Dossier d’œuvre architecture IA06004731 | Réalisé par
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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Thuin-Chaudron Véronique (Contributeur)
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
moulin à huile devenu immeuble sous le nom de "Villa Aureglia"
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Fabron
  • Adresse 19 avenue Mont-Rabeau
  • Cadastre 2025 NE 0076
  • Dénominations
    moulin à huile, immeuble
  • Appellations
    Villa Aureglia
  • Destinations
    immeuble
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin d'agrément

Selon la tradition et une mention dans un acte de vente de septembre 1904, le bâtiment aurait eu à l'origine la fonction de moulin à huile. Il est présent sur le cadastre de 1812, faisant partie alors du domaine de la famille Roassal. Hilarion Roassal, décédé en 1852, lègue le moulin à son fils Emile Clément Roassal, mort en 1869, qui le lègue à sa sœur Célestine Roassal, veuve du comte Louis Paderi. L'héritier de Célestine Roassal, décédée en 1895, est Albert Vérani. En octobre 1900, ce dernier vend le moulin à Charles Pinchon de Douchy (acquéreur d'une partie de l'ancien domaine Roassal avec le château Mont-Rabeau). Une partie du moulin appartenait aussi jusqu'à cette date à la famille Sasserno. En 1900 le propriétaire est désormais unique. Félix Léger, huissier à la Mairie de Nice et qui habite 1 quai des Ponchettes, achète en 1904 à Charles Pinchon pour 8000 frs "une parcelle en nature de terrain de culture avec maison d’habitation ayant autrefois servi de moulin", prouvant que la fonction agricole de l'édifice est désormais arrêtée.

La date "1904" ayant été vue, selon un témoignage oral, sur un enduit d'un appartement (gauche) du dernier étage pourrait constituer la date de transformation et surélévation du bâtiment, suite à l'achat par Félix Léger. Les modénatures de façade, peintures décoratives des parties communes, portail d'accès avec notamment sa grille, pourraient correspondre au style en vigueur au début du 20e siècle. Un temps, la maison se serait nommée Villa Aureglia.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle , (incertitude)
    • Secondaire : 2e moitié 18e siècle , (incertitude)

Parfait exemple de maison niçoise sise, lors de son édification, dans un quartier semi-rural. Elle relève de la typologie d'immeuble en raison de la présence de deux appartements par étage. Edifiée à partir d'un établissement rural initial, elle en conserve une irrégularité de plan avec une travée en léger retrait. Le rez-de-chaussée conserve une partie de pièce avec une voûte en berceau, considérée comme le lieu d'implantation de la meule. Bien que situé dans un vallon, l'absence de cours d'eau à proximité fait pencher l'analyse vers un moulin à sang.

La structure originelle en moellons a été complétée vers 1904 sans que l'on connaisse les matériaux utilisés. La porte est en position centrale des trois travées en avancée, travées sans doute les plus anciennes. Sur le fond en enduit ocre clair, une modénature en ciment marque les angles des murs et les ouvertures : encadrement avec cavet et clé pour l'entrée, mouluration harpée en angle ainsi qu'autour des baies. Un corps de moulures sépare le dernier niveau (marque de la surélévation ?). Le toit, largement débordant, protège une frise peinte (corolles de fleur et feuilles) courant sur trois façades. La toiture est à plusieurs pans et croupe sur l'extension orientale, le tout recouvert de tuiles plates mécaniques. A l'intérieur, l'escalier, tournant à retours avec jour, bénéficie d'une belle luminosité grâce aux fenêtres ouvrant sur les paliers, orientées au sud côté façade antérieure. Un décor peint est apposé en plafond des volées d'escalier, formé de rosaces, palmettes en éventail et arabesques de feuillage, dans les tons jaune pâle et rose.

La propriété conserve par ailleurs son authenticité avec ses étroites terrasses en terre-plein dans la pente, son puits, sa pergola d'accès avec arceaux métalliques et son portail aux piliers en brique et grille en coup de fouet art nouveau.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à plusieurs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie, suspendu
  • Techniques
    • maçonnerie
    • peinture
  • Représentations
    • fleur, rosace, palmette

Z Nice repérage

  • 01-DENO immeuble
  • 02-CHRONO 1860-1919
  • 03-CARACTERE non applicable
  • 04-TENDANCES liguro-niçois
  • 05-INTEGRITE complète
  • 06-VISIBILITE bonne
  • 07-SITUATION isolé
  • 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
  • 09-MATERIAUX oui
  • 10-MACONNERIE enduit avec parements
  • 11-SUR FACADE non applicable
  • 12-ENTREE non applicable
  • 13-TOIT toit debordant
  • 14-COMBLES non applicable
  • 15-DOME non applicable
  • 16-BELVEDERE non applicable
  • 17-FRISE frise peinte
  • 18-CERAMIQUE non applicable
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE moellon
  • 20-SITE non applicable
  • 21-LOTISSEMENT non applicable
  • 22-PERGOLA non applicable
  • 23-JOINTS non applicable
  • 24-CLOTURES oui
  • 25-AGREMENTS non applicable
  • 26-COUR ANGLAISE non applicable
  • 27-Châssis vitré et verrière non applicable
  • 28-Eléments de distribution intérieur en verre non applicable
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Éléments remarquables
    escalier
Image non consultable

Documents d'archives

  • [Maison, actuellement 19 avenue Mont-Rabeau Nice, vente Vérani-Pinchon de Douchy, 24 octobre 1900]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 830 - n°28.

  • [Maison, actuellement 19 avenue Mont-Rabeau Nice, vente Pinchon de Douchy-Léger, 22 septembre 1904]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : conservation des hypothèques, vol 964 - n°189.

  • BAUMGARTNER Oriabel, Constitution et morcellement du domaine Pinchon [Nice], 1899 à 1955, tapuscrit, février 2016, 12 p. Bibliothèque de Cessole, Nice

    p. 6

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de Nice, 1812. / Dessin à l'encre sur papier. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 01Fi0217.

  • Plan cadastral de la commune de Nice [1871-1873]. / Dessin à l'encre sur papier par les géomètres du cadastre, [1871-1873]. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice : 25FI 088/1/III/A1/COM à 25FI 088/1/I/G5.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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Thuin-Chaudron Véronique
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

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