Dossier collectif IA83003487 | Réalisé par
Cérède Agathe (Contributeur)
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux de Provence Verte Verdon
Eglises et chapelles de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Auteur (reproduction)
Copyright
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
  • (c) Provence Verte Verdon
  • (c) IGN

Dossier non géolocalisé

  • Dénominations
    église, chapelle
  • Aires d'études
    Pays de la Provence Verte
  • Adresse
    • Commune : Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Si le paysage religieux de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume est principalement incarné par la basilique Sainte-Marie-Madeleine, le territoire a compté de nombreux édifices de culte au fil des siècles. Pour la plupart disparus, ils ont néanmoins participé à l’histoire et à la structuration de la localité, et leurs vocables se retrouvent aujourd’hui dans la toponymie locale. Parmi les vingt-deux édifices recensés, six relèvent de l’ère médiévale, les autres leur ayant succédé à l’époque moderne. En effet, au Moyen Age, la localité est reconnue comme un point stratégique reliant le territoire d’Aix-en-Provence à celui de Brignoles. En outre, la structuration du territoire en plusieurs sites d’habitat plus ou moins importants entraine l’érection de plusieurs lieux de culte rattachés aux dits sites, certains issus d’édifices plus anciens eux-mêmes parfois investis durant l’Antiquité. Le culte des reliques de sainte Marie-Madeleine, concrétisé par la construction de la basilique et du couvent royal, favorise rapidement la mise en place de communautés religieuses en appui au service religieux, qui installent leurs lieux de culte à proximité du centre basilical. A l’époque moderne, le rayonnement du couvent royal incite également plusieurs ordres religieux, de localités voisines, à s’implanter sur le territoire. De même, la communauté érige de son côté divers lieux de culte en complément du centre basilical, tandis que des notables locaux font édifier, à usage privé ou commun, des chapelles au sein de leurs propriétés, plusieurs bastides couvrant le territoire. Suite à la Révolution, nombre de ces édifices de culte disparaissent au gré des changements de destination et aménagements du territoire.

Les églises médiévales

Au Moyen Age, le territoire de Saint-Maximin est vraisemblablement réparti entre deux sites, un castrum en hauteur « qui vocatur Rodenas », et une villa en plaine, « territorio ville Sancti Maximini », apparaissant dès 1038 dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. Un double habitat occupe ainsi l’espace saint-maximinois, quatre églises associées au terroir du castrum, incluant la villa, dont certaines situées près de grandes voies de communication : « in territorio castri quod vocatur Rodanas : ecclesiae Sancti Maximini et Sanctae Marie et Sancti Johannis et Sancti Mitrii » soit Saint-Maximin, Sainte-Marie, Saint-Jean et Saint-Mitre, cédées la même année et en 1053 à l’abbaye victorine. Toutefois, dès le 12e siècle, comme suggéré par la disparition du toponyme de Rodenas en faveur de celui de Saint-Maximin, le site du castrum est progressivement délaissé au profit de la villa, point stratégique reliant le territoire d’Aix-en-Provence à celui de Brignoles. Un habitat se forme en ce sens autour des églises, en particulier Saint-Maximin et Saint-Jean formant vraisemblablement un véritable ensemble cultuel. En effet, sur près d’un siècle, l’abbaye a acquis une grande partie du territoire dont le site ecclésial devient le centre. D’autres lieux de culte, plus en écart, existent également sur le territoire, relevant non pas de l’abbaye marseillaise mais de celle de Montmajour.

Eglise Saint-Maximin

Une église dédiée à Saint-Maximin apparait dans les chartes de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille en 1038, accompagnée des autres lieux de culte du territoire. Reconnue en tant qu’église paroissiale, plusieurs écrits s’accordent pour situer cette première paroisse sur l’emprise actuelle de la basilique. En effet, un lieu de culte aurait été élevé au-dessus ou contre un premier mausolée paléochrétien daté de la fin du 4e siècle révélé par les fouilles de Charles II et associé à la découverte des saintes reliques, devenu ensuite la crypte de la basilique. De par la datation du mausolée, une église primitive aurait ainsi été élevée au plus tôt à partir du 5e siècle puis possiblement reconstruite au haut Moyen Age. Dès le 11e siècle, avec l’église Saint-Jean au sud, l’église paroissiale constitue ainsi un centre ecclésial d’importance sur le territoire. A partir de 1079, Saint-Maximin est définie en tant que « monasterium Sancti Maximini », confirmant ce statut. Néanmoins, à la fin du 13e siècle, la construction de la basilique condamne l’église en place, progressivement absorbée par l’emprise du nouveau lieu de culte. En 1404, un prix-fait prévoit en effet le recouvrement du mausolée réhabilité en crypte basilicale. Si la parenté entre l’église Saint-Maximin des chartes victorines et le mausolée relevé est l’hypothèse la plus largement reconnue, François Carrazé souligne la possibilité d’une église située un peu plus au nord sur l’emprise d’un des côtés du cloître du couvent, qui aurait pu assurer sa fonction paroissiale le temps du chantier de la basilique puis délaissée une fois cette dernière élevée.

Eglise Saint-Jean

L’église Saint-Jean fait partie des lieux de culte cédés à l’abbaye de Saint-Victor aux côtés de l’église Saint-Maximin. Plusieurs travaux associent ce prieuré mentionné dans le cartulaire de l’abbaye à un ensemble cultuel révélé par les fouilles menées en 1993-1994 par Jean Guyon, Michel Fixot et François Carrazé à l’angle sud-ouest de la basilique. En ce sens, l’église médiévale Saint-Jean citée dans les chartes serait le fruit de la restauration au 11e siècle d’un premier lieu de culte chrétien datant de la fin de l’Antiquité-début du haut Moyen Age s’étant adjoint d’un baptistère daté entre le 5e siècle et le début du 6e siècle, celui-ci démoli au cours du haut Moyen Age et remplacé par un enclos funéraire. La présence d’un baptistère contribue à associer le site découvert à l’église citée dédiée à Saint-Jean, potentiellement le Baptiste. Toujours selon les résultats des fouilles, entre la fin du 12e siècle et le début du 13e siècle, l’église médiévale est reconstruite, laissant place à un édifice agrandi, possiblement à nef unique rythmée par deux travées voutées suivie par un transept et chevet triabsidial. Le lieu comprend également diverses annexes dont un cimetière. L’ensemble forme a priori l’enclos monastique, soit le claustrum, du territoire. Malgré son importance, le lieu de culte disparait lui aussi au profit de l’édification de la basilique, n’apparaissant déjà plus dans les chartes victorines traitant des églises du lieu après 1093. Cependant, à la fin du 13e siècle, la construction basilicale n’inclue pas l’emprise de l’édifice pourtant à proximité, pouvant indiquer que le lieu est encore utilisé durant la première campagne de construction.  

Eglise Sainte-Marie

Faisant aussi partie des quatre lieux de culte du territoire cédés à l’abbaye victorine au 11e siècle, l’église médiévale Sainte-Marie interroge néanmoins quant à sa localisation. D’après Faillon, l’édifice pourrait également appartenir à l’ensemble cultuel déjà formé par les églises Saint-Maximin et Saint-Jean, étant alors localisable à proximité ou à l’emplacement de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame des Grands Cierges qui lui aurait succédé. Toutefois, d’après Carrazé, l’église pourrait avoir été située plus à l’écart, hors de l’enceinte aux abords de la route d’Aix, puis remplacée à son emplacement par la chapelle Sainte-Madeleine à l’époque moderne. Dans tous les cas, l’édifice médiéval disparait probablement à la même période que les deux autres églises précitées.

Eglise, puis prieuré, puis chapelle Saint-Mitre

L’église Saint-Mitre est de son côté un prieuré rural relevant des biens que l’abbaye de Saint-Victor de Marseille possède sur le territoire de Rodenas depuis le 11e siècle, situé plus à l’écart, de l’autre côté de la plaine au nord-ouest. Le lieu est en ce sens bien défini comme cella, prieuré, dans une charte de 1079. Vers 1300, le site est un temps associé au territoire d’Ollières et donc possiblement rattaché à son prieuré. Visité en 1345, l’édifice est présenté comme église sans fonction paroissiale. Les lieux, reconnus progressivement en tant que bastide, sont ensuite intégrés aux biens relevant du couvent royal des pères dominicains de Saint-Maximin, statut encore confirmé en 1728 dans une déclaration des biens et revenus du couvent. A la Révolution, en 1790, le conseil de communauté délibère l’acquisition d’une grande partie des immeubles du couvent devenus biens nationaux, dont la « ferme de Saint Mitre et ses dependances ». La chapelle subsiste encore dans la première moitié du 19e siècle, Solange Rostan signalant que Louis Rostan, né en 1815, se souvenait encore de l’édifice et du tableau au-dessus de l’autel. Selon Malausse, le lieu de culte aurait été démoli en 1846. Si le site de Saint-Mitre existe toujours occupé par divers bâtiments relevant pour certains du 16e siècle, il ne reste à ce jour pas de traces de l’édifice sur les lieux.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Mitre, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Mitre, Saint-Maximin].

Plan de masse et de situation de la bastide de Saint-Mitre d'après le cadastre de 1811 (section A, parcelles 699 à 701).Plan de masse et de situation de la bastide de Saint-Mitre d'après le cadastre de 1811 (section A, parcelles 699 à 701).

Eglise, puis chapelle Notre-Dame-de-Sceaux

L’église Notre-Dame-de-Sceaux est élevée sur le site d’une villa romaine toujours occupé au haut Moyen Age. Elle ne fait pas partie des églises du territoire cédées à l’abbaye victorine au 11e siècle, puisque confirmée en 1118 et 1204 à l’abbaye de Montmajour sous des appellations convergentes. Vers 1218, le lieu de culte est rattaché au prieuré de Correns relevant de l’abbaye. Le site connait alors une certaine activité, un castrum de même appellation, à proximité et déclaré abandonné au 13e siècle, lié au lieu de culte. En outre, d’après l’inventaire des archives communales dressé par l’archiviste Mireur à la fin du 19e siècle, une sommation de 1322 du prieur de l’église au curé de Seillons révèle que le cimetière de l’église sert à l’inhumation des défunts seillonnais, la localité se trouvant à proximité de l’édifice. Néanmoins, l’église, visitée en 1345, est déclarée sans charge pastorale et ses murs menaçant ruine. Selon Malausse, le lieu est cédé le même siècle au couvent royal. L’église existe a priori encore au 16e siècle, l’inventaire des archives communales faisant état de documents traitant du prieuré datés de 1298 à 1523, l’édifice y étant cité. Un extrait d’acte d’arrentement de 1379 est notamment mentionné, dressant la condition de faire desservir l’église et d’y faire célébrer la messe et autres offices habituels. A l’époque moderne, le prieuré rural, incluant ainsi église, maisons et moulins, laisse place à une bastide. Le site est en outre situé à côté d’une source abondante, indiquée à la fin du 18e siècle par Achard ou par le plan cadastral de 1811. A la Révolution, tout comme Saint-Mitre, la « ferme de Seaux et ses dependances » fait partie des biens nationaux issus du couvent royal que le conseil de communauté envisage d’acquérir en 1790. Selon le rapport d’estimation dressé la même année, le site comprend « bastide battiment, terres cultes, bosques, bois, aires, preds, dependances », sans référence directe à l’église associée. Néanmoins, une chapelle existe toujours au sein des bâtiments, non accessible au public. Selon Malausse, dans les années 1960-1970, celle-ci contient encore un retable datable du 16e siècle.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Sceaux, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Sceaux, Saint-Maximin].

Plan de masse et de situation de la bastide de Sceaux d'après le cadastre de 1811 (section B, parcelles 30 à 33).Plan de masse et de situation de la bastide de Sceaux d'après le cadastre de 1811 (section B, parcelles 30 à 33).

Eglise Sainte-Marie-de-Bayols

 L’église Sainte-Marie-de-Bayols est située à quelques dizaines de mètres en contrebas du site fortifié médiéval de Cadrix, déjà occupé à la fin de l’âge du Fer, dominant une petite colline. Elle est, comme l’église Notre-Dame-de-Sceaux, confirmée en 1118 à l’abbaye de Montmajour. Un castrum de Bayols apparait également dans les textes au 13e siècle, sans doute associé au lieu de culte de par son appellation, ainsi qu’une bastide au cours du même siècle. Au 14e siècle, le toponyme de Bayols sera un temps rattaché au territoire de Bras. De son côté, d’après des fouilles menées en 1982, l’église subit des transformations au 13e siècle, divisée par un mur et sa nef occupée par des silos. Au fil des siècles, l’édifice est vraisemblablement abandonné, ses mentions dans les archives se raréfiant, et laissé à la ruine.

Les églises modernes

A l’époque moderne, la position du couvent royal est installée et reconnue au sein d’un paysage religieux local prolifique. Cette situation favorise dès le Moyen Age la fondation de confréries de laïcs à vocation charitable de plusieurs formes accompagnant le service religieux quotidien. La confrérie de Notre-Dame des Grands Cierges et la confrérie du Saint-Esprit font partie des plus connues, voire des plus anciennes recensées sur le territoire. Celles-ci agissent notamment en appui des établissements charitables qu’incarne l’hospice local et sa chapelle, qui connaissent plusieurs emplacements au fil des siècles. Il en va de même pour les confréries de pénitents qui se développent à l’échelle locale, principalement représentées par celles des pénitents blancs et des pénitents bleus, une confrérie de pénitents noirs mentionnée en marge d’une délibération de la communauté de 1583. A l’époque moderne, toutes ces confréries se dotent ainsi de chapelles propres et sises à proximité du centre cultuel. En parallèle, le rayonnement du couvent encourage des établissements conventuels plus ou moins proches à demander leur implantation sur le territoire au sein de locaux mis à leur disposition, incluant la fondation de lieux de culte liés. Enfin, l’essor des dévotions incite dès le 16e siècle la communauté ou encore figures notables, religieuses ou laïques, à édifier des chapelles, souvent hors de l’enceinte, notamment pour desservir les lieux-dits et bastides du territoire. Certains vocables associés à ces édifices traduisent notamment les dévotions de l’époque.

La chapelle de l’hospice

Plusieurs établissements de soins se succèdent à Saint-Maximin depuis le Moyen Age. Jusqu’au 17e siècle, un hôtel-dieu est présent à l’intérieur de l’enceinte, entre la rue de la Masse et la Grand Rue, son emplacement correspondant à l’actuelle maison de la presse sise rue du Général de Gaulle. En 1681, un nouvel hôtel-dieu est installé au lieu-dit de la Jutarie sur l’emprise vraisemblable du couvent des religieuses de Sainte-Claire et partie de ruelle correspondant à une ancienne rue ouverte vers 1300 reliant la basilique à la voie Aurélienne au sud. L’établissement est défini comme l’hôpital Saint-Jacques à partir du 18e siècle. Il comprend une chapelle, bénie en 1688, complétée le même siècle par la chapelle des pénitents bleus mitoyenne du bâtiment. En 1732, l’hôtel-dieu, toujours bien défini comme hôpital Saint-Jacques, est visité. Sa chapelle, aux côtés des salles des malades, est jugée en bon état. L’emplacement de l’établissement, qui a changé de destination, se retrouve aujourd’hui au 32 rue Colbert.

Les chapelles de confréries

Chapelle de la confrérie de Notre-Dame d’Espérance et de Miséricorde, dite de Notre-Dame-des Grands Cierges

La confrérie de Notre-Dame d’Espérance et de Miséricorde est communément connue sous l’appellation de Notre-Dame des Grands Cierges, vraisemblablement liée aux pratiques de la confrérie. Elle apparait notamment sous cette appellation dans le cadastre de 1638. Ses origines remontent probablement au Moyen Age central. D’après l’inventaire des archives communales dressé par Mireur à la fin du 19e siècle, les archives les plus anciennes relevant de la confrérie remonteraient en effet à 1388. La confrérie est mentionnée régulièrement dans les délibérations et comptes de la communauté, participant principalement au secours des pauvres et des malades et à l’inhumation des défunts, comme évoqué dans la visite pastorale de 1681. Une chapelle associée est citée dans les comptes trésoraires dès 1623, son édification toutefois possiblement antérieure. La confrérie, installée à l’actuel 1-5 rue de l’Hôtel de Ville, dispose ainsi d’une chapelle, d’un appartement et d’un four à pain. La chapelle est encore mentionnée dans la visite pastorale de 1732 comme « chapelle des marguilliers de notre dame de misericorde dite des grands cierges », alors jugée en bon état. Vers 1787-1788, Achard détaille les origines et pratiques contemporaines de la confrérie. Suite à la Révolution, cette dernière est dissoute et ses œuvres transférées en 1791 aux confréries de pénitents locales par délibération. La chapelle et autres biens, estimés en 1790, sont vendus et l’édifice de culte réhabilité. Aujourd'hui, si le lieu de culte a bien été réaménagé en logements, la façade rue de l'Hôtel de Ville témoigne encore de la première destination de l'édifice.

Vue de l’emplacement de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame d’Espérance et de Miséricorde dite de Notre-Dame-des Grands Cierges.Vue de l’emplacement de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame d’Espérance et de Miséricorde dite de Notre-Dame-des Grands Cierges.

Chapelle de la confrérie du Saint-Esprit

La confrérie du Saint-Esprit trouve probablement ses origines dans le bas Moyen Age, étant déjà mentionnée en 1364. Un toponyme de Saint-Esprit, apparaissant dans le cadastre de 1587, peut en outre suggérer l’existence au moins depuis le 16e siècle d’une chapelle associée. La confrérie et sa chapelle sont encore citées par Montagnes, localisées dans la rue du Saint-Esprit, actuelle rue Marceau. Si l’emplacement de la chapelle est aujourd’hui apparenté au 16 rue Marceau, le rôle de la confrérie pourrait aussi bien situer cette dernière au sein de l’ancien hospice de la Grand Rue, avant le déménagement de celui-ci dans le dernier quart du 17e siècle. A ce jour, le puits médiéval présent dans la rue Jacquard est toujours connu sous l’appellation de puits du Saint-Esprit, garante de la mémoire de la confrérie au sein de la commune.

Les chapelles de pénitents

Chapelle des pénitents blancs

D’origine probablement antérieure, une confrérie de pénitents blancs est connue localement à partir du 16e siècle via les délibérations de la communauté. Une chapelle lui est associée notamment dans une délibération de 1584 comme chapelle Sainte-Madeleine, pouvant suggérer l’existence du lieu de culte depuis au moins la seconde moitié du 16e siècle. Néanmoins, d’après le registre paroissial de 1642 de la communauté, un pénitent aurait déclaré que la chapelle avait été construite au moyen de fonds privés, des fonds complémentaires ayant été fournis au décès du principal donateur vers 1626 pour l’achèvement de l’édifice. En ce sens, une chapelle érigée au 17e siècle pourrait ainsi avoir succédé à une première chapelle mentionnée antérieurement. En 1632, un procès-verbal témoigne de la visite de la chapelle des pénitents, son couvert et pavé jugés en bon état, correspondant vraisemblablement à la dernière chapelle évoquée. Vingt ans plus tard, la visite pastorale de 1665 indique que la chapelle, proprement tenue et dotée d’une sacristie à droite de la nef, est dédiée à Sainte-Marie-Magdeleine. La chapelle, encore citée dans les visites de 1681 et 1732, toujours en bon état, apparait sur le cadastre de 1699. La confrérie prend de fait rapidement l’appellation des Pénitents blancs de la Casette, chapelle en provençal. En 1760, le conseil de communauté autorise le creusement d’un puits devant la chapelle, confirmé par les comptes trésoraires de la même année. En 1787-1788, Achard signale la confrérie des pénitents blancs comme toujours active. Après la Révolution et la dissolution de la confrérie, la chapelle est vendue et reconvertie en habitation. Un document de 1807 révèle néanmoins que la chapelle a laissé son nom au quartier environnant. A ce jour, le portail d’entrée de l’ancienne chapelle, devenue atelier, est toujours reconnaissable place du 14 Juillet, tout comme son puits à proximité.

Saint-Maximin (Var). – Place du 14 Juillet, [Portail de la chapelle des pénitents blancs.], [premier quart du 20e siècle.]Saint-Maximin (Var). – Place du 14 Juillet, [Portail de la chapelle des pénitents blancs.], [premier quart du 20e siècle.]

Vue de l’emplacement de la chapelle des pénitents blancs.Vue de l’emplacement de la chapelle des pénitents blancs.

Chapelle des pénitents bleus

Une confrérie de pénitents bleus est vraisemblablement établie localement dès le bas Moyen Age. La confrérie ayant principalement en charge l’inhumation des défunts, une chapelle liée est installée en ce sens au 17e siècle à côté de l’hôtel-dieu à la Jutarie, succédant possiblement à un ancien emplacement. A l’occasion d’une visite des lieux en 1681, l’édifice, présenté sous le titre de Saint-Joachim, est en effet décrit comme nouveau, situé à l’extrémité de la ville, d’une superficie convenable avec son entrée au nord, correspondant ainsi à l’édifice repéré. La nouveauté du lieu est de nouveau confirmée par la visite pastorale de 1681, citant une précédente requête de la confrérie de faire construire une nouvelle chapelle. A peine un siècle plus tard, en 1732, l’édifice, visité, implique la réparation de poutres ainsi que la reprise du crépi de son plafond et de ses murailles. Encore, un acte de 1740 témoigne de la désertion de la chapelle Saint-Joachim par les frères. En 1748, alors que le village est en guerre, le conseil de communauté délibère selon le souhait de l’intendant l’appropriation et remise en état de l’édifice pour servir de magasin à fourrage. Le projet est confirmé par les comptes trésoraires deux ans plus tard. Néanmoins, la confrérie existe toujours à la fin du 18e siècle, citée par Achard en 1787-1788. Suite à la Révolution et la dissolution de la confrérie, les biens de la chapelle, notamment les tableaux et boiseries, sont transférés à la basilique, présents aujourd’hui au sein de la chapelle latérale Saint-Joseph. L’emplacement de la chapelle est toujours observable au 30 rue Colbert à côté de l’ancien hôtel-dieu, traduit par deux portes aux encadrements en pierre de taille, l’une étant murée. Un écusson gravé, dégradé pendant la Révolution, subsiste sur la clef de voûte de l’une d’elles.

Vue de l’emplacement de la chapelle des pénitents bleus.Vue de l’emplacement de la chapelle des pénitents bleus.

Les chapelles de couvents

Chapelle du couvent des capucins

A côté du couvent royal des pères dominicains, un couvent de l’ordre mendiant des capucins se développe au 17e siècle sur Saint-Maximin. En effet, le conseil de communauté autorise en 1628 la fondation d’un couvent de capucins sur recommandation de la reine et du gouverneur. En parallèle, une chapelle associée à l’ordre est mentionnée dans une délibération la même année, interrogant la présence d’un premier lieu dédié à l’ordre avant construction du couvent. En 1630, toujours d’après le registre des délibérations de la communauté, une commission est montée afin de choisir le lieu où couvent et église pourront être érigés aux frais de l’ordre. Les comptes trésoraires de 1631-1632 confirment l’achat en faveur des frères d’une maison et d’un terrain situés au portail d’Aix, hors de l’enceinte. Ceux de 1633-1635 témoignent ensuite d’une aumône donnée aux capucins pour l’achat d’une cloche, laissant penser que l’église est élevée. Un an plus tard, une délibération atteste bien de l'existence d'une église du couvent des pères capucins en 1636. Selon un acte relevé dans l’inventaire des archives communales dressé par Frédéric Mireur au 19e siècle, celle-ci n’est cependant solennellement bénie qu’en 1644. En 1665, « l’eglise du couvent des freres capucins qui sont hors ville » fait partie des lieux de culte de la localité visités. Une délibération de 1666 précise la localisation du site conventuel, indiquant des réparations menées aux arcades des remparts près de la chapelle des capucins. Tout au long des 17e et 18e siècles, la présence des capucins est régulièrement confirmée dans les registres de délibérations et comptes trésoraires de la communauté notamment au travers d’aumônes données aux frères pour leur subsistance et remerciements de leurs messes et prières. En 1720, une délibération témoigne que chaque jour des prières sont dites dans la chapelle des capucins. Deux décennies plus tard, en 1747, alors que le village est en guerre, le conseil de communauté délibère l’établissement d’un hôpital au sein de l’église du couvent, confirmé dans une délibération de l’année suivante. A l’aube de la Révolution, en 1787-1788, Achard confirme qu’une « Maison de Capucins » existe toujours au village. Une délibération de 1790 précise que les élections communales se sont tenues dans l’église des capucins au détriment de la maison de ville ayant paru insuffisante, pouvant indiquer une emprise importante du lieu de culte. Dans un contexte révolutionnaire, l’église est ensuite, selon les registres, réquisitionnée pour une réunion de la garde nationale. A la fin de l’année, le couvent, jardin attenant et dépendances situés au faubourg sont estimés en tant que biens nationaux. En 1791, le conseil communal délibère de conserver les bâtiments pour y tenir les foires de la ville. Un dernier inventaire de la sacristie de l’église conventuelle est dressé fin 1792. Un retable et une statue en marbre blanc de Vierge à l’Enfant sont notamment transférés à la basilique, aujourd’hui conservés dans la chapelle latérale Saint-Antoine. Vers 1955, une photographie aérienne figure encore les anciens bâtiments conventuels. Ces derniers disparaissent ensuite au profit de commerces et d’habitations. Aujourd’hui, l’emplacement du couvent correspond vraisemblablement au 45-47 rue Mirabeau, dont l’emplacement du cloître pourrait se retrouver dans le petit espace situé à l’issue du porche au numéro 45.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [les Capucins, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [les Capucins, Saint-Maximin].

Chapelle du couvent des dominicaines de Barboulin

Parallèlement à la fondation d’un couvent de capucins, la volonté de fonder un pendant féminin du couvent royal des dominicains apparait au 17e siècle. Dès 1636, une délibération du conseil de communauté témoigne de cette aspiration, l’autorisation étant donnée aux pères de fonder un couvent d’éducation et noviciat sous le titre de Sainte-Catherine de Sienne. En 1642, le conseil s’engage donc auprès des religieux à fournir aux sœurs, venues du couvent de Saint-Véran et Sainte-Praxède d’Avignon, un logement au sein du village. Le couvent est ainsi fondé le 25 octobre 1644. L’ensemble des bâtiments est aménagé au quartier de Barboulin, à l’intérieur des remparts. A ce titre, les religieuses et leur couvent sont régulièrement cités dans les délibérations de 1654 et 1655 au sujet de leurs murs érigés sur le passage des régales et donc problématiques. En 1665, couvent et église sont visités, donnant plus de détails sur le bâti. D’après le verbal de visite, le lieu compte dix-sept religieuses. Une partie des murs de l’enclos est écroulée du côté du mur de la ville, faute de moyens pour le faire relever. Cette ouverture est accolée d’une vieille maison appartenant aux sœurs qui ferme le jardin au sud, possédant une élévation ouest en mauvais état. Au nord de cette maison s’en élève une autre, en avancée sur le jardin vers l’est. L’église est construite à côté. Selon les registres paroissiaux, l’église conventuelle est bénie solennellement en 1697, tout comme la salle du parloir. En 1749, l’établissement existe toujours, le conseil de communauté, pour la commodité des habitants, délibérant de créer un passage par le jardin du couvent pour relier la rue de Saint-Joachim à la Grand Rue du Palais. En 1752, un arrêt du conseil d’Etat requiert la suppression du couvent du fait du nombre insuffisant de religieuses au profit d’un économe pour l’administration des revenus. Vingt ans plus tard, le couvent semble néanmoins toujours actif puisqu’en 1775, une délibération du conseil de communauté acte un secours pour la réparation du couvent jugé utile à l’éducation de la jeunesse. Encore en 1778, le conseil délibère de céder aux sœurs un terrain situé entre leur jardin et la rue de la Juiverie. En 1787-1788, Achard atteste de la présence des dominicaines à Saint-Maximin. Suite à la Révolution, le couvent, son église et ses jardins deviennent biens nationaux, le mobilier de l’église inventorié et en grande partie vendu en 1792. Les bâtiments conventuels sont alors morcelés et vendus à différents propriétaires. Aujourd’hui, la mémoire du couvent perdure place Molière. Jusque dans les années 1980, un four à pain subsiste dans une partie des bâtiments donnant sur la rue de l’Agriculture (ancienne rue des Religieuses), correspondant probablement à l’emplacement des anciennes cuisines du couvent.

Saint-Maximin (Var). – Place Molière, [Partie du couvent des dominicaines de Barboulin.], [premier quart du 20e siècle.]Saint-Maximin (Var). – Place Molière, [Partie du couvent des dominicaines de Barboulin.], [premier quart du 20e siècle.]

Vue de l’emplacement du premier couvent de dominicaines de Barboulin.Vue de l’emplacement du premier couvent de dominicaines de Barboulin.

En parallèle de ce premier lieu, les religieuses, bien que dissoutes suite à la Révolution, parviennent à perdurer localement. Un nouveau couvent et sa chapelle sont en ce sens construits vers 1880 le long de la route de Barjols, figurés au début du 20e siècle sur une carte postale. Selon Malausse, la nouvelle chapelle des sœurs dominicaines est sous le titre de Notre-Dame-du-Rosaire. Les sœurs dominicaines demeurent ainsi dans ce nouvel établissement sur plusieurs décennies. Au début du siècle suivant, en 2009, un nouveau couvent Sainte-Marie-Madeleine est encore construit pour accueillir les sœurs, vers le Deffends, dans un lieu plus propice. Vers 2017, la chapelle du 19e siècle rejoint le patrimoine diocésain au sein du nouveau centre paroissial. Elle fait alors l’objet d’une importante campagne de restauration. L’aile dédiée aux sœurs est murée, les peintures refaites et du nouveau mobilier réalisé et acheté. Depuis, le lieu de culte est voué à la pratique quotidienne des pères et des messes hebdomadaires y sont célébrées.

127. Saint-Maximin - Couvent des Dominicaines – La Chapelle, [Chapelle du couvent des dominicaines route de Barjols.], [premier quart du 20e siècle.]127. Saint-Maximin - Couvent des Dominicaines – La Chapelle, [Chapelle du couvent des dominicaines route de Barjols.], [premier quart du 20e siècle.]

Autres chapelles de couvents

En dehors de ces deux principaux couvents, différents ordres religieux locaux, à la lumière des registres de délibérations de la communauté, souhaitent également s’implanter à Saint-Maximin à l’époque moderne, certains souhaits menés à leur terme de manière temporaire et d’autres étant restés à l’état de projets. En 1633, le conseil autorise notamment les religieuses de Sainte-Claire de Marseille à fonder un couvent sur les lieux, un contrat passé en 1634 prévoyant de fournir aux sœurs une habitation pendant la construction de leur couvent. En 1635, le prieur de Saint-Maximin autorise à son tour les religieuses à s’établir sur le territoire. Leur couvent se serait ainsi situé un temps au lieu-dit de la Jutarie. En 1639, le conseil de communauté alerte également du souhait des religieuses de Sainte-Ursule de quitter la ville, suggérant leur présence locale temporaire. En 1652, il est question de payer les intérêts cédés aux « religieuses de Ste Ursule d’Aups ». En 1660, 1667 et 1673, malgré cet épisode, ce sont respectivement les couvents des ursulines de Marseille, Barjols et Signes qui souhaitent s’implanter dans le village d’après délibérations. Enfin, l’influence du couvent royal s’étant étendu hors des limites du territoire provençal, des religieuses de Pontivy et du couvent de Saint-Charles, de Dinan, en Bretagne, font également le vœu de fonder un couvent à Saint-Maximin en 1644 et 1653. A ce jour, les recherches n’ont pas permis de savoir si ces projets avaient donné suite au sein du paysage religieux local.

Les chapelles rurales

Chapelle Sainte-Madeleine

Une première chapelle dédiée à Sainte-Madeleine, probablement médiévale, existe sur le territoire avant sa réédification à l’époque moderne au début du 17e siècle. En 1514-1515, les comptes trésoraires mentionnent en effet déjà une chapelle sous ce titre, tandis qu’une chapelle Sainte-Madeleine figure dans le cadastre de 1561. En 1578, une délibération du conseil de communauté témoigne de l’injonction au vicaire de remettre les clés de la chapelle « à cause de l’éminent péril », faisant vraisemblablement écho à la période de conflit que traverse alors le territoire. En 1607, la localisation de la chapelle, de nouveau mentionnée dans le cadastre de 1603, est encore précisée à travers une délibération actant l’achat d’un terrain près de la chapelle dite hors de la ville pour la tenue des foires. Les foires de Saint-Maximin étant rattachées au lieu-dit du Réal Vieux, la première chapelle est donc déjà située dans le secteur de la chapelle moderne.

En 1613, le conseil de communauté engage la « reedification » de la chapelle hors les murs. Il vote une subvention pour les travaux de construction en 1615 et finance l’achèvement de la toiture en 1618. En 1627, il délibère d’employer à la construction de l’édifice les poutres de l’arc de triomphe dressé pour l’arrivée du roi. La chapelle moderne est ainsi vraisemblablement élevée entre 1615 et 1627. De par sa position aux limites de l’enceinte, le lieu de culte connait par la suite des usages annexes, accueillant les malades en période de contagion selon une délibération de 1629. En 1638, l’édifice est visité à l’occasion de la visite pastorale, jugé en bon état et abritant un autel, des fonts baptismaux et une petite sacristie. Encore visitée en 1665, la chapelle est dite « esloignée d’environ cent pas de la ville ». Dès le 18e siècle, des réparations sont nécessaires sur l’édifice. En 1706, le conseil de communauté délibère l’allocation d’une somme pour des réparations. En 1713, il approuve le devis dressé par Jean Verdillon, maître-maçon de Rougiers, voué à éviter le danger de chute de la voûte de l’édifice, et demande l’achèvement des travaux en 1716. Au quotidien, la chapelle accueille notamment la procession liée au Vœu fait en 1721 lors de la peste, comme confirmé dans une délibération de 1742. En 1747, à l’occasion de la guerre, la chapelle est transformée en magasin. Cet usage, bien que temporaire, entraine vraisemblablement des dégradations à l’édifice, le conseil demandant en 1749 de le faire réparer et « mettre dans un etat de decence ».

Ces projets de réparations n’empêchent pas le conseil de communauté d’autoriser en 1750 la démolition de la chapelle, nouvellement située sur la route de Pourcieux suite à son aménagement, ceci toutefois à condition de construire un nouvel édifice sur un autre point. La même année, « prenant en compte la devotion du peuple pour ste magdelene », le conseil vote donc la réalisation d’un devis pour la construction d’une nouvelle chapelle Sainte-Madeleine. La décision du pays pour la démolition de la chapelle existante, arrêtée en 1751, confirme de son côté les circonstances de démolition, attendu que l’édifice « borne le chemin neuf aligné ». La démolition effective, comme confirmé par les comptes trésoraires de 1751-1752, les matériaux de la chapelle sont vendus au couvent royal. De leur côté, à la lumière des délibérations, mobilier et objets sont déposés aux archives de la communauté en 1751 avant que le conseil ne décide leur transfert à l’hôpital Saint-Jacques en 1758.

Si les archives ne confirment pas la construction projetée d’une dernière chapelle Sainte-Madeleine, certaines, près de trois décennies plus tard, précisent la localisation de la chapelle démolie. En 1788, une délibération du conseil de communauté autorise de construire sur l’emplacement de l’ancienne chapelle, « a lentrée du chemin d’aix », et le rapport d’estimation du terrain permet de dessiner les contours de l’ancien édifice « au dela du Real Vieux au bout du faubourg et a coté du grand chemin d’Aix formant une pointe et confrontant du levant le real vieux, du midi le chemin des fontaines, du couchant terrain du dit sieur isoard, et du septentrion le grand chemin d’Aix ». Ainsi, l’emplacement de la chapelle Sainte-Madeleine correspond vraisemblablement à l’intersection du chemin des Fontaines et du chemin du Réal Vieux, son emprise occupée aujourd’hui par un office notarial. D’après François Carrazé, des travaux de voirie dans les années 1990 auraient en outre révélé des vestiges de la chapelle au départ du chemin des Fontaines depuis celui du Réal Vieux.

Chapelle Saint-Simon

Une chapelle Saint-Simon, probablement érigée à l’époque moderne, apparait dans le cadastre de 1561. Le lieu de culte figure toujours sur la carte de Cassini dans le troisième quart du 18e siècle. D’après témoignages, il se serait situé près de l’impasse actuelle du même nom, au sud-est du village.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Simon, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Simon, Saint-Maximin].

Chapelle Notre-Dame de Bon Voyage

D’après un historique de 1957 de l’oratoire Notre-Dame de Bon Voyage élevé en mémoire de la chapelle recensée et citant un extrait des archives du couvent royal, la chapelle Notre-Dame de Bon Voyage aurait été édifiée suite un vœu testamentaire. En 1530, un notable aurait en effet laissé un terrain et une somme alloués à la construction sur Saint-Maximin d’une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bon Voyage. Le lieu de culte est donc vraisemblablement édifié à l’époque moderne, un lieu-dit de Notre-Dame de Bon Voyage apparaissant par ailleurs dans le cadastre de 1588. Une pension versée depuis 1655 aux marguilliers de Notre-Dame de Bon Voyage d’après les comptes trésoraires de la communauté confirme l’existence d’une chapelle associée au moins depuis cette date. En 1732, ladite chapelle est visitée et jugée « en fort bon etat ». Jusque dans les années 1780, les marguilliers de Notre-Dame de Bon Voyage sont régulièrement cités dans les délibérations et comptes trésoraires de la communauté, supposant l’utilisation effective de la chapelle. En outre, l’édifice, toujours présent sur la carte de Cassini, fait partie des domaines nationaux vendus à la Révolution dont les procès-verbaux d’adjudications définitives sont dressés en 1793, le lieu précisé « hors de l’enceinte ». L’édifice est par la suite réhabilité en maison puis en écurie ou bergerie, avant de brûler après 1811. L’emprise de la chapelle disparue correspond à l’actuel rond-point au nord de l’actuelle rue des Poilus.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [N. D. de Bon Voyage, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [N. D. de Bon Voyage, Saint-Maximin].

Chapelle Notre-Dame de Lorette

La chapelle Notre-Dame de Lorette apparait dans le cadastre de 1699, suggérant une érection à l’époque moderne. L’édifice est par la suite mentionné dans les comptes trésoraires de la communauté, en 1662-1663 alors qu’une boutique est réparée à proximité de ladite chapelle, mais également en 1753-1754, une « cloison » de la chapelle, « au chemin de Marseille », à son tour réparée. La chapelle, qui n’apparait déjà plus sur la carte de Cassini dans le troisième quart du 18e siècle, disparait vraisemblablement définitivement suite à la Révolution. D’après témoignages, l’édifice se serait situé au lieu-dit de la Croix Rouge au sud du village.

Chapelle Notre-Dame des Anges

La chapelle Notre-Dame des Anges est possiblement élevée à l’époque moderne, un lieu-dit Notre-Dame des Anges figurant dans le cadastre de 1682. Le lieu de culte, visité en 1732, est défini comme « chapelle du terroir ». Le verbal de visite indique que l’édifice, s’il n’accueille plus de messe, se trouve dans un état décent, même si une porte doit être réparée, l’élévation du côté de l’évangile recrépie et blanchie et une pierre sacrée fournie. Si le lieu de culte figure toujours sur la carte de Cassini dans le troisième quart du 18e siècle, sa non utilisation laisse à supposer que ce dernier est progressivement abandonné, puis désaffecté avant de tomber en ruine suite à la Révolution. Ces dernières années, ses vestiges sont encore présents un temps chemin des Anges au sud-ouest du village, avant de disparaitre définitivement au profit de nouvelles maisons d’habitation, n’existant plus qu’à travers la toponymie du lieu-dit.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [N. D. des Anges, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [N. D. des Anges, Saint-Maximin].

Chapelle Sainte-Croix

Au regard d’une délibération du conseil de communauté de 1607 votant une subvention pour la construction d’une chapelle de Sainte-Croix au Deffends, la chapelle Sainte-Croix est certainement bâtie à l’époque moderne. Des administrateurs du lieu de culte déjà nommés par le conseil en 1608, la construction de l’édifice est ainsi sûrement achevée la même année, même si les comptes trésoraires de 1615-1616 et 1619-1620 signalant des travaux respectivement menés à la voûte et à la porte de l’édifice suggèrent des finitions ultérieures. En parallèle, les archives témoignent que le lieu sert très rapidement d’ermitage, un « ermite de Ste Croix » cité dans une délibération de 1618 et un autre autorisé à « se retirer en ermitage de la chapelle saincte croix de cette ville » pour faire le service de la chapelle en 1627. Le site, à la lumière des archives communales, va ainsi servir d’ermitage sur plusieurs décennies, les registres paroissiaux de 1709 faisant notamment état d’un ermite resté plus de vingt ans sur les lieux.  De son côté, la chapelle fait l’objet de diverses réparations. Les comptes trésoraires témoignent notamment de subventions pour l’achat d’une cloche en 1647-1649 et de réparations à l’édifice en 1675-1677 et en 1737-1738. Les registres de délibérations font également état de dépenses en faveur de réparations en 1749 et d’autorisations de travaux en 1756. En 1763-1764, les comptes trésoraires indiquent la construction d’un autel pour l’ermitage et de nouveaux travaux en 1768-1769 et 1773-1774. Si Achard signale encore la « chapelle de la Croix, située sur une élévation, [où] il y a ordinairement un Hermite », le conseil de communauté décide en 1787 de ne plus accueillir d’ermite suite à la désertion du dernier occupant, « reconnu [leur] inutilité et surcharge ». Suite à la Révolution, la chapelle disparait à son tour progressivement, ne figurant déjà plus sur le cadastre napoléonien. Dans la seconde moitié du 20e siècle, le chanoine Malausse signale l’édifice en ruine. Ses vestiges se trouvent toujours sur la colline du Deffends, appelée également Sainte-Croix ou des deux croix, au sud-ouest du village, non loin de croix possiblement élevées en mémoire du lieu de culte.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Ste Croix, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Ste Croix, Saint-Maximin].

Chapelle Notre-Dame, dite de la Rouvière

La chapelle dite de la Rouvière est érigée dans le troisième quart du 17e siècle à l’initiative des habitants du hameau éponyme, situé au sud du territoire. Le 16 mars 1652, un contrat est en effet passé par les habitants des différentes bastides du lieu suite à l’accord donné par le prieur du couvent royal pour la construction d’une chapelle sous le titre de Notre-Dame de la Rouvière. Quelques années plus tard, la visite pastorale de 1681 précise les circonstances de sa construction, les habitants souhaitant suivre les offices dominicaux et fêtes annuelles directement dans le terroir, attendu le nombre d’habitants et l’éloignement du lieu par rapport au village de « trois grands quarts de lieu » minimum. D’après Solange Rostan, l’accord établi, le lieu de culte doit être construit dans un petit bâtiment et à proximité d’un four. L’édifice est de fait rapidement construit, un mariage y étant célébré en 1653. En 1681, la sentence dressée suite à la visite pastorale implique la mise à disposition d’un religieux du couvent royal pour le service liturgique de la chapelle. Près de cinquante ans plus tard, la visite pastorale de 1732 révèle son application partielle malgré la présence dans le lieu-dit de « quinze bastides et plus de quatre vin communiants ». Suite à cette visite, l’utilisation du lieu de culte varie au cours des décennies. En 1787-1788, Achard indique un service les dimanches et fêtes annuelles, tout comme un romérage, « roumavagi », à l’occasion de l’Assomption. Suite à la Révolution, la chapelle est déclarée bien national avant de servir d’entrepôt agricole. Néanmoins, à la lumière d’une lettre du 21 avril 1836, les habitants dressent rapidement une pétition pour empêcher la vente de l’édifice en tant que bien national, affirmant que la chapelle appartient à des propriétaires du lieu et que de plus, un lieu de culte est toujours demandé pour le terroir distant du village. L’affaire, relayée par échanges épistolaires entre le préfet et le sous-préfet, requiert pour le gain des habitants la preuve de propriété ou bien l’achat de l’édifice. Le 26 avril 1837, près d’un an après la pétition, le sous-préfet joint à une lettre un acte de notoriété prouvant « que les habitans du hameau des Rouvières ont constamment possédé la chapelle, […] depuis la loi de 1793 et antérieurement ». En conséquence, la requête du hameau des Rouvière est finalement acceptée par lettre du 28 octobre 1837 du ministère des Finances. Une dernière lettre du 4 novembre 1837 précise la situation de la chapelle « adossée la maison de campagne de l’un des propriétaires des rouvières, et placée sur le sol et au milieu des terres de ce propriétaire ». En dépit de l’initiative du hameau, la chapelle est malgré tout démolie au milieu du 19e siècle d’après Solange Rostan.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [La Rouvière, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [La Rouvière, Saint-Maximin].

Plan de masse et de situation de la chapelle Notre-Dame dite de la Rouvière d'après le cadastre de 1811 (section D, parcelle 991).Plan de masse et de situation de la chapelle Notre-Dame dite de la Rouvière d'après le cadastre de 1811 (section D, parcelle 991).

Chapelle Sainte-Anne

La chapelle Sainte-Anne, déjà présente sur la carte de Cassini dans le troisième quart du 18e siècle, fait partie de la liste des lieux de culte déclarés biens nationaux à la Révolution et dont l’adjudication définitive est passée en 1793. La chapelle y est mentionnée comme située hors de l’enceinte. De par sa localisation, elle correspond vraisemblablement à une chapelle Notre-Dame mentionnée dans le cadastre de 1714, ayant possiblement changé de titulature. Probablement réhabilité, le lieu de culte disparait ensuite progressivement. D’après témoignages, il est supposé que la croix présente boulevard Jean Jaurès, à proximité des anciens remparts, pourrait marquer la mémoire et l’emplacement proche de la chapelle disparue.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Ste Anne, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [Ste Anne, Saint-Maximin].

Chapelle Saint-Jean-Baptiste ou Saint-Jean-Le-Décollet, dite Saint-Jean

La chapelle Saint-Jean-Baptiste ou Saint-Jean-Le-Décollet, appelée communément Saint-Jean (Référence du dossier : IA83003488), est, d’après Etienne-Michel Faillon, élevée dans le troisième quart du 17e siècle suivant le souhait d’un particulier. Selon l’auteur, citant un acte notarié, la chapelle est en effet construite en 1657 grâce à l’initiative et au financement de Jean-Baptiste Demont, qui la dédie à son saint patron et y fonde douze messes annuelles à perpétuité. Un mémoire datant de la fin du 17e siècle confirme l’élévation de l’édifice, signalant « une chapelle a la campagne proche de la ville […] sous le nom de st Jean decolé ». Le texte souligne néanmoins que celle-ci « n’est point dans la decense requise pour y celebrer la messe ». Le lieu de culte apparait aussi dans le cadastre de 1699, près du chemin de Bras. Au siècle suivant, une visite en 1732 reconnait la chapelle comme « la desolation de st jean baptiste ». Celle-ci, montrant plusieurs signes de dégradations, le lambris et les solives ayant été endommagés par les eaux pluviales, y est déclarée interdite jusqu’à ce que des réparations y soient faites pour raison de sécurité. Malgré la dégradation progressive de l’édifice depuis la fin du 17e siècle, le lieu de culte figure encore sur la carte de Cassini. A la Révolution, il fait partie des édifices vendus comme biens nationaux, reconnu sous le titre « st jean ». Quelques décennies plus tard, une délibération communale de 1837 témoigne de la requête des pénitents bleus de se voir concéder gratuitement par la commune la jouissance de la chapelle, à condition d’en assurer l’entretien et les frais inhérents. Si le conseil municipal ne s’oppose pas à la demande, celle-ci, selon une lettre du 19 février 1837, est toutefois refusée par le préfet, rappelant l’interdiction des confréries en 1792. L’édifice reste donc à la charge de la commune, inventorié près de cinquante ans plus tard dans les biens de la fabrique comme chapelle « St Jean » en 1906. Dernièrement, vers 2023, une campagne de restauration est menée sur l’extérieur et l’intérieur de l’édifice, sous l’impulsion de la commune et de la paroisse. Aujourd’hui, la chapelle accueille deux célébrations à l’année en juin et en août, liées à la Saint-Jean-Baptiste et à la Décollation de Jean-Baptiste.

Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Jean, Saint-Maximin].Carte de France dite carte de Cassini, 3e quart 18e siècle [St Jean, Saint-Maximin].

Conclusion

Si la plupart de ces édifices de culte érigés à l’époque moderne ont disparu au gré des siècles et notamment de la Révolution, leurs vocables ont largement influencé la toponymie des lieux-dits du territoire, dont certains toujours utilisés parmi les habitants. En parallèle, la disparition progressive des différentes chapelles modernes n’a pas empêché l’érection de nouveaux édifices du culte à l’époque contemporaine, à l’instar de la chapelle construite au début du 20e siècle par la confrérie de petits frères sur l’actuelle propriété du Grand Rayol.

  • Toits
  • Décompte des œuvres
    • étudiées 1
    • repérées 22

Documents d'archives

  • Decision du pais pour la demolition de la chapelle de ste madeleine a st maximin. 31 juillet 1751. Archives départementales du Var, Draguignan : 13 G 45.

  • Réquisitions du Custode de la Custodie d'Avignon faite aux Dominicains de St-Maximin pour qu'ils octroient aux Capucins l'autorisation de construire un couvent et une église en ce lieu. 1650. Archives départementales du Var, Draguignan : 17 H 152.

  • Lettres patentées autorisant et confirmant la fondation du couvent d'éducation et noviciat fondé le 25 octobre 1644 par le couvent des Dominicains de St-Maximin, dit de Ste-Catherine de Sienne. 1644. Archives départementales du Var, Draguignan : 17 H 154.

  • Contrat passé entre les habitants de la rouvière pour la construction de la chapelle ditte de nostre dame de la rouviere. 16 mars 1652. Archives départementales du Var, Draguignan : 17 H 198.

  • [Bénédiction de la chapelle de l'hôpital Saint-Jacques de Saint-Maximin.] 21 novembre 1688. Archives départementales du Var, Draguignan : H dépôt 30.

    f° 134.
  • Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. 1295-1790. Archives départementales du Var, Draguignan : 2 MI 219 R1 - 2 MI 219 R3. Disponible en ligne : <https://archives.var.fr/arkotheque/consult_fonds/fonds_seriel_resu_rech.php?ref_fonds=19>. Date de consultation : 2024-2025.

    Mention des délibérations du Conseil de la communauté de Saint-Maximin : BB 5 : f° 699, 1578. BB 6 : f° 450, 1583 ; f° 500, 1584. BB 11 : f° 370, f° 420, 1607. BB 12 : f° 53, 1608 ; f° 352, 1613 ; f° 451-459, 1615. BB 13 : f° 361, f° 390, 1618. BB 14 : f° 390, f° 431, 1627. BB 15 : f° 39 et 67-71, 1628 ; f° 108-111, 1629 ; f° 40-41, 1630 ; f° 356, 1633 ; f° 406, 414 et 477, 1634. BB 16 : f° 43-44, 1636 ; f° 295, 1639 ; f° 499-500, 1642 ; f° 628-629, 1644 ; f° 652-653, 1645. BB 18 : f° 2-4, 1652 ; f° 139, 1653 ; f° 177, 1654. BB 20 : f° 227, 1660. BB 21 : f° 80, 1666 ; f° 144, 1667. BB 22 : f° 6, 1673. BB 26 : f° 426, 1706. BB 28 : f° 562, 1713. BB 29 : f° 71, 1716 ; f° 626, 1720. BB 32 : f° 2, 1742 ; f° 389, f° 413, 1747 ; f° 549, 1748. BB 33 : f° 81, f° 84, f° 123-124, 1749 ; f° 260, f° 265 et 268, 1750 ; f° 337, 1751. BB 34 : f° 77, 1756 ; f° 292, 1758 ; f°408 et 410, 1760. BB 35 : f° 385, 1775. BB 36 : f° 160-161, 1778. BB 37 : f° 107, 1787 ; f° 238-239, 1788 ; f° 477 et 553, f° 530, 1790 ; f° 590, f° 593-595, 1791. Mention des cadastres de Saint-Maximin : CC 2, 1561. CC 3, 1587. CC 4, 1588 : f° 23. CC 6, 1603 : f° 1. CC 10, 1638 : f° 611. CC 12, 1682 : f° 83 ; f° 98. CC 14, 1699 : f° 284. CC 16, 1714 : f° 139. Mention des comptes trésoraires du Conseil de la communauté de Saint-Maximin : CC 64 : f° 140, 1514-1515. CC 74 : f° 540, 1615-1616. CC 75 : f° 135, 1619-1620. CC 75 : f° 351, 1623-1624. CC 77 : f° 274, 1631-1632 ; f° 574, 1633-1635. CC 81 : f° 136, 1647-1648. CC 83 : f° 125-141, 1655-1656. CC 84 : f° 173, 1662-1663. CC 86 : f° 284, 1675-1677. CC 98 : f° 134, 1737-1738. CC 100 : f° 397, 1750-1751. CC 102 : f° 6, 1751-1752 ; f° 186, 1753-1754. CC 103 : f° 234, 1763-1764 ; f° 482, 1768-1769. CC 105 : f° 238, 1773-1774. Mention du dossier de voirie de la communauté de Saint-Maximin : DD 32 : 1300. Mention des registres paroissiaux de la communauté de Saint-Maximin : GG 2 : p. 104, 1642. GG 6 : f° 265, 1697. GG 7 : f° 300, 1709. Mention des dossiers liés aux cultes de la communauté de Saint-Maximin : GG 18 : p. 58, 1644. GG 30 : 1322 (1298-1523).GG 34 : 1379. GG 37 : 1388.
  • Procès verbaux des dernières publications et adjudications deffinitives des domaines nationaux appellés les chapelles des ci devant penitents bleu, penitents blanc, Bon Voyage, Ste Anne, St Jean de cette ville de st maximin. 20 décembre 1793. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 1399.

  • Vente des meubles et effets mobiliers ci-après mentionnés et détaillés apartenant ci-devant au couvent des Dames Religieuses de cette ville de St Maximin. 24 septembre 1792. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 1579.

  • Inventaire du Mobilier et Effets de l’Eglise & Couvent des RR PP Capucins de St Maximin. 20 décembre 1792. Archives départementales du Var, Draguignan : 1 Q 1579.

  • Lettre du sous-préfet de Brignoles au préfet au sujet du statut de la chapelles des rouvières de Saint-Maximin. 21 avril 1836. Archives départementales du Var, Draguignan :  1 Q 1890.

  • Lettre du sous-préfet de Brignoles au préfet au sujet du statut de la chapelles des rouvières de Saint-Maximin. 26 avril 1837. Archives départementales du Var, Draguignan :  1 Q 1890.

  • Administration de l’enregistrement des domaines. 28 octobre 1837. Archives départementales du Var, Draguignan :  1 Q 1890.

  • Lettre du sous-préfet de Brignoles au préfet au sujet du statut de la chapelles des rouvières de Saint-Maximin. 4 novembre 1837. Archives départementales du Var, Draguignan :  1 Q 1890.

  • Verbal de la visite faite dans l’eglise parrochielle de la ville de Saint Maximin. 22 août 1665. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 345.

  • Verbal de visite de st maximin. 30 octobre 1732. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 346.

  • Extrait des Registres du Conseil d’Etat. Arret du Conseil pour la Suppression des religieuses de ste catherine de Sienne de l’ordre de St Dominique etablies a st Maximin. 12 mai 1752. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 410.

  • Visite du Batiment de la chapelle des penitens de st maximin. 3 novembre 1681. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 453.

  • Chapelle Saint-Joachim de St Maximin et consequences. 15 octobre 1740. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 453.

  • Declaration de tous les biens et revenus du couvent royal ste marie magdelene de lordre des precheurs de la ville de st maximin en provence. 6 août 1728. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 649.

  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1627-1638. 1632. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1334.

    Paroisse de Saint-Maximin, f° 78-80, 1632.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence,1638-1641. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1335.

    Paroisse de Saint-Maximin, f° 63-64, 1638.
  • Procès-verbaux des visites pastorales, évêché d'Aix-en-Provence, 1681-1682. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille : 1 G 1342.

    Paroisse de Saint-Maximin, f° 130-135, 1681.
  • [Fiche sur la chapelle Saint-Mitre]. Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse 1 F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/7632>. Date de consultation : 2024-2025.

    Mention de la démolition de la chapelle en 1846.
  • [Fiche sur la chapelle Notre-Dame-des-Sceaux]. Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse 1 F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/7622>. Date de consultation : 2024-2025.

  • [Fiche sur la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire]. Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse 1 F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/7621>. Date de consultation : 2024-2025.

  • [Fiche sur la chapelle Sainte-Croix]. Années 1960-1970. Archives diocésaines de Fréjus-Toulon, Solliès-Ville : fonds Chanoine Louis Malausse 1 F 04. Disponible en ligne : <https://fraec83-num.fr/s/public/item/7624>. Date de consultation : 2024-2025.

  • [Demande du maire de Saint-Maximin de faire autoriser des réparations au puits des pénitents blancs.] 27 août 1807. Archives communales, Maison d’Histoire et du Patrimoine, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : 2 N 2.

  • Rapport d’estimation des biens nationaux de quatrième classe dont la commune de st maximin a passé soumission pour les acquerir. 21 décembre 1790. Archives communales, Maison d’Histoire et du Patrimoine, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume : 3 N 1.

  • [Historique de l'oratoire Notre-Dame de Bon Voyage, Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.] 1957. Archives de l'Association Les Amis des Oratoires, Aix-en-Provence : A.R.P.A. : dossier Saint-Maximin-la-Sainte-Baume.

Bibliographie

  • ACHARD, Claude-François. Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne et moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice etc. Aix-en-Provence : Pierre-Joseph Calmen, 1788, 2 vol.

    p. 422-424.
  • ARNAUD, Claude, BORREANI, Marc, DE JERPHANION, Guillaume, ROBLES, Aurélie. L’habitat en Provence Verte Verdon du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Brignoles : Pays d’art et d’histoire Provence Verte Verdon, 2024.

    p. 168-199, mention du rattachement du prieuré de Saint-Mitre au territoire d’Ollières vers 1300, de la visite pastorale faite à la paroisse de Saint-Maximin en 1345, des confirmations de l’église Notre-Dame-de-Sceaux à l’abbaye de Montmajour en 1118 et 1204 et de son rattachement au prieuré de Correns vers 1218, de l’apparition dans les textes du castrum et toponyme de Bayols aux 13e et 14e siècles et des fouilles menées sur le site de l’église Sainte-Marie-de-Bayols en 1982.
  • FIXOT, Michel, CARRAZÉ, François. Saint-Maximin, basilique Sainte-Marie-Madeleine. Tourves : Association d'Histoire Populaire Tourvaine, Cahier de l’Association d’Histoire Populaire Tourvaine, 1981-2021 40ème anniversaire, 2021, p. 91-104.

    p. 98, mention du prix-fait de 1404 projetant la réhabilitation du mausolée paléochrétien en crypte basilicale.
  • CARRAZÉ, François, FIXOT Michel, GUYON, Jean. Les premiers monuments du culte chrétien à Saint-Maximin. Dans : Bulletin de la Société des Amis du Vieux Toulon et de sa région, 1995, n° 117, p. 31-48.

  • FAILLON, Etienne-Michel. Monuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine en Provence […]. Paris : J. P. Migne, 1865.

  • GUERARD, Benjamin, DELISLE Léopold, De WAILLY Natalis. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. Collection des cartulaires de France, t. VIII, éditeur B. Guérard, Paris : Typographie de Ch. Lahure, 1857, 2 volumes, CLVI-651-945 p.

    CSV 293 et 295, 1038 ; CSV 294, 1053 ; CSV 843, 1079 ; CSV 222, 1093 ; CSV 224, 1098.
  • MONTAGNES, Bernard. Architecture dominicaine en Provence. Paris : Éditions du CNRS, 1979.

    p. 23, mention de la confrérie du Saint-Esprit en 1364.
  • ROSTAN, Solange. La Vièio Souco Au Terraire Saint-Maximin de Provence. Bellegarde : Scop-Sadag, 1977.

    p. 123, mention de l’existence de la chapelle Saint-Mitre dans la première moitié du 19e siècle ; p. 236, mention d’un mariage célébré à la chapelle Notre-Dame dite de la Rouvière en 1653.

Documents figurés

  • Carte de France dite Carte de Cassini. / Dessin à l'encre, carte géographique en 182 feuilles au 1/86 400e par César-François Cassini de Thury, commencé en 1756, terminée en 1815 par Jean-Dominique Cassini. Bibliothèque nationale de France, Paris.

  • Plan cadastral de la commune de Saint-Maximin. 1811. / Dessin à l'encre sur papier par le géomètre de 1ère classe Souriguère, 1811. Archives départementales du Var, Draguignan : 3 PP 116 01 à 3 PP 116 08.

    Section A, n° de plan 02 ; section B, n° de plan 04/1 ; section D, n° de plan 06, parcelle 991.
  • Saint-Maximin (Var). – Place du 14 Juillet, [Portail de l’ancienne chapelle des pénitents blancs.] / Carte postale noir et blanc, Editions Désiré et Raynaud, Saint-Maximin, [premier quart du 20e siècle.] Collection particulière.

  • Saint-Maximin (Var). – Place Molière, [Partie de l’ancien couvent des dominicaines de Barboulin.] / Carte postale noir et blanc, Editions Désiré et Raynaud, Saint-Maximin, [premier quart du 20e siècle.] Collection particulière.

  • 127. Saint-Maximin - Couvent des Dominicaines – La Chapelle, [Chapelle du couvent des dominicaines route de Barjols.] / Carte postale noir et blanc, Editions ELD, [premier quart du 20e siècle.] Collection particulière.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Provence Verte Verdon
Cérède Agathe
Cérède Agathe

Chargée de mission Inventaire et médiation du patrimoine pour la Provence Verte Verdon.

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