Dossier d’œuvre architecture IA06004590 | Réalisé par
Albertini Cécilia-Eléna (Rédacteur)
Albertini Cécilia-Eléna

Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.

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Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
ruine artificielle ou temple de jardin dits ruine romaine
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Cimiez
  • Adresse 28 avenue Valrose
  • Cadastre 2017 LM 0140  ;
  • Dénominations
    ruine artificielle, temple de jardin
  • Appellations
    ruine romaine
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Au sein des nombreux maîtres d'oeuvre ayant exercé à Valrose, on attribue généralement à l'architecte Bernardin Maraini les fausses ruines et à Giovanni Battista Trabucco les bas-reliefs qui les décorent,(avec notamment ce qui est habituellement nommé char d'Apollon), sans certitude.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 19e siècle
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Maraini Bernardin
      Maraini Bernardin

      Architecte actif à Nice fin 19e début 20e siècle. Bernardin MaraIni est né en Suisse. Il fait de brillantes études d'architecture à l'Académie de Milan où il remporte le Grand Prix d'Architecture. Il complète sa formation à Paris. Puis il marche sur les traces des hommes de l'art de bâtir qui sont venus du Tessin dans la région de Nice pour y construire des églises. Il s'établit dans la ville en 1868. Il est naturalisé Français. S'investissant dans la vie de la cité, il travaille en 1872 avec l'architecte Hippolyte Chevallier à un projet de galerie vitrée le long du Paillon qui n'a jamais vu le jour. Il participe à la fondation de la Société des Architectes des Alpes-Maritimes (1875). Il est aussi membre fondateur en 1887 de l'Association Régionale des Architectes du Sud-Est. Dans les années 1880, il est à l'origine de la nouvelle Ecole Professionnelle de Nice où les hommes du bâtiment peuvent perfectionner leur savoir et leur technique grâce à des. Il opère également dans des décorations d'intérieurs : au service du baron Von Derwies, il est l'auteur de la salle de spectacle du Château de Valrose, actuelle Faculté de Sciences, et participe également pour lui à la construction du Château de Trevano, près de Lugano. Il s'occupe de chantiers en Italie comme en Suisse. Il est touché par la crise économique des années 1880. Outre la baisse des commandes, il est gêné dans une opération immobilière de lotissement, entreprise en 1879 avec un autre Russe, Léopold Neuscheller, au quartier des Baumettes, autour de l'avenue du Château Saint Laurent. Il a formé l'architecte niçois Horace Grassi. " Son cabinet d'architecte fut un des plus important de la région " peut-on lire dans la notice nécrologique parue dans le journal L'Eclaireur. (Véronique Thuin)

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      architecte (incertitude), attribution par tradition orale
    • Auteur :
      Trabucco Giovanni Battista
      Trabucco Giovanni Battista

      Sculpteur, 2e moitié du 19e siècle. Né à Turin en 1844, il étudie dans sa ville natale à l’Académie Albertina où il est l’élève du sculpteur Vincenzo Vela. Dans l’Annuaire niçois de 1872, G.B. Trabucco est domicilié 2 place Charles-Albert. Il dépasse le simple rayonnement régional car il possède aussi une adresse parisienne.

      À Nice, il répond à des commandes d’ordre public ou privé, notamment à Valrose. On peut ainsi citer le bas-relief de l’hôpital Saint-Roch, les statues de l’opéra, le buste en marbre de Monseigneur Pierre Sola dans la cathédrale Sainte-Réparate. Un différend l’oppose à la Ville à propos du projet de statue en hommage à Garibaldi devant orner la place éponyme. G.B. Trabucco est retenu par une première commission (13 mai 1884) mais celle-ci est déclarée non conforme à la légalité. La seconde commission choisit Antoine Etex, Trabucco se voyant attribuer le 2e prix (1500 fr) à condition qu’il renonce à poursuivre la Ville. En 1899, il propose à la municipalité l’aménagement de fausses grottes dans le Jardin public. Il a également le projet de statues des grands hommes niçois pour orner les espaces publics (Cassini, Carl Van Loo et Risso).

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      sculpteur (incertitude), attribution par tradition orale

En position dominante, l'effet initial de la ruine était, depuis le lointain, la superposition de deux temples péristyles. Le premier, plutôt orienté vers la cascade élève des colonnes cannelées et chapiteaux ioniques à cornes et à guirlandes. Le second, à colonnes doriques, (désormais complètement écroulé) était accolé au premier, mais prenait place sur un haut socle, copie de l'antique. On ne connaît pas la structure de l'ensemble mais il est couvert d'un enduit d'imitation pierre. Sous la plateforme portant les temples, un passage existe dans une grotte artificielle. De l'eau jaillissait sur une composition de faux rocher, sur laquelle semble reposer les temples, la cascade aboutissant au niveau d'un des deux chemins carrossables qui donne accès à la cour d'honneur du Grand château.

  • Murs
    • ciment enduit d'imitation
  • Jardins
    rocaille de jardin
  • Techniques
    • décor stuqué
  • Représentations
    • grecque
  • Précision représentations

    Entablements, frise de grecque, bas-reliefs (char d'Apollon).

  • Statut de la propriété
    propriété de l'Etat, Université de Nice (Faculté des Sciences) à Nice
  • Protections
    classé MH, 1991/07/22
  • Précisions sur la protection

    Classement par arrêté du 22 juillet 1991 pour : Le grand château, le petit château et le parc avec ses fabriques et sa statuaire (cad. LM 3).

Bibliographie

  • LAREDO Dominique. Valrose. Nice : Université de Nice Sophia Antipolis, 2005, 336 p.

Documents figurés

  • [Château de Valrose], ruine romaine. / Photographie imprimée, prise par Jean Giletta, 1912. Dans : "Château Valrose : À Monsieur Raymond Poincaré, Président de la République française" / GILETTA (édition), fac-similé de l'album offert en 1913 à Raymond Poincaré par Jean Giletta, 1920, [44] pl. Bibliothèque nationale de France, Paris : FOL-VE-1139.

  • [Château de Valrose], la cascade. / Photographie imprimée, prise par Jean Giletta, 1912. Dans : "Château Valrose : À Monsieur Raymond Poincaré, Président de la République française" / GILETTA (édition), fac-similé de l'album offert en 1913 à Raymond Poincaré par Jean Giletta, 1920, [44] pl. Bibliothèque nationale de France, Paris : FOL-VE-1139.

Date(s) d'enquête : 2023; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Albertini Cécilia-Eléna
Albertini Cécilia-Eléna

Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.

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Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

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