Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.
- enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Bibliothèque nationale de France
Dossier non géolocalisé
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Dénominationséglise, chapelle
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Aires d'étudesPays de la Provence Verte
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Adresse
- Commune : Sainte-Anastasie-sur-Issole
L'église de Sainte-Anastasie-sur-Issole en élévation
Eglise paroissiale Sainte-Anastasie
Une première église dédiée à Sainte-Anastasie (Référence du dossier : IA83003510), probablement élevée au début du Moyen Âge central, existe sur le territoire jusqu’à l’époque moderne au gré de la situation fragile de la communauté. Proche de la ruine, elle est vraisemblablement fortement remaniée entre les 17e et 18e siècles, et fait l’objet de réfections régulières dans la seconde moitié du 18e siècle. Dans la première moitié du 19e siècle, en 1824, le clocher est considérablement exhaussé pour accueillir l’horloge communale par Joseph Duceval, maçon de Besse, d’après le devis de Lazare Olivary de La Roquebrussanne. Certainement objet de malfaçons, le nouvel ouvrage, rapidement proche de la ruine, finit faute de travaux par s’effondrer en partie sur l’angle de l’église, réparé selon un devis de Giovanni en 1838. Le clocher, démoli, est reconstruit dans les années 1840 selon un devis du même artisan, tandis que l’ensemble de la toiture de l’église fait vraisemblablement l’objet d’une importante campagne de réfection vers 1859 selon le devis de L. Just, ingénieur de Brignoles. En 1867-1868, une nef latérale nord est construite selon le devis de Gustave Mesure, architecte de Brignoles, pour répondre à l’augmentation démographique du village et apporter plus de luminosité à l’église érigée contre une place. L’agrandissement favorise plusieurs aménagements à l’intérieur de l’édifice à la fin du siècle. Au 20e siècle, en 1935, l’angle sud-est de l’église est coupé pour faciliter le passage des véhicules devant l’édifice au vu du développement de la gare ferroviaire. Vers 1957, le clocher est de nouveau remanié, doté d’une terrasse. L’édifice est encore restauré en 1958, 1970 et 1997 pour des problèmes d’humidité. Vers 2010, la terrasse du clocher est finalement supprimée. En 2021, la commune entreprend le drainage et la protection de la façade nord, la réfection des parements extérieurs puis intérieurs, l’assainissement de la voûte ou encore la réouverture d’une porte au sud.
Les églises de Sainte-Anastasie-sur-Issole disparues ou à l’état de vestiges
Les églises médiévales
Eglise Saint-Laurent
Au Moyen Âge, avant même l’église Sainte-Anastasie, plusieurs lieux de culte associés au territoire local apparaissent dans les textes et notamment dans le cartulaire de l’abbaye Saint-Victor de Marseille au 11e siècle, où sont nommées les églises Saint-Etienne, Saint-Lambert et Saint-Laurent. Si les deux premières ont depuis été rattachées au territoire de Besse-sur-Issole, l’implantation ainsi que le statut exacts de l’église Saint-Laurent demeurent en questionnement : seulement située dans la vallée de Garéoult, elle est vraisemblablement disparue, déjà absente de la carte de Cassini à la fin du 18e siècle.
La chapelle moderne
Chapelle Notre-Dame
A l’époque moderne, une chapelle Notre-Dame est mentionnée dans les archives locales au 17e siècle, alors que le conseil de communauté de Forcalqueiret envisage en 1644 de permettre aux habitants de Sainte-Anastasie de prendre au Défens le bois nécessaire à la construction de ladite chapelle. A ce jour, hormis la toponymie du lieu-dit et de la rue éponyme, aucune archive ou vestige connu ne permet de confirmer la construction effective du lieu de culte.
La chapelle contemporaine
Chapelle Saint-Jean
Si la situation fragile de la communauté de Sainte-Anastasie ne favorise a priori pas l’édification de nouveaux lieux de culte aux côtés de l’église paroissiale à l’époque moderne, l’essor de la commune à l’époque contemporaine change la situation. Dans cette perspective, la chapelle Saint-Jean est a priori édifiée au 19e siècle. D’après une fiche de renseignements dressée en 1830, un terrain aurait en effet été cédé en 1828 à la fabrique paroissiale afin d’ériger un lieu de culte à destination des pénitents blancs de la commune ayant subsisté après la Révolution. Le même document propose en outre une description de l’édifice. Les élévations est et ouest sont de « quarante pans de hauteur sur vingt de largeur » et ses élévations nord et sud de « quarante de haut sur vingt-deux de long ». La façade principale, au sud, comporte une grande porte à deux battants surmontée d’un oculus et d’un clocheton. Deux baies éclairent l’élévation est. La toiture, à deux pans, dessert les eaux pluviales à l’est et à l’ouest. A l’intérieur, la nef est voûtée et le sol pavé de mallons de terre cuite. Le chœur, au nord, est quant à lui accessible par un emmarchement à un degré en pierre de taille. Le plan cadastral de 1831 confirme bien l’existence de la chapelle évoquée. Près de cinquante ans plus tard, une nouvelle fiche de renseignements établie en 1881 relate un débat en cours sur la destination de l’édifice, alors utilisé comme morgue malgré la volonté de certains membres de la confrérie d'en faire un asile. La même fiche précise que le lieu de culte accueillait trois messes à l’année (le jour de la fête du saint patron, de la Saint-Marc et le dernier jour des Rogations). Encore un quart de siècle après, une fiche de 1905 cite la chapelle Saint-Jean parmi les biens de la fabrique, Malausse affirmant néanmoins sa désaffectation dans les années 1870. Au début de la seconde moitié du siècle, le même auteur dépeint un édifice laissé à la ruine dont il subsiste quelques murs, au coin de la rue menant aux aires. Appartenant à la commune, l’édifice est vendu à un particulier puis finalement absorbé pour laisser place à une habitation après les années 1950-1960. Sa mémoire perdure néanmoins dans la toponymie à travers la rue ou encore le lieu-dit de la Chapelle.
Le rayonnement des lieux de culte locaux
Chapelle Saint-Quinis
Si la chapelle Saint-Quinis ne relève pas du territoire communal, située sur la localité voisine de Camps-la-Source, l’édifice, lieu de procession reconnu des habitants, revêt longtemps une importante particulière pour la commune. En 1963, le conseil municipal délibère notamment de participer financièrement à la restauration de la chapelle processionnelle.
Sur quatre édifices religieux repérés, un seul - l'église paroissiale Sainte-Anastasie - est toujours existant, les trois autres étant disparus ou à l'état de vestiges.
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Toits
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Décompte des œuvres
- étudiées 1
- repérées 4
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
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- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
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- (c) Bibliothèque nationale de France
Documents d'archives
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Bulle d'Eugène III concernant les biens de la collégiale de Pignans. 1152. Archives départementales du Var, Draguignan : 6 G 2.
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Forcalqueiret. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. 1576-1790. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 MI 176 R1.
Mention des délibérations du Conseil de la communauté de Forcalqueiret : BB 4 : f° 606, 1644. -
[Fiche sur la chapelle Saint-Jean.] Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse 1 F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/7572>. Date de consultation : 2025.
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Renseignements sur la chapelle Saint-Jean-l'Evangéliste. 12 juillet 1830. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F 030. Disponible en ligne : < https://fraec83-num.fr/s/public/item/19964#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.
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Renseignements sur la chapelle Saint-Jean-l'Evangéliste. 5 décembre 1881. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F 030. Disponible en ligne : < https://fraec83-num.fr/s/public/item/19954#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.
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Renseignements sur les biens de la fabrique [de Sainte-Anastasie]. 11 février 1905. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F 030. Disponible en ligne : < https://fraec83-num.fr/s/public/item/19950#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.
Bibliographie
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COULON, Rudy. DURAND-LASSERVE, Cynthia. Etude du patrimoine bâti de la commune de Sainte-Anastasie-sur-Issole. Paris- La Villette : Ecole d’architecture de Paris - La Villette, 2005.
Mention de la délibération du conseil municipal de la commune de Sainte-Anastasie-sur-Issole en date du 14 septembre 1963. -
GUERARD, Benjamin, DELISLE Léopold, De WAILLY Natalis. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Collection des cartulaires de France, t. VIII, éditeur B. Guérard, Paris : Typographie de Ch. Lahure, 1857, 2 volumes, CLVI-651-945 p.
CSV 383-385, 1070.
Documents figurés
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Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.
Feuille 154 - Lorgues. -
Plan cadastral de la commune de Sainte-Anastasie. 1831. / Dessin à l'encre sur papier par le géomètre Vidal, 1831. Archives départementales du Var, Draguignan : 3 PP 111 01 à 3 PP 111 08.
Section D2, n° de plan 08, parcelle 382. -
Plan cadastral de la commune de Sainte-Anastasie. 1932. / Dessin à l'encre sur papier, 1932. Archives départementales du Var, Draguignan : 2144 W 1633.
Section D2, n° de plan 11, parcelle 307.
Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.
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