.

Élévations extérieures

Façade antérieure : porte à un battant, avec panneaux supérieurs vitrés et autres panneaux sculptés.

Comble et couverture

Couverture en tôle ondulée.

Distribution intérieure

Une niche et un placard mural encadrent l'ouverture de la cage d'escalier B dans le couloir. La cuisine D comporte une cheminée et un renfoncement pour intégrer un meuble, dans le mur nord-ouest. Un abat-foin est creusé dans le mur nord-est de l'écurie.

Le Lauzet ferme 670

DESCRIPTION

Situation

La demeure est située dans la partie ouest du hameau, à l'extrémité d'une ruelle perpendiculaire à la rivière, sur laquelle ouvre sa façade sud ; elle est donc seulement mitoyenne à l'est.

Matériaux

Analogues à ceux utilisés dans le reste du hameau.

Parti général

Le Lauzet. Ferme 670. Plan schématique du rez-de-chaussée.Le Lauzet. Ferme 670. Plan schématique du rez-de-chaussée.

Au rez-de-chaussée, le couloir Aa distribue, à l'ouest, un second couloir Ab et la cage d'escalier B, conduisant à l'étage et, au nord, l'écurie F, qui forme retour sur la façade. Le couloir Ab mène à la cuisine D, de laquelle on accède à la cave par une porte ménagée dans le mur nord.

Les couloirs sont voûtés en berceau, la cuisine et l'écurie sont voûtées d'arêtes la voûte de l'écurie repose sur un pilier central.

L'escalier B, à une volée tournant à gauche de marches de bois, aboutit à un palier sur lequel ouvrent, à l'est et à l'ouest, deux chambres D et F et, au nord, la grange.

La chambre D communique par le nord avec la chambre ménagère C. Les chambres sont plafonnées. La grange n'a pas été visitée.

Élévations extérieures

La façade sud forme un léger ressaut à gauche de la porte d'entrée. Ouvertures alignées.

Sur le pignon ouest, un appentis.

La chambre ménagère possède deux fenêtres, l'une au nord et l'autre à l'ouest. Les encadrements des fenêtres sont peints en bleu.

Comble et couverture

Comble non visité, couverture en tôle ondulée.

Distribution intérieure

Plancher sur les pièces du logis. Un placard mural dans le mur nord du couloir Ab. Les chambres de l'étage ont été repeintes et réaménagées dans les années 30. Demeure en cours de transformations pour davantage de commodités.

Le Lauzet Ferme 684

DESCRIPTION

Situation

Orientée nord-est-sud-ouest, la demeure est placée au bord du chemin départemental qui traverse le hameau dans sa partie nord. Son pignon sud-ouest donne sur le chemin et elle était jadis mitoyenne au nord-est.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales (granite...) hourdés à la chaux et au gravier, crépis ; arcs en tuf.

Parti général

Au rez-de-chaussée, plan de type A 4, avec cuisine et escalier à gauche du couloir. Le couloir et la cuisine sont couverts d'un berceau, l'écurie est voûtée d'arêtes retombant sur pilier central.

A l'étage, l'escalier B, à une volée droite, se termine par un palier sur lequel ouvrent la chambre D, à gauche, et la grange à droite. La chambre est plafonnée. La cave est située à l'extérieur de la maison, sous la montée de grange.

Élévations extérieures

Façade principale sud-est l'arc de la porte du couloir a été partiellement obstrué.

Pignon sud-ouest : la porte de grange est accessible par une montée construite sur la rue, du fait de la mitoyenneté existant au nord-est et de l'étroitesse du passage sur la façade nord-ouest. Dans la partie supérieure du pignon, deux fenêtres récentes correspondant à un étage de chambres pris sur le volume de la grange.

Comble et couverture

Comble non visité. Toiture à deux versants couverte de tôle ondulée.

Distribution intérieure

La cuisine comporte une cheminée sur le mur sud-ouest. La chambre de l'étage est pavée de lauzes et couverte d'un plafond à la française.

Maison-Blanche Ferme 1099

DESCRIPTION

Situation

La maison est située à l'extrémité nord du hameau et est mitoyenne au sud ; un passage en terre permet de la contourner. Devant sa façade ouest, un jardin potager clos de murs en pierre.

Matériaux

Murs en moellons de pierres locales, crépis. Corniche en tuf à trois ressauts sur la façade ouest.

Parti général

Plan de type A 3, avec la cuisine à gauche du couloir, l'escalier montant à l'étage, à une volée tournant à gauche, et l'escalier de la cave à droite du couloir. Une petite porte dans le mur nord de la cuisine permet de descendre dans une cave. Tout le rez-de-chaussée est voûté d'arêtes.

A l'étage, trois chambres (non visitées), sur la façade sud, la chambre ménagère étant placée au milieu ; ces chambres ne sont pas voûtées. Au fond, la grange.

Élévations extérieures

Façade sud : rez-de-chaussée : la porte, à un battant entre deux dormants est surmontée par une imposte en fer forgé, datée J. J / B. B / 1860.

De part et d'autre, les fenêtres de la cuisine et de l'écurie ; un petit fenestron éclaire l'escalier.

Au premier étage, la porte-fenêtre de la chambre ménagère est précédée d'un petit balcon. Une corniche en tuf à trois rangs court le long de la façade sud. La grande porte de la grange est placée sur la façade est, mais une petite porte du pignon nord permet l'accès à la grange lorsque celle-ci est remplie de foin.

Comble et couverture

Toiture à deux pentes couverte d'ardoises de Savoie, avec une moitié de la pente ouest couverte de tôle ondulée.

Distribution intérieure

Rez-de-chaussée : les sols du couloir et de la cuisine sont garnis de lauzes. Une cheminée est placée dans l'angle nord-ouest de la cuisine. Dans l'angle nord-est, une petite construction en lauzes servait de panetière ; à côté d'elle, contre le mur est, l'emplacement de la presse à fromage. Devant la presse, une lauze du sol est percée d'un trou, pour permettre l'écoulement du petit lait dans la cave (d'après le propriétaire).

Un mur récent, orienté est-ouest, sépare l'écurie en deux rectangles perpendiculaires.

Aires d'étudesMonêtier-les-Bains (Le)
Dénominationsferme
AdresseCommune : Le Monêtier-les-Bains
Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Typologiesmaison-bloc type IIIB2 : maison à entrée commune aux hommes et aux animaux et à circulation intérieure totale
Toitstôle ondulée, ardoise, chaume, bardeau
Murspierre
enduit
moellon sans chaîne en pierre de taille
Décompte des œuvres étudié 25
repéré 70

Annexes

  • Liste des édifices étudiés

    nombre d'édifices étudiés

    total des édifices repérés

    habitat permanent

    20

    56

    chalets d'estive

    6

    14

    total

    26

    70

    lieu-dit numéro de parcelle précisions sur la dénomination

    village 545 FERME 1

    559 FERME 2, ferme jumelée

    Le Casset 1170 FERME 1

    1218 FERME 2

    1230 FERME3

    1454 FERME 4

    1623, 1624 FERME 5

    Charvet 1489, 1490 chalet d'estive

    Le Freyssinet 7726 FERME 2

    Les Grangettes chalet d'estive

    Les Guibertes 93 FERME 1

    96 FERME 2

    99 FERME 3

    167 FERME 4

    453 FERME 5

    469 FERME 6

    182 FERME 7

    Le Lauzet 601 FERME 1

    667 FERME2

    680 FERME 3

    1301 FERME 4

    Maison-Blanche FERME 1

    Le Mas des Faures chalet d'estive

    Puy-du-Cros 170 FERME 1, chalet d'estive

    188 FERME 2, chalet d'estive

    Puy-Jaumar chalet d'estive

(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Mallé Marie-Pascale