Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.
- enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
Dossier non géolocalisé
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Dénominationséglise, chapelle
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Aires d'étudesPays de la Provence Verte
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Adresse
- Commune : Forcalqueiret
L'église de Forcalqueiret en élévation
Eglise paroissiale Saint-Martin
L’église paroissiale Saint-Martin (Référence du dossier : IA83003515) succède à deux anciennes paroisses, la première, médiévale, rattachée au site de hauteur du Castellas et la deuxième, moderne, située à proximité de son emplacement actuel et rattachée au village de plaine. Dans la seconde moitié du 19e siècle, un premier projet d’agrandissement est proposé en vue de parer à l’insuffisance et à l’insalubrité de cette dernière. Mais un terrain limitrophe, proposé par la famille de Pontevès, laisse envisager son entière reconstruction, sous la condition d’adjoindre le tombeau familial présent sur ledit terrain à la nouvelle église. Un devis est dressé le 24 décembre 1862 par l’architecte brignolais Gustave Mesure et l’acte de donation du terrain est signé le 2 novembre 1863. Les travaux sont lancés en 1866 sous la supervision de l’entrepreneur de Pignans Louis Vidal et leur réception définitive actée au début de l’année 1869. Après de premières réparations menées en 1873, la nouvelle église, victime de malfaçons, bénéficie vers 1890 d'une campagne de consolidation puis d'une autre une vingtaine d’années plus tard en 1913-1914. Dans la seconde moitié du 20e siècle, en 1973, une nouvelle campagne de consolidation est cette fois-ci opérée sur les couvertures et voûtes de l’édifice. Entre 1997 et 2000, de nombreuses rénovations confortatives sont menées, la chapelle funéraire abritant le tombeau de la famille de Pontevès est dotée de contreforts. Dernièrement, en 2013, la toiture a bénéficié d’une restauration.
Les églises de Forcalqueiret disparues ou à l’état de vestiges
Les églises médiévales
Le territoire de Forcalqueiret apparait dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille au 11e siècle. Présenté en 1025 en tant que castrum, il est mentionné comme villa en 1031 (Référence du dossier : IA83001286). Deux siècles plus tard, le Castellas prend forme sur ses hauteurs, encourageant le développement de l’habitat au sein du site fortifié. Deux édifices de culte sont alors associés au territoire, l’un présent dans l’enceinte parmi les bâtiments du château et l’autre à l’extérieur en contrebas, l’un des deux constituant vraisemblablement la paroisse primitive de Forcalqueiret.
Eglise, puis chapelle Saint-Jean-Baptiste
Le premier lieu de culte associé au territoire de Forcalqueiret est un édifice directement présent au sein du site fortifié du Castellas. Selon Elisabeth Sauze, il aurait été élevé au cours du 12e siècle, en amont de la construction du château entreprise le siècle suivant. La configuration de l’édifice, à deux nefs, questionne cependant la possibilité d’une construction en deux temps. Face à ce constat, Grimaud suggère en 1975 l’existence de deux églises contiguës : une église (à l’ouest ici) réservée au seigneur et ses proches accédant dans ce cas précis à l’édifice depuis les salles du château par un escalier à vis compris dans un vestibule latéral, et une autre (à l’est ici) à destination des domestiques et habitants. De son côté, en 2009, Yann Codou propose le schéma de deux églises accolées ou d’une église à deux nefs due à une répartition des fidèles, une nef destinée aux religieux et une autre aux paroissiens. En ce sens, en considérant l’antériorité de l’église par rapport au château, une seconde église ou nef pourrait avoir été ajoutée après la construction de ce dernier, à moins que la répartition des fidèles n'ait été définie à l’origine. Concernant le statut de l’édifice, l’Association de Sauvegarde, d’Etude et de Recherche du Centre-Var (ASER), qui lui associe la dédicace de Saint-Jean-Baptiste, avance sa qualité de paroisse au Moyen Âge, avant le déplacement de l’habitat dans la plaine et la construction inhérente d’une nouvelle église paroissiale à l’époque moderne. En suivant cette titulature, l’édifice, selon les comptes trésoraires, accueille temporairement la dépouille d’un soldat en 1665-1666. De par sa position, il est ensuite vraisemblablement abandonné au cours de la première moitié du 18e siècle en même temps que le site d’habitat du Castellas progressivement délaissé au profit du village actuel et de son église récemment construite. Dans le troisième quart du siècle, l’édifice ne figure déjà plus sur la carte de Cassini, faisant partie des ruines du Castellas de Forcalqueiret.
Aujourd’hui, les vestiges du lieu de culte, au sud-est du site en contrebas permettent de reconstituer deux nefs accolées couvertes de berceaux plein-cintre et terminées par des absides en cul-de-four dont l’une, encore visible, présente un appareil régulier en tuf.
Vue des vestiges des élévations latérales et de l’abside de la chapelle Saint-Martin depuis l’ouest.
Vue des vestiges de l’élévation sud de la chapelle Saint-Martin depuis le nord-ouest.
Eglise, puis chapelle Saint-Martin
Le second lieu de culte associé au territoire de Forcalqueiret est un édifice situé non plus dans l’enceinte fortifiée mais à proximité, à l’extérieur des remparts, en arrière de l’esplanade nord en contrebas à l’est. A l’occasion des fouilles entreprises à son emplacement au début des années 1980, l’historien Eric G. Carlson explique cette situation hors de l’enceinte par l’existence antérieure, possiblement entre la fin du haut Moyen Âge et le début du Moyen Âge central, du site religieux par rapport au château mais aussi lieu de culte castral. A moins que la présence d’un cimetière mitoyen, précédemment révélé lors du creusement du bassin de retenue de la commune, ait conditionné l’emplacement de l’édifice construit après le lieu de culte castral, afin d’éloigner les inhumations de l’intérieur des remparts. Le professeur privilégie dans tous les cas le statut de paroisse par rapport à la chapelle castrale. Dans cette perspective, la chapelle Saint-Martin aurait ainsi constitué la paroisse primitive du territoire avant le développement du site de hauteur fortifié du Castellas. Possiblement délaissée par la suite au profit de l’église castrale, elle aurait cependant laissé sa titulature aux futures églises paroissiales du village de plaine. De son côté, l’ASER définit plutôt l’édifice comme une chapelle rurale autour de laquelle s’articule le cimetière médiéval de Forcalqueiret. A l’époque moderne, tout comme l’église castrale, la chapelle est de toute manière abandonnée avec la désertion du site de hauteur et l’édification de la nouvelle église paroissiale au sein du village de plaine. Elle ne figure déjà plus non plus sur la carte Cassini.
En contrebas à l’est du site castral, la chapelle, en partie ruinée au milieu de la végétation, présente encore son architecture. Orienté, l’édifice révèle un plan allongé, à nef unique terminée par une abside semi-circulaire, monté en petit appareil irrégulier de moellons équarris. Il est accessible à l’ouest par une porte principale précédée d’une surface pavée et au sud par une porte murée complétée par le départ de deux baies. Une autre est visible dans l’élévation est. La nef révélait vraisemblablement une voûte en plein cintre.
Les autres lieux de culte de l’époque moderne à nos jours
A l’époque moderne, quelques occurrences à des lieux de culte secondaires viennent compléter le paysage religieux de Forcalqueiret. Le site est alors descendu depuis la première moitié du 18e siècle à son emplacement actuel autour d’une nouvelle église paroissiale. Déjà en 1672, une délibération du conseil communautaire révélait le projet d’édification d’une nouvelle chapelle vouée à assurer le service religieux aux bergers forcalqueirois durant l’hiver. En parallèle, plus tardivement, l’existence de chapellenies locales à Sainte-Madeleine et au Saint-Sacrement peut suggérer la présence de lieux associés édifiés aux abords du nouveau centre paroissial.
Néanmoins, au 19e siècle, une fiche de renseignements de la paroisse rédigée vers 1831 ne fait état d’aucune chapelle publique ou rurale présente sur le territoire aux côtés de l’église paroissiale. Vers 1863, une nouvelle fiche confirme qu’il n’y a sur la paroisse ni chapelle ni monastère. Elle précise que même avant la Révolution n’existaient que les deux chapelles Saint-Martin et Saint-Jean-Baptiste, alors en ruine, correspondant vraisemblablement aux deux édifices médiévaux précités. Aujourd’hui, outre leurs vestiges encore présents, la mémoire du paysage religieux de Forcalqueiret se retrouve dans la toponymie du village, à travers les lieux-dits de Saint-Martin, du cros de Saint-Jean ou encore de la Miséricorde.
Sur trois édifices religieux repérés, un seul - l'église paroissiale Saint-Martin- est toujours existant, les deux autres étant disparus ou à l'état de vestiges.
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Toits
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Décompte des œuvres
- étudiées 1
- repérées 3
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) IGN
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
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- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
Documents d'archives
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Forcalqueiret. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. 1576-1790. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 MI 176 R1.
Mention des délibérations du Conseil de la communauté de Forcalqueiret : BB 5 : f° 81, 1672. Mention des comptes trésoraires de la communauté de Forcalqueiret : CC 59 : 1665-1666. -
Estimation des terres et biens nationaux […] a forcalqueiret. 21 avril 1793. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 327.
Mention des chapellenies de Sainte-Madeleine et du Saint-Sacrement. -
Renseignements sur la paroisse [de Forcalqueiret]. Vers 1831. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F 009. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20442#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.
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Renseignements sur la paroisse [de Forcalqueiret]. Vers 1863. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F 009. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20436#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.
Bibliographie
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ACOVITSIOTI-HAMEAU, Ada, LESCH, Robert, VIGARIE, Henri. Le castellas de Forcalqueiret. Dans : Cahier de l’ASER, 1993, supplément n° 3, p. 4-11.
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ARNAUD, Claude, BORREANI, Marc, DE JERPHANION, Guillaume, ROBLES, Aurélie. L’habitat en Provence Verte Verdon du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Brignoles : Pays d’art et d’histoire Provence Verte Verdon, 2024.
p. 224-233. -
CARLSON, Eric G. Fouilles à Forcalqueiret, seconde campagne. New York : Université d’Etat, 1981.
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CODOU, Yann. Les églises médiévales du Var. Forcalquier : Les Alpes de Lumières, 2009.
p. 43. -
GRIMAUD, Pierre. Le Château-Fort de Forcalqueiret (Var). Dans : Annales de la Société des Sciences Naturelles et d’Archéologie de Toulon et du Var, 1975, n° 27, p. 52-56.
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ROUZIES, Roland. La chapelle Saint-Martin (sous le Castellas de Forcalqueiret). Dans : Cahier de l’ASER, 1999, n° 11, p. 31-32.
Documents figurés
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Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.
Feuille 154 - Lorgues. -
Plan cadastral de la commune de Forcalqueiret. 1830-1831. / Dessin à l'encre sur papier par le géomètre Toucas, 1830-1831. Archives départementales du Var, Draguignan : 3 PP 59 01 à 3 PP 59 07.
Tableau d'assemblage, n° de plan 01 ; Section D1, n° de plan 06, parcelle 109 et Section A2, n° de plan 03, parcelle 87.
Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.
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