Dossier d’œuvre architecture IA06004700 | Réalisé par
Thuin-Chaudron Véronique (Rédacteur)
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
kiosque à musique dit Temple de l'amour ou Temple de Diane.
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Saint-Maurice
  • Adresse 70 Avenue George Sand
  • Cadastre 2017 EC 0070
  • Dénominations
    kiosque
  • Précision dénomination
    kiosque à musique
  • Appellations
    Temple de l'amour, Temple de Diane
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Destiné à orner le parc du comte Aldebert de Chambrun, un projet de pavillon de musique voit le jour. Les travaux auraient débuté en 1885. Inauguré le 28 mars 1890, il est l’œuvre de l'architecte niçois Philippe Randon, assisté de l'architecte Charles Bermond et du dessinateur Tribaudini.

L'article de l'Eclaireur du dimanche du 4 décembre 1927, rédigé à l'occasion de l'achat par la ville du kiosque et du terrain attenant, nous parle de 300 m3 de pierres de la Turbie, 220 m3 de marbre de Carrare, 2100 kg de cuivre et 7400 kg de fer. C'est la maison Binelli de Carrare qui a fourni les marbres des carrières de Ravaccione. Le Professeur Bonami a exécuté le travail, Eyguesier a réalisé le socle en pierre de taille, Basso a placé les marbres, les frères Serraire ont fait la charpente métallique. Valade et Roux ont fait toutes les sculptures (semblant signifier colonnes et entablement) et aussi décoré le plafond. D'après l'article : "A l'intérieur, dix bustes, en bronze, d'hommes illustres dans les Arts et les Lettres, symétriquement placés sur les axes de colonnes, forment une sorte de cella ou loge" sont signés Henri Chapu (disparus). La maison Gayet-Gauthier a fait la couverture et le motif en cuivre repoussé.

  • Période(s)
    • Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1890, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Randon Philippe
      Randon Philippe

      Architecte à Nice dans la deuxième moitié du 19e siècle. Il joue un rôle important dans l'organisation de la profession, tant au niveau local que national. Il est membre fondateur de la Société des Architectes et Ingénieurs des Alpes-Maritimes, dont il devient président en 1880. Il est membre fondateur puis président honoraire de la Société des Architectes du Sud-Est. Il organise le Congrès International des Architectes et Ingénieurs de 1884, au cours duquel la Caisse de Défense mutuelle des Architectes est projetée. La même année, il participe à  l'exposition internationale de Nice. Il est membre de la Société Centrale des architectes. En 1900, il est membre du conseil d'administration de l'Ecole Nationale d'Art Décoratif de Nice. En 1903, il est le premier architecte des Alpes-Maritimes, depuis le rattachement à la France, à recevoir la croix de la Légion d'Honneur.

      On lui doit des villas de prestige. Il construit aussi des immeubles de rapport. Son oeuvre capitale est le Temple de l'Amour de la villa du comte de Chambrun, (son projet est préféré à celui de Joseph Vaudremer, membre de l'Institut). Il exerce aussi ses talents d'architecte paysagiste aux jardins de la Villa Liserb ou à ceux qui couvrent le Paillon.

      Il travaille aussi comme architecte décorateur en ornant la salle du grand théâtre lors du banquet offert par la municipalité au président de la République en avril 1890. Il fait aussi le pavillon provisoire de style indien qui a abrité Carnaval en février 1892 sur la place du Casino. En tant qu'architecte expert, il lotit des propriétés, comme en 1880 celle de Fanny Bouyon, dans le quartier de Carabacel, ou en 1882 le lotissement en 24 lots d'une partie de la villa Lina. Il travaille aussi dans les environs de Nice. (Véronique Thuin).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Bermond Charles
      Bermond Charles

      Architecte niçois, actif fin 19e jusqu'au début 20e siècle.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Tribaudini Michel
      Tribaudini Michel

      Michel (Henri) Tribaudini est dessinateur et architecte à Nice à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Eyguesier François
      Eyguesier François

      Entrepreneur de maçonnerie, Nice, fin du 19ème siècle. Né aux Milles, près d'Aix-en-Provence, il commence comme ouvrier dans l'entreprise de construction des gares pour le P.L.M. Participant au chantier de la gare de Nice, il décide de demeurer dans la ville, suit des cours du soir et crée sa propre entreprise qui devient vite renommée. Il devient conseiller municipal de Nice en 1886. (source : THUIN-CHAUDRON, Nice de la colline du château au château des collines, p. 299).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      entrepreneur de maçonnerie attribution par source
    • Auteur :
      Serraire (1830 - )
      Serraire

      Entreprise de serrurerie industrielle, Nice, 2nd moitié du 19e siècle. L'entreprise est réputée pour ses innovations techniques concernant notamment les stores et fermetures. Elle a fourni notamment la structure métallique du restaurant la Rotonde (hôtel Bristol, Beaulieu-sur-Mer, 06) en 1899. Jean-Baptiste Serraire (né à La colle et mort à Nice le 31 août 1894 à l'âge de 82 ans) fonde la maison en 1830. Il est le fondateur d'une entreprise qui se maintient sur trois générations.

      Il a deux fils : avec son épouse Antoinette Baralis : Jacques et Fortuné. Jacques (né à Nice le 13 juin 1833 et mort dans cette ville le 11 mars 1907) devient un notable et occupe à plusieurs reprises les fonctions de conseiller municipal. Il participe avec d'autres à la publication d'un Traité de serrurerie et construction en fer en 1896. Outre la production ordinaire, l'entreprise fabrique de la serrurerie d'art en fer forgé et fer repoussé. D'après Charles Garnier, les travaux de Serraire "ne redoutent aucune comparaison". La maison est présente à l'exposition internationale de 1884 où elle obtient le grand diplôme d'honneur. Une rue de la ville, l'actuelle rue de Suisse, s'est appelée Jacques Serraire.

      Jacques et son épouse Agnes Pellegrin ont deux fils : Fortuné (Emile Louis) (né à Nice le 31 janvier 1835 et mort à Nice le 16 juin 1926) et Jacques Jean-Baptiste Joseph dit Baptistin (né à Peillon le 12 Mai 1862 et mort à Nice le 25-2-1930). L'entreprise est installée 20 rue d'Angleterre, une rue où la famille est propriétaire de plusieurs immeubles (aux N°16, 18 et 20). Les Serraire ont travaillé un moment en association avec Félix Gordolon (frère de son épouse). (Véronique Thuin)

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      serrurier attribution par source
    • Auteur :
      Valade et Roux
      Valade et Roux

      Entreprise de sculpture ornementale, Nice, 2nd moitié 19e - début du 20e siècle. Pierre Valade est né à Villemur (Haute Garonne) en 1846. A la fin des années 1860, il est installé à Marseille. Dans les années 1880-1890 il est souvent associé à Jean-Baptiste Roux (né en 1845), installés au 15 de la rue Lamartine à Nice. En 1883, Nice artistique (22 février 1883) présente leur travail à la villa de James Arboin (disparue) ; en 1884 il travaille seul à la villa Filleul Brohy au 55 boulevard de Montboron (Nice artistique 3 janvier 1884). En association avec Jean-Baptiste Roux il fait les décors du café de la Renaissance au casino municipal (Nice artistique 6 novembre 1884) et celui du nouveau théâtre de la rue Saint François de Paule après l’incendie du premier (Nice artistique 4 décembre 1884). C’est l’entreprise Valade et Roux qui réalise aussi, en 1890, les colonnes, entablement et stucs du plafond du kiosque appelé Temple de Diane ou de l’Amour à Nice (Eclaireur du dimanche  4 décembre 1927). Il a également sans doute travaillé pour Raoul Pattard au Grand Hôtel à Monte Carlo. Il meurt le 23 août 1907 à Cagnes sur Mer.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      stucateur, sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Chapu Henri
      Chapu Henri

      Henri Chapu est un sculpteur français, 19e siècle, grand prix de Rome, professeur à l'Ecole des Beaux-arts, membre de l'Institut. Il est l'auteur de nombreux bustes, monuments commémoratifs et funéraires.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      sculpteur attribution par source
    • Auteur :
      Gayet-Gauthier
      Gayet-Gauthier

      Maison de couverture, plomberie et chaudronnerie parisienne, 2nd moitié 19e siècle. Cette maison a notamment restauré la colonne Vendôme et coulé et martelé la Statue de la Liberté (sculpteur Bartholdi).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      fondeur attribution par source
    • Auteur : marbrier attribution par source

Considéré à la fois comme copie du temple de Sybille à Tivoli et du monument de Lysicrate à Athènes, le kiosque emprunte au modèle du temple antique monoptère. Le podium est constitué de trois rangs de pierres de taille rectangulaires. Les douze colonnes en marbre ont des cannelures rondes à listel. Elles sont terminées par des chapiteaux corinthiens avec abaque à cornes et fleur d'abaque. L'entablement est constitué d'une architrave à trois fasces. Elle supporte une frise avec guirlandes de fleurs et fruits à festons, retenues par des mufles de bélier. Des instruments de musique ornent certains dessus de festons. L'entablement s'achève par une corniche à denticules. Le bord du toit reçoit des antéfixes en marbre. Toit en cuivre circulaire avec rayons. Au sommet prend place un fleuron en cuivre repoussé (symbole du mérite), semblant mêler feuilles d'acanthe et d'olivier. L'accès au podium se fait au moyen d'un emmarchement s'évasant vers la base. L'intérieur est recouvert d'une coupole surbaissée avec décor stuqué de caissons à rosace.

  • Murs
    • pierre moyen appareil
  • Toits
    cuivre en couverture
  • Couvrements
    • voûte plate
  • Couvertures
    • toit conique
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit
  • Techniques
    • sculpture
    • décor stuqué
    • fonderie
  • Représentations
    • bélier, guirlande, instrument de musique, fleuron
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Bibliographie

  • SUPPO, Joseph. Quelques notes historiques sur le Parc Chambrun, comment on construisit le Temple de la Sybille. Dans : L'Eclaireur du dimanche, 4 décembre 1927, p. 4-5.

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Thuin-Chaudron Véronique
Thuin-Chaudron Véronique

Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers