Dossier d’œuvre architecture IA06003169 | Réalisé par
Albertini Cécilia-Eléna (Rédacteur)
Albertini Cécilia-Eléna

Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
;
Prédal Christophe (Rédacteur)
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • recensement du patrimoine balnéaire, patrimoine de la villégiature de Nice
maison de villégiature (Villa Balnéaire) dite Villa De Mayer ou Terra Amata.
Œuvre repérée
Auteur
Copyright
  • (c) Ville de Nice
  • (c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Nice - Nice
  • Commune Nice
  • Lieu-dit Mont-Boron
  • Adresse 2 Corniche André-de-Joly
  • Cadastre 2016 IZ 0016
  • Dénominations
    maison
  • Précision dénomination
    maison de villégiature, villa balnéaire
  • Appellations
    Terra amata, villa De Mayer
  • Destinations
    école maternelle
  • Parties constituantes non étudiées
    école maternelle, jardin

Madame Joséphine Constance De Mayer (née Bonfils) fait édifier une villa de 310 mètres carrés en 1897 dénommée Terra amata. Elle est récompensée par une médaille d'or au concours municipal 1902 d'architecture et apprenons ainsi qu'elle est l'oeuvre de l'architecte Joseph Mars. Le jardin obtient une médaille d'argent. Lors de la construction de la route de la Moyenne corniche en 1908, une partie du terrain est exproprié et un grand mur de soutènement est édifié au Nord. La commune acquiert l'ensemble en 1953 et transforme la villa en 1954 pour y installer une école maternelle (architectes Richard et Michel Laugier). Seront ensuite édifiés dans la propriété des locaux de crèche, espace de loisirs et école primaire.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1897, daté par source
    • 1953, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Laugier Richard
      Laugier Richard

      Architecte niçois, diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris en 1921. Il s'installe à Nice à partir de 1922 où il réalise de très nombreux immeubles, groupes scolaires et équipements publics. Dans le courant des années 1950, il s'associe avec son fils Michel Laugier.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Laugier Michel
      Laugier Michel

      Architecte actif à Nice, seconde moitié du 20e siècle. Fils et associé de Richard Laugier.

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source
    • Auteur :
      Mars Joseph
      Mars Joseph

      Architecte niçois. Joseph (Raoul Marius Constant) est né à Nice, 9 ruelle Carabacel en 1864, il est le fils d'Alexis Mars, un restaurateur vençois installé à Nice, et d'Angélique Raspini, morte en couche à 23 ans. Il fait ses études au lycée, puis entre à l'Ecole Nationale d'Art Décoratif de Nice puis est admis à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts en 1884. Il accède à la première classe en 1890 (élève d'André et Laloux), et obtient le diplôme en 1896, ce qui lui permet de se présenter comme architecte D.P.L.G. Il revient dans sa ville natale où il épouse, en 1898, Rose Madeleine Raspini dont le père est bijoutier. Son fils, Paul, choisit la même profession que lui.

      Dans la première partie de sa carrière, il travaille en association avec Albert Tournaire, un autre Niçois qui a suivi le même cursus, mais qui est, de plus, Grand Prix de Rome. Mais tandis que Albert Tournaire s'éloigne de Nice pour se consacrer à une carrière plus nationale et parisienne, Joseph Mars reste attaché à sa ville. En 1898, il travaille avec l'architecte Jean-Baptiste Lusso pour la veuve H. Thaon, qui fait construire un immeuble de rapport, à l'angle de la rue Caffarelli et du boulevard GambettaIl. En 1912, il s'associe à l'architecte Jean-Baptiste Bonifassi et ils construisent ensemble la villa d'Amérigo Carassale : le château Miramar (aujourd'hui disparue). Seul, il construit immeubles de rapport, villas et bâtiments commerciaux dont plusieurs sont primées au Concours municipal d'architecture et monuments funéraires. Parmi ses travaux, il établit pour le casino de la Jetée Promenade un plan d'agrandissement et de transformation.

      Joseph Mars sait varier ses styles en fonction de la demande du propriétaire : il est capable de faire du Belle-Epoque dans le genre éclectique, du néo Louis XVI avec un dépouillement de bon aloi, du rationaliste inspiré de Viollet le Duc, du néo Renaissance ou même de s'inspirer d'architecture vernaculaire. Il dresse un plan de lotissement pour la Société anonyme des Terrains de Riquier.

      Il est membre de l'Association des Architectes Diplômés par le Gouvernement, de la Société Centrale  et de l'Association Régionale des Architectes du Sud-Est. Il est domicilié au 11 bis rue Gubernatis durant sa période de collaboration avec Tournaire, puis au 11 bis rue de la Liberté. Il  habite ensuite dans l'immeuble qu'a fait construire son père, au 24 rue Pastorelli et qu'il fait surélever d'un étage en 1909. En 1908, il achète à Dominique Auda une campagne à saint Antoine Ginestiére, la propriété la Part, de 17 000 mc.  Il meurt à Nice en 1923. (Véronique Thuin)

       

       

       

       

      [1] 3E 96 1898.

      [2] 2T147.

      [3] 2T150.

      [4] 2T155.

      [5] 2T152.

      [6] 2T170.

      [7] 2T219.

      [8] 2T161.

      [9] 2T208.

      [10] 2T213.

      [11] 2T227.

      [12] 2T281.

      [13] 2T167.

      [14] 2T173.

      [15] 2T203.

      [16] 2T218.

      [17] 2T225.

      [18] 2T281.

      [19] Notice chronologique dans la presse.

      [20] 2T229.

      [21] 3E 23 747. Son cabinet est en 1902 au 11 bis place de la liberté (actuelle place Wilson).

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      architecte attribution par source

La villa, très modifiée lors de sa transformation en établissement scolaire, comprend un étage sur rez-de-chaussée surélevé et sous-sol. Comme souvent à Nice, seul le mur correspondant au sous-sol est en pierre de taille, le reste de la façade étant enduite. Toiture en tuiles mécaniques à plusieurs pans. L'évaluation des domaines pour acquisition (datée de 1952) fait état de "plafonds décorés à la fresque [...] plafonds à caissons et vitraux d'art". Demeurent ferronneries des ouvertures, terrasse à carreaux de grès à l'est et rampe en bois de l'escalier principal (tournant à retours avec jour) à thématique extrême-orientale. Le terrain était "composé d'un parc d'agrément avec avenue carrossable, jardin légumier, orangers, tennis, kiosque, cascade, grotte, terrasse devant la villa principale, rochers et collines partiellement complantées d'oliviers." (cf évaluation des domaines). Une serre dominait le jardin ordonnancé, implanté à l'est de la villa (visible depuis la terrasse du rez-de-chaussée) et terminé par une grotte vraisemblablement en rocaille. Seule demeure des aménagements extérieurs originaux une partie de l'escalier à triple volées (droites puis tournantes) qui se développait devant la façade Sud. Une grande partie de la propriété couverte de pins parasols est escarpée. Une petite villa pour le gardien et le jardinier complétait l'ensemble.

  • Murs
    • pierre moellon enduit
  • Toits
    tuile plate mécanique
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à plusieurs pans croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente, suspendu
  • Techniques
    • menuiserie
  • Représentations
    • dragon
  • Précision représentations

    Rampe de l'escalier principal à décoration extrême-orientale (chien de Fô). Départ de rampe avec animal fantastique. Travail de marqueterie sur la main-courante.

Z Nice repérage

  • 01-DENO maison
  • 02-CHRONO 1860-1919
  • 03-CARACTERE éclectique
  • 04-TENDANCES
  • 05-INTEGRITE partielle
  • 06-VISIBILITE bonne
  • 07-SITUATION isolé
  • 08-IMPLANTATION sur jardin ou parc
  • 09-MATERIAUX non
  • 10-MACONNERIE enduit lisse
  • 11-SUR FACADE
  • 12-ENTREE marquise
  • 13-TOIT toit debordant
  • 14-COMBLES
  • 15-DOME
  • 16-BELVEDERE non
  • 17-FRISE frise peinte probable
  • 18-CERAMIQUE
  • 19-MATERIEUX GROS OEUVRE
  • 20-SITE dimension paysagère
  • 21-LOTISSEMENT
  • 22-PERGOLA non
  • 23-JOINTS
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune, Ecole publique maternelle

Documents d'archives

  • [Dossier relatif à l'acquisition de la villa Terra Amata]. 1952. Archives communales, Nice. 1 W 130-131-132.

Documents figurés

  • [Relevé de la propriété Terra Amata, Nice]. / Impression sur papier. Ville de Nice. [circa 1950]. Archives communales, Nice : 1 W 130-131-132

Date(s) d'enquête : 2017; Date(s) de rédaction : 2017
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
(c) Ville de Nice
Albertini Cécilia-Eléna
Albertini Cécilia-Eléna

Chercheur de l'inventaire, opération de recensement de l'architecture de villégiature de Nice.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Prédal Christophe
Prédal Christophe

Responsable de la cellule "inventaire du patrimoine architectural et paysager" à la ville de Nice, depuis septembre 2018.

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.