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présentation de la commune de La Motte-en-Champsaur

Dossier IA00070638 réalisé en 1979

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Située à la frontière du Valgaudemar la commune de La Motte occupe la vallée de la Séveraissette, c'est-à-dire une position un peu excentrée par rapport à la grande voie de circulation du Drac qui donne son unité au Bas-Champsaur. C'est une zone de transition entre la "plaine" du Drac et les zones plus montagneuses du Valgaudemar.

I. La Motte et Molines

La Motte et Molines ne formaient au Moyen-Age qu'une seule communauté et qu'une seule paroisse. Mais au XIXe siècle La Motte et Molines formaient deux communes indépendantes. La situation fut de courte durée : en 1931, Molines a été rayée de la liste des communes et rattachée à La Motte. Son territoire est actuellement en grande partie propriété de l' O. N. F.

C'est à la suite des inondations de 1860 que l’État a commencé à racheter des terres et proposé aux habitants de s'installer en Algérie. Jusqu'en 1900, la population de Molines a varié entre 140 et 150 personnes. Mais la saignée démographique de la Grande Guerre a précipité la mort des hameaux les plus élevés : avant la guerre il y avait deux familles à Londonnière, deux aux Boyers, cinq au Roy, et cinq au Selon. En 1916, tous ces hameaux sont abandonnés. Seule Molines est encore habitée en permanence, mais la population est réduite à 45 personnes (Le Courrier des Alpes, 1931).

A la suite des inondations désastreuses de 1928, l’État rachète la plus grande partie de la commune (2500 ha en 1928, 4000 en 1932). Les derniers habitants s'en vont. En 1931 le hameau du Roy est déjà en ruines. Les six ou sept maisons sont envahies par la végétation. Actuellement l'O.N.F. possède la presque totalité de la commune, dont une partie est reboisée, et dont les vastes pâturages sont loués aux habitants de La Motte, de Saint-Bonnet, Saint-Eusèbe et Saint-Julien. Il ne reste à Molines qu'un seul habitant qui vit avec sa fille déjà âgée.

II. Le milieu et sa mise en valeur

La commune de La Motte ne bénéficie pas des pentes douces et du climat plus clément de la vallée du Drac. La vallée de la Severaissette est relativement encaissée, et les pentes raides ravinées par la pluie et les torrents. A Molines chaque inondation est une catastrophe : "c'est à chaque fois des alertes terribles ; c'était la route menant au Roy coupée sur des centaines de mètres, celle conduisant à la Motte enlevée sur cinq ou six endroits, et rendant pour huit ou quinze jours, des fois davantage, toute communication impossible entre Molines et le reste du Champsaur (Le Courrier des Alpes, 1931).

D'autre part le terroir de La Motte et de Molines ne se prêtent pas aux cultures céréalières comme celui des communes de la vallée du Drac (Saint-Julien, Chabottes, Bénévent-et-Charbillac). Si à la fin du XVIIIe siècle les agriculteurs de La Motte pratiquaient la polyculture vivrière traditionnelle associée à un petit élevage de chèvres et de moutons, il semblerait qu'au XIXe siècle l'élevage ovin ait pris une place prépondérante.

Aires d'étudesSaint-Bonnet-en-Champsaur
AdresseCommune : La Motte-en-Champsaur

Au moyen âge, La Motte et Molines, qui constituaient le mandement de la Motte, ne formaient qu'une seule communauté et qu'une seule paroisse ; en 1708, la chapelle de Molines n'avait toujours pas été érigée en église paroissiale ; ce n'est qu'au 19e siècle que Molines devient une commune indépendante ; mais à la suite des inondations de 1860 puis de 1928 la commune se dépeuple et l'état la rachète presque entièrement ; en 1931, Molines-en-Champsaur a été radiée de la liste des communes, son territoire est actuellement en grande partie propriété de l'Office National des Forêts (ONF)

Références documentaires

Documents figurés
  • [Molines. Vue prise de l'ouest. Au fond, le col du Noyer]. Carte postale ancienne. S.d.

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