Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
- recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
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Prédal ChristophePrédal ChristopheCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Nice - Nice
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Commune
Nice
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Lieu-dit
Vieux-Nice
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Adresse
7 rue Saint-François-de-Paule
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Cadastre
2025
KS
0033
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Dénominationsboutique
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Précision dénominationboutique de confiserie
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AppellationsAuer
Un confiseur-pâtissier exerce à cet emplacement (7 rue Saint-François-de-Paule) au moins depuis 1862, avec Alexis Brondet, puis à la fin des années 1870 apparaît un certain Benjamin Rossetti. Une demande d'autorisation de réfection d'enseigne nous apprend ainsi en 1882 qu'y est inscrit "Pâtisserie confiserie service pour soirée vins fins et liqueurs". Dans les années 1890 le pâtissier confiseur est Claude Poully.
C'est la première fois dans l'annuaire de 1895 qu'apparaît à cette adresse le nom d'Auer. Christian Auer et son épouse Anna Dascher sont les premiers d’une dynastie de confiseurs suisse, qui fondent leur maison en 1820. Georges et Henri Chrétien Auer sont confiseurs à Toulon en 1870. C'est Henri Chrétien qui s’installe à Nice en 1894 au 7 rue Saint François de Paule. Au moment où il reprend la boutique, la concurrence est forte puisqu’il existe 40 autres enseignes dans la ville, dont un bon nombre tenu par des Suisses. La maison se transmet de père en fils comme le font savoir les publicités dans la Presse (L’Alsace française 10 Septembre 1938). Henri Joseph et son fils Jean-Jacques succèdent en 1931 à Henri Chrétien. Le magasin dispose d’un atelier de fabrication à l’arrière. La maison peut expédier les achats dans tous les pays. Les productions de fruits confits remportent de belles récompenses comme on peut le voir dans le magasin sur le fixé sous verre réalisé par le faiseur d’enseignes-décorateur E. Long-Bérard : en 1905 à Paris et en 1910 à Londres. Quasiment tous les ans, les Auer font une demande d'autorisation pour repeindre la devanture. En 1898, la porte d’entrée du magasin est agrandie. Par deux actes d’achat en 1947 et 1950, les Auer deviennent propriétaires des murs au 7 de la rue Saint François de Paule.
Dans le salon de dégustation, un des vitraux est signé Fassi cadet, adresse du dernier atelier, que les Fassi occupent à compter de 1928. Le meuble de la caisse, faisant partie d'un ensemble, comporte une marque "Manufacture de Meubles P. MURATORE. Quant aux fixés sous verre publicitaire ou de l'enseigne, ils sont signés E. Long-Bérard. Or ce peintre d'enseigne est présent à Nice toute la première moitié du 20e siècle et ne peut aider à préciser la datation du décor. Ces signatures permettent donc seulement des datations approximatives et démontrent que la boutique a connu de nombreuses phases d'embellissements, toujours dans un même style néo-baroque très chargé, et qu'il est donc très difficile de la dater très précisément. Certains éléments constituent sans doute des reprises de la seconde moitié du 20e siècle.
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Période(s)
- Principale : 1ère moitié 20e siècle , (incertitude)
- Secondaire : 2e moitié 19e siècle , (incertitude)
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Auteur(s)
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Auteur :
Fassi (1858 - )maître verrier signatureFassiCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
La maison Fassi de Nice est fondée vers 1858-1862 (selon les sources), avec Joseph Fassi père, comme maître-verrier (né à Chieri dans le Piémont en 1843, mort en 1920). Il serait arrivé vers Nice en 1860 et aurait été formé par le célèbre peintre verrier milanais Bertini. Son but était la fabrication de vitraux d’art pour églises et appartements, verres décorés, céramique, peinture sur porcelaine. Les spécialités de la maison alliaient les arts décoratifs et le vitrail à la mosaïque et la faïence. L'atelier est 3 ruelle des Prés.
A compter de 1897 la société porte le nom de Joseph Fassi et fils, le fils étant Barthélemy Léopold Raphaël, né en 1872, d'un premier mariage. Il semblerait qu'un désaccord se soit produit entre le père et le fils et ce dernier produit par la suite seul. L'atelier du père est toujours 3 ruelle des près.
En 1919, un fils illégitime de Joseph Fassi prend la relève du fondateur (la mère est Caroline Carbone). Il se nomme Joseph Albert Fassi (né en 1887) et signe sous le nom de Fassi Cadet. Il est au début à la fois ruelle des près et 5 rue Rouget de Lisle (immeuble Pascal) / 2 rue Boissy d'Anglas (entée de l'atelier). C'est l'atelier du maître-verrier Gaston Bertin (fondé pour sa part en 1901). Peut-être ont-ils travaillé un court temps ensemble ? Il quitte par la suite la ruelle des près. Le travail de l’atelier se concentre sur les vitraux artistiques, d’art religieux, profane, héraldique, ancien, moderne et la restauration. Joseph Albert Fassi quitte son atelier en 1969, à 85 ans, et décède en 1971. L'atelier est repris la même année par Alain Peinado. Lorsque ce dernier s'installe à La Gaude (06), les Ateliers Abaïdee travaillent au sein de l'atelier du 2 rue Boissy d'Anglas. L'atelier disparaît vers 2018. (source : TOMBACCINI Simonetta, Des maîtres verriers niçois les Fassi, père et fils (XIXe-XXe siècles). Dans : Nice Historique, n°3-4 juillet-décembre 2023, p. 220-237 / publicité insérée dans la revue Mediterranea, octobre 1929, p. 197).
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Auteur :
Muratore P. (1901 - )ébéniste signatureMuratore P.Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Fabriquant de meubles, Nice, 1ère moitié 20e siècle. A compter de 1901, "Muratore P." apparaît dans les annuaires niçois, puis à compter de 1912 "Muratore frères".
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Auteur :
Long-Bérard E.peintre-verrier signatureLong-Bérard E.Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Peintre, Nice, 1ère moitié du 20e siècle. Il travaille surtout comme peintre d'enseigne (aussi appelé peintre en lettres) et est localisé durant toute la période dans les annuaires au 23 quai des Deux-Emmanuel à Nice.
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Auteur :
La devanture bois est en applique, encadrant la porte d'entrée de l'immeuble. Deux soupiraux avec grilles 19e ouvrent dans une allège en marbre bleu-gris (partie déjà visible sur la plus ancienne photographie dont nous disposons). La boutique est accessible par une porte étroite au centre. Les deux vitrines sont de dimension importante, notamment depuis la disparition des fixés sous verre masquant sur le photographie les maçonneries latérales. Le seul piédroit latéral d'importance est à droite de la porte d'entrée. L'encadrement des vitrines est fin. Un décor en bois y est rapporté avec feuillage et guirlandes de fruits. Il est présent aussi en partie entablement où il entoure médaillons et enseigne principale en verre églomisé. Ce décor en bois se rapproche de celui du mobilier intérieur signé Muratore. Absence de corniche mais la photographie ancienne montre une série de modillons (bois ?, maçonnerie ?).
La boutique est constituée de deux pièces, une principale rectangulaire et une en prolongement au fond à gauche. Au fond à droite ouvre le laboratoire de préparation. Dans la pièce principale, le décor se caractérise par un sol en grès (aux lignes géométriques et fleurs de lys dans les cabochons), et a du mobilier fixe (étagères alignées le long des murs) et mobile (trois meubles présentoirs, un meuble caisse, une desserte, une horloge murale). Certains éléments sont anciens (sol, mobilier mobile) mais d'autres semblent récents (éléments d'étagère avec corniche, vitrail "caisse") et de qualité inégale. Un faux plafond occulte le couvrement originel. Les présentoirs aux formes bombées et à la décoration néo-rococo sont recouverts d'un plateau de marbre. Ils ne sont pas utilisables autrement que comme desserte.
La pièce en prolongement dénommée "salon de dégustation" est davantage ornementée que la pièce principale. Elle a peut-être été aménagée ultérieurement comme le prouverait le sol, de même matériau que la pièce principale, mais de motif différent. Cette pièce se singularise notamment par ses vitraux, en deux bandes de parement et en plafond. Ce dernier est organisé en trois registres : un grand rectangle central et deux bandes latérales. Les panneaux de vitrail sont maintenus par un réseau métallique riveté et organisé de façon à imiter une verrière zénithale alors que la lumière provient d'un éclairage électrique. Trois toiles marouflées, non signées et identifiées, sont intégrées dans des moulures de lambris et offrent un paysage balnéaire méditerranéen avec jardin à tendance néo-régionaliste. Le décor est complété par des miroirs, moulures et corniches en staff et décor rapporté en bois. Des angelots (matériau non étudié) sont disposés sur un arc fermant la pièce. Présence d'appliques en corolle art nouveau et suspensions Liberty. Une peinture sur verre mentionne les prix obtenus par le confiseur en 1905 et 1910.
Il est difficile de proposer un phasage de la mise en place du décor car le choix de maintenir un aspect du début 20e siècle à la boutique a été une constante. Certains éléments ont pu s'ajouter à des aménagements déjà existants (comme les vitraux Fassi post 1928 à la fausse ouverture zénithale de la salle de dégustation) ou faire l'objet de reprise complète.
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Techniques
- menuiserie
- vitrail
- peinture
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Représentations
- guirlande, fruit, feuillage, ange
Z Nice repérage
- 01-DENO bâtiment commercial
- 02-CHRONO non applicable
- 03-CARACTERE éclectique
- 04-TENDANCES néo-baroque
- 05-INTEGRITE partielle
- 06-VISIBILITE bonne
- 07-SITUATION non applicable
- 08-IMPLANTATION non applicable
- 09-MATERIAUX non applicable
- 10-MACONNERIE non applicable
- 11-SUR FACADE non applicable
- 12-ENTREE non applicable
- 13-TOIT non applicable
- 14-COMBLES non applicable
- 15-DOME non applicable
- 16-BELVEDERE non applicable
- 17-FRISE non applicable
- 18-CERAMIQUE non applicable
- 19-MATERIEUX GROS OEUVRE non applicable
- 20-SITE non applicable
- 21-LOTISSEMENT non applicable
- 22-PERGOLA non applicable
- 23-JOINTS non applicable
- 24-CLOTURES non applicable
- 25-AGREMENTS oui
- 26-COUR ANGLAISE non applicable
- 27-Châssis vitré et verrière non applicable
- 28-Eléments de distribution intérieur en verre Vitrail avec armature à la forme
- Pied-à-terre non
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Protection au titre du PLU n°542.
Décor intérieur en lien avec la vente de fruits confits. A surveiller car rue accueillant des grandes enseignes destructrices de décors originaux.
- (c) Ville de Nice
- (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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Documents d'archives
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Nice, demande pour repeindre son enseigne par Benjamin Rossetti, octobre 1882. Archives communales, Nice : 2T86 250.
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Nice, demande pour repeindre son enseigne par Claude Poully, septembre 1890. Archives communales, Nice : 2T127 455.
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Nice, demande pour agrandir une porte par M. Auer, juillet 1898. Archives communales, Nice : 2T167 451.
Bibliographie
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Annuaire des Alpes-Maritimes : 1895. Nice : Imprimerie niçoise, 1895. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice.
p. 426
Documents figurés
-
[Confiserie Auer, Nice]. / Photographie anonyme, non datée [circa 1900]. Collection particulière.
Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.
Auteur, Docteur, sa thèse ayant pour titre : Nice, de la colline du Château aux châteaux des collines, architecture, construction, urbanisation de 1860 à 1914. (publiée chez Serre éditeur en 2009).
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