Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
- recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
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Albertini Cécilia-ElénaAlbertini Cécilia-ElénaCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Nice - Nice
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Commune
Nice
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Lieu-dit
Mantega
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Adresse
72 boulevard Mantega-Righi
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Cadastre
2025
LW
0340
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Dénominationsmaison
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AppellationsVilla Les Mandarinettes, Villa Les Mandariniers
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
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Autres parties constituantesjardin d'agrément, conciergerie, écurie
La veuve Anna de Zagoskine (orthographié aussi Jacowskine), née Yourevitch, achète un lot du Lotissement du Righi à Eugène Aimé Bisseuil, le lotisseur. Grâce à un compte-rendu dans le périodique Le Phare du littoral de mai 1904, on y apprend que Mme Zagoskine fête la fin des travaux de son immeuble mais que "l'immeuble n'a pas encore de toiture". Parmi les invités est mentionné "M Baumann architecte". On peut légitimement penser qu'il s'agit de l'auteur du bâtiment, en l'ocurrence Ludwig Baumann, architecte autrichien. L'immeuble est cité pour la première fois dans l'Annuaire de Nice et des Alpes-Maritimes de 1906 sous le nom de Villa Les Mandarinettes, à la fois dans la rubrique des adresses et des villas d'agrément. Mme Zagoskine habite sans doute l'appartement de l'étage du milieu (le seul qui occupe un niveau entier, au niveau de la porte d'entrée) mais elle possède d'autres biens à Nice où elle réside également. Ses locataires semblent majoritairement de nationalité russe. A son décès en 1918, la propriété revient à ses neveux.
En 1924, l'immeuble est vendu à Louis Brugère (secrétaire général des usines métallurgiques Niclausse, Paris) et Jean-Robert, industriel à Saint-Etienne. M. Robert demeure ensuite le seul propriétaire. Il dépose une demande de permis en 1926 pour élever une conciergerie à l'ouest dans la boucle du terrain. En 1942, le couple Robert revend l'immeuble Les Mandariniers à François-Joseph Blanc, industriel à Annecy. L'ensemble a été entièrement rénové en 2020 par l'ASL Mantéga Righi (Financière Magellan), sous la direction de l'architecte Axel Letellier. Il y a eu une augmentation du nombre d'appartements, notamment dans l'ancien grenier où des lucarnes ont été ajoutées. Les décors peints de la cage d'escalier ont été heureusement conservés.
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
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Dates
- 1904, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Baumann Ludwigarchitecte (incertitude), attribution par sourceBaumann LudwigCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte autrichien, fin 19e-début 20e siècle. Il est notamment l'auteur du pavillon de l'Autriche à l'exposition universelle de Paris de 1900 et de nombreux bâtiments à Vienne : ministères, "Konzerthaus" (salle de concert).
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Auteur :
Le bâtiment (de trois niveaux) prend place sur une parcelle allongée avec un dénivelé important, ayant nécessité, côté colline, la création d'une cour anglaise permettant l'éclairage des deux niveaux inférieurs. L'entrée se fait côté colline au niveau de l'étage médian, dont les actes concernant l'immeuble nous apprennent qu'y était situé l'appartement le plus grand, destiné sans doute au propriétaire. Cet étage bénéficie également d'une véranda à l'ouest. Chacun des deux autres étages étaient composés de deux appartements (étage en soutènement et étage supérieur). Caché par un mur d'acrotère à balustres, les longs pans de toiture (recouverts de tuiles plates mécaniques) possédaient dès l'origine un certain nombre de lucarnes (avec toit en bâtière), peut-être destinées à l'aération de chambres de domestiques. L'édifice adopte la forme générale d'un rectangle mais avec un retour à l'angle nord-est et un discret ressaut en façade principale au sud, ouvrant sur le vaste jardin et le panorama. Y apparaît évidente, de la part du maître d'oeuvre, la volonté de casser la monotonie d'une façade assez longue, au moyen du traitement des ouvertures, réunies par deux (avec un trumeau plus ou moins large) ou trois dont certaines forment une serlienne. La symétrie est également bannie de cette façade avec la saillie des travées décalée vers l'ouest et un volume oriental jouant la singularité avec son triplet et sa baie serlienne. Peut-être ce volume constitue t'il un ajout en cours de chantier ? Un long balcon réunit plusieurs portes-fenêtres à l'étage médian alors que deux balcons isolés agrémentent l'étage supérieur. L'escalier intérieur est tournant à retours avec jour. Le jardin est bordé au sud par une balustrade en ciment. Un petit édifice (conciergerie) et les anciennes écuries (actuellement garages) demeurent sur le terrain.
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Murs
- enduit
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Toitstuile mécanique
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Étagesétage de soubassement, 1 étage carré
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie, suspendu
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État de conservationrestauré
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Techniques
- décor stuqué
- peinture
- céramique
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Représentations
- mufle de lion, marguerite, chimère
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Précision représentations
Les façades, traitées de façon homogène, développent un décor stuqué abondant notamment en frise sous toiture dont les tables saillantes (avec motifs de fleurs - Marguerite il semble - et rinceaux) sont entrecoupées par les frontons en plein-cintre des baies. Les consoles des balcons sont supportées par des culots campanulés ou des mufles (bouche ouverte) de lions couverts d'une palmette. Sur la balustrade sommitale sont conservés certains vases en céramique avec anse à tête de chimère, présents aussi sur les piliers de la porte piétonne. Les parties communes conservent un décor peint (murs et plafonds) avec grands rinceaux et feuilles de style Art nouveau.
Z Nice repérage
- 01-DENO immeuble
- 02-CHRONO 1860-1919
- 03-CARACTERE éclectique
- 04-TENDANCES néo-classique
- 05-INTEGRITE complète
- 06-VISIBILITE bonne
- 07-SITUATION isolé
- 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
- 09-MATERIAUX non applicable
- 10-MACONNERIE enduit avec parements
- 11-SUR FACADE balcon filant
- 12-ENTREE non applicable
- 13-TOIT non applicable
- 14-COMBLES non applicable
- 15-DOME non applicable
- 16-BELVEDERE non applicable
- 17-FRISE frise en relief
- 18-CERAMIQUE poterie
- 19-MATERIEUX GROS OEUVRE non applicable
- 20-SITE dimension paysagère
- 21-LOTISSEMENT non applicable
- 22-PERGOLA non applicable
- 23-JOINTS non applicable
- 24-CLOTURES oui
- 25-AGREMENTS oui
- 26-COUR ANGLAISE oui
- 27-Châssis vitré et verrière non applicable
- 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
- Pied-à-terre non applicable
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Statut de la propriétépropriété privée
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Éléments remarquablesconsole, vestibule, escalier
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
- (c) Ville de Nice
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Documents d'archives
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Nice, demande de permis de construire une conciergerie à l'immeuble Villa Les Mandariniers, 1926. Archives communales, Nice : 2T439 287.
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Les Mandariniers, Mantega, Nice, achat par François Joseph Blanc, 20 janvier 1942. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 1133 - n°26.
(historique des propriétaires successifs) -
POUJADE Aymeric. Les Mandariniers, mémoire de Master 1 - IAE / Université Nice Côte d'Azur, 2020, [12] p.
Bibliographie
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[Bénédiction de la nouvelle villa de Mme De Zagoskine]. Dans : Le Phare du littoral, 17 mai 1904, p. 2. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice
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Annuaire des Alpes-Maritimes : 1906. Nice : Imprimerie niçoise, 1906. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 308 (immeuble d'agrément) et p. 459 (adresse)
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.