Dossier d’œuvre architecture IA84001194 | Réalisé par
Van Bost Nathalie (Rédacteur)
Van Bost Nathalie

Chercheur pour le patrimoine industriel à l'Inventaire Nord-Pas-Calais de 1991 à 2018 (DRAC puis Région Nord-Pas-Calais dès 2007 et Hauts-de-France suite à la réforme des collectivités en 2016). Puis chercheur à l'Inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur à partir de 2018.

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  • inventaire topographique
Moulin à foulon Vian-Tiran puis manufacture lainière Brun de Vian-Tiran puis filature, tissage, usine de teinturerie, usine de confection de chaussons Vian-Tiran Tapis d'Avignon Jassot, puis Emile Brun puis Jean Brun puis Louis Brun puis Pierre Brun puis Jean-Louis Brun dites Manufacture lainière Brun de Vian-Tiran
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Isle-sur-la-Sorgue (L')
  • Hydrographies Sorgue d'Entraigues
  • Commune L'Isle-sur-la-Sorgue
  • Adresse 115 boulevard Victor-Hugo
  • Cadastre 2023 CM 282, 283
  • Dénominations
    moulin à foulon, filature, tissage, usine de teinturerie, usine textile
  • Précision dénomination
    usine de confection de chaussons, usine de confection de couettes
  • Appellations
    Moulin à foulon Vian-Tiran, Manufacture de laines Brun de Vian-Tiran

Préparation de la laine

Le long de la Sorgue, un petit bâtiment couvert de tuiles mécaniques renferme le local des "shakers" dont une une porte donne sur la Sorgue. Ancien lieu de stockage de la matière première et lieu de dépôt des huiles nécessaires au fonctionnement des transmissions, il s'élevait autrefois sur deux niveaux, il a brulé en 1942 avec les matières premières. Doté d'une superbe charpente, Il abrite aujourd'hui les deux "shakers" provenant de la Société Anonyme des Ateliers Houget Duesberg Bosson, Verviers, Belgique. L'un est un peu plus large, de la même époque ; les tapis ou les cylindres sont à changer quelquefois ; alors ça par contre c’est une chargeuse que nous avons construite.

Vue partielle sur la Sorgue, l'atelier des mélanges sur l'éperon.Vue partielle sur la Sorgue, l'atelier des mélanges sur l'éperon.Rez-de-chaussée, mélangeuse et chargeuse (partie blanche).Rez-de-chaussée, mélangeuse et chargeuse (partie blanche).

"C'est dans la salle des "shakers" que les laines sont déballées. Cette opération consiste à assembler des fibres d’origines complémentaires" afin de Il sert à réaliser les mélanges de différentes laines en fonction du cahier des charges des pièces à produire. Le mélange de laine est réalisé dans un local de 60 mètres carrés qui abrite et une chargeuse et deux mélangeuses. Ensuite il est pulsé dans un local étanche par un cyclone qui distribue les flocons de laine. Quand il est en fonction, le mélange peut représenté un hauteur de deux mètres correspondant à 120 mètres cubes soit l'équivalent de deux balles Le cyclone qui distribue les flocons de laine.Le cyclone qui distribue les flocons de laine.de laines pressées. Une fois ouvertes, le volume est multiplié par 10, 20 ou 30. On utilise la fourche de Sauve pour évacuer la laine.

Rez-de-chaussée, salle des "shakers" ou mélangeuses, au fond la chargeuse.Rez-de-chaussée, salle des "shakers" ou mélangeuses, au fond la chargeuse.

A proximité, se trouve le battoir hélicoïde qui est la plus vieille machine de l’usine ; il fonctionne toujours. Elle a été installée par Emile Brun vers 1900, et avait pour but le travail de certaines matières bien particulières. Notamment les laines du Proche-Orient et du Moyen-Orient, souvent produites par des nomades du désert qui étaient très chargées en sable très fin et en poussière (entre 30 et 40%). L’hélicoïde réalise une rotation qui brasse et ouvre la matière tandis que le sable s'échappe par deux grilles. La laine est évacuée par ce ventilateur. Aujourd'hui nous n'avons plus de problème de sable mais le batteur hélicoïdal a été conservé pour l'ouvraison et la préparation de la laine. Rez-de-chaussée, battoir hélicoïde, installé par Emile Brun vers 1900.Rez-de-chaussée, battoir hélicoïde, installé par Emile Brun vers 1900.

Ensuite on procède à l'ensimage qui va lubrifier les fibres pour en faciliter le cardage ou la filature. Rez-de-chaussée, opération d'ensimage avant le cardage.Rez-de-chaussée, opération d'ensimage avant le cardage.

Situation sur la Sorgue

Le bâtiment est situé à l'extrémité de l'île formée par la Sorgue et le canal qui passe sous l'usine. La prise d'eau, qui se trouve à l'emplacement actuel des machines à foulons, était double. Elle alimentait les deux roues. La dernière a fonctionné jusqu'en 1950. A gauche c'est la grande Sorgue, et là le passage des Sorgues Nord.

Ici on voit  bien la pointe de l'île. On est en limite de propriété : vous avez la Grande Sorgue et le Pont des Cinq Eaux juste au dessus et le canal de l'usine qui rejoint la rivière, ce qui forme une petite île. Le barrage des Cinq Eaux régule le niveau de la branche sud, l'eau passe derrière le musée, branche de Vallabrègue ; les cinq divisions arrivent de l'Est ici, du Nord de ce côté ; la branche du Moulin Vert qui passe derrière le village des Antiquaires arrive par ce côté. On a les cinq branches avec le canal de l'Arquet.[Demande de Emile Brun en vue d'installer un barrage sur la Sorgue des Jardins ; localisation des roues de Brun-Champein et E. Brun, 1890.][Demande de Emile Brun en vue d'installer un barrage sur la Sorgue des Jardins ; localisation des roues de Brun-Champein et E. Brun, 1890.]

L'usine de Vallabrègues

De l'autre côté du pont des Cinq Eaux, les ateliers de confection et de finitions sont installés dans l'ancienne usine Vallabrègue, Brun-Champein (IA84001193). La roue est connue pour être la grande et la plus

[Plan de situation de l'usine des jardins du Sr Jassot, carderie de laine, 1884].[Plan de situation de l'usine des jardins du Sr Jassot, carderie de laine, 1884]. puissante de l'Isle, par son diamètre. Pour qu'une roue soit efficace il faut que les planches de la roue passent au plus près du radier. Pierre Brun l'a fait restaurer pour la conserver (2024) ; il l'a toujours entretenue mais elle est toute chargée de calcaire. Avant c'était un moulin dont il subsiste une pierre ronde qui a servi à écraser la garance pendant 70 ans. A l'intérieur de l'atelier de confection, le tissu (50 mètres) est pendu par cette machine, et on le sectionne avec une lame à la taille voulue, dans les trois tailles. Déplacé sur des cintres, l'article se porte tout seul, les employées chargées des finitions comme border ruban ou feston et coudre les étiquettes, n'ont pas à porter. Une dizaine de personnes travaillent dans ce bâtiment sur un total d'une cinquantaine, avec des gens polyvalents en fonction de la demande. Le ruban qu'elle rajoute peut quelquefois être fabriqué ici. Très longtemps en velours, un synthétique très résistant, aujourd'hui les clients veulent du 100% laine que l'on fabrique. Les étiquettes sont fabriquées à l'extérieur.

L'entretien des bâtiments et des machines sont réalisées en interne (chauffage, climatisation, ergonomie des postes, circulation...).

Avant le stockage, certaines pièces ont besoin d'être "épilées" : comme on travaille un produit naturel, ce n'est pas toujours le même, on peut avoir des laines qui sont plus ou moins pailleuses, ce qui ne remet pas en question la qualité de laine. On enlève les morceaux de paille, en particulier l'alpaga le but étant que la prestation soit proche de la perfection. L'alpaga est difficile à  tisser en général, c'est très spécifique, glissant. Les machines sont réglées différemment, la production n'est pas la même pour toutes les matières.

Expédition : les articles, mis dans des boîtes et stockés hors de la poussière, sont expédiés aux clients. Nous avons du stock et le client est livré en trois jours. Un monte-charge et un toboggan fabriqué maison permettent de descendre la marchandise."

En 1808 Charles Tiran et Pierre Laurent Vian, respectivement beau-père et gendre, fondent un moulin à foulon dit aussi moulin paroir sur les bords de la Sorgue "en vue d'apprêter, de fouler les draps de laine et les couvertures". Ce moulin paroir apparait sur le plan de la ville en 1793. Ils rachètent la roue d'irrigation de Sainte Elisabeth, au portail d’Avignon, et sont autorisés à l'utiliser à des fins industrielles. Au cours de plus de 2 siècles d'existence, l'entreprise développe la filature mécanisée ainsi que le tissage mécanisé. Trois sites forment l'entreprise Brun de Vian-Tiran aujourd'hui : l'ancien moulin à garance puis à foulons de Vallabrègues qui regroupent aujourd'hui la confection, le stockage, l'expédition, la boutique et le musée La Filaventure depuis 2018. L'actuelle usine Brun de Vian-Tiran qui concentre les opérations de fabrication (mélange, cardage, filature, tissage, apprêtage, teinture) est construite à partir de 1886, 1890 par Emile Brun. L'ancien moulin de Reydet au Thor où est installée l'usine de couettes depuis 1982.

En 1815, Gaspard Brun épouse la fille d'un fabricant de couvertures, Marie-Thérèse David. Formé au métier de drapier en laine en Haute-Loire, il crée une fabrique de draps de laine et de couvertures. "Fils de Gaspard et deuxième des Brun œuvrant dans la laine, Jean-Jacques Brun s'installe au Moulin Vert, actuel Village des Antiquaires à la porte d'Avignon où il établit deux turbines sur le canal. Il y crée avec l'aide de ses fils la première entreprise lainière de la vallée de la Sorgue et y développe la fabrication du tapis d'Avignon, des draps de laine et des couvertures." L'activité au Moulin Vert se poursuit et s'étend de l'autre côté de la Nationale 100 avec l'achat de l'usine de Vallabrègue, anciens moulins paroirs de la ville de l'Isle, puis moulin à garance, qu'il transforme en moulin à foulon. En 1830, Charles Tiran invente le tapis d'Avignon, en laine très feutrée et à motifs de dessins.

D'après les recherches de Claude Léone, "le bâtiment principal des établissements Brun de Vian-Tiran correspond à l'emplacement du moulin dit du "Grand Jardin" ou encore du "Battoir". Sa construction par les héritiers de Jérôme Gautier, fut autorisée par l'ordonnance Royale du 18 juillet 1831. L'usine fut acquise ultérieurement par Pierre Chenot, puis par Laurent Vian époux de Marie-Thérèse. Leur gendre, Casimir Jassot, construisit la première des grandes roues (5 mètres x 2 mètres). Vers 1881, Emile Brun, dernier fils du premier mariage de Jean-Jacques Brun, gendre de Casimir Jassot, (ayant épousé Marie Jassot, petite-fille Vian héritière de la manufacture "Veuve Vian-Tiran"), succéda à ce dernier et construisit vers 1885, la seconde grande roue qui double la puissance." A elles deux les roues produisaient un total de 9CV équivalents à 7kw. Entre 1870 et 1914, Emile BRUN est à la tête de l'entreprise. Il a inventé les machines pour filer le poil de chèvre pour fabriquer les scourtins utilisés dans le pressage de la pâte d'olives. Pendant très longtemps la manufacture a fourni aux fabricants de scourtins les fils de poils de chèvre.  En 1886, l'entreprise prend la raison sociale Brun de Vian-Tiran. Emile Brun fait une demande en vue d'installer un barrage sur la Sorgue des Jardins. En 1895, la mécanisation de la filature débute avec la mule Jenny semi-automatisée provenant d'Angleterre. Les nouveaux métiers à tisser viennent de Chemnitz (centre de fabrication des métiers à tisser). Les bâtiments où se réalisent aujourd'hui toutes les opérations de fabrication (mélange, cardage, filature, tissage, apprêtage, teinture) ont été construits en 1886, 1890 par Emile Brun. Ils apparaissent sur un plan du réseau de distribution d'eau potable de 1907.

Après-guerre, Jean et Emile Brun, fils d'Emile Brun, installent des nouvelles cardes semi-automatiques. En 1925 est installé un premier "renvideur" Asa en provenance de Leeds en Angleterre, qui est la première machine entièrement mécanisée pour filer la laine appelé également "self-acting", 32 mètres de long et 400 broches, qui va produire une grande partie des fils de la manufacture.

Louis Brun prend la tête de l'entreprise en 1932 et lance la fabrication de tissus de charentaises.

En 1937 les établissements Brun de Vian Tiran achètent à la ville de l'Isle une parcelle de terrain en friches de 300 mètres carrés qui complète la propriété et lui donne son périmètre actuel. Un bâtiment couvert de tuiles rouges est construit dans la continuité de la filature.

"Après 1939, la famille Brun fait l'acquisition de la "roue des Tourelles" dite "roue Robert" établie sur la branche nord []. Elle servit d'appoint par un arbre qui passait sous la route à l'usine du "Grand Jardin"." (Claude Léone)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la clientèle étant en zone occupée, l'activité tapis est condamnée du fait que la laine est réquisitionnée. L'entreprise se tourne alors vers le tissu d'habillement en convertissant la manufacture à la fabrication des tissus cardés pour pantalons et vestes en tweed. Une partie du tissage est adaptée pour fabriquer du coutil matelas avec de la ramie. Ces fabrications seront arrêtées dès la guerre terminée.

Après-guerre, Louis Brun se lance dans la réalisation des plaids, sortes de couvertures écossaises destinées à couvrir les sièges craquelés des automobiles, entre autres. Des moteurs à gaz et un moteur diesel puis un moteur électrique sont installés à partir de 1950 pour compléter l'énergie de la roue.

Jusqu'à alors le séchage des tissus se fait sur des sortes d'échelles horizontales à l'air libre dans la cour intérieure de l'usine. En 1954, Louis Brun remplace ce système de séchage par étendage à l'air libre (100-150 mètres de long) par une rame Cretin, des ateliers de constructions mécaniques textiles, capable de sécher des centaines de mètres par jour. Cette machine est toujours en activité.

En 1961 M. Louis Brun de Vian-Tiran achète les bâtiments ouest de Vallabrègues et la roue.

Dans les années 1960, Louis Brun invente la couverture légère en mohair qui allie douceur et confort inspirés des châles et des écharpes anglais, à l'inverse des couvertures produites jusqu'à maintenant. Vers 1965, il décide de refaire du tissu d'habillement en introduisant le poil de chameau et met au point un drap, genre de loden, avec des poils tournés vers le sol pour que l'eau s'écoule quand il pleut.

Pierre Brun entre dans la manufacture en 1967. Dans les années 1967, 1970 les métiers à tisser sont remplacés par des métiers à tisser sans navette qui atteignent des vitesses de tissage supérieures et un tissage en continu : au lieu de garnir une navette tous les 200 grammes quand elle est finie, on tire sur des bobines de 10 kilogrammes qui sont attachées les unes après les autres.

Le bâtiment en béton et toit en terrasse qui bordent la Sorgue datent des années 1970 tout comme les hangars servant au stockage de pièces de rechange, de matériel de recyclage et des matières premières.

A partir de 1975, grâce au marché japonais intéressé par les fibres naturelles de qualité haut de gamme, l'entreprise commence à travailler le poil de chameau, d'alpaga, de cachemire et de yack. Puis ce sera le tour du cashgora (croisement d'un cachemire et d'une chèvre angora dite aussi mohair) inventé par un polytechnicien en 1825.

Au début des années 1980, avec la mode de la couette, l'entreprise se met à fabriquer des produis matelassés. L'atelier de confection des couettes s'installe dans l'ancien moulin de Reydet dans la commune voisine de Thor en 1982.

Aux alentours de 1985, l'entreprise élargit sa gamme de plaids. Dans les années 1990, Pierre Brun souhaite réaliser une couverture 100% l'isloise. Pour cela il part à la recherche d'un éleveur qui aurait gardé la race d'origine du mérinos d'Arles antique (19 microns au lieu de 22). Aujourd'hui une quinzaine d'éleveurs et 25 000 moutons fournissent la manufacture. Depuis, l'entreprise travaille d'autres fibres rares comme le poil de bébé lama, de mohair (Turquie) et de yangir (chevrotin sibérien).

Quinze étapes sont nécessaires à la fabrication d'une pièce : l’achat de matière première, l’assemblage, l’ensimage, le cardage, la filature, le bobinage, l’ourdissage, le tissage, l’épincetage, la teinture, le foulage, le grattage au chardon, le séchage, les apprêts secs et la confection.

La marque de fabrique a été renouvelée en 1965 par la société Brun de Vian-Tiran, fabricant de couvertures en laines et tapis était visible sous forme d'affiche dans la salle de lecture des Archives départementales de Vaucluse.

Elue entreprise du patrimoine vivant en 2009 et lauréate du concours international de la plus belle entreprise familiale du monde en 2023, l'entreprise familiale bicentenaire emploie 45 personnes.

Depuis quelques années Jean-Louis Brun dirige l'entreprise familiale. Le musée La Filaventure, installé dans les anciens bâtiments du moulin de Vallabrègue a ouvert ses portes en 2018 ; des visites du site de production sont organisées. En mars 2024, la manufacture lainière Brun de Vian-Tiran a implanté un nouveau métier à tisser Jacquard dernière génération dans le bâtiment historique.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 4e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1808, daté par source
    • 1890, daté par source
    • 1975, daté par tradition orale

La manufacture se compose, à l'entrée, du logement patronal qui est construit en pierre, enduit, avec chainages d'angles et encadrements de portes et baies en pierre. Il comporte deux étages sur le rez-de-chaussée, couverts d'une croupe en tuile creuse. Le logement communique au sud et à l'est avec les ateliers de fabrication les plus anciens (où se déroulent les opérations de foulonnage, de préparation de la laine, de cardage et de la filature) qui sont édifiés en pierre et béton, s'élèvent sur 2 niveaux et sont couverts de toit à longs pans en tuiles mécaniques, tuiles creuses ou matériau synthétique sur une charpente en bois apparente. Les ateliers abritant les grandes machines d'apprêtage, de séchage et de tissage, en rez-de-chaussée sont couvert de sheds formant de grandes ouvertures exposées à l'ouest pour la lumière, en tuiles plates. Le bâtiment bordant la Sorgue et le boulevard (chaufferie, bâtiment du personnel) sont construits en béton armé et couverts de toits en terrasse en béton et de toits à longs pans en tuiles mécaniques. La teinturerie, en rez-de-chaussée est couverte de sheds. Les hangars en rez-de-chaussée sont constitués de murs en métal couverts d'appentis en tôle ou en matériau synthétique.

  • Murs
    • métal pierre de taille essentage de tôle
    • béton parpaing de béton
  • Toits
    matériau synthétique en couverture, béton en couverture, tuile mécanique, tôle ondulée, tuile creuse, verre en couverture
  • Étages
    en rez-de-chaussée, 2 étages carrés
  • Couvrements
    • béton en couvrement
    • charpente en bois apparente
    • charpente métallique apparente
  • Couvertures
    • terrasse toit à deux pans croupe
    • verrière shed
  • Énergies
    • énergie électrique achetée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Documents d'archives

  • Pétition adressé au préfet pour le repurgement du canal de l'Arquet par Gaspard Brun, fabricant de couvertures de laine, 1884. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 301.

Bibliographie

  • ESTEVE, Anita. L'utilisation de la laine récupérée, les vieux chiffons font des étoffes nouvelles. Dans : Le Sémaphore, 25 juin 1944.

  • Le chardon cardère. Dans Richesses de Vaucluse. Chambre de commerce d'Avignon et de Vaucluse. Editions Rullière frères, Avignon, 1948.

  • JOUVEAU, M.- T., PAYARD, A.. L’Isle sur Sorgue d’hier à aujourd’hui. Imprimerie Guigou, l'Isle-sur-la-Sorgue, 1969.

  • BOUVET, Jean. En descendant la Sorgue A. Barthélemy, Avignon, 1990.

  • LOCCI, Jean-Pierre. Le Vaucluse industriel : soie, garance, moulins et fabriques.... Editions Equinoxe ; Association Sauvegarde et Promotion Patrimoine Industriel de Vaucluse, 1993.

  • BRUN, Pierre. L'eau et le textile, source de progrès pour une industrie de tradition. Dans : Sauvegarde et Promotion du Patrimoine industriel en Vaucluse, cahier 29, 1999, p. 3-14.

  • LEONE, Claude. Rapport d'archéologie industrielle : utilisation des eaux de la Sorgue aux 19e-20e siècle. Dans : Sauvegarde et Promotion du Patrimoine industriel en Vaucluse, cahier 44, 2006, p. 33-35.

  • BRUN, Pierre. Une manufacture lainière en Provence, Brun de Vian Tiran 1808-2008. Saint-Rémy-de-Provence : Equinoxe, juin 2008.

    Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Direction de la Culture, Service Inventaire et Patrimoine, Marseille
  • PALAZZINI, Fanny. La famille Brun : huit générations d'histoire l'isloise. Dans : La Provence, 26 mars 2019.

  • BOST, Bénédicte. La haute technologie arrive dans la Manufacture bicentenaire Brun de Vian-Tiran. Dans Le Dauphiné libéré, 24 mars 2024.

Documents figurés

  • [Plan de situation de l'usine des jardins du Sr Jassot, carderie de laine.] / Dessin à l'encre, 1884. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 152.

  • [Demande de Emile Brun en vue d'installer un barrage sur la Sorgue des Jardins ; localisation des roues de Brun-Champein et E. Brun.] / Tiarge de plan, 1890. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1600.

  • Aliénation d'une parcelle de terrain au profit d'Emile Brun, non daté]. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 6 o 2/1.

  • Projet d'une roue hydraulique pour élévation des eaux pour Emile Brun, fabricant de tapis, plan établi par les constructions mécaniques Serre et Pelisson, Isle sur Sorgue. / Papier calque, 1902-1904. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 6 O 1/1.

  • Projet d'une roue hydraulique pour élévation des eaux pour E. Brun, fabricant de tapis, plan établi par les constructions mécaniques Serre et Pelisson, Isle sur Sorgue. / Dessin à l'encre, 1902-1904. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 6 o 1/1.

  • Projet d'une roue hydraulique élévat0ire, élévation et coupe suivant AB et vue en plan, établi par constructions métalliques J. Sadrin fils, Isle sur Sorgue. / Tirage de plan, vers 1902-1904. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 6 0 1/1.

  • Projet d'une roue hydraulique élévat0ire, élévation et coupe suivant CD et barrage, établi par constructions métalliques J. Sabrin fils, Isle sur Sorgue. / Tirage de plan, vers 1904. Archives communales, L'Isle-sur-la-Sorgue : 6 O 1/1.

  • Le pont des cinq eaux et avenue de Ville-Vieille, à gauche vue partielle de l'usine. / Carte postale, non datée, collection particulière. Dans : "L'Isle-sur-la-Sorgue, le temps retrouvé." / Sylvestre Clap, Equinoxe, 1993.

  • Demande en révision Seymard, plan de situation de l'usine Brun Emile. / Dessin à l'encre, 1907. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • L'usine Brun-Vian-Tiran. / Photographie, non datée, collection particulière. Dans : "L'Isle-sur-la-Sorgue, le temps retrouvé." / Sylvestre Clap, Equinoxe, 1993.

  • Plan cadastral lieu-dit "Ville Vieille", immeubles et propriétés des établissements Brun-de-Vian-Tiran. Dessin à l'encre, 1937. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 2 O 54 21.

  • [Vue semi-aérienne vers l'est ; en face le bâtiment de la Filaventure anciennement Vallabrègues.] / Photographie, années 1949-1969. Collection Henrard. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 13 Fi 21457.

  • [Vue semi-aérienne vers le sud du transformateur et du bâtiment de la roue.] / Photographie, années 1949-1969. Collection Henrard. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 13 Fi 21456.

  • [Vue aérienne du site.] / Photographie, vers 1960. Collection particulière Brun de Vian Tiran.

  • [Vue aérienne du site.] / Photographie, Institut Géographique National (IGN), 1964.

  • [Vue aérienne des usines Brun de Vian-Tiran, de Valabrègues aujourd'hui la Filaventure et du Moulin vert aujourd'hui Village des Antiquaires de la gare.] / Photographie, Institut Géographique National (IGN), 1969.

  • [Vue aérienne de l'entreprise : le hangar à matières premières et la nouvelle chaufferie sont construits.] / Photographie, Institut Géographique National (IGN), 1978.

  • Laineuse à chardons végétaux pour gratter les plus belles couvertures de laine, mohair, poil de chameau, cachemire. Les chardons sont cultivés en Provence. / Photographie, Nanni, 1989. Collection particulière. Dans : "Le Vaucluse industriel, soie, garance, moulins et fabriques, le temps retrouvé." / Jean-Pierre Locci, Equinoxe, 1993.

  • Salle de tissage aux établissements Brun de Vain-Tiran. / Photographie, 1991. Collection particulière. Association pour la Sauvegarde et la Promotion du patrimoine industriel de Vaucluse.

  • [Vue partielle de l'entreprise depuis une grue.] / Photographie non identifiée, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue.

  • [Vue partielle de l'entreprise avec la maison patronale à droite, depuis une grue.] / Photographie, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue.

  • [Vue partielle de l'entreprise au bord de la Sorgue, depuis une grue.] / Photographie, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue.

  • [Vue partielle de l'entreprise depuis une grue ; au premier plan l'usine Vallabrègues devenue la Filaventure.] / Photographie, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue.

  • [Vue Partielle de l'entreprise, depuis une grue.] / Photographie, 2018. Direction du patrimoine, L'Isle-sur-la-Sorgue.

Annexes

  • L’Isle sur Sorgue d’hier à aujourd’hui, 1969. (Archives départementales de Vaucluse, BR VII 129)
  • Extrait du Vaucluse industriel, soie, garance, moulins et fabriques... J.-P. Locci, 1993.
  • Extrait de l'Isle sur la Sorgue, le temps retrouvé, Sylvestre Clap, Equinoxe, 1993.
  • L'usine Brun de Vian-Tiran, Claude Léone, dans cahier de l'ASPPIV 44, 2006
  • Article issu de "Dynamiques", la magazine digital de la CCI de Vaucluse, 2017.
  • Conférence de Pierre Brun, salle des Plâtrières, l'Isle-sur-la-Sorgue, 25 février 2020.
  • En 2023, la Filaventure Brun de Vian Tiran lauréate du prix de la plus belle entreprise familiale du monde
  • Visite commentée de l'usine Brun de Vian-Tiran en compagnie de Pierre Brun le 1er juin 2023
  • Entretien avec Pierre Brun, 1er juin 2023.
  • Une manufacture intégrée, extrait du site la manufacture Brun de Vian Tiran.
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2023
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
Van Bost Nathalie
Van Bost Nathalie

Chercheur pour le patrimoine industriel à l'Inventaire Nord-Pas-Calais de 1991 à 2018 (DRAC puis Région Nord-Pas-Calais dès 2007 et Hauts-de-France suite à la réforme des collectivités en 2016). Puis chercheur à l'Inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur à partir de 2018.

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