Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.
- enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Provence Verte Verdon
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Pays de la Provence Verte - La Roquebrussanne
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Commune
La Roquebrussanne
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Lieu-dit
les Baumes
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Cadastre
1830
A1
211
;
2022
A1
40
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Dénominationschapelle
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VocablesSaint-André
Le site de la Tour des Orris, où se situe la chapelle, pourrait correspondre par sa localisation au premier castrum de Rocha qui apparait dans les textes en 1180 où une église de Rupis est mentionnée en 1143. En ce sens, la chapelle Saint-André, qui apparait dans les textes dans la seconde moitié du 14e siècle, pourrait avoir remplacé l’église primitive à son emplacement. Le site, alors qualifié de « Vela la Vieilla », est déjà connu comme un ancien habitat. En ce sens, la chapelle aurait réemployé une partie des pierres de la première église, des moellons taillés en petit appareil visibles sur les élévations de blocs bruts. De la même manière, l’édifice aurait été partiellement voire en grande partie reconstruit au 16e siècle. De son côté, la tradition, que rapporte Malausse, veut que la chapelle ait été construite - plus probablement reconstruite - sous l’impulsion d’un marin qui aurait fait édifier le lieu de culte en remerciement d’un vœu fait pendant un naufrage. Prénommé André, il aurait ainsi laissé son nom à l’édifice. Dans le dernier quart du 18e siècle, la chapelle figure bien sur la carte de Cassini. A la Révolution, l’édifice fait encore partie des lieux de culte estimés comme biens nationaux en 1798. Il y est alors défini comme chapelle rurale, située au « quartier des Baumes », composée d’un « batiment et regale par devant ». Par la suite probablement laissée à l’abandon du fait de sa situation en écart et en hauteur, la chapelle ne figure déjà plus parmi les chapelles rurales dans une notice rédigée en 1838 faisant état des lieux de culte de la paroisse. En 1867, Millou constate bien la ruine de l’édifice, qui « ne réclame guère que sa toiture et ses fermetures », faute de réparations d’entretien. Aujourd’hui, la chapelle est toujours présente sur le site.
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Période(s)
- Principale : Milieu du Moyen Age , daté par source , (incertitude), , (détruit)
- Principale : Fin du Moyen Age , daté par travaux historiques
- Secondaire : 16e siècle , daté par travaux historiques
La chapelle Saint-André est située au nord du territoire. Elle est implantée sur le versant sud-est du contrefort de la Loube qui ceint le nord de la vallée des Baumes. L’édifice est élevé contre une barre rocheuse dominée par les vestiges de la Tour des Orris. Orienté, il présente un plan allongé terminé par un chevet semi-circulaire. L’ensemble, doté de contreforts, est monté en moellons, certains de petit appareil en remploi. Sa couverture, à longs pans, est manquante malgré la présence de quelques fragments de tuiles au sommet comme au sol. La façade principale ouest, aujourd’hui également disparue, était probablement couronnée par un clocheton. L’église est percée sur son chevet d’une petite baie oblongue.
A l’intérieur, les élévations présentent des traces d'enduit et de peinture. La nef est voûtée en plein cintre. Le chœur, accessible par un emmarchement à un degré et délimité par un arc plein-cintre en pierre de taille, présente une abside en cul-de-four. Son pavement est encore présent contrairement au reste de l’édifice. Un bloc de pierre cylindrique, communément assimilé à un fragment de colonne en remploi comme bénitier, présente un trou carré sur son sommet qui pourrait correspondre à une base d’autel. Un sanctuaire contemporain a été aménagé.
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Murs
- pierre moellon enduit partiel
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Toitstuile
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Plansplan allongé
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Étages1 vaisseau
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Couvrements
- voûte en berceau plein-cintre
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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- (c) Provence Verte Verdon
- (c) Archives départementales du Var, Draguignan
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Documents d'archives
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[Rapport d’estimation du domaine national de la chapelle dite Saint-André de La Roquebrussanne]. 16 mars 1798. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 680.
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Paroisse de Roque Brussane notice sur l’Eglise et chapelles qu’elle possede. 22 septembre 1838. Archives départementales du Var, Draguignan : 4 V 4.
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[Fiche sur la chapelle Saint-André de La Roquebrussanne]. Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse, FR AEC 83 / 1F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/6642>. Date de consultation : 2025.
Mention de la tradition associée à la construction de la chapelle.
Bibliographie
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ARNAUD, Claude, BORREANI, Marc, DE JERPHANION, Guillaume, ROBLES, Aurélie. L’habitat en Provence Verte Verdon du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Brignoles : Pays d’art et d’histoire Provence Verte Verdon, 2024.
p. 106-107, première mention textuelle du castrum de Rocha en 1180 et mention de l'église de Rupis parmi les possessions de la collégiale de Pignans en 1143. -
Association La Roquebrussanne Se Raconte. La Roquebrussanne d’hier à aujourd’hui. Brignoles : Imprimerie Nesson, 2020.
p. 133, datation de la construction de la chapelle au 12e siècle. -
BUS, François Francis. Histoire de la Roquebrussanne et des Roquiers en leurs temps. Nice : Ets Ciais Imprimeurs-Créateurs, 2011.
p. 196, mention de la chapelle au 14e siècle. -
MILLOU, M. Un Pèlerinage à Notre-Dame de La Roquebrussanne. Brignoles : Imprimerie A. Vian, 1867.
p. 131, observation de l'état de l'édifice.
Documents figurés
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Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.
Feuille 154 - Lorgues. -
Plan cadastral de la commune de La Roquebrussanne. 1830. / Dessin à l'encre sur papier par le géomètre de 1ère classe Henry, 1830. Archives départementales du Var, Draguignan : 3 PP 108 01 à 3 PP 108 20.
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