Dossier d’œuvre architecture IA84001190 | Réalisé par
Van Bost Nathalie (Rédacteur)
Van Bost Nathalie

Chercheur pour le patrimoine industriel à l'Inventaire Nord-Pas-Calais de 1991 à 2018 (DRAC puis Région Nord-Pas-Calais dès 2007 et Hauts-de-France suite à la réforme des collectivités en 2016). Puis chercheur à l'Inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur à partir de 2018.

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  • inventaire topographique
Moulins à farine puis minoterie dits de Coucourde, puis atelier de couture puis magasin de stockage
Œuvre monographiée
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Isle-sur-la-Sorgue (L')
  • Commune L'Isle-sur-la-Sorgue
  • Lieu-dit Coucourde
  • Adresse Chemin de l'Ecole d'Agriculture
  • Cadastre 2023 CM 8
  • Dénominations
    moulin, minoterie, atelier de fabrication
  • Précision dénomination
    moulin à farine, atelier de couture

Julien Guigue signale le moulin de la Coucourde dans ses Notes sur L'Isle. Les deux moulins de Coucourde se trouvent de part et d'autre de la Sorgue au quartier Saint-Véran, en amont de l'usine Croset et en aval à 650 mètres de l'usine Brun de Vian-Tiran. Sur la rive droite se trouve la minoterie de Coucourde proprement dite et en face, sur la rive gauche, " le Petit Moulin ". (Annexe 1)

D'après les recherches de l'ASPPIV, en 1858, sur la rive gauche, Charles Liotard est autorisé à établir des meules à aiguiser ou à gruer le grain. En 1863, il construit un barrage dans le lit du cours d'eau pour augmenter sa force motrice. Le moulin, ses dépendances, la roue et le barrage sont vendus aux enchères au Tribunal d'Avignon, le 15 janvier 1866, et sont adjugés à Pierre-Marie Liotard. Ce dernier revend le tout à Louis-François Latard, beau-père de Seymard en 1869. Après Seymard se succèdent tour à tour : Céleste Fenouil, Jean Goubert, Croset.

Rive droite, le 7 avril 1857, Jean Louis Avon a le droit d'installer une roue hydraulique. Au décès d'Avon, le moulin à farine est vendu avec tous ses biens par le Tribunal d'Avignon, le 19 juin 1865, à Jacques André Seymard, gendre de Latard. C'est en 1868, que M. Seymard change sa roue hydraulique par une turbine pour mettre en mouvement la minoterie. Cet établissement est fort ancien. Il est réglementé par un arrêté préfectoral de 1857. Les propriétaires successifs du moulin, après Seymard, sont les mêmes que ceux du moulin situé sur la rive gauche.

En 1873 les usines Seymard sont alimentées par deux barrages et séparées par une île. Puis, Seymard devint propriétaire des deux minoteries. Une passerelle est édifiée pour relier les deux établissements, équipée de rails sur lesquels peuvent circuler les chariots remplis de grains ou de farine.

En 1890, c'est toujours Seymard qui exploite le moulin de la Coucourde, anciennement Avon, qui a été réglementé en 1857 et 1860 sur la rive droite de la Sorgue. Il possède également le moulin rive gauche, anciennement Liotard récolé en 1870 et 1871 lors du rachat d'une chute amont appartenant à Rousset. Il est aussi propriétaire du moulin dit de Saint-Véran situé en aval. Ces usines dites de la Coucourde et de Saint-Véran ont été autorisées à fonctionner en 1905 sous les noms Avon et Liotard. La roue Rousset située à 200 mètres en amont de Saint-Véran est supprimée en 1907.

Le 22 septembre 1922, Croset achète les deux minoteries. Il installe dans le moulin de Coucourde un atelier de couture. Par la suite, comme la chute d'eau est insuffisante, le propriétaire Goubert cesse d'utiliser la force motrice de l'eau du moulin.

Une roue hydraulique, deux roues d'engrenage et une turbine sont en place en 2006 (inventaire de J. P. Locci, ASPPIV) au niveau du moulin rive gauche.

Aujourd'hui, le moulin rive gauche (accès par le chemin de Reydet) possède toujours sa grande roue sans aubes, qui fut l'une des plus grosses de l'Isle-sur-la-Sorgue, mais en mauvais état et désaffectée. L'établissement a été transformé en dépendances et appartient à Pierre Brun. Il reste une poulie en hauteur qui n'est pas une vraie poulie entraînée : elle entraîne un câble télédynamique (comme une corde) qui reliait les deux bras de Sorgues par-dessus l'îlot et rentrait dans le moulin d'en face où il reste une turbine.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1857, daté par source
    • 1858, daté par source

Le moulin rive gauche, flanqué par une roue hydraulique à aubes (aujourd'hui vestige), est un bâtiment présentant des niveaux de deux et de trois étages sur rez-de-chaussée. Il est percé de plusieurs ouvertures et il est couvert de toit à longs pans en tuiles mécaniques. Les murs sont enduits. Le moulin rive droite, dont la forme plus soignée se rapproche d'une minoterie, fait face au précédent auquel il est relié par un passerelle métallique. Elevé sur trois et quatre niveaux, il est couvert de toits à longs pans, le bâtiment le plus élevé est couvert d'une croupe. Les ouvertures présentent une élévation à travées et des modénatures en reliefs des encadrements. Le logement patronal à travées s'élève sur deux niveaux sur rez-de-chaussée.

  • Toits
    tuile mécanique, tuile creuse
  • Étages
    rez-de-chaussée, 4 étages carrés
  • Couvrements
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • croupe
  • Énergies
    • énergie hydraulique
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Bibliographie

  • GUIGUE, Julien. Notes sur L'Isle. Avignon : imprimerie Rullière, 1939, 198 p.

  • Etude sur le patrimoine industriel du Vaucluse. Association pour la Sauvegarde et la Promotion du Patrimoine Industriel en Vaucluse. Direction régionale des Affaires culturelles, Conservation régionale des monuments historiques, Aix-en-Provence, 2004.

  • RAMBLA, Sandrine. Le patrimoine hydraulique industriel des Sorgues. Dans : Sauvegarde et Promotion du Patrimoine industriel en Vaucluse, cahier 68, 2021, p. 43-45.

Documents figurés

  • Plan cadastral parcellaire de la commune de L'Isle-sur-la-Sorgue. / Dessin à l'encre sur papier par Guillon, géomètre en chef du cadastre, 1827-1828. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 3 P 2-054/1 à 3 P 2-054/30.

    Quartier Saint-Véran, 3 P2 054/3.
  • Plan de l'installation de la roue du sieur Avon à la Coucourde. / Dessin à l'encre, 1854. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1603.

  • Plan du domaine dit Coucourde, appartenant à Avon Jean-Louis avec sa roue d'arrosage qu'il désirerait employer à mettre en mouvement un moulin à farine. / Dessin à l'encre, 1855. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1603.

  • Plan général entre le pont des cinq eaux et l'usine Avon, joint à la demande d'établir une roue par Liotard. / Dessin à l'encre, 1858. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • Plan général du lieu-dit la Coucourde. / Dessin à l'encre, 1863. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • Plan général du lieu-dit la Coucourde. / Dessin à l'encre, 1869. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • Plan joint à la demande du Sr Croset, localisant les usines du Sr Seymard (Coucourde). / Dessin à l'encre, 1873. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • Plan joint à la demande de V.T. Croset et fils usiniers à l'Isle, tendant à être autorisés à prolonger à l'aval, le canal de dérivation de leur usine. / Dessin à l'encre, 1892. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

  • Usines Seymard, demande en révision de règlement, plan de situation. / Dessin à l'encre, 1907. Archives départementales de Vaucluse, Avignon : 7 S 1604.

Annexes

  • Extrait de "Notes sur L'Isle", Jean Guigue, 103.
Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2023
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Direction du Patrimoine, Commune de L’Isle-sur-la-Sorgue
Van Bost Nathalie
Van Bost Nathalie

Chercheur pour le patrimoine industriel à l'Inventaire Nord-Pas-Calais de 1991 à 2018 (DRAC puis Région Nord-Pas-Calais dès 2007 et Hauts-de-France suite à la réforme des collectivités en 2016). Puis chercheur à l'Inventaire Provence-Alpes-Côte d'Azur à partir de 2018.

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