Dossier d’œuvre architecture IA84000558 | Réalisé par
Giraud Marie-Odile
Giraud Marie-Odile

Chargée d'études documentaires DRAC/CRMH. 1er quart 21e siècle.

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  • inventaire topographique
hôtel
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Cavaillon - Cavaillon
  • Commune Cavaillon
  • Adresse 64 cours Bournissac
  • Cadastre 1832 F 95  ; 1982 CK 1094
  • Dénominations
    hôtel

DESCRIPTION

Situation

Construit sur la parcelle 1094 de l’îlot 44, l'hôtel présente une façade antérieure nord sur une cour, ouvrant par un portail sur le cours Bournissac. Mitoyen à l’est et à l’ouest, il développe une large façade postérieure sud sur jardin.

Composition d'ensemble

L'hôtel est constitué par en équerre autour de la cour deux corps de bâtiments A et B disposés Le jardin, de vastes dimensions et aujourd'hui laissé à l’abandon, comportait une pergola dont subsistent encore sept piliers maçonnés, dominée par un grand platane central. De part et d’autre de l’escalier droit conduisant au rez-de-chaussée, et bordé par deux rampes en fer forgé, deux banquettes chacune plantée d’un palmier.

Façade nord, vue d'ensemble.Façade nord, vue d'ensemble.

Matériaux

- Maçonneries enduites.

- Reliefs des élévations extérieures en pierre de taille.

- Escalier en plâtre et bois.

- Sols : carrelages polychromes.

Structure

L'hôtel comporte deux étages carrés au-dessus d’un rez-de-chaussée et d'un étage de soubassement occupé par les caves, de plain-pied avec le jardin. A est double en largeur et en profondeur ; B simple en lar­geur et triple en profondeur. Entrée par une porte bâtarde dans un vaste vestibule Aa, dont la partie orientale comprend l’escalier qui dessert tous les niveaux y compris celui des caves.

Escalier suspendu à trois volées droites tournant à gauche autour d’un jour, de 9, 4 et 9 marches pour atteindre les étages. Pour des­cendre à la cave, les trois volées se retrouvent, de 9, 4 et 3 marches, tournant alors à droite. Cage d’escalier abondamment éclairée par de larges fenêtres donnant sur la cour à chaque niveau.

Dans l’axe de l’entrée, une porte introduit en Ab ouvrant par une porte-fenêtre sur le jardin, dans lequel une volée droite de 7 marches permet de descendre. Ab communique par ailleurs avec Ac, non visité.

Accès au corps de bâtiment B (non visité) depuis le vestibule Aa à l’ouest, un degré de 3 marches y donne sur un petit dégagement Ba ouvrant par deux portes nord et sud sur les pièces de B.

Au premier étage, un vaste vestibule Ba juxtaposé au volume de Aa et occupant la partie centrale de B distribue également des pièces nord et sud.

Élévations

- Élévations antérieures nord

Le portail ouvrant sur la cour se compose de deux piliers en pierre couronnés de chapiteaux doriques et ornés sur leur face anté­rieure d'une table saillante rectangulaire. Légèrement biais, ce por­tail rattrape en partie le défaut de perspective sur l'entrée de A, corps de bâtiment dont l'implantation n'est pas exactement parallèle au cours Bournissac. De part et d'autre, un soubassement maçonné et des grilles ferment la cour.

A présente une façade à trois niveaux délimités par des bandeaux (le premier mouluré, le second plat) que couronne un auvent, et à deux travées de baies rectangulaires aux cadres lisses. Précédée d'un degré de deux marches, la porte bâtarde à chambranle mouluré s'inscrit dans une travée de pilastres doriques supportant un entablement que coupe une marquise récente.

B présente sur la cour un mur aveugle. Sur le cours, une façade régulièrement ordonnancée à trois niveaux séparés par des bandeaux au-dessus desquels règne une corniche moulurée ; deux travées de fenêtres en arc segmentaire sur les deux premiers niveaux, et de baies rectangulaires sur le dernier.

- Élévation postérieure sud

Façade à quatre travées et quatre niveaux couronnée par une corni­che moulurée. Sur l'enduit tyrolienne, sous lequel transparaît le collage de A et B, se détachent les bandeaux de pierre séparant les niveaux et les cadres également appareillés des baies en arc segmen­taire. Au dernier niveau, fenêtres munies d'appuis en fer forgé.

Couverture

Tuiles creuses.

Distribution intérieure

Au rez-de-chaussée, Aa, Ab et Ba ont un sol identique : très beau carrelage industriel sur le fond blanc duquel se détache en rouge-orangé et noir un motif avec losanges et bouchons ornés de petites fleurs ; sur le pourtour frise d'étoiles entre deux bandes de motifs géométriques.

Décor peint sur les murs de la cage d'escalier : lambris bas et faux appareil à joints blancs sur fond jaune. L'escalier a un limon à la française sur lequel s'appuie une rampe en fer forgé à barreaux droits, avec main-courante en bois ; rampe qui au milieu du vestibule entre les deux premières volées de la cave et de l'étage, épouse la forme d'un exèdre peu profond. L'escalier a par ailleurs ses marches revêtues du même carrelage que les pièces du rez-de-chaussée, avec nez-de-marche en bois.

CONCLUSION

Cette demeure relève davantage du type de l'hôtel que de celui de la maison : ses vastes proportions, mais surtout la disposition entre cour et jardin, le traitement monumental du vestibule-cage d'escalier le distinguent des maisons bourgeoises de la seconde moitié du XIXe ou du début du XXe siècle qui ont pu être visitées à Cavaillon. Le parti original d'un même escalier desservant tous les niveaux, et constituant ainsi un grand volume ininterrompu depuis les fondations jusqu'au comble, est le seul exemple rencontré.

L'hôtel pose par ail­ leurs un problème chronologique : l'implantation de ses deux corps de bâtiments apparaît déjà très clairement sur le cadastre de 1832 et sur le plan d'ensemble de la ville daté de 1842 retrouvé aux Archives départementales. Si effectivement la façade sur jardin et la façade de B sur le cours rappellent avec leurs baies en arc segmentaire les élévations du XVIIIe siècle, au contraire la façade antérieure de A, l'escalier, appartiennent bien au XIXe. De plus le collage entre A et B qui apparaît sur l'élévation postérieure indique deux bâtiments distincts. Sans doute l'hôtel fut-il construit vers le milieu du XIXe siècle mais avec remploi des parties existantes : les deux premier niveaux de B pourraient être les plus anciens, auxquels on aurait ajouté le dernier niveau avec ses baies rectangulaires et sa corniche moulurée ; côté jardin, parti général de baies en arc segmentaire pour ne pas dépareiller les parties ancienne et nouvelle. La façade de A au fond de la cour a été traitée individuellement : la porte d'un classicisme discret, les baies de forme rectangulaire y sont franche­ment XIXe. Le jardin a été remodelé dans les années 1930.

Cette demeure relève davantage du type de l'hôtel que de la maison : vastes proportions, disposition entre cour et jardin et surtout traitement monumental de l'escalier avec sa cage-vestibule qui occupe toute une aile en largeur et en hauteur, le seul exemple rencontré à Cavaillon. Ses deux corps apparaissent déjà très clairement sur le cadastre de 1832. La façade sur jardin est plutôt datée du 18e siècle, mais l'escalier est bien du 19e siècle ; la façade sud montre un collage. Sans doute fut-il construit au 19e siècle avec remploi de parties existantes : les deux premiers niveaux de la façade sur rue pourraient être les plus anciens ; on leur aurait ajouté un niveau et le corps de bâtiment comportant l'escalier. Le jardin a été remodelé dans les années 1930.

La maison présente une façade nord sur la rue, avec deux corps de bâtiments A et B sur un plan en L ménageant une cour ouvrant sur le portail ; B développe une large façade sud postérieure sur jardin et comporte deux étages carrés au-dessus d'un rez-de-chaussée et d'un étage de soubassement occupé par les caves, de plain-pied avec le jardin. Le bâtiment sur la rue est simple en largeur et triple en profondeur, l'autre double en largeur et en profondeur. Toute la partie antérieure du premier est occupée par la cage d'escalier et le vestibule traversant, qui distribue deux pièces à l'arrière sur le jardin ; un palier ouvre au centre de la façade sur rue et donne accès aux pièces (non visitées). Les élévations antérieures nord sont à trois niveaux délimités par des bandeaux, avec deux travées pour chaque corps de bâtiment ; porte d'entrée inscrite dans une travée de pilastres doriques supportant un entablement coupé par une marquise récente. L'autre aile est aveugle sur la cour, avec deux travées sur la rue. L'élévation postérieure sur le jardin présente quatre travées sur quatre niveaux, couronnés par une corniche moulurée ; deux travées de deux fenêtres en arc segmentaire sur les deux premiers niveaux, de baies rectangulaires sur le dernier. Encadrement appareillés. Dans le vestibule, beau carrelage en carreaux de ciment, avec décor géométrique coloré.

  • Murs
    • pierre
    • enduit
    • maçonnerie
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan régulier en L
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    escalier
Date(s) d'enquête : 1987; Date(s) de rédaction : 2002
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Giraud Marie-Odile
Giraud Marie-Odile

Chargée d'études documentaires DRAC/CRMH. 1er quart 21e siècle.

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