Dossier d’œuvre architecture IA06004227 | Réalisé par
  • inventaire topographique
maison
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
  • (c) SIVOM Pays de Vence

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays de Vence
  • Commune La Gaude
  • Adresse 104 voie communale des Trigans ,
  • Cadastre 1834 D 678  ; 2021 BC 42
  • Dénominations
    maison
  • Parties constituantes non étudiées
    entrepôt agricole, étable, resserre, citerne, fenil, cellier

Construit dans le quartier le plus ancien de La Gaude, ce bâtiment date très vraisemblablement du 18e siècle. Il apparaît dans sa disposition actuelle sur le cadastre napoléonien levé en 1834. Son propriétaire, Pierre Béranger de l’aire, ménager à La Gaude, possédait également un entrepôt agricole sur la parcelle suivante (677) converti plus tard en logis (non étudié). La maison connut probablement plusieurs phases de travaux, avec une extension de bâtiment à l'ouest déjà existante en 1834 et au moins une surélévation encore visible sur la partie est, qui eu lieu au plus tard au courant du 19e siècle. Une carte postale prise aux alentours de 1900 atteste de l'existence de cette partie.

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle

Cette maison se situe dans le quartier du Trigan, en périphérie sud-est du village. Elevée au sud d’un ilot regroupant trois maisons, elle est mitoyenne de celles-ci dans sa partie nord. Son mur gouttereau est adossé à la pente. Elle est le résultat de deux bâtiments accolés, l'un de quatre niveaux avec un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé, deux étages carrés (à l'est, partie 1), l'autre de trois avec un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et un étage en surcroît (à l'ouest, partie 2).

La maison est construite en maçonnerie de moellons calcaire, de même que ses chaines d’angle. L’enduit est à pierres vues même si les traces d’un enduit rustique subsistent. La surélévation de la partie orientale de la maison est visible à l’est entre le troisième et le quatrième niveaux de l’élévation. Le dernier niveau montre une mise en œuvre plus rudimentaire avec des inclusions de petits moellons, de galets, de grès et parfois d’éclats de briques, réhaussées d’un mortier de gypse en partie haute. Au premier niveau de l'élévation sud, l’entrée de l’étable présente un assemblage d'éléments composites avec ses piédroits en carreaux de terre cuite à l'est et en moellon calcaire à l'ouest. Celle du cellier situé sous la terrasse, côté est, est pourvue d'un encadrement en pierre de taille calcaire, couverte d’un arc segmentaire avec une clé saillante. Les blocs des piédroits ne sont pas de mêmes proportions. La plupart des ouvertures ont été retravaillées. L’avant-toit est constitué de deux rangs de génoises, chacune soulignée d’un filet de mallons en terre cuite. Le rang supérieur se poursuit en saillie de rive sur la façade est, avec le passage de la chaine d’angle traité en éventail. Ce débord de toiture signale le prolongement d’une couverture en croupe pour la partie orientale de la maison, tandis que la partie 2 à l'ouest ne présente qu’un seul pan. L’ensemble de la toiture est couvert de tuiles creuses.

Le bâtiment présente plusieurs fonctions. Dans la partie 2 de la maison une étable occupe l’étage de soubassement, accessible par une entrée au sud. A l’est, un cellier a été aménagé sous une terrasse. Il est couvert d’une voûte en berceau segmentaire et possède une cuve vinaire maçonnée, de plan rectangulaire, dans l’angle nord-est. Dans la partie 1, une citerne et une deuxième resserre sont aménagées au sous-sol, au nord de la maison. Le rez-de-chaussée surélevé, accessible de plain-pied depuis la terrasse, comprend le logis et une resserre au nord, au-dessus de celle du sous-sol. L’entrée de la première se situe à l’extrémité de la façade orientale. Un puits a été aménagé à l'intérieur du logis afin de puiser l'eau directement dans la citerne située au niveau inférieur. Un escalier intérieur droit permet d'accéder à la resserre en sous-sol. L'étage carré et l'étage en surcroît sont desservis par un escalier droit prenant naissance dans le vestibule du rez-de-chaussée surélevé, dans l'alignement de la porte d'entrée. L’étage en surcroît abritait autrefois un fenil comme en témoigne le reste d’une potence en menuiserie au-dessus de la baie occidentale de la façade sud.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit partiel
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage en surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau segmentaire
  • Couvertures
    • terrasse
    • toit à un pan
    • toit à longs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie
  • Typologies
    A3a : maison avec parties agricoles en parties basses et hautes
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée

Documents figurés

  • Plan cadastral de la commune de La Gaude, 1834. / Dessin à l’encre sur papier, par Me Sabatier, 1834. Échelle 1/2500e. Archives départementales des Alpes-Maritimes, Nice :  25FI 065 1 D.

    Section D, parcelle 678.
  • 356 – LA BASSE-GAUDE (Alpes-Maritimes). / Carte postale en noir et blanc, vers 1900. La Gaude : collection particulière.

    [vue prise de l'ouest]. [La maison est incorporée au sud de l'ilot situé à l'extrémité gauche de la photo].
Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2021
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
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