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atelier de fabrication du savon

ensemble de 8 machines à transformer chimiquement (chaudrons)

Dossier IM13000463 réalisé en 2014

Fiche

L’usine compte 8 chaudrons de 35 m3 ayant une capacité de production d’environ 15-20 t. de savon pour chaque cycle de saponification. Ils mesurent 8 mètres de hauteur et vont de l’étage de sous-sol jusqu’à la mezzanine du rez-de-chaussée. Les chaudrons sont répartis en deux rangées séparées par un couloir de circulation.

En sous-sol, se trouvent encore les chemisages des anciens chaudrons qui peuvent remonter à la création de la savonnerie vers 1874. Ces chemisages en brique ont subi de nombreuses reprises et ne permettent pas de restituer avec certitude les dispositions d’origine. Ils partagent un certain nombre de caractéristiques. Ils mesurent environ 4 m de diamètre, et sont percés de trois ouvertures. Deux ouvertures latérales, au ras du sol, couvertes en plein cintre et renforcées d’un arc composé le plus souvent de deux rangées de briques. Ces deux baies n’ont pas la même dimension, chaque chaudron en possède une grande et une petite. La troisième, située entre les précédentes, est assez différente. Elle a été percée à environ 1 m du sol, et son couvrement n’est pas aussi soigné. Pour certains chemisages, on observe un couvrement segmentaire, qui s’accorde mal avec la maçonnerie de briques environnante. Pour les autres, il ne s’agit que d’un trou dans la maçonnerie. L’épaisseur du chemisage n’est pas constante. Elle atteint environ 70 cm au ras du sol, et se réduit à environ 35 cm à mi-hauteur des baies latérales.

Ces ouvertures ne sont sans doute pas contemporaines. On peut imaginer que les ouvertures centrales sont plus tardives, et qu’elles datent de l’époque où l’intérieur des chaudrons a été remplacé. Les ouvertures latérales, elles, peuvent être d’origine et correspondre aux ouvertures nécessaires aux passage des canalisations de vapeur et aux coulées du savon liquide. Plusieurs de ces ouvertures sont encore encombrées des restes solidifiés d’anciennes coulées de savon. Le sol comporte encore les traces des rigoles qui servaient à évacuer le savon liquide.

Les maçonneries en briques ayant fortement souffert de la chaleur des foyers, elles se sont notablement déformées. Elles ont donc été renforcées. De petits étais en béton horizontaux relient chaque chaudron et des piliers de briques les encadrent sur toute leur hauteur.

L’intérieur des chaudrons est aujourd’hui occupé par de grandes enveloppes métalliques, qui descendent plus bas que le fond des chaudrons tels qu’ils étaient à l’origine. Au centre, le bas de ces cuves s’appuie sur un pilier central en brique et sur le pourtour, il repose sur le rebord formé par le changement d’épaisseur de la maçonnerie.

Ces cuves qui forment l’enveloppe interne des chaudrons sont soit en acier (chaudron 3), soit majoritairement en acier et partiellement en inox (chaudrons 1,2 et 8), soit en inox (chaudrons 5 et 7), soit en ciment (chaudron 6). Cette variété s'explique par les nombreuses réfections successives intervenues depuis leur mise en service. Les parties en inox sont les plus récentes.

Le chargement des chaudrons se fait par le haut. Un réseau de tuyaux conduit à chaque chaudron la soude (tuyau peint en violet), l’eau (tuyau peint en vert), l’eau salée (tuyau en pvc) et l’huile (tuyau métallique). Le savon liquide est évacué par un autre réseau de tuyaux qui courent au sous-sol.

La savonnerie d’origine comptait sans doute 8 chaudrons. Le chaudron n°9, construit sur l’extension occidentale du bâtiment, est probablement plus tardif. Le chaudron n°4 a été détruit vers 1990. Il arrivait à mi-hauteur des autres (témoignage oral).

Une dernière installation, située dans l’angle nord-ouest du bâtiment (X), n’est pas identifiée avec certitude. Elle date sans doute de la fin du 19e siècle ou du début du 20e siècle. Il pourrait s’agir d’un ancien dispositif destiné à mélanger les huiles et/ou la soude. C’est une grande construction circulaire en brique cerclée de métal dans laquelle est encastrée une imposante structure métallique en tôles d’acier riveté comportant un pont central et une trémie. Si son apparence générale rappelle celle d’un chaudron, le pont et la trémie ne permettent pas une identification certaine.

Dénominationsmachine à transformer chimiquement
Aire d'étude et cantonBouches-du-Rhône
AdresseCommune : Marseille 14e arrondissement
Adresse : 66 chemin de Sainte-Marthe

Les premiers chaudrons de l'usine du fer à cheval datent probablement de l'aménagement de la savonnerie Régis en 1873-1874. Il n'est pas possible de dater les installations actuelles. Les bases en brique des chaudrons remontent peut-être aux premières années de la savonnerie. Les chaudrons, après avoir été arrêtés entre 1958 et 1998-2000, sont encore en service aujourd'hui et ont été régulièrement modernisés.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle

L’usine compte 8 chaudrons de 35 m3 ayant une capacité de production d’environ 15-20 t. de savon pour chaque cycle de saponification. Ils mesurent 8 mètres de hauteur et vont de l’étage de sous-sol jusqu’à la mezzanine du rez-de-chaussée. Les chaudrons sont répartis en deux rangées séparées par un couloir de circulation.

État de conservationen service
Précision état de conservation

Les chaudrons ne sont pas tous utilisés en même temps. Sur les huit chaudrons existants, trois (les chaudrons 1, 8 et 9) sont pour le moment hors service.

Statut de la propriétépropriété privée
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général - Buffa Géraud