Dossier d’œuvre architecture IA83003504 | Réalisé par
Cérède Agathe (Contributeur)
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
Eglise paroissiale Saint-Sauveur, puis de la Transfiguration, encore appelée actuellement Saint-Sauveur
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Provence Verte Verdon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de la Provence Verte - La Roquebrussanne
  • Commune La Roquebrussanne
  • Adresse place Gueit
  • Cadastre 1830 I 290  ; 2022 I 529
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Saint-Sauveur, de la Transfiguration
  • Appellations
    Saint-Sauveur
  • Parties constituantes non étudiées
    cimetière, presbytère

Historique détaillé

Moyen Âge : une nouvelle paroisse pour un nouveau site d’habitat

Au Moyen Âge, une première église paroissiale, dédiée à Sainte-Marie, existe sur le territoire de La Roquebrussanne, associée au castrum Roca situé dans les hauteurs. Cependant, entre la fin du 13e siècle et le début du 14e siècle, le site de hauteur est progressivement délaissé au profit de la plaine plus favorable où un nouveau site d’habitat se développe. Dans cette dynamique, les habitants demandent rapidement le déplacement de la paroisse, près de deux tiers des paroissiens ayant déjà délaissé le lieu de culte à présent éloigné du nouveau site d’habitat. Leur requête est acceptée en 1340 à l’occasion de la visite pastorale de l’archevêque, qui autorise en ce sens l’édification d’une église au sein du nouveau village. Selon l’ordonnance, le futur édifice doit répondre à plusieurs caractéristiques. Consacré au Saint-Sauveur, il doit être orienté, d’une longueur de vingt-quatre mètres pour une largeur de dix mètres avec un chœur de huit mètres sur six, et se terminer par un chevet carré. Un clocher doit être édifié en pierre de taille au-dessus du chevet. La toiture doit être soutenue par des arcatures en pierre de taille à l’intérieur appuyées par des contreforts à l’extérieur. Dans la première travée au sortir du chœur, deux autels dédiés à Saint-André et Sainte-Catherine seront installés. Le chœur, délimité par une barrière de bois, doit être éclairé par des fenêtres ouvertes à des emplacements convenables. L’autel sera de deux mètres de longueur minimum, accompagné à droite au fond du chœur d’un bassin en pierre de taille et à gauche d’un armarium de même matériau.

En dehors des multiples remaniements opérés au fil des siècles, l’église actuelle coïncide avec les principales caractéristiques énoncées, à la fois dans son emplacement, son orientation, ses dimensions (bien qu’un peu supérieures) ou encore son vocable. Il est donc possible, même si aucune archive ne le confirme à ce jour, de supposer que l’église ait bien été construite après la visite de 1340, vraisemblablement au cours de la seconde moitié du 14e siècle. Plusieurs dates convergent en ce sens. En 1345 d’abord, la nouvelle visite pastorale révèle que le chevet est terminé. En 1418, l’archevêque demande au vicaire de s’installer au nouveau village, soulignant que la nouvelle église est construite depuis plusieurs années. De même, la visite pastorale de 1421 trois ans plus tard confirme l’abandon du presbytère par le vicaire, certainement descendu au nouveau village et lieu de culte associé. Néanmoins, au vu des différents styles que présente l’édifice actuel, il est également possible d’envisager qu’une campagne de construction complémentaire ait eu lieu quelques décennies plus tard, dans la première moitié du 15e siècle. En effet, Saglietto met en avant une campagne décidée vers 1448 sur la base d’un édifice rectangulaire et à chevet plat. De son côté, Elisabeth Sauze, interrogée au sujet de l’église, propose un premier édifice érigé après la visite pastorale de 1340 mais charpenté puis voûté au début du 15e siècle. Dans tous les cas, la visite pastorale de 1486 confirme un édifice récent. En parallèle, plusieurs travaux historiques, dont Achard, constatant des similitudes formelles entre l’église roquière et la basilique de Saint-Maximin, émettent la possibilité que des artisans issus de la construction de la basilique aient participé au chantier de l’église pendant l’interruption des travaux à la basilique.

On peut penser que le statut de paroisse ait ainsi concomitamment glissé de l’église Sainte-Marie à la nouvelle église Saint-Sauveur dans les années 1430-1440, l’appellation de la paroisse primitive évoluant en outre au moins dès 1448 en Notre-Dame de Châteauvieux.

16e et 17e siècles : premiers remaniements et aménagements

Dès le début de l’époque moderne, de premières réparations sont nécessaires à la nouvelle église paroissiale. En 1535, l’édifice a en effet besoin de réparations, le conseil de communauté demandant au prieur de l’abbaye de La Celle, en charge du lieu de culte, sa participation financière. Une décennie plus tard, l’ordonnance de visite de 1547 impose plusieurs améliorations à l’édifice. Il est demandé de recouvrir le couvert afin qu’il ne pleuve plus au sein de l’église, de réparer les portes et serrures, de poser des vitres aux fenêtres et de repaver le sol. De son côté, le clocher doit être exhaussé et doté d’une cloche à la qualité du lieu pour prévenir du mauvais temps « ausquelz nous a apparu le terroir dudt lieu estre subgect ». A l’intérieur de l’édifice, plusieurs ornements sont demandés, le document précisant que « Nostre-Dame » est titulaire dudit lieu et que six nappes doivent être acquises pour les autels, suggérant ainsi déjà la présence de six autels secondaires voire de six chapelles latérales. Enfin, le retable du maître-autel doit être peint. En parallèle, l’ordonnance prévoit l’ajout d’un prêtre pour soutenir le curé, un secondaire et un diacre déjà présents attendu la qualité de la paroisse. Dans la seconde moitié du siècle, la visite pastorale de 1582 confirme cette fois-ci que l’église paroissiale est bien fondée sous le titre de Saint-Sauveur. Elle révèle en outre que la peinture du maître-autel est toujours en attente, son financement faisant débat. En 1587, trois cloches sont installées. En 1588, l’édifice, après avoir été occupé au cours des guerres de religion, fait l’objet de réparations.

Au début du 17e siècle, la visite pastorale de 1619 décrit un édifice de huit fenêtres et une rosace au-dessus de la porte. Elle donne quelques précisions sur les autels présents dans l’église, mentionnant le grand autel sous le titre « st sauveur » et des autels sous les titres de Saint-Antoine, Notre-Dame des Sept Joies, Sainte-Marie-Madeleine, Saint-Eloi et un dernier sans titulature. Les fonts baptismaux et une chaire sont également relevés. Le clocher possède toujours trois cloches. Elle mentionne également la sacristie et le cimetière joignant l’église. Quelques réparations sont demandées, telles que la fermeture de la porte du clocher, le renforcement des baies ou la pose d’une porte au cimetière. L’ordonnance est vraisemblablement suivie, la répartition des dépenses liées à l’église faisant débat entre le prieur et la communauté en 1621. Dix ans plus tard, la visite pastorale de 1632 demande que les autels situés contre les piliers du bord de l’église soient déplacés contre les murs. Outre ceux déjà mentionnées lors de la précédente visite, les autels du Rosaire et de Sainte-Croix ainsi qu’un retable à l’honneur de la Transfiguration de la Vierge au-dessus du maître-autel, sont cités. Il est également demandé de faire réparer la rosace qui est rompue, et d’agrandir la sacristie jugée « fort petite et obscure ». Il est enfin signalé que l’une des trois cloches est rompue. Le cimetière, quant à lui, a besoin de nouvelles murailles. Quelques années plus tard, la sentence n’est toujours pas appliquée, la visite pastorale de 1638 ordonnant que cette dernière soit exécutée. Plusieurs archives laissent penser que des réparations sont conséquemment effectuées à l’édifice, des pièces de procès pointant le remboursement d’une dette pour des réparations menées à l’église en 1651. Si François Francis Bus avance une reconstruction du clocher contre le chevet de l’église par des maçons de Belgentier en 1648, toujours en 1651, le conseil de communauté délibère son exhaussement et son couronnement par une couverture pyramidale. Les comptes trésoraires de 1650-1651 signalent en outre une somme allouée à Bonniffay, maître-maçon, pour prix-fait du clocher, dont les travaux s’achèvent en 1653. Deux ans plus tard, la visite pastorale de 1655, faisant suite à la visite de 1638 et ne réitérant pas son ordonnance, tend à confirmer que les réparations ont bien été effectuées au cours des quatre dernières années. La visite suivante de 1657 mentionne les mêmes autels qu’en 1632 à l’exception des autels de Sainte-Croix et Sainte-Marie-Madeleine. Elle précise que la sacristie joint le maître-autel et que de son côté, le cimetière est accessible directement depuis l’édifice par une porte. Encore les décennies suivantes, les visites de 1668 et 1673, outre les demandes d’ornements, ne font pas état de travaux urgents à mener à l’édifice. En revanche, la visite pastorale de 1681 ordonne une ouverture à la voûte pour donner du jour à l’autel jugé obscur ainsi que le repavement de l’édifice. D’après certaines archives, plusieurs réparations sont bien opérées sur le sol, la toiture, les baies ou encore la porte du clocher en 1689, en 1693 sur les vitres ou encore en 1697 sur le pavement et le toit. Néanmoins, la dernière visite pastorale du siècle, en 1698, qui mentionne l’église sous le titre de la Transfiguration, demande à ce que, conformément à la précédente sentence, un « dosme » soit ouvert pour donner du jour au maître-autel.

18e siècle : le temps des réparations

Au début du 18e siècle, peut-être conséquemment à la dernière visite pastorale, des réparations sont effectuées à l’église selon les comptes trésoraires de 1700. La maison claustrale est parallèlement réparée dans les années 1700. Quelques années plus tard, l’église ne fait pas partie de la liste des bâtiments endommagés par l’incendie du village lié à l’invasion des troupes austro-sardes en 1707. En 1714, les comptes trésoraires font part d’une nouvelle porte posée à l’église. Toujours d’après les comptes de la communauté, quelques réparations sont réalisées en 1718. Jusque dans les années 1730, de petites campagnes de réparations et d’entretien sont ainsi menées régulièrement sur l’édifice, notamment sur les vitres. En 1737 et encore vingt ans plus tard en 1756, les comptes trésoraires témoignent de réparations au couvert. En 1739, le « dôme », qualifiant plutôt ici une ouverture zénithale, est finalement aménagé, ainsi qu’une baie, un appui de communion en fer et une chaire.

Dans la seconde moitié du siècle, l’édifice fait l’objet de restaurations plus importantes. En 1761, la communauté interpelle le chapitre de Saint-Victor de Marseille sur la nécessité de procéder à la réparation du clocher de l’église. Un débat sur la répartition financière des travaux est lancé, le clocher élevé à la fois contre le chœur, à la charge du prieur, et contre la nef, à la charge de la communauté. Un devis, datable des années 1760, est finalement dressé par Joseph Pelore, de Trets. A l’extérieur, le document projette l’enduit des élévations, ainsi que la reprise du cordon, détruit, en pierre de taille, et celle de la flèche, également démolie en partie. A l’intérieur sont prévus le crépissage des murs, la réparation de l’escalier, le voûtement du plancher et le bouchage d’une baie pour éviter l’infiltration des eaux pluviales. En 1769, les travaux ne sont toujours pas commencés, le débat sur la répartition des frais entre la communauté et le chapitre encore en cours. Néanmoins, un acte notarié de la même année signale que la communauté reste dans l’intention d’entreprendre lesdites réparations. La situation se débloque enfin l’année suivante, le conseil de communauté approuvant la réparation le 24 février 1770 « pour eviter la Ruine dudit Clocher », suivie par le chapitre victorin. Les travaux enfin effectués par Jean-Baptiste Jean, maçon de Brignoles, le procès-verbal de recette des réparations du clocher est passé le 3 décembre 1770.

Un an plus tard, le couvert, dégradé par les eaux pluviales, devient le nouveau centre des préoccupations. Après délibération, un devis est dressé le 4 août 1771 par Taxy, maître-ferblantier de Brignoles, prévoyant principalement de résoudre le problème d’infiltration. L’adjudication est passée à Ambroise Regnery, maçon italien. Le couvert de la sacristie présentant le même problème, la communauté écrit en 1773 au chapitre pour lui demander de recourir à sa réparation. En parallèle, la communauté délibère en 1777 de réparer la façade nord de l’édifice. Un devis de réparations à mener à l’église, établi le 20 juillet 1780, fait état de la dégradation générale de l’édifice, les précédentes réparations n’ayant vraisemblablement pas été opérées. D’après le document, le couvert est entièrement délabré, les bois vermoulus et les arcs rampants de l’élévation sud détachés au point que la voûte du bas-côté sud présente des crevasses. Sont donc prévus la réfection entière de la voûte de la nef, l’abattement et reprise du couvert du bas-côté sud « attendu qu’il est entierement hors de service » l’installation d’une génoise à trois rangs avec sa gouttière, la réparation des trois encoules et arcs rampants et le rebouchage des trous et crevasses. La quasi-totalité des élévations doivent en outre être recrépies. De leur côté, les murs du cimetière doivent être réparés. Des réparations sont a priori effectuées, les comptes trésoraires de 1780 à 1782 mentionnant bien des réparations au couvert faites par Honoré Germain, maître-maçon de Besse. Ce dernier relate en outre dans un mémoire de 1781 le projet de mise en place d’une barre de fer traversant le bas-côté sud, le mur et l’encoule du côté est afin d’éviter la ruine de l’un des piliers de l’église. Un état des dépenses dressé vers 1780 fait également état de l’étançonnement de l’église par le tailleur de pierre Antoine Million, aussi confirmé par les comptes trésoraires. Outre le couvert, une lettre du chapitre adressée à la communauté le 23 juillet 1781 informe que conformément à la dernière visite pastorale, le sanctuaire doit être réparé et repavé.

Cinq ans plus tard, le clocher revient au centre des préoccupations. Le 19 février 1786, le conseil de communauté délibère de faire dresser un devis en vue de la réparation de sa flèche, déclarée au bord de l’effondrement. Le devis est réalisé le 8 mars 1786 par Probace Pelore et Joseph Bremond, maîtres-maçons de La Roquebrussanne. Sont prévus le recrépissage de la flèche de quatre couches de mortier, la reprise du cordon, la réfection des façades du clocher mais aussi le remplacement de quelques marches en bois de l’escalier par des marches en pierre. Le devis accepté et approuvé, l’ouvrage est confié d’après les comptes trésoraires à Pierre Paul Olivary, maître-maçon de Tourves. Le chantier n’est entrepris cependant qu’un an plus tard, une lettre de la communauté datée de 1786-1787 arguant des réparations plus urgentes. Le procès-verbal de réception définitive des travaux est dressé le 21 avril 1787. Pendant la Révolution, l’église est un temps reconvertie en Temple de la Raison.

Du 19e siècle jusqu’à aujourd’hui : assainissement et restaurations

Au début du 19e siècle, l’eau reste la problématique principale de l’édifice. D’après des archives privées, une inondation survenue en 1800 aurait atteint trois côtés de l’édifice au maître-autel, à la chapelle de la Sainte-Vierge et à la chapelle Saint-Eloi. Sept ans plus tard, la visite pastorale de 1807 ordonne la réparation du couvert « pour que les eaux pluviales ne traversent pas la voûte et n’inondent pas la nef ». Parallèlement, en 1808, un nouveau maître-autel est installé et consacré, acquis auprès de l’ancien seigneur de Brue-Auriac Georges Roux de Corse. Vers 1835, la rue des Cloches, au nord de l’église, est élargie, entraînant la cession d’une partie du jardin presbytéral. En 1840, le problème de l’eau est toujours d’actualité, un devis dressé pour la pose de briques vernissées au couvert du clocher suite à l’infiltration répétée des eaux de pluie. La réception définitive des travaux, réalisés par Antoine Olivary, maître-maçon de La Roquebrussanne, n’arrive que deux ans plus tard, faisant état du stucage de la flèche. En 1843, le conseil municipal signale une fois de plus l’état de la toiture et l’insécurité inhérente. Un devis est donc dressé le 1er septembre 1843 par Payan, conducteur des ponts et chaussées. Celui-ci projette la démolition de la toiture de la nef, à l’origine de la dégradation des voûtes et piliers de l’édifice, et son entière reconstruction. Il prévoit en outre la réparation des contreforts de la façade sud et l’enduit des élévations extérieures. Pour ce faire, la commune demande un secours financier auprès du gouvernement. A la lumière d’une délibération, la situation est inchangée en 1844. Encore en 1845, le sous-préfet, dans une lettre citant un rapport du curé, relate que certains points de la voûte sont désormais béants, que les soliveaux se détachent et que les poutres sont pourries. Si aucune archive confirmant lesdits travaux n’a été trouvée, un rapport de recette témoigne de la reprise des élévations extérieures de l’église par Joseph Riquier, maçon roquier, selon un devis d’Antoine Olivary. Près de dix ans plus tard, une lettre du curé de 1857 fait part de l’urgence de réparer l’église paroissiale, évoquant une première demande faite en 1854 et reportée par la commune faute de moyens. Un devis parvient toutefois à être dressé le 11 juillet 1859 pour les réparations nécessaires et la construction d’un lieu de dépôt pour les objets du culte. Le document fait part de la grande humidité du lieu due à sa position enterrée et les fossés d’évacuation présents contre ses élévations, le côté est étant le plus dégradé. Le maître-autel, la sacristie et la cage d’escalier du clocher sont de ce fait principalement concernés. De son côté, le clocher, tout comme sa flèche, a perdu son crépi et des pierres sur son élévation nord et présente plusieurs lézardes à ses ouvertures nord, sud et ouest. En ce sens, est proposé le drainage général le long des élévations extérieures, le remplacement des moellons disparus et le crépi des élévations. Pour le clocher, sont prévus la pose de quatre tirants de fer au-dessus des baies et l’enduit des façades finalisé par un stuc marbré. La construction d’un nouveau lieu de dépôt des objets de culte est proposé au-dessus de la chapelle de la Sainte-Vierge, à l’ouest du clocher. Le 6 novembre 1859, le conseil municipal demande un nouvel ajournement des travaux en raison de dépenses annexes prioritaires, contre l’avis du sous-préfet alerté par la dangerosité du lieu. Le conseil vote finalement les réparations à faire à l’édifice le 12 février 1860 après une proposition moins onéreuse du conseil de fabrique prévoyant de construire le lieu de dépôt en rez-de-chaussée contre le mur nord de l’église. Les travaux certainement exécutés, un secours est encore alloué à la commune pour la réparation de la toiture de l’église selon une lettre du 29 mai 1863. Concernant l’état des chapelles latérales, une notice paroissiale rédigée en 1864 fait état à gauche du maître-autel des chapelles du Saint-Rosaire, de Notre-Dame-des-Sept-Joies devenue Sainte-Anne après la Révolution, de Sainte-Marie-Madeleine et du Purgatoire et à droit de Saint-Joseph et de Saint-Antoine. En 1870, l’édifice est repavé en carreaux de chaux et de ciment.

L’évolution du village impacte également le lieu de culte. Le presbytère reconstruit à son emplacement entre 1863 et 1864, la construction du groupe scolaire vers 1880 sur l’emprise de l’ancien cimetière paroissial, interdit depuis 1861, impacte l’élévation sud de l’édifice de culte flanquée des préaux et toilettes. La porte reliant l’église au cimetière, seul accès au chemin de ronde, est également murée. Enfin, la luminosité de la sacristie est diminuée par la hauteur des murs du bâtiment et le conduit de sa fontaine bouché. Un conflit entre la mairie et la fabrique sur le préjudice causé à l’église court ainsi de 1882 à 1883. En 1888, l’ensemble des baies est doté de vitraux par M. Bedoisseau, peintre verrier d’Avignon.

Au 20e siècle, les problématiques restent inchangées. Selon une note de 1905 portant sur l’église, la toiture de l’édifice est encore refaite en 1900 et 1902 aux frais de la fabrique. En parallèle, la Séparation de l’Eglise et de l’Etat induit vraisemblablement la devise républicaine présente sur le fronton du portail de l’édifice. Concernant l’aménagement de l’édifice, une visite de 1909 recense malgré tout toujours sept autels. Deux décennies plus tard, le 9 février 1929, le conseil municipal accepte un legs en faveur de l’église. La même année, le conseil autorise le curé à effectuer de nouveaux travaux de restaurations sur l’édifice. Néanmoins, une lettre du 14 novembre 1931 fait état, malgré les réparations opérées, du « très mauvais état [de l’église] car l’eau suinte un peu partout ». En 1950, la situation est toujours préoccupante, les eaux pluviales dégradant le maître-autel et l’autel de la Sainte-Vierge. En 1972, le clocher, qui menace ruine, est fortement restauré comme la toiture. En 1993, l’intérieur du clocher est à son tour restauré. En 1996, l’édifice connait encore des travaux de réfection. Dernièrement, le portail a bénéficié d’une restauration en 2019.

Description détaillée

Extérieurs

L’église est située au centre du village, donnant sur la place Gueit. Elle est flanquée sur ses trois dernières travées sud des préaux de l’ancien groupe scolaire construit sur l’emprise de l’ancien cimetière paroissial.

Vue extérieure de situation depuis l'ouest.Vue extérieure de situation depuis l'ouest.

L’édifice, orienté, présente un plan allongé composé d’une nef et de deux bas-côtés qui se termine par un chevet plat. L’ensemble des élévations est recouvert d’enduit hormis les chaînes d’angle, encadrements des baies et contreforts en pierre de taille. La nef est couverte d’un toit à longs pans à tuiles creuses et les bas-côtés d’appentis aussi à tuiles creuses, avec avant-toit à une génoise aux élévations latérales. L’édifice est soutenu par trois contreforts à arcs-boutants au nord comme au sud et deux contreforts à l’ouest.

Vue extérieure d’ensemble depuis le nord-ouest.Vue extérieure d’ensemble depuis le nord-ouest.Vue extérieure de situation depuis le sud-ouest.Vue extérieure de situation depuis le sud-ouest.

Le clocher, situé à l’angle nord-est, est de plan carré. Ses niveaux sont délimités par des cordons. Son niveau intermédiaire révèle des baies murées et son niveau supérieur quatre baies en plein cintre. L’ensemble est sommé d’une flèche pyramidale également délimitée par un cordon et couronnée d’une croix en fer.

Vue extérieure du clocher depuis le nord.Vue extérieure du clocher depuis le nord.

L’église, éclairée par onze baies, s’ouvre à l’ouest par un portail clavé en plein cintre en pierre de taille accessible par un emmarchement à trois degrés et surmonté par un oculus.

Détail de la devise républicaine sur le portail depuis l'ouest.Détail de la devise républicaine sur le portail depuis l'ouest.

Intérieurs

A l’intérieur, la nef est rythmée par quatre travées séparées par des arcs-doubleaux brisés reposant sur des culots moulurés. Sa voûte d’ogives présente sur chacune de ses clefs des armoiries moulurées.

Vue intérieure vers le chœur.Vue intérieure vers le chœur.

Le chœur, accessible par un emmarchement à un degré et délimité par des arcs-doubleaux en plein cintre reposant sur des culots moulurés, possède de son côté une voûte plein-cintre soulignée par un cordon.

Vue intérieure du chœur.Vue intérieure du chœur.

Les bas-côtés s’ouvrent sur la nef par des arcades en anse de panier retombant sur des piliers octogonaux. De la même manière que la nef, les huit chapelles sont séparées par des arcs-doubleaux brisés reposant sur des culots moulurés et sont voûtées d’ogives avec clefs armoriées. L’ensemble des piliers et des arcs est en pierre de taille apparente.

Vue intérieure du bas-côté nord depuis l'ouest.Vue intérieure du bas-côté nord depuis l'ouest.Vue intérieure de la deuxième chapelle latérale nord.Vue intérieure de la deuxième chapelle latérale nord.

Une tribune, accessible par des escaliers latéraux, est présente à l’ouest.

Vue intérieure du portail et de la tribune depuis l'est.Vue intérieure du portail et de la tribune depuis l'est.

Deux portes intégrées aux boiseries du chœur permettent l’accès au clocher et à la sacristie.

Conclusion

Au vu de l’état des sources et de l’observation de l’édifice, on peut soutenir une première édification de l’église paroissiale Saint-Sauveur au bas Moyen Âge. En outre, plusieurs éléments structurels de l'édifice actuel sont attestés dès le 16e siècle puis dans la première moitié du 17e siècle, tels que les piliers liés aux bas-côtés, le nombre total de baies latérales, la sacristie ou encore le clocher. L'édifice a aussi fait l’objet de nombreux remaniements à l’époque moderne, des travaux opérés à la voûte, au couvert, contreforts et arcs-boutants au 17e et 18e siècles et la baie zénithale du chœur, qualifiée de dôme dans les archives, ajoutée dans la première moitié du 18e siècle. Le clocher a notamment fortement évolué au fil des siècles. Sa flèche, ajoutée au milieu du 17e siècle, a été plusieurs fois reprise depuis son élévation. Enfin, plusieurs campagnes d’assainissement et aménagements autour du lieu de culte au 19e siècle puis de restauration au 20e siècle ont dernièrement influencé l’aspect de l’édifice.

L’église est édifiée au bas Moyen Âge à la demande des habitants suite au glissement du site d’habitat du castrum dans la plaine. Elle est vraisemblablement construite dans la seconde moitié du 14e siècle, possiblement remaniée dans la première moitié du 15e siècle, et succède à la première église paroissiale castrale Sainte-Marie. S’il revêt rapidement son architecture actuelle, l’édifice connait de premiers remaniements et réparations dès le début de l’époque moderne. De son côté, entre 1648 et 1653, le clocher est fortement remanié, exhaussé et sommé d’une flèche, la sacristie peut-être parallèlement agrandie. L’église continue d’être régulièrement réparée les décennies suivantes (sol, toit, portes, baies, vitres), et dotée d’un dôme en 1739 au-dessus de son maître-autel après plusieurs années d’attente. Vers 1770, le clocher est à son tour réparé par Jean-Baptiste Jean, maçon de Brignoles, sa flèche en partie ruinée. En 1780, des renforcements au couvert sont opérés par Honoré Germain, maître-maçon de Besse, probablement au niveau du bas-côté sud signalé ruiné par les eaux pluviales comme ses contreforts et arcs-boutants. Le clocher et sa flèche font à nouveau l’objet de réparations en 1787 par Pierre-Paul Olivary, maître-maçon de Tourves.

Au 19e siècle, des travaux sont demandés dès les années 1840 pour l’entière reconstruction de la toiture de la nef à cause des eaux de pluie, d’autres sont menés autour de 1860 pour le drainage des élévations extérieures et le renforcement du clocher. Au début du 20e siècle, la toiture est à nouveau rénovée. Quelques restaurations sont menées vers 1930. Dans la seconde moitié du siècle, toiture et clocher bénéficient d’une importante campagne de restauration, complétée dans les années 1990. Dernièrement, le portail a également fait l’objet d’une restauration en 2019.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 14e siècle , daté par source
    • Secondaire : 1ère moitié 15e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
    • Secondaire : 3e quart 17e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e quart 18e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e moitié 18e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1653, daté par source
    • 1739, daté par source
    • 1780, daté par source
    • 1787, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Jean Jean-Baptiste
      Jean Jean-Baptiste

      Maçon de Brignoles actif dans le Var dans la seconde moitié du 18e siècle. A participé à la réparation du clocher de l'église paroissiale de La Roquebrussanne (83) vers 1770.

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      maçon attribution par source
    • Auteur :
      Germain Honoré
      Germain Honoré

      Germain ou German. Maître-maçon de Besse actif dans le Var dans la seconde moitié du 18e siècle. A construit le moulin à huile communal de Besse en 1775-1776, celui de Cabasse en 1977, a participé à la réfection du couvert de l'église paroissiale de La Roquebrussanne (83) en 1780. Probable auteur du projet de la tour de l'horloge de Flassans-sur-Issole en 1779. Poursuite du chantier de reconstruction de la collégiale de Pignans à partir de 1773.

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      maître maçon attribution par source
    • Auteur :
      Olivary Pierre-Paul
      Olivary Pierre-Paul

      Maître-maçon de Tourves actif dans le Var dans la seconde moitié du 18e siècle. A participé à la réparation du clocher de l'église paroissiale de La Roquebrussanne (83) en 1787.

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      maître maçon attribution par source

L’église est située au centre du village, donnant sur la place Gueit. Elle est flanquée sur ses trois dernières travées sud des préaux de l’ancien groupe scolaire construit sur l’emprise de l’ancien cimetière paroissial. L’édifice, orienté, présente un plan allongé composé d’une nef et de deux bas-côtés qui se termine par un chevet plat. L’ensemble des élévations est recouvert d’enduit hormis les chaînes d’angle, encadrements des baies et contreforts en pierre de taille. La nef est couverte d’un toit à longs pans à tuiles creuses et les bas-côtés d’appentis aussi à tuiles creuses, avec avant-toit à une génoise aux élévations latérales. L’édifice est soutenu par trois contreforts à arcs-boutants au nord comme au sud et de deux contreforts à l’ouest. Le clocher, situé à l’angle nord-est, est de plan carré, ses niveaux délimités par des cordons. Son niveau intermédiaire révèle des baies murées et son niveau supérieur montre quatre baies en plein cintre. L’ensemble est sommé d’une flèche pyramidale également délimitée par un cordon et couronnée d’une croix en fer. L’église, éclairée par onze baies, s’ouvre à l’ouest par un portail clavé en plein cintre en pierre de taille accessible par un emmarchement à trois degrés et surmonté par un oculus.

 A l’intérieur, la nef est rythmée par quatre travées séparées par des arcs-doubleaux brisés reposant sur des culots moulurés. Sa voûte d’ogives présente sur chacune de ses clefs des armoiries moulurées. Le chœur, accessible par un emmarchement à un degré et délimité par des arcs-doubleaux en plein cintre reposant sur des culots moulurés, possède de son côté une voûte plein-cintre soulignée par un cordon. Les bas-côtés s’ouvrent sur la nef par des arcades en anse de panier retombant sur des piliers octogonaux. De la même manière que la nef, les huit chapelles sont séparées par des arcs-doubleaux brisés reposant sur des culots moulurés et sont voûtées d’ogives avec clefs armoriées. Une tribune, accessible par des escaliers latéraux, est présente à l’ouest. Deux portes intégrées aux boiseries du chœur permettent l’accès au clocher et à la sacristie.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
    • pierre pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
    • voûte en berceau plein-cintre
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • flèche carrée
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre
  • Précision représentations

    Le fronton de l'édifice présente les traces de la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité ».

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Convention pour le plafond et lautel de ste magdellene de leglise de la Roquebrussanne. 11 février 1655. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Devis des Reparations a faire au clocher de la parroisse de la Roquebrussane. [années 1760.] Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Acte notarié répartissant les dépenses liées à l’église entre le prieur et la communauté.] 7 mai 1769. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Recepte des reparations du clocher de la Roquebrussanne. 3 décembre 1770. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil de communauté de La Roquebrussanne. Réparation au clocher. 23 juin 1771. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Devis des Reparations a faire au couvert de l'eglise de la Roquebrussanne. 4 août 1771. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Etat et rolle de la depense pour l'eglise ordonne par malon ingenieur de la province et execute par antoine million tailleur de pierre et entrepreneur. [Vers 1780.] Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Devis des reparations a l'eglise de La Roquebrussanne. 20 juillet 1780. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Mémoire pour les reparations a faire au pilier de l'église pour empecher sa ruine. 12 janvier 1781. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Lettre du chapitre de Saint-Victor de Marseille au conseil de communauté de La Roquebrussanne au sujet des réparations à faire au sanctuaire et à l’autel de l’église. 23 juillet 1781. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Roque Brussanne, Devis des Reparations a faire au clocher de la paroisse. 8 mars 1786. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Lettre de la communauté de La Roquebrussanne à l’intendant au sujet du report des réparations à la flèche du clocher de l’église. [Vers 1786.] Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Extrait de verbal de delivrance deffinitive du greffe de la Communauté de La Roque Brussanne. 21 avril 1787. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/58 - DD 18.

  • Lettre du sous-préfet au maire de la Roquebrussanne au sujet d’un secours alloué pour la réparation de l'église. 29 mai 1863. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/127 – 2 M 1.

  • Extrait de sentence de visite pastorale du 13 août 1807. 13 août 1807. Archives départementales du Var, Draguignan : E dépôt 27/139 – 1 P 2.

  • La Roquebrussanne, Inondation de l'église. Après 1800. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 J 287.

  • La Roquebrussanne, Procès-verbal de la consécration du maître-autel de l’église paroissiale : copie. [1808.] Archives départementales du Var, Draguignan : 1 J 287.

  • La Roquebrussanne. Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. 1403-1790. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 MI 212 R1 - 2 MI 212 R2.

    Mention des comptes trésoraires du Conseil de communauté de La Roquebrussanne : CC 74 : f° 36, 1650-1651. CC 107 : f° 388, 1699-1700. CC 125 : f° 23, 1713-1714. CC 147 : f° 7, 1736-1737. CC 166 : f° 11, 1755-1756. CC 191 : f° 16, 1780. CC 192 : f° 35, 1781-1782. CC 198 : f° 11, 1787. Mention des dossiers des édifices de la communauté de La Roquebrussanne : DD 12, 1776-1777. Mention des procès de la communauté de La Roquebrussanne : FF 48, 1651. Mention des dossiers liés aux cultes de la communauté de La Roquebrussanne : GG 34, 1689. GG 35, 1693-1694. GG 38, 1697-1698. GG 44, 1717-1718.
  • Devis des travaux à exécuter au clocher de l'église de La Roquebrussanne. 11 novembre 1840. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Rapport de réception définitive des travaux exécutés par le sieur Olivary pour réparation au clocher de l'église paroissiale de La Roquebrussanne. 4 octobre 1842. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Demande en réparations de la toiture et charpente de l'église. 14 mai 1843. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Avant-métré et devis exécutif des ouvrages à exécuter à l’église de Roquebrussanne. 1er septembre 1843. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Demande une supplique d'une subvention, par le gouvernement, pour la reconstruction de la toiture de l'église. 29 septembre 1844. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Lettre du sous-préfet au préfet au sujet des réparations à l’église. 21 octobre 1845. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Rapport de recette des réparations faites à l’église par le Sieur Riquier, Joseph, maçon de cette commune, suivant l’acte d’adjudication du 26 décembre 1847. [Vers 1848.] Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Lettre du curé-doyen au préfet au sujet de l’urgence des réparations à mener à l’église paroissiale de La Roquebrussanne. 28 août 1857. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Réparations à faire à l'église paroissiale de Roquebrussanne et Construction d'un lieu de dépôt pour les objets consacrés au Culte. Rapport à l'appui du projet. 11 juillet 1859. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Réparations au clocher. 6 novembre 1859. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Roquebrussanne, réparation de l'église et construction d'un lieu de dépôt pour les objets du culte. Mai 1860. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

    Mention des délibérations du 29 janvier et 12 février 1860.
  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Réception définitive du presbytère. 4 septembre 1864. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Acceptation de legs. 9 février 1929. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/6.

  • Extrait du registre des délibérations du Conseil municipal de la commune de La Roquebrussanne. Réparations à l’église et à la chapelle. 24 juin 1929. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/6.

  • Lettre du percepteur honoraire de La Roquebrussanne au préfet au sujet de l’état de l’église. 14 novembre 1931. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/6.

  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d’Aix-en-Provence, 1547. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence : 1 G 202.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 201-206, 1547.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1582-1623. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1332.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 193-196 et f° 441-443, 1582 ; f° 207-214, 1619.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1627-1638. 1632. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1334.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 28-29 et f° 62-67, 1632.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence,1638-1641. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1335.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 159-161, 1638.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1651-1655. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1337.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 122-124, 1655.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1656-1657. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1338.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 281-292, 1657.
  • Procès-verbaux et sentences de visites pastorales du diocèse d'Aix, 1656-1672. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1339.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 277, 1668.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1674-1676. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1341.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 38, 1673.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1681-1682. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1342.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 76, 1681.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1689-1700. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1343.

    Paroisse de La Roquebrussanne, f° 170-172, 1698.
  • [Répartition des dépenses liées à l’église paroissiale de La Roquebrussanne entre le prieur et la communauté]. 1er février 1621. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 H 1012.

  • Lettre du maire de La Roquebrussanne au chapitre Saint-Victor de Marseille au sujet de la demande de réparation du clocher de l'église paroissiale. 6 avril 1761. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 H 1012.

  • Extrait de la Deliberation du Conseil De la Roquebrussanne. [Approbation de la réparation du clocher de l’église paroissiale de La Roquebrussanne.] 24 février 1770. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 H 1013.

  • Lettre du maire de La Roquebrussanne à l’Intendant du chapitre de Saint-Victor de Marseille au sujet de réparations à effectuer aux cloches et à la sacristie de l’église paroissiale de La Roquebrussanne. 22 janvier 1773. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 H 1013.

  • Extrait de Deliberation du greffe de la Communauté de la Roque Brussanne. [Demande de faire dresser un devis pour les réparations urgentes à mener au clocher de la paroisse de La Roquebrussanne.] 19 février 1786. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 H 1013.

  • La Roquebrussanne - Cession d'une partie du jardin presbytéral pour élargir la route. 21 janvier 1835. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20129#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Notice sur la paroisse. 27 décembre 1864. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20048#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Première protestation de l'Evêque au Préfet du Var contre les empiètements du groupe scolaire. 22 avril 1882. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20153#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Protestation du Diocèse auprès du Gouvernement contre les empiètements du groupe scolaire. 3 février 1883. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20159#?c=&m=&s=&cv=. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Note sur l'église. 27 février 1905. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20054#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Visite par le Vicaire général. 9 juin 1909. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20060#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne - Soucis de réparations et de binage. 11 février 1950. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FR AEC 83 / 2F017. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/20097#?c=&m=&s=&cv=>. Date de consultation : 2025.

  • Dossier de pré-inventaire bénévole, église paroissiale Saint-Sauveur, La Roquebrussanne. Janvier 1976. Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Direction de la Culture, Service Inventaire et Patrimoine, Marseille.

    Mention de l'ajout d'un dôme à l'édifice en 1739.

Bibliographie

  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

    p. 298-305.
  • ARNAUD, Claude, BORREANI, Marc, DE JERPHANION, Guillaume, ROBLES, Aurélie. L’habitat en Provence Verte Verdon du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Brignoles : Pays d’art et d’histoire Provence Verte Verdon, 2024.

    p. 107, mention de la visite pastorale de 1345.
  • Association La Roquebrussanne Se Raconte. La Roquebrussanne d’hier à aujourd’hui. Brignoles : Imprimerie Nesson, 2020.

    p. 80, installation de trois cloches en 1587 et repavage de l'édifice en 1870 ; p. 88-89, réparations suite aux guerres de religion en 1588, restauration de la toiture et du clocher en 1972 et de l'intérieur du clocher en 1993.
  • BUS, François Francis. Histoire de la Roquebrussanne et des Roquiers en leurs temps. Nice : Ets Ciais Imprimeurs-Créateurs, 2011.

    p. 92, reconstruction du clocher en 1648 ; p. 137, réhabilitation de l'édifice en Temple de la Raison pendant la Révolution ; p. 159, interdiction du cimetière paroissial en 1861.
  • SAGLIETTO, Victor. La Roquebrussanne, Etude Archéologique et Historique. Cannes : Imprimerie Cruvès et Vincent, 1934.

    p. 71, multiplication des demandes de réparations à l'édifice dès 1535 ; p. 88, église non endommagée suite à l'invasion des troupes austro-sardes en 1707.

Documents figurés

  • Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.

    Feuille 154 - Lorgues.
  • Plan cadastral de la commune de La Roquebrussanne. 1830. / Dessin à l'encre sur papier par le géomètre de 1ère classe Henry, 1830. Archives départementales du Var, Draguignan : 3 PP 108 01 à 3 PP 108 20.

    Section I, n° de plan 20, parcelle 290.
  • Réparations à faire à l’église paroissiale de Roquebrussanne et construction d’un lieu de dépôt pour les objets consacrés au Culte. Rapport à l’appui du projet : dessin des ouvrages. / Dessin, 11 juillet 1859. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • Réparations à faire à l’église paroissiale de Roquebrussanne et construction d’un lieu de dépôt pour les objets consacrés au Culte. Rapport à l’appui du projet : Coupe de l’escalier et du lieu de dépôt à construire. / Dessin, 11 juillet 1859. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 Op 109/4.

  • La Roquebrussanne – Eglise du St-Sauveur (XVe s.). / Carte postale noir et blanc, [début du 20e siècle.] Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FRAEC83_2Ic2025-0210. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/17886#?c=&m=&s=&cv=&xywh=-375%2C377%2C1428%2C692>. Date de consultation : 2025.

  • 9. La Roquebrussanne – Eglise Saint-Sauveur (XVIIe siècle). / Carte postale noir et blanc, [début du 20e siècle.] Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FRAEC83_2Ic2025-0060. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/16354#?c=&m=&s=&cv=&xywh=-916%2C401%2C2516%2C1220>. Date de consultation : 2025.

  • La Roquebrussanne (Var) - 5 - Intérieur Eglise Saint-Sauveur. / Carte postale noir et blanc, Editions Combier Imprimeur à Mâcon (CIM), [première moitié du 20e siècle.] Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : FRAEC83_2Ic2025-0367. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/19914#?c=&m=&s=&cv=&xywh=45%2C7%2C1143%2C554>. Date de consultation : 2025.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Provence Verte Verdon
Cérède Agathe
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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