Dossier d’œuvre architecture IA83003488 | Réalisé par
Cérède Agathe (Contributeur)
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
Chapelle Saint-Jean-Baptiste ou Saint-Jean-Le-Décollet, dite Saint-Jean
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Provence Verte Verdon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de la Provence Verte - Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
  • Commune Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
  • Adresse avenue du Huit Mai 1945 , boulevard Saint-Jean , chemin du Moulin
  • Cadastre 1811 B 1147  ; 2022 AM 100
  • Dénominations
    chapelle
  • Vocables
    Saint-Jean-Baptiste, Saint-Jean-Le-Décollet
  • Appellations
    Saint-Jean

La chapelle Saint-Jean-Baptiste ou Saint-Jean-Le-Décollet, appelée communément Saint-Jean, est, d’après Etienne-Michel Faillon, élevée dans le troisième quart du 17e siècle suivant le souhait d’un particulier. Selon l’auteur, citant un acte notarié, la chapelle est en effet construite en 1657 grâce à l’initiative et au financement de Jean-Baptiste Demont, qui la dédie à son saint patron et y fonde douze messes annuelles à perpétuité. Un mémoire datant de la fin du 17e siècle confirme l’élévation de l’édifice, signalant « une chapelle a la campagne proche de la ville […] sous le nom de st Jean decolé ». Le texte souligne néanmoins que celle-ci « n’est point dans la decense requise pour y celebrer la messe ». Le lieu de culte apparait aussi dans le cadastre de 1699, près du chemin de Bras. Au siècle suivant, une visite en 1732 reconnait la chapelle comme « la decolation de st jean baptiste ». Celle-ci, montrant plusieurs signes de dégradations, le lambris et les solives ayant été endommagés par les eaux pluviales, y est déclarée interdite jusqu’à ce que des réparations y soient faites pour raison de sécurité. Malgré la dégradation progressive de l’édifice depuis la fin du 17e siècle, le lieu de culte figure encore sur la carte de Cassini. A la Révolution, il fait partie des édifices vendus comme biens nationaux, reconnu sous le titre « st jean ». Quelques décennies plus tard, une délibération communale de 1837 témoigne de la requête des pénitents bleus de se voir concéder gratuitement par la commune la jouissance de la chapelle, à condition d’en assurer l’entretien et les frais inhérents. Si le conseil municipal ne s’oppose pas à la demande, celle-ci, selon une lettre du 19 février 1837, est toutefois refusée par le préfet, rappelant l’interdiction des confréries en 1792. L’édifice reste donc à la charge de la commune. D'après observation du bâti, l'édifice connait en outre, au moins sur sa façade principale, des remaniements au cours du 19e siècle. Il est inventorié au début du 20e siècle dans les biens de la fabrique comme chapelle « St Jean » en 1906. Dernièrement, vers 2023, une campagne de restauration est menée sur l’extérieur et l’intérieur de l’édifice, sous l’impulsion de la commune et de la paroisse. Aujourd’hui, la chapelle accueille deux célébrations à l’année en juin et en août, liées à la Saint-Jean-Baptiste et à la Décollation de Jean-Baptiste.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 17e siècle
  • Dates
    • 1657, daté par travaux historiques

La chapelle, située dans le village, est située au carrefour de l’avenue du Huit Mai 1945, du boulevard Saint-Jean au sud et du chemin du Moulin au nord. Ayant connu plusieurs campagnes de restauration, elle est à ce jour fortement remaniée. Non orientée, de petite dimension, elle présente un plan allongé terminé par un chevet plat. Hormis la façade sud qui révèle en grande partie un enduit à lignes de refend, l’ensemble des façades et encadrements montre un enduit lisse, les soubassements étant quant à eux maçonnés. L’édifice est recouvert d’un toit à longs pans à tuiles creuses avec un avant-toit à deux génoises sur les élévations sud, est et ouest. Une croix de fer à décor de feuilles couronne l’ensemble. La chapelle est percée d’une baie rectangulaire au nord de son élévation ouest. Elle s’ouvre au sud par une porte en arc brisé entourée de deux baies de même arcature. A l’intérieur, la nef se termine par une abside non saillante, un emmarchement à un degré menant au sanctuaire. La voûte est plate.

  • Murs
    • pierre enduit
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte plate
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • Extrait des registres de délibérations de la commune de Saint-Maximin. Concession gratuite de la jouissance de la chapelle St Jean à la confrérie des pénitents bleus de cette ville. 12 février 1837. Archives départementales du Var, Draguignan : 17 H 198.

  • Lettre au sous-préfet de Brignoles au sujet de la délibération relative à la concession d’une chapelle à la confrérie des pénitents bleus ne pouvant être approuvée. 19 février 1837. Archives départementales du Var, Draguignan : 17 H 198.

  • Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. 1295-1790. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 MI 219 R1 - 2 MI 219 R3. Disponible en ligne : <https://archives.var.fr/arkotheque/consult_fonds/fonds_seriel_resu_rech.php?ref_fonds=19>. Date de consultation : 2024-2025.

    CC 14, 1699 : f° 78.
  • Procès verbaux des dernières publications et adjudications deffinitives des domaines nationaux appellés les chapelles des ci devant penitents bleu, penitents blanc, Bon Voyage, Ste Anne, St Jean de cette ville de st maximin. 20 décembre 1793. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 1399.

  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Saint-Maximin dressé en exécution de l’article 3 de la loi du 9 décembre 1905. 22 et 23 janvier 1906. Archives départementales du Var, Draguignan : 5 V 6.

  • Mémoire touchant les abus qui se sont glisses et qui se glissent tous les jours dans la paroisse de st maximin. Années 1690. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 344.

  • Verbal de visite de st maximin. 30 octobre 1732. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 346.

Bibliographie

  • FAILLON, Etienne-Michel. Monuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine en Provence […]. Paris : J. P. Migne, 1865.

    p. 789.

Documents figurés

  • Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Provence Verte Verdon
Cérède Agathe
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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